Re: Revue de Presse de Sciences Po

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Last edited by Anonymizator (11-07-2011 22:47:51)

Your mother was a HAMSTER, and your father smelt of eldeberries !

Re: Revue de Presse de Sciences Po

Beltramose a écrit:
Kunstler a écrit:

Ça donne envie de venir étudier à Paris... je crois que je vais plutôt m'exiler dans le sud ouest là où il fait beau, chaud et que les filles sont jolies big_smile Et où on trouve un appart correct pour un demi smic.

Tu parles de Toulouse ? Il y a de bons cinémas dans cette ville (c'est un de mes critères d'exigence et je reconnais que Paris bat les autres villes sur ce terrain) ?

En particulier, oui. J'ai entendu beaucoup de bien de cette ville, comme de certains de ses programmes.

Puis vivre à Toulouse pour un fan du stade, ce serait le pied. Mais malheureusement j'imagine que j'ai plus de chance de vivre dans la grisaille et la pollution parisienne.

Re: Revue de Presse de Sciences Po

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Last edited by Anonymizator (11-07-2011 22:09:25)

Your mother was a HAMSTER, and your father smelt of eldeberries !

Re: Revue de Presse de Sciences Po

Beltramose a écrit:
Kunstler a écrit:

Puis vivre à Toulouse pour un fan du stade, ce serait le pied. Mais malheureusement j'imagine que j'ai plus de chance de vivre dans la grisaille et la pollution parisienne.

Ah non, Paris est la ville des lumières, c'est la banlieue qui est grise comme le dit le poète "la banlieue c'est pas rose / la banlieue c'est morose"

De toute façon... si tel est mon destin. Tin tin tintin tin tintin... (souffle rauque sous une armure, du soldat le plus dur de l'empire du côté obscur). Car comme le dit le poète, cé ton destain.

Mais... Toulouse a la côte en ce moment. C'est pas moi qui le dit, c'est létudiant.fr :

http://www.letudiant.fr/etudes/rendezvo … udier.html

Perso je mettrais un quadruplé Montpellier (indiscutable), Toulouse (la valeur montante), Rennes et Lyon (valeurs sûres) en tête, avec Grenoble en outsider. J'ai beaucoup d'amis de Grenoble, donc j'aime bien, mais si on enlève le ski... faut peut-être pas exagérer, non ?

Je ne connais pas assez Aix-Marseille, Strasbourg, Nantes, Nice et Bordeaux pour être vraiment objectifs, même si j'ai déjà visité la plupart de ces villes.

Vous noterez la 13e place de Paris... je ne connais pas suffisamment Paris non plus pour juger à vrai dire.

Re: Revue de Presse de Sciences Po

J'ai vécu 6 ans à Toulouse et franchement... je n'y revivrais plus aujourd'hui.
Centre-ville trop exigu, c'est très bien quand tu es en licence pour aller t'abreuver place Saint-Pierre, mais dès que tu grandis un peu, la ville manque de lieux nocturnes biens sous tous rapports.

Ajoute à ça que sorti du centre-centre-centre-ville, la ville manque de cachet et que c'est la galère en termes de transports de nuit (n'en déplaise à la ligne B du métro).

Menfin, c'est aussi parce que je suis devenu plus snob depuis.

Je lubrifie les relations humaines.

Re: Revue de Presse de Sciences Po

Propos de Sarkozy rapportés par Le Figaro: "J'aime bien ces jeunes apprentis, ils sont normaux, ce n'est pas comme ceux de Sciences Po".

http://elections.lefigaro.fr/presidenti … ief-ps.php

Last edited by Free French (24-02-2012 10:55:55)

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Re: Revue de Presse de Sciences Po

Sciences-po arrive à Saint-Germain-en-Laye

Un Institut d’études politiques s’installera à Saint-Germain-en-Laye en 2013. L’annonce a été officalisée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche.
laurent mauron | Publié le 24.03.2012, 06h32

A son ministère, Laurent Wauquiez a officialisé l’arrivée de Sciences-po à Saint-Germain. Les étudiants s’installeront dans les anciens locaux de l’institut universitaire de formation des maîtres. | (LP/Y.F.)

