Topic: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Quand Castro fait référence à Sarko..

L’analphabétisme économique

Chavez a parlé à Zulia du « camarade Sarkozy », non sans ironie, mais sans intention de blesser le président en exercice de l’Union européenne : compte tenu de ce que ce dernier a affirmé à Beijing, c’était plutôt une sorte d’hommage à sa sincérité.

Nul n’avait osé à ce jour proclamer tout haut ce que les dirigeants européens savent pertinemment sans l’avouer : le système financier ne fonctionne plus et il faut le changer.

Le président vénézuélien a déclaré en toute franchise : « Il est impossible de refonder le système capitaliste. Ce serait comme vouloir renflouer le Titanic  du fond de l’océan. »

En effet, au septième Sommet Europe-Asie auquel ont participé quarante-trois pays, Sarkozy a fait des aveux notables, si l’on en croit les dépêches :

« … le monde va mal. Il va mal parce qu’il est face à une crise financière sans précédent dans sa gravité, dans sa soudaineté, dans sa violence et dans son déroulement. Le monde va mal parce qu’il est face à une crise du développement et ses conséquences sur l’environnement qui mettent en cause l’avenir même de l’humanité. Le monde va mal parce qu’il y a 900 millions de citoyens du monde qui n’ont pas les moyens de se nourrir. Face à ces défis, nous voici réunis, Asie et Europe, représentant à nous deux les deux tiers de l’humanité et la moitié de la richesse mondiale. […]

« La crise financière est partie des Etats-Unis mais cette crise est mondiale. La réponse doit donc être mondiale.

« […] Nous pensons que la place d’un enfant de 10 ans n’est pas à l’usine mais à l’école.

« […] Nous pensons que nulle région du monde n’a de leçon à donner à l’autre… »

Allusion  très claire à la politique des Etats-Unis.

Pour conclure, il a rappelé devant les nations asiatiques le passé colonisateur de l’Europe à leur égard.

Si Granma avait écrit des choses pareilles, on aurait parlé  de clichés de la « presse officielle communiste ».

La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé à Beijing qu’on ne pouvait « prévoir l’ampleur et la durée de la crise financière internationale en cours. Il s’agit tout bonnement de créer une nouvelle charte constitutive des finances. » Ce même jour, différentes nouvelles révélaient l’incertitude générale.

A la réunion de Beijing, les quarante-trois pays européens et asiatiques ont reconnu que le FMI  devait jouer un rôle important en aidant les pays gravement touchés par la crise et ont soutenu la convocation d’un sommet inter-régional qui chercherait sur le long terme à stabiliser et à développer l’économie mondiale.

Le président du gouvernement espagnol, Rodríguez Zapatero, a déclaré : « C’est une crise de responsabilités au cours de laquelle quelques-uns se sont enrichis et la majorité s’est appauvrie… Les marchés ne font plus confiance au marché. » Il a pressé les pays à refuser le protectionnisme, car il est convaincu que la concurrence permettrait aux marchés financiers de jouer leur rôle. Le président espagnol n’a pas été invité officiellement au Sommet à Washington parce que Bush le rancunier ne lui pardonne pas d’avoir retiré ses troupes d’Iraq.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso, a repris à son compte sa mise en garde au sujet du protectionnisme.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, rencontrait de son côté des économistes éminents pour tâcher d’éviter que les pays en développement ne soient les principales victimes de la crise.

Miguel D’Escoto, ancien ministre des affaires étrangères de la Révolution sandiniste et président actuel de l’Assemblée générale de l’ONU, a demandé que la question de la crise financière se discute, non au sein du G-20, autrement dit entre les pays les plus riches et un groupe de nations  dites « émergentes », mais tout simplement aux Nations Unies.

Le lieu et le type de réunion où il faudra adopter un nouveau système financier qui mette fin au chaos et à l’absence totale de sécurité pour les peuples font encore l’objet de disputes. La crainte règne de voir les pays les plus riches au monde se réunir avec un groupe réduit de pays émergents frappés par la crise financière et adopter un nouveau Bretton Woods en faisant fi du reste du monde. Le président Bush a déclaré hier : « Les pays qui discuteront ici, le mois prochain, de la crise mondiale doivent aussi s’engager de nouveau avec les fondements de la croissance économique à long terme, avec le libre-marché, la libre-entreprise et le libre-échange. »

Jusqu’ici, les banques prêtaient des dizaines de dollar pour chaque dollar déposé par les épargnants. Elles multipliaient l’argent. Elles respiraient et transpiraient par tous les pores. La moindre contraction devait forcément les conduire à la ruine ou au rachat par d’autres banques. Il fallait donc les sauver, toujours aux dépens de contribuables. Elles fabriquaient des fortunes énormes. Leurs actionnaires privilégiées majoritaires pouvaient payer n’importe quelle somme à n’importe quel prix.