C’est une grande satisfaction pour Saint-Germain, qui attend 250 étudiants de Sciences-po pour la rentrée 2013, puis un millier à l’horizon 2017. Ils arriveront avec l’ouverture de l’Institut d’études politiques (IEP) de l’ouest parisien qui s’installera dans les locaux de l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), rue Pasteur.


Sa naissance a été entérinée jeudi matin à Paris, au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Le ministre, Laurent Wauquiez, a annoncé le déblocage de 500000 € afin d’assurer le lancement du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres), préalable à la naissance de cet IEP.

La ville a investi 2 M€

Le Pres a été créé par décret ministériel, le 7 février dernier. Au cours de son premier conseil d’administration, le 7 mars, Sylvie Faucheux, président de l’université de Versailles-Saint-Quentin, et Françoise Moulin-Civil, son homologue de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), ont été élues administratrice et vice-administratrice de ce pôle universitaire.

Ces deux universités, ainsi que plusieurs grandes écoles du Val-d’Oise et des Yvelines, sont les partenaires principales du Pres et de l’UPGO, la future superuniversité de l’Ouest parisien.

Actuellement accueilli dans l’IUFM, le Pres logera, d’ici deux ans, dans une ancienne école de la rue d’Alsace, à deux pas du RER. La ville de Saint-Germain-en-Laye a consenti un investissement de 2 M€ afin de réhabiliter ces locaux de 600 m2.

« L’installation de ce pôle de recherche et de l’IEP constitue une reconnaissance de Saint-Germain comme territoire d’excellence », déclare Emmanuel Lamy, maire UMP de la ville, présent à cette réunion.

« L’Institut d’études politiques travaillera main dans la main avec le lycée international et, peut-être, avec l’Essec de Cergy-Pontoise, afin de former des manageurs de niveau international », insiste Pierre Morange, député-maire UMP de Chambourcy.

« Il s’agit du premier IEP ouvert depuis plus de quinze ans en France. Je souhaite qu’il prenne forme d’ici à novembre 2012 », complète Laurent Wauquiez.

Eddie Aït, maire et conseiller régional PRG de Carrières-sous-Poissy y voit une « bonne nouvelle » pour les Yvelines, mais déplore un « engagement financier insuffisant » de l’Etat pour couvrir le coût du projet. L’élu s’inquiète également de la question du logement pour les étudiants en Ile-de-France, « particulièrement défaillante », selon lui.

http://www.leparisien.fr/chambourcy-782 … 921589.php

Re: Revue de Presse de Sciences Po

Etonnant, j'ai toujours cru que le prochain IEP serait à Montpellier ou Nantes...

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

559

Re: Revue de Presse de Sciences Po

C'est donc pour ça que la formation des maitres a été supprimée ?

Re: Revue de Presse de Sciences Po

Hello hello,

Il va y avoir une interview sur la succession de Richard Descoings à la tête de Sciences Po demain sur bfm radio.

Bises,

Last edited by Scientiste (13-06-2012 15:16:12)

561

Re: Revue de Presse de Sciences Po

Il y a ça aussi :

Le Figaro - AFP a écrit:

La Cour des comptes vise Science-Po


La Cour des comptes a déclenché fin 2011 un contrôle sur la gestion de Sciences-Po Paris, mais a jugé "très prématurées" les conclusions révélées aujourd'hui par Le Monde faisant état d'une mauvaise gestion de l'équipe de l'ancien directeur Richard Descoing, décédé début avril. La Cour des compte a indiqué à l'AFP, par l'intermédiaire de son service de presse, qu'il n'y avait à l'heure actuelle "pas de rapport" de la Cour des comptes, et qu'aucune date n'était connue pour une éventuelle remise de rapport, et encore moins pour une publication.

Dans son édition de demain, Le Monde indique que "selon des informations confidentielles, l'enquête (de la Cour des comptes) remet gravement en cause la gestion de l'ancienne équipe et (souligne) notamment des avantages en nature indus (comme la mise à disposition de logements, des frais de déplacements trop élevés, etc.)". La Cour des comptes n'a pas voulu confirmer ces informations, qu'elle a jugé "très prématurées", soulignant simplement que ses contrôles passent par plusieurs étapes de rapports provisoires, et sont soumis à la contradiction avant d'être validés.
Elle rappelle que ce contrôle est une procédure normale, qu'il n'a pas été commandité, et qu'il fait suite à un précédent contrôle réalisé "il y a sept ou huit ans".