Shi Jianxun, professeur à l’Université Tongui de Shanghai, a écrit dans un article publié dans l’édition étrangère du Journal du peuple : « La dure réalité a fini par convaincre les gens, en pleine panique, que les Etats-Unis ont utilisé l’hégémonie du dollar pour piller les richesses du monde. Il urge de changer le système monétaire international fondé sur la primauté du dollar. »

Il explique en quelques mots le rôle essentiel des monnaies dans les relations économiques internationales. Cela se passait depuis des siècles entre l’Asie et l’Europe. Rappelons que celle-ci imposa l’opium à la  Chine en guise de monnaie. J’en ai parlé dans les Réflexions que j’ai intitulées La victoire chinoise.

Les autorités de ce pays ne voulaient même pas accepter la monnaie d’argent par laquelle les Espagnols payaient au début, depuis leur colonie des Philippines, les produits qu’ils y achetaient parce qu’elle ne cessait de se dévaluer à cause de son abondance dans le Nouveau Monde récemment conquis par l’Europe. Les gouvernants européens ont même honte aujourd’hui des choses qu’ils ont imposées à la Chine des siècles durant.

Selon cet économiste chinois, les difficultés actuelles dans les rapports d’échange entre les deux continents doivent se régler en recourant aux euros, aux livres sterling, aux yens et aux yuans. Il ne fait pas de doute qu’une parité raisonnable entre ces quatre monnaies contribuerait au développement de relations commerciales justes entre l’Europe, la Grande-Bretagne, le Japon et la Chine.

Ce mécanisme inclurait le Japon et l’Allemagne – deux pays producteurs de complexes équipements de pointe aussi bien pour la production que pour les services – et la principale locomotive de l’économie mondiale, la Chine, qui compte 1,4 milliard et quelque d’habitants et plus de 1,5 billion de dollars dans ses réserves internationales, pour la plupart des dollars et des bons du Trésor étasuniens, le Japon possédant lui aussi des réserves en devises presque équivalentes.

La valeur du dollar s’accroît dans la conjoncture actuelle grâce à la position dominante de cette monnaie qui a été imposée à l’économie mondiale, ce que signale et refuse à juste titre le professeur de Shanghai.

Beaucoup de pays du Tiers-monde comme le nôtre, exportateurs de produits et de matières premières à faible valeur ajoutée, importent des produits de consommation chinois dont les prix sont généralement raisonnables, et des équipements en provenance du Japon et d’Allemagne qui coûtent toujours plus chers. Bien que la Chine,  contrairement à ce que ne cessent de lui demander les Yankees pour protéger leurs industries de la concurrence chinoise, se soit efforcée d’éviter la surévaluation du yuan, celui-ci s’apprécie et le pouvoir d’achat de nos exportations diminue d’autant. Les cours du nickel, notre principal produit d’exportation, qui avaient atteint plus de 50 000 dollars la tonne encore tout récemment, sont tombés ces derniers jours à seulement 8 500 dollars, soit moins de 20 p. 100 de ce plafond. Ceux du cuivre ont chuté à moins de 50 p. 100, et ainsi à l’avenant pour le fer, l’aluminium, l’étain, le zinc et tous les produits miniers indispensables à un développement durable. Les cours de produits de consommation tels que le café, le cacao, le sucre et d’autres, contrairement à tout bon sens rationnel et humain, ont à peine bougé en plus de quarante ans. Aussi avais-je également mis en garde, voilà peu, que, quand la crise frapperait à nos portes, nous perdrions des marchés et que le pouvoir d’achat de nos produits se réduirait considérablement.  Les pays capitalistes développés savent qu’en une telle circonstance, leurs usines et leurs services sont frappés de paralysie et que seule la capacité de consommation d’une grande partie de l’humanité, d’ores et déjà au seuil de la pauvreté ou déjà tombée en dessous, pourrait leur permettre de continuer de fonctionner.

Tel est le grave dilemme que pose la crise financière, le danger étant que les égoïsmes sociaux et nationaux prennent le pas sur les souhaits de nombreux hommes d’Etat et politiques du monde angoissés par ce phénomène parce qu’ils ne font pas du tout confiance au système dont ils sont issus comme hommes publics.

Une fois qu’un peuple cesse d’être analphabète, sait lire et écrire, possède les connaissances élémentaires indispensables pour vivre et produire honnêtement, il lui faut encore vaincre la pire forme d’ignorance de notre époque : l’analphabétisme économique. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons savoir ce qu’il se passe dans le monde.

Fidel Castro Ruz

Le 26 octobre 2008

17 h 15


Mi2nmi, afin d'éviter de multiplier vos fils, qui tournent autour du même sujet, merci, pour l'avenir, de poster vos écrits dans ce thread, et de ne pas en ouvrir de nouveaux. Merci de votre compréhension -G.

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Oh, un revenant.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Qui ça, le Commandant en chef ou son porte parole ?

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

C'est plutôt court pour un discours de Castro.

La révolution, c'est plus ce que c'était.

"Ecarte-toi, gnome fétide. Ma virilité n'a pas la place de passer..."

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

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Hasta la revolucion siempre

Ce sont les enfants sages, Madame, qui font les révolutionnaires les plus terribles. Ils ne disent rien, ils ne se cachent pas sous la table, ils ne mangent qu'un bonbon à la fois, mais plus tard ils le font payer cher à la Société.
Sartre, in Les mains sales
N'essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur. Albert Einstein

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

AFP via lepoint.fr a écrit:

Publié le 18/02/2009 à 00:35 - Modifié le 18/02/2009 à 00:37 AFP
Le Guatemala fait ses excuses officielles à Cuba pour la "Baie des cochons"

Le président du Guatemala, Alvaro Colom, a présenté mardi des excuses officielles à Cuba pour la "Baie des Cochons", la tentative d'invasion orchestrée en 1961 par les Etats-Unis afin de renverser Fidel Castro.

"Je veux présenter des excuses à Cuba pour avoir prêté notre pays, notre territoire, pour avoir préparé l'invasion de Cuba", a déclaré M. Colom, lors d'un discours à l'Université de La Havane, où il effectue une visite d'Etat.

La "Baie des Cochons" fait référence à l'invasion avortée menée en avril 1961 par un groupe d'exilés cubains, qui avaient été formés par la CIA, l'agence de renseignement américain, à partir du territoire du Guatemala.

A la suite de cet épisode, Fidel Castro, bête noire de l'administation américaine, avait annoncé officiellement le caractère socialiste de la Révolution cubaine.

Les relations diplomatiques entre le Guatemala et Cuba, gelées durant des décennies à l'époque de la Guerre froide, n'ont été renouées qu'en 1998.

Salué par une forte ovation, M. Colom a précisé qu'il présentait "officiellement" ses excuses "en tant que président, chef de l'Etat et commandant en chef de l'armée". "Ce n'était pas nous, mais c'était notre territoire", a-t-il souligné.

Durant sa visite, la cinquième d'un chef d'Etat latino-américain à Cuba depuis le début de l'année, M. Colom a signé des accords économique avec son homologue Raul Castro, qui a succédé en juillet 2006 à son frère Fidel, éloigné du pouvoir par la maladie.

Le président social-démocrate du Guatemala, qui séjourne jusqu'à mercredi à La Havane, a réclamé la levée de l'embargo "injuste" imposé à Cuba par les Etats-Unis depuis 1962.

Il a enfin fait remettre à Fidel Castro la plus haute récompense honorifique du Guatemala, en remerciement à l'aide médicale de Cuba. Plus de 3.500 médecins cubains travaillent au Guatemala et les échanges bilatéraux ont atteint 25 millions de dollars en 2007.

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/ … 4/0/318214

"Je sens en deux parti[e]s mon esprit divisé." (Pierre Corneille, Le Cid)
"Et en deux sous-parties" (Richard Descoings)

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

FF, Balladur von Chirac,

Vos commentaires sur Chavez dans le thread nécro laissent penser que, selon vous (surtout FF), Chavez ne mérite que détestation :

Free French a écrit:

pour une fois qu'une mort est réjouissante :-)

Balladur von Chirac a écrit:

Et, hop ! Dans les chiottes de l'Histoire.
http://wetheadmedia.com/wp-content/uploads/pictures/2012/10/Top-5-Toilet-Flush-Problems-300x298.jpg

Comme tout le monde peut le deviner, je n'ai évidemment aucune sympathie pour Chavez, mais je ne vois pas de raison de me réjouir de sa mort (surtout d'un cancer), ce que je réserverais uniquement aux salauds de la pire espèce (genre un dictateur nord-coréen ou un ex-général de la République serbe de Bosnie).