D'autres révélations en 2011

Ces informations interviennent alors que les candidats à la succession de Richard Descoings, mort le 3 avril à New York d'une crise cardiaque, ont jusqu'à vendredi pour présenter leur candidature, l'école souhaitant pourvoir le poste avant octobre. Parmi les candidats, devrait notamment se trouver le directeur adjoint de Sciences-Po Paris, Hervé Crès, 44 ans, nommé administrateur provisoire de l'établissement. D'autres noms circulent: Dominique Reynié, professeur à l'IEP, l'historien Benjamin Stora et l'actuel directeur général de l'enseignement scolaire au ministère de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

L'institution parisienne avait connu des remous fin 2011, lorsque le site Mediapart avait révélé que des primes d'un montant total de 292.000 euros avaient été versées en 2011 aux onze membres du comité exécutif de Sciences Po, dont Richard Descoings. Ce dernier avait finalement expliqué quelques semaines plus tard qu'il gagnait 24.000 euros nets par mois, plus une prime dont il avait refusé de dévoiler le montant.

"François Hollande enchaîne les succès. Il montre qu'il est un très bon Président et les Français se sont fait un cadeau en l'élisant." (Greg)
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Re: Revue de Presse de Sciences Po

J'aimerais bien connaître les candidatures fantaisistes.

Le Monde a écrit:

24 candidats à Sciences-po Paris

Pas moins de vingt-quatre personnes, dont six femmes, sont candidates à la succession de Richard Descoings, l'ancien directeur de l'institut d'études politiques de Paris décédé le 3 avril à New York d'une crise cardiaque. Parmi elles, seuls neuf candidats ont accepté que leurs noms soient rendus publics. Il s'agit de :

- Jean-Michel Blanquer, directeur de l'enseignement scolaire du ministère de l'éducation nationale ;
- Joël-Louis Colon, chargé de mission à la Fondation de recherche des finances publiques ;
- Hervé Crès, administrateur par interim de Sciences-Po Paris ;
- Olivier Faron, directeur général de l'Ecole normale supérieure de Lyon ;
- Patrick Hardouin, consultant, ancien directeur adjoint de Sciences-Po Paris ;
- Guillaume Klossa, maître de conférence à l'ENA, président du groupe de réflexion EuropaNova et vice-président de McDonald's France ;
- Pierre Mathiot, directeur de l'institut d'études politiques de Lille ;
- Christine Musselin, directrice de recherches au CNRS, directrice du Centre de sociologie des organisations à Sciences Po Paris ;
- Anne Penelaud-Brunet, contrôleuse financière de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ;
- Dominique Reynié, professeur de sciences politiques à l'IEP et directeur général de la Fondation pour l'innovation politique ;
- Bruno Toussaint, avocat.

Le nombre de candidats est un signe supplémentaire de la dimension que l'école de la rue Saint-Guillaume a prise sous la direction de Richard Descoings. L'institution est devenue une université de dimension internationale rassemblant plus de 10 000 étudiants.
Selon une source proche du dossier, il n'y aurait parmi les vingt-quatre candidats qu'"une dizaine" de candidatures sérieuses, c'est-à-dire dont le curriculum vitae "correspond avec la fonction" convoitée.
Les deux instances chargées de sélectionner le successeur de Richard Descoings - le conseil d'administration de la Fondation nationale des sciences politiques et le conseil de direction de l'institut d'études politiques de Paris - pourraient se réunir en septembre. C'est un décret du président de la République qui nomme le directeur de l'IEP.

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Re: Revue de Presse de Sciences Po

La réponse de Sciences Po à la cour des comptes :
http://tempsreel.nouvelobs.com/educatio … mptes.html

à lire en entier mais il y a malheureusement un LOL peu crédible :
"L'IEP justifie son modèle (meilleur que les universités NDLR) en affirmant que ses diplômés débutent avec un salaire médian brut de 40.000 euros"

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Re: Revue de Presse de Sciences Po

Où l'on comprend qu'ils soient aussi nombreux à vouloir remplacer Descoings:

Le Monde a écrit:

La Cour des comptes veut mettre fin à une époque. Les 210 pages du rapport établi entre septembre et juin 2012 sont un long réquisitoire qui appelle à réformer Sciences Po Paris sans délai. Selon nos informations, la juridiction financière envisagerait de saisir la ministre de l'enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, du cas Sciences Po dès cette semaine. Cette dernière avait demandé, le 3 septembre, aux dirigeants de la prestigieuse école parisienne de geler la procédure de désignation du successeur de Richard Descoings, l'ex-directeur, mort à New York le 3 avril, jusqu'à la publication du rapport définitif de la Cour, attendue en novembre.
Ce rapport que Le Monde s'est procuré in extenso, et dont il avait donné la substance le 9 juillet, condamne les années Descoings, en estimant que "la politique de développement de Sciences Po n'a pu être mise en œuvre qu'au prix d'une fuite en avant financière et d'une gestion peu scrupuleuse des deniers publics".Mais il remet aussi en cause l'absence totale de contrôle interne et externe.

Les primes des dirigeants
C'est par là que le scandale a débuté. Mediapart avait révélé les très grosses primes que s'octroyaient les dirigeants de Sciences Po. La Cour a décrypté ces petits arrangements entre amis à partir des bulletins de paye. Entre2005 et 2011, la rémunération annuelle brute du patron de l'Institut d'études politiques (IEP) a crû de 60,4 %.

Elle a culminé à 537 246,75 euros en 2010, "tombant" à 505 806,29 l'année suivante. "A titre de comparaison, la rémunération annuelle brute du président d'un autre grand établissement universitaire était de 160095,61 euros en 2011", fustige la Cour. Celle-ci déplore l'irrégularité de certaines primes: "L'indemnité mensuelle de [Richard Descoings] ne repose sur aucun contrat formel et n'a pas été votée en conseil d'administration."

Jean-Claude Casanova, le président de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP, qui gère l'IEP) a vu sa prime passer de 16500 euros en 2007 à 36000 en2010 et 2011 (contre 9375,72 pour son prédécesseur). Elle a même été de 69000 euros en 2009, année où il a été décidé de porter, avec effet rétroactif, cette indemnité mensuelle de 1500euros à 3000 euros.

Non seulement la Cour déplore que le conseil d'administration n'ait pas été consulté mais elle rappelle aussi que "les modalités de rémunération du président et de l'administrateur ne respectent pas les règles fixées par le code général des impôts". Pas plus, d'ailleurs, que "le cadre fixé pour les établissements publics [ou] celui des organismes à but non lucratif".

Un statut obsolète
Au cœur du problème, il y a l'imbrication de la FNSP, institution au statut non défini, régie par le droit privé, et de l'IEP, établissement de droit public sans budget propre dont toute la gestion est assurée par la fondation. Ce statut dépassé a entraîné, selon la Cour des comptes, une gabegie d'argent public et de nombreux dysfonctionnements. "Difficultés de coordination", "impossibilité de gérer globalement la masse salariale", "flou juridique", "dérives", "manque de contrôle par l'Etat"... La question du statut de Sciences po, qui mène grand train en dépit d'un résultat d'exploitation négatif en 2005, 2006 et 2008, "mérite d'être reposée".

Deux mondes enseignants
La même opacité et la même hétérogénéité président à l'élaboration des contrats des enseignants vedettes et à l'attribution de primes aux cadres. A Sciences Po, les vacataires représentent 20% des dépenses en personnel et assurent 93% des heures d'enseignement. Ils sont mieux payés qu'à l'université. La Cour recommande d'ailleurs de "ne pas revaloriser leurs rémunérations avant d'avoir maîtrisé la croissance de sa masse salariale".

Ce sera compliqué tant les règles de l'IEP sont différentes de celles de l'université et varient d'un professeur à l'autre. Globalement, la Cour estime que les enseignants-chercheurs effectuent 30% de leur service. Payé 100%. Elle cite l'exemple du directeur d'un département qui, en 2011, a doublé son traitement de professeur des universités en assurant... 60heures de cours à l'IEP sur une année.