Vous pourriez, en 2 mots, essayer de me convaincre que la mort de ce type mérite qu'on s'en réjouisse ?

Last edited by Bouh (06-03-2013 11:43:55)

"Moult a appris qui bien connut ahan"

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Bouh a écrit:

ce que je réserverais uniquement aux salauds de la pire espèce (genr eun dictateur nord-coréen ou un ex-général de la République serbe de Bosnie).

Ou aux terroristes, du genre Abou Zeid ou Mokhtar Belmokhtar.

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

je pense aux pauvres vénézueliens que Chavez a trahi en leur promettant des logements alors que Chavez n'a pas payé les entrepreneurs et que les logements n'ont pas été terminés ni livrés.

Je pense aux pauvres vénézueliens qui n'ont pas la chance de travailler dans les ateliers nationaux où ils pourraient produire des T shirt rouges pour 10 fois le salaire des plus pauvres au Vénézuela

Je pense aux journalistes de Radio Caracas Televisión Internacional RCTV qui ont été virés.

Je pense aux salariés et petits patrons de la filiale de Casino au Vénézuela qui ont été expropriés

Je pense aux gens qui ont été victimes de l'insécurité à Caracas

Je pense à tous les hommes politiques vénézueliens que Chavez a fait entrer à son gouvernement et utillisé comme des kleenex


Un grand moment d'anti-chavisme :
http://www.youtube.com/watch?v=X3Kzbo7tNLg

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Free French a écrit:

je pense aux pauvres vénézueliens que Chavez a trahi en leur promettant des logements alors que Chavez n'a pas payé les entrepreneurs et que les logements n'ont pas été terminés ni livrés.

Je pense aux pauvres vénézueliens qui n'ont pas la chance de travailler dans les ateliers nationaux où ils pourraient produire des T shirt rouges pour 10 fois le salaire des plus pauvres au Vénézuela

Je pense aux journalistes de Radio Caracas Televisión Internacional RCTV qui ont été virés.

Je pense aux salariés et petits patrons de la filiale de Casino au Vénézuela qui ont été expropriés

Je pense aux gens qui ont été victimes de l'insécurité à Caracas

Je pense à tous les hommes politiques vénézueliens que Chavez a fait entrer à son gouvernement et utillisé comme des kleenex


Un grand moment d'anti-chavisme :
http://www.youtube.com/watch?v=X3Kzbo7tNLg

La haine galopante.

Je lubrifie les relations humaines.

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Parce que Chavez était un petit tyran démagogue.

Parce qu'il était copain avec à peu près tous les ennemis de l'Occident.

Parce qu'il a ruiné son pays à force d'actions clientélistes.

Parce qu'il a fait le choix désastreux de circonscrire son économie aux exportations pétrolières par peur de rentrer "dans la danse" (ce qui a le mérite de montrer que le Bolivarisme n'est pas viable sur le long terme).

Parce que c'était un fossoyeur de la liberté d'expression.


Parce que malgré toutes les raisons citées ci-dessus qui devraient être suffisantes pour lui vouer un profond mépris certains socialistes occidentaux arrivent encore à le voir comme un modèle acceptable.

« Hit me right in my white guilt »

12

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Le Figaro - Reuters a écrit:

ONU: une minute de silence pour Chavez

Les délégués au Conseil des droits de l'homme ont observé mercredi une minute de silence à la mémoire du président vénézuélien Hugo Chavez, décédé mardi et cible fréquente par le passé de l'instance onusienne. L'ambassadrice de Cuba auprès du Conseil, Anayansi Rodriguez Camejo, a incité les diplomates à se recueillir en mémoire du dirigeant vénézuélien, décédé après plusieurs mois de combat contre un cancer.

Le Conseil des droits de l'homme a, à plusieurs reprises, exprimé sa réprobation face aux atteintes à la liberté d'expression, au manque d'indépendance de la justice, aux restrictions imposées à certains opposants et aux détentions arbitraires constatés selon lui au Venezuela.

Peut-on m'expliquer ? Ils feront aussi une minute de silence pour Castro ou Bachar el-Assad ?

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

"Pendant neuf ans, le gouvernement du président Hugo Chavez avait refusé de communiquer des chiffres sur les homicides, dissimulant ainsi l'explosion de l'insécurité au Venezuela. Le 1er mars, à Caracas, le ministère de l'intérieur a finalement diffusé le nombre de meurtres commis en 2012 : 16 000, dont 92 % par armes à feu. Soit un taux de 55,2 homicides pour 100 000 habitants, qui placeraient le Venezuela au troisième rang mondial, après le Honduras (85,5) et le Guatemala (59)."

http://www.lemonde.fr/ameriques/article … _3222.html

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Free French a écrit:

je pense aux pauvres vénézueliens que Chavez a trahi en leur promettant des logements alors que Chavez n'a pas payé les entrepreneurs et que les logements n'ont pas été terminés ni livrés.

Je pense aux pauvres vénézueliens qui n'ont pas la chance de travailler dans les ateliers nationaux où ils pourraient produire des T shirt rouges pour 10 fois le salaire des plus pauvres au Vénézuela

Si tu avais véritablement la moindre pensée pour les pauvres du Vénézuela, tu élèverais des statues à Chavez, hypocrite.

Last edited by Broz (06-03-2013 19:56:31)

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Free French a écrit:

"Pendant neuf ans, le gouvernement du président Hugo Chavez avait refusé de communiquer des chiffres sur les homicides, dissimulant ainsi l'explosion de l'insécurité au Venezuela. Le 1er mars, à Caracas, le ministère de l'intérieur a finalement diffusé le nombre de meurtres commis en 2012 : 16 000, dont 92 % par armes à feu. Soit un taux de 55,2 homicides pour 100 000 habitants, qui placeraient le Venezuela au troisième rang mondial, après le Honduras (85,5) et le Guatemala (59)."

http://www.lemonde.fr/ameriques/article … _3222.html

Une remarque là-dessus : le taux de 55,2 révélé par le gouvernement est compatible avec les chiffres données par les ONG pour les années précédentes (cf. la Global Study on Homicide 2011 de l'ONU) qui, de 2005 à 2009, indiquaient des taux de 37,4, 45,2, 47,7, 52,0, et 49,0.

Or, si l'on regarde plus en arrière, on constate en effet une explosion de ces chiffres vers 2000-2002.

Bon, mais tout ce que je lis là pourrait s'appliquer à plein de dirigeants. OK, c'était pas le plus sympa, il muselait la presse et il nationalisait un peu trop. Il n'a pas assassiné massivement son peuple, il n'a pas appuyé activement le terrorisme international... Si ?

Si la politique économique et sociale désastreuse fait les salauds, que devrait-on dire des 14 années de Mitterrand !

(J'en reviens pas, je me mets à défendre Chavez... Je ne veux absolument pas le célébrer, mais je pense qu'il ne mérite pas davantage les marques de haine que les marques de sympathie.)

"Moult a appris qui bien connut ahan"

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

la politique économique de Chavez est quand même catastrophique et loin du modèle loué en France.

La compagnie pétrolière nationale PDVSA a été purgée de ses meilleures techniciens (20 000 sur plus de 100 000) qui ont été remplacés par des bras cassés fanatisés idéologiquement (ce qui a entraîné l'explosion d'une raffinerie).
Les champs pétroliers vénézueliens sont victimes d'un sous-investissement chronique depuis l'arrivée de Chavez. En conséquence, la production baisse alors que le Vénézuela est l'un des plus grands producteurs mondiaux (et a les premieres réserves de pétrole non-conventionnel) et qu'il faut répondre à la demande mondiale de pétrole.

Sinon, c'est assez ironique que Chavez ait durement cassé les grèves chez PDVSA et soit porté au nues comme le modèle du socialisme du XXIe siècle.


Sans parler du fait que le pays où le pétrole est le moins cher au monde et le plus gaspillé soit le Vénézuela. Alors que Jean-Luc Méchancon essaye de verdir son discours (même s'il a voté pour donner à bouffer les farines animales aux poissons au Parlement européen).


P.S.:
On est d'accord pour Mitterrand, au moins les années 1981-83.

Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Je pense qu'il va s'en prendre plein la gueule, Victorin Lurel.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Aaaaahhh, Broz !!
J'étais en train d'écrire un message dans le thread de la phrase du jour et je réfléchissais aux insultes que je pouvais lui décerner (ce qui est un honneur pour lui car, auparavant, il sombrait dans l'anonymat le plus total). Mais je crois qu'il a dit ça justement pour qu'on parle de lui et pour exister, un peu comme le Kader Arif. Aucun amour-propre, ces gens-là...

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Pourtant il n'a pas tort. Si tous les dictateurs étaient Chavez, on aurait moins d'ennuis.