Très chers étudiants
A l'IEP, "le coût moyen d'un étudiant est supérieur de plus de 3000 euros à celui d'un étudiant à l'université Paris-Dauphine", compare la Cour. La facture est acquittée par le ministère pour un surcoût de 300 euros par étudiant. Mais aussi par les familles à qui on demandait en moyenne, en 2010, 400 euros à Dauphine et un peu plus de 3000 à Sciences Po. La Cour "invite le ministère à revoir au moins en partie sa subvention à la baisse"... et rappelle au passage que le coût de la scolarité à Sciences Po pour un étudiant payant les droits maximums au tarif 2010 serait donc de 51700 euros sur cinq ans, contre plus de 35000 pour HEC et 38500 pour l'Essec.

Ouverture sociale
La promesse de Richard Descoings d'ouvrir l'IEP à des publics plus populaires, a-t-elle vraiment eu lieu? Certes, l'IEP accueille davantage de boursiers en 2010 qu'en 2005, sans toutefois "atteindre le pourcentage de 30% attendu en 2012". Mais, dans le même temps, "la proportion des étudiants issus de parents cadres ou exerçant une profession intellectuelle supérieure s'est accrue de 5 points, passant de 58,5% à 63,3%".

Une maison où l'on vit bien
La Cour souligne à maintes reprises les exceptionnelles conditions de travail des personnels. La fondation possède des biens immobiliers qu'elle met à disposition de l'IEP, qui lui-même peut en faire bénéficier des salariés. Le rapport évoque le cas du directeur d'un centre de recherche qui a bénéficié gracieusement pendant cinq ans d'un logement de fonction situé rue d'Ulm, dont le loyer mensuel était estimé à 3257 euros, tout en déclarant un avantage annuel en nature de 1560 euros... Une fois le bail transféré à son nom, en 2009, un courrier de l'IEP lui a précisé que la FNSP "augmentera une de ses primes du montant exact du loyer, soit 3257 euros par mois".

Gestion hasardeuse
Sciences Po, qui compte parmi ses dirigeants, le banquier Michel Pébereau, a contracté quatre prêts entre2005 et 2010. L'un d'eux est classé "spéculatif et dangereux" par la Cour, qui demande désormais à la fondation de solliciter l'aval de Bercy avant tout nouvel emprunt.

Un bon point en recherche
Les résultats, concèdent les magistrats, sont ici "positifs". "Il convient cependant de rappeler que la plupart des enseignants-chercheurs sont, du point de vue de la charge d'enseignement, plus favorisés que leurs pairs."

La complaisance de l'Etat
La Cour relève l'impressionnant développement de l'IEP mené par Richard Descoings. Mais ils rappellent que la subvention du ministère de l'enseignement supérieur a progressé de 33,3 % en cinq ans, passant de 47,7 millions d'euros en 2005 à 63,3 millions en 2010. Or, "l'absence de tout contrôle exercé par l'Etat, pourtant principal financeur de la fondation, apparaît particulièrement fautive". La nomination du nouveau directeur lui donne l'occasion de se rattraper. Mais l'Etat osera-t-il changer les statuts de l'IEP alors que les actuels dirigeants s'y opposent ?

http://www.lemonde.fr/enseignement-supe … 73692.html

Descoings était mieux rémunéré que le Directeur du FMI...

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

565

Re: Revue de Presse de Sciences Po

Le Monde a écrit:

Elle a culminé à 537 246,75 euros en 2010, "tombant" à 505 806,29 l'année suivante.

C'est pas possible, ils ont fait une erreur. Ou c'était du cumulé couple.

C'est pas possible.

"Moult a appris qui bien connut ahan"

Re: Revue de Presse de Sciences Po

http://www.liberation.fr/societe/2012/1 … sse_855080

"Rédupliquer, c'est être ce qu'on dit." (S.Kierkegaard)

« Monter, grimper…mais se hisser ? Oh ! Combien c’est difficile ». Dans la bouche de Christiane Taubira

567

Re: Revue de Presse de Sciences Po

Quand je pense que Sciences Po doit être le seul endroit de France (avec la Cour des comptes) où l'on a déjà entendu parler de la redoutable CDBF...