"Et sans races, comment peut-on parler de racisme?" - sabaidee, 16/05/2014
"Allez, rince ton visage et enlève la merde dans tes yeux, va lire les commentaires des lecteurs du monde (le monde, hein, pas présent ou national hebdo) et tu percevras le degré d'agacement que suscitent ces associations subventionnées..." - sabaidee, 06/09/2016

"(influence léniniste de la "praxis historique réalisante et légitimée par sa propre réalisation historique effective", au sens hégélien du terme, dans l'action islamiste, au travers de l'état islamique - je n'utilise volontairement pas de majuscule pour cet "état" en ce que je lui dénie toute effectivité historique)" - Greg, 18/07/2016

"Oui oui, je maintiens. Il n'y a rien de plus consensuel que le Point. " - FDL, 28/07/2016

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Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Broz a écrit:

Pourtant il n'a pas tort. Si tous les dictateurs étaient Chavez, on aurait moins d'ennuis.

Interprété comme ça, oui. Je préfèrerais mille Chavez à un Kim Jong Un, c'est évident. Sauf que ce n'est pas exactement ce que dit Lurel. Il a dit : "le monde gagnerait à avoir des dictateurs comme Chavez", autrement dit il faudrait qu'il y ait de nouveaux Chavez. Et non : "le monde gagnerait à ce que ses dictateurs deviennent comme Chavez." Nuance.
Cela dit, ce qui m'a le plus marqué, c'est quand il affirme que le cadavre de Chavez était mignon. Encore un peu et il disait qu'il était trop choupi kawai hello Kitty. Enfin franchement...

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

C'est une critique de Lurel ?

Le Figaro a écrit:

Fabius: "N'est pas de Gaulle qui veut"

Interviewé dans Le Parisien aujourd'hui le ministre des Affaires étrangères a déclaré à propos d'un éventuel retour de Nicolas Sarkozy en politique :"Un ami chiraquien m’a fait sourire en me disant récemment avec gourmandise : « N’est pas de Gaulle qui veut. » Cela me paraît assez juste."

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
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Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Non, je n'ai pas de haut-le-cœur en te lisant, Jean-Luc. Tu me fais rire (et c'est déjà pas mal) :

Le Figaro - AFP a écrit:

Propos de Lurel: une "insulte"(Mélenchon)

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche (PG), a dénoncé sur son blog "l'arrogance", "le mépris", "l'insulte" que représente l'hommage du ministre des Outre-mer Victorin Lurel à Hugo Chavez devant des journalistes à Caracas. "Le solférinien arrogant et méprisant a vite percé sous le masque de l'homme des Caraïbes. Comment a-t-il pu avoir l'audace de parler d'un mort sur le ton de la blague comme il a osé le faire devant le cadavre d'Hugo Chavez ?", écrit Jean-Luc Mélenchon qui reproche au ministre d'avoir déclaré au sujet d'Hugo Chavez : "il était tout mignon (?), frais, apaisé comme peuvent l'être les traits de quelqu'un mort. On avait un Hugo Chavez pas joufflu comme on le voyait après sa maladie".

"Quelle arrogance ! Quel mépris ! Quelle insulte ! Est-ce un genre qui est créé ? C'est le style monsieur petite blague qui devient celui de la France ? Doit-on se préparer à commenter la tête qu'aura pépère dans son cercueil le moment venu ? Devra-t-on alors commenter l'état de ses cheveux implantés et celui de ses rondeurs ?", ajoute-t-il faisant allusion à François Hollande. "J'espère qu'à me lire vous ressentez un haut-le-coeur. Il vous enseigne ce que nous avons ressenti, nous les amis du Venezuela progressiste et d'Hugo Chavez comme personne humaine en prenant connaissance de ce qu'a été la parole de la France dans cette circonstance de deuil national", continue l'ancien candidat à la présidentielle.

"On aurait pu cependant se réjouir du choix de l'homme en l'écoutant d'abord parler. Car le ministre Victorin Lurel a ironisé à juste titre sur ceux qui ont traité Hugo Chavez de dictateur", tempère Jean-Luc Mélenchon se référant à un autre propos du ministre qui a déclaré: "Moi je dis, et ça pourra m'être reproché, (...) le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez puisqu'on prétend que c'est un dictateur. Il a pendant ces 14 ans respecté les droits de l'Homme".

Pour Jean-Luc Mélenchon, "l'absence de Laurent Fabius est bel et bien une lourde faute diplomatique (...) Au lieu de cela, François Hollande a dépêché sur place son ministre des Outre-Mer, dont le porte?feuille ministériel n'a strictement aucun rapport avec les relations internationales et la diplomatie. Le choix fait est un message politique de mépris et de provocation gratuite".