Le Monde a écrit:

Gestion de Sciences Po : la Cour des comptes demande des poursuites

Il devrait donc bien y avoir des poursuites après le rapport de la Cour des comptes sur la gestion de Sciences Po entre 2005 et 2010. Dans le document définitif que la juridiction financière a rendu public, jeudi 22 novembre, elle indique que "la troisième chambre, qui a effectué les contrôles, a décidé de saisir la Cour de discipline budgétaire et financière [CDBF] de certains faits constatés et a transmis le dossier au parquet général à cette fin".
Hervé Crès, administrateur provisoire de l'IEP, candidat désigné pour succéder à Richard Descoings, et Jean-Claude Casanova, président de la Fondation nationale des sciences politiques – qui gère l'établissement –, entre autres, sont susceptibles d'être inquiétés.

Si la Cour des comptes contrôle les comptes, c'est en effet la CDBF qui, en son sein, juge les comptables. La saisine ne concerne cependant, à ce stade, aucune personne nominativement.
Il y a en effet plusieurs sas. Le parquet général près la Cour des comptes va examiner les "faits" transmis, puis décidera s'il y a lieu de déclencher une instruction en vue de désigner des responsabilités personnelles. En bout de course, la CDBF sanctionne par des amendes les infractions à l'ordre public financier.

[...]

L'intégralité de l'article ici.

Ca fera un beau sujet de FiPu au grand O.

"Moult a appris qui bien connut ahan"

Re: Revue de Presse de Sciences Po

Sciences Po : la grande gabegie de l'ère Descoings.

Sciences Po : la gestion épinglée, un administrateur provisoire nommé.

...

Re: Revue de Presse de Sciences Po

http://enseignementsup.blog.lemonde.fr/ … -assiegee/

Re: Revue de Presse de Sciences Po

http://www.lemonde.fr/idees/article/201 … _3232.html

"Si le peuple pense mal, changeons le peuple..."

571

Re: Revue de Presse de Sciences Po

Il y a des choses vraies dans cet article : sur la reproduction sociale, sur l'imprégnation par les étudiants d'un certain nombre de codes de conduite, etc.
Maintenant, il y a aussi un arrière-goût de démagogie et, j'ai l'impression, de frustration très personnelle de la part de l'auteur.
Je viens de la fac et j'ai donc intégré SP avec un regard un peu plus mûr (pardonnez l'immodestie...) que ceux qui y sont entrés après le bac. Et je peux témoigner du fait que j'ai beaucoup plus appris en une année en AP qu'en 3 années de droit. Naturellement, on n'est expert sur aucun sujet (quoiqu'il suffit de se donner la peine d'approfondir en dehors des cours...). Mais j'apprécie énormément cette ouverture intellectuelle et le fait de pouvoir jongler entre plusieurs disciplines quand à la fac, on nous enferme lentement mais sûrement dans des habitudes intellectuelles liées à une matière. SP a été presque une respiration intellectuelle.
Ceci étant dit, la route est encore bien longue vers un système éducatif qui remplisse réellement sa promesse d'égalité. Mais imputer l'échec français au seul SP, alors même que les inégalités sont formés bien avant le bac, me paraît intellectuellement malhonnête et, encore une fois, très démagogique, tout à fait dans l'air du temps de cet esprit "anti-élite" qui est tout à fait légitime à s'exprimer et qui a une part de lucidité mais qui à mon sens occulte aussi une grande partie du problème.

I have been driven many times upon my knees by the overwhelming conviction that I had nowhere else to go.

Abraham Lincoln

Re: Revue de Presse de Sciences Po

Encore un article qui confond allègrement le constat sur la faible part des enfants de classes populaires avec la cause... Sciences Po, classes prépas et écoles d'ingénieur/commerce ne sont pas responsables des inégalités qui se creusent dès le primaire.

C'est bien beau ce plaidoyer pro-domo, mais 1) combien d'enfants d'ouvrier obtiennent-ils un M2 à la fac?, 2) combien sont écrémés sans rien au long des années?, 3) les diplômes obtenus à la fac correspondent-ils au niveau "réel" et sont-ils tous de même niveau? et 4) combien se retrouvent avec un diplôme qui ne vaut pas grand chose sur le marché du travail?