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)

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Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Un garçon adorable.

Le Figaro a écrit:

Le président vénézuélien se rêve en Erdogan sud-américain

Nicolas Maduro menace l'opposition d'une répression plus féroce que celle en cours en Turquie si elle tente un coup d'Etat contre lui.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro, faute de trouver des solutions aux graves problèmes socioéconomiques dont souffre son pays, n'en finit plus d'insulter, d'intimider et de menacer l'opposition. La vaste purge que le président turc Recep Tayyip Erdogan a entreprise après le coup d'Etat qui l'a visé le 16 juillet dernier a inspiré au président Maduro une harangue dirigée contre l'opposition et transmise par la télévision depuis l'est du pays: «Erdogan va se sentir comme un petit enfant devant ce que fera la révolution bolivarienne si la droite passe la frontière du coup d'Etat… Je suis préparé pour le faire, je sais déjà ce que dira l'OEA et l'impérialisme nord-américain».

Le coup d'Etat contre le président turc le 16 juillet 2016 a fait 246 victimes. 2.000 personnes ont été blessées et la purge qui a suivi dans les administrations, les médias et les universités, s'est soldée par des milliers d'arrestations.

Le Venezuela est plongé depuis des mois dans une crise économique sans précédent. Ce pays qui possède les plus importantes réserves de pétrole du monde, ne parvient plus à importer les produits nécessaires à sa population, qu'il s'agisse de denrées alimentaires ou de médicaments.

La production nationale ayant pratiquement disparu du fait des nationalisations, de l'encadrement des prix et de l'incapacité à importer les intrants nécessaires, les pénuries dans tous les domaines forcent les habitants à faire des heures de queues chaque jour pour ne trouver que le strict nécessaire. Le gouvernement chaviste dénonce une «guerre économique» fomentée par la bourgeoisie appuyée par les Etats-Unis.

Le parti chaviste a perdu les élections législatives de décembre dernier. Depuis, le pouvoir fait tout pour empêcher le travail parlementaire, avec des moyens souvent sans fondement constitutionnel. Ainsi le Tribunal suprême de justice (TSJ) vient d'annuler sept sessions parlementaires et les décisions qui y avaient été votées.

Le président du parlement Henry Ramos Allup a dénoncé, dimanche 21 août, «les décisions frauduleuses» de la salle constitutionnelle du TSJ qu'il appelle «la salle inconstitutionnelle» car elle «viole la constitution et nie la volonté populaire».

La déclaration du chef de l'Etat vénézuélien est intervenue alors que sa ministre des Affaires étrangères, Delcy Rodriguez, préparait une visite officielle à Ankara. L'objectif est d'intensifier les relations entre les deux pays. Le Venezuela a un besoin urgent d'investissements étrangers qu'il est prêt à échanger contre du pétrole ou des concessions minières dans la région de l'Orinoque.

    L'opposition tente d'organiser un référendum révocatoire contre Nicolas maduro

L'opposition tente depuis janvier de faire avancer le processus de référendum révocatoire contre le président Nicolas Maduro prévu par la constitution. Mais le Conseil national électoral, composé essentiellement de chavistes, fait tout pour retarder la consultation populaire. Les sondages montrent un net avantage en faveur de la révocation de Nicolas Maduro. Si celle-ci a lieu après le 10 janvier 2017, la mi-mandat du président, il n'y aura pas de nouvelle élection présidentielle et le vice-président, Aristóbulo Istúriz, remplacera Nicolas Maduro.

Le chavisme sera ainsi assuré de conserver le pouvoir. A moins qu'un coup d'Etat tente de renverser Nicolas Maduro d'ici là et qu'il fasse mieux, ou pire, que Recep Tayyip Erdogan comme il vient de le promettre. Il restera tout de même alors à savoir d'où vient réellement le coup d'Etat…

http://www.lefigaro.fr/international/20 … ricain.php

Last edited by FDL (22-08-2016 08:12:46)

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
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Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Un grand ami de la Russie.

It ain’t what you don’t know that gets you into trouble. It’s what you know for sure that just ain’t so.