Donc taper de manière caricaturale sur la paille de l'oeil du voisin sans regarder la poutre dans le sien, c'est un peu vain.

"Les hommes qui disent que les femmes sont frigides sont de mauvaises langues" Guitry

Re: Revue de Presse de Sciences Po

Mouais, je trouve aussi cet article complètement con. On voit clairement que le mec ne sait pas de quoi il parle.

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Re: Revue de Presse de Sciences Po

sabaidee a écrit:

Encore un article qui confond allègrement le constat sur la faible part des enfants de classes populaires avec la cause... Sciences Po, classes prépas et écoles d'ingénieur/commerce ne sont pas responsables des inégalités qui se creusent dès le primaire.

C'est bien beau ce plaidoyer pro-domo, mais 1) combien d'enfants d'ouvrier obtiennent-ils un M2 à la fac?, 2) combien sont écrémés sans rien au long des années?, 3) les diplômes obtenus à la fac correspondent-ils au niveau "réel" et sont-ils tous de même niveau? et 4) combien se retrouvent avec un diplôme qui ne vaut pas grand chose sur le marché du travail?

Donc taper de manière caricaturale sur la paille de l'oeil du voisin sans regarder la poutre dans le sien, c'est un peu vain.

Exactement.
J'ai vraiment senti de la rancœur dans cet article. C'est dommage parce qu'il y a effectivement beaucoup à réformer à SP (sans penser, encore une fois, que SP puisse résoudre toutes les questions d'inégalités à l'école....). Mais ce n'est pas avec de tels arguments que le débat pourra avancer.

I have been driven many times upon my knees by the overwhelming conviction that I had nowhere else to go.

Abraham Lincoln

Re: Revue de Presse de Sciences Po

Je sais pas ce que ça vaut, mais un des commentateurs du monde.fr indiquait que l'auteur de ce torchon aurait postulé (et échoué) à obtenir un poste de chercheur à sciences po...

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Re: Revue de Presse de Sciences Po

Crès, c'est un peu le Copé de Scpo. Et comme à l'UMP où ils devraient se débarrasser de Fillon et Copé, il faudrait virer Crès, Pébereau et Casanova pour commencer à y voir enfin plus clair.

Le Monde a écrit:

Sciences Po : Hervé Crès décide de rester

"Sachez que je reste professeur et directeur de l'école doctorale et donc à vos côtés pour défendre notre Sciences Po". Hervé Crès a donc tranché.

Quinze jours après la décision de Geneviève Fioraso, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, de ne pas valider sa nomination à la tête de l'école après un rapport de la Cour des comptes extrêmement critique sur la gestion de l'IEP de Paris, le directeur des études a finalement décidé de rester dans la maison.

Il l'a annoncé dans un courriel envoyé vendredi 30 novembre à la communauté de Sciences Po. "Le 5 avril 2012, le recteur chancelier des universités m'a nommé administrateur provisoire (...) afin d'assurer la continuité du service public d'enseignement. Grâce à votre dévouement, je peux affirmer que cette mission a été accomplie avec succès", écrit-il. Il souligne que 1700 élèves ont été diplômés en 2012 et que la taille de cette promotion est "un record dans l'histoire de l'institution (...)"

Hervé Crès en profite aussi pour épingler les médias: "grâce à vous tous, malgré les difficultés et l'intensité d'une ahurissante campagne médiatique, le climat de confiance avec les enseignants et les élèves a été maintenu", poursuit-il faisant fi des critiques répétées de la part d'une partie des étudiants et de la communauté des enseignants et des personnels administratifs sur la gouvernance de l'école.

En revanche, Hervé Crès a démissionné de son poste de directeur des études qu'il occupait depuis septembre 2008. Auparavant, ce normalien (Ulm-mathématiques) diplômé de Sciences Po et titulaire de deux doctorats, avait dirigé le programme grande école d'HEC. C'est Laurent Bigorgne, alors directeur des études de l'IEP de Paris, qui l'avait présenté à Richard Descoings. A l'époque, Sciences Po et HEC travaillaient sur un diplôme commun. Depuis 2011, Hervé Crès était aussi directeur de l'école doctorale de l'IEP de Paris.