"Un terroriste ne mérite pas de mourir. Il mérite de vivre l'enfer. A perpétuité. Et seule la déchéance de la nationalité le permet." Greg

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Re: [Thread Cuba, Castro, gauche et extrême-gauche latino]

Ah, le Vénézuéla chaviste. Ce paradis sur Terre.
Qu'en pense Merluchon, d'ailleurs ? Pour rappel, ce qu'il disait en 2013 : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/0 … venezuela/

Le Figaro a écrit:

Venezuela : les fonctionnaires opposés au président révoqués

Le président Nicolas Maduro tente le tout pour le tout pour empêcher la tenue d'un référendum révocatoire à son encontre.

Alors que l'opposition peine à organiser un référendum révocatoire contre le président Maduro du fait de la résistance des autorités chavistes, Nicolas Maduro a ordonné la révocation sous 48 heures des cadres de la fonction publique ayant signé pour la tenue de cette consultation.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a ordonné la révocation sous 48 heures des cadres de la fonction publique qui ont signé la pétition en faveur du référendum révocatoire initié par l'opposition à son encontre.

Jorge Rodriguez, un haut responsable gouvernemental, a annoncé, hier, que des listes avec «les noms des personnes (...) qui ont exprimé publiquement leur proximité avec la droite vénézuélienne et qui ont participé au processus d'autorisation du parti de la droite pour l'activation du référendum révocatoire mort-né» ont été dévoilées.

Cela rappelle l'épisode tristement célèbre de la liste Tascon des personnes ayant signé pour un référendum révocatoire contre Hugo Chavez en 2003 et qui se sont trouvés écartés de leur travail et de leurs fonctions. Mais à l'époque, le pouvoir chaviste avait nié faire subir aux signataires une discrimination. Cette fois le président lui-même annonce la couleur, comme une nouvelle provocation vis-à-vis de l'opposition et de l'opinion internationale. La semaine dernière, Nicolas Maduro avait annoncé que si la droite tentait un coup d'État, la répression qui s'en suivrait ferait passer Erdogan pour un petit enfant.
«D'autres affectations»

«Il y a un délai de 48 heures pour que ces personnes, qui occupent des postes de confiance, de direction, se voient attribuer d'autres affectations», a indiqué le président lors d'une conférence de presse.

Jorge Rodriguez fait référence à près de 200.000 signatures (1% du registre électoral) que l'autorité électorale a validées au début du mois d'août, afin que le parti d'opposition Table de l'unité démocratique (MUD) puisse solliciter la consultation.

D'après lui, la mesure ancre la règle selon laquelle «aucun poste d'encadrement dans les ministères, les institutions publiques, les gouvernements locaux et communaux ne saurait être occupé par des personnes qui sont contre la révolution et le président Nicolas Maduro».

Les listes ont été distribuées dans les ministères de l'Alimentation, de l'Industrie, des Finances, du Travail et au cabinet de la présidence.

L'opposition exige depuis des mois la tenue d'un référendum révocatoire contre l'impopulaire président Nicolas Maduro et se prépare à une grande marche le 1er septembre dans tout le pays pour intensifier la pression.

Car les autorités électorales ont dévoilé il y a deux semaines un calendrier qui rend quasiment impossible l'organisation cette année du référendum, évitant ainsi au parti socialiste au pouvoir d'éventuelles élections anticipées.

    «Aucun poste d'encadrement dans les institutions publiques ne saurait être occupé par des personnes qui sont contre la révolution»
    Le président Maduro.

La dernière étape nécessaire avant d'organiser le scrutin, c'est-à-dire la collecte de quatre millions de signatures en trois jours, n'aura lieu au mieux que fin octobre. Ensuite les autorités auront environ un mois pour vérifier les signatures et s'il les valide, le référendum révocatoire sera organisé dans les 90 jours suivants.

Cette question du calendrier est cruciale. Si le vote est organisé avant le 10 janvier 2017 et couronné de succès, comme le prédisent les sondages, de nouvelles élections seront organisées. Mais s'il se tient après cette date, et que le président est révoqué, il pourra être remplacé par son vice-président.

http://www.lefigaro.fr/international/20 … voques.php

"François Hollande, qui est et reste à mes yeux un très bon Président, un décideur juste et bon, d'une intelligence fine et curieuse de tout, posé, humble et droit, un grand homme politique, bien élu, qui a engagé de très nombreuses réformes qui s'imposaient depuis des années voire des décennies" (Greg)
"Dès que je vois inscrit "FDL", je ne lis pas. C'est perte de temps. Il est totalement timbré, violent, et ses écrits me révulsent.  Son idéologie qui a évolué vers l'extrême droite est symptomatique d'une véritable dégénérescence intellectuelle." (Greg)
"Le CCIF défend les libertés fondamentales." (Broz)