"Si je ne suis pas nommé directeur de l'IEP de Paris, je reviendrai aux joies de l'enseignement et de la recherche. Je suis un homme libre. Je retournerai au département d'économie de Sciences Po", nous avait-il déclaré il y a quelques semaines même s'il se disait confiant et serein sur son avenir au sein de l'école.

"François Hollande enchaîne les succès. Il montre qu'il est un très bon Président et les Français se sont fait un cadeau en l'élisant." (Greg)
"Non [je ne suis pas auto-entrepreneur]. Mais j'adore l'économie." (OneAgain a.k.a...)
"Je suis candidat à un poste de modérateur." (Antifaf)

Re: Revue de Presse de Sciences Po

Il semble que le mouvement des étudiants commence à avoir des effets :

Un vent de transparence souffle sur Sciences Po
18 décembre 2012 à 20:55

Une assemblée générale de personnels et d'étudiants de Sciences Po réclamant la démission de Jean-Claude Casanova et de Michel Pébereau, en novembre 2012.

L'école, qui cherche toujours un successeur à Richard Descoings, semble prête à ouvrir son processus de nomination, sous la pression de l'Etat et d'une fronde interne.
Par VÉRONIQUE SOULÉ

Ce n’est pas encore joué, mais Sciences Po se résout peu à peu à ouvrir le jeu pour la succession de Richard Descoings, son directeur brutalement décédé le 3 avril à New York. Les instances dirigeantes, qui se sont réunies lundi et mardi, ont examiné une nouvelle procédure nettement plus transparente que la précédente. Il reste que ce sera à Jean Gaeremynck, l’administrateur provisoire nommé par l’Etat après la première et désastreuse tentative de nomination, de décider in fine du dispositif et aussi de le contrôler.

Le Conseil d’administration de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP, qui gère l'école), qui se réunissait aujourd’hui notamment autour du budget, s’est mis d’accord sur un nouveau dispositif. Selon un participant, il n’y aurait plus qu’un seul comité de sélection des candidats, et non plus deux comme précédemment. Sa composition serait rendue publique, ce qui n'était pas le cas avant, et plus ouverte – avec des représentants des personnels, étudiants, enseignants, des universitaires extérieurs, des étrangers.... Surtout ses règles de fonctionnement seraient connues. Les deux comités précédents, constitués on ne sait trop quand ni comment, fonctionnaient de façon assez mystérieuse.

Autre novation notable, ce comité devrait présenter plusieurs candidats aux instances dirigeantes, qui auront alors un vrai choix lors du vote. Dans le dispositif précédent, un seul nom, celui d’Hervé Crès, l’ancien bras droit de Richard Descoings nommé administrateur provisoire après son décès, avait été soumis au vote. Et personne n’avait expliqué comment l’on était passé d’une «short-list» de 4 candidats à un seul. L’interprétation avait alors été qu’Hervé Crès était, dès le départ, le favori des deux hommes clés de la succession – le banquier Michel Pébereau et l'économiste Jean-Claude Casanova. Et que le processus avait de fait été largement biaisé.

Lors du comité de direction de l’Institut d'études politiques (IEP), qui s’est tenu lundi, l’atmosphère était tendue, selon des participants.

La suite : http://www.liberation.fr/societe/2012/1 … picks=true

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Re: Revue de Presse de Sciences Po

Un Américain ?
Sinon, bonne nouvelle que Crès soit écarté.

Le Figaro - AFP a écrit:

  Direction Sciences Po: Hervé Crès écarté

Six candidats, dont un Américain, seront auditionnés pour succéder au défunt directeur de Sciences Po Richard Descoings, mais Hervé Crès, que le gouvernement avait refusé de confirmer lors d'une précédente procédure, n'a pas été retenu, annonce l'école aujourd'hui.

Le comité de recherche va auditionner six candidats, dont une femme, retenus après examen de 32 candidatures, indique un communiqué de l'école. En raison des positions "confirmées par les pouvoirs publics", la candidature d'Hervé Crès n'a pas été retenue "en dépit de la qualité exceptionnelle de son dossier et de son projet".

Les noms des six candidats retenus, "d'origine, de profils et de parcours divers", selon Sciences Po, n'ont pas été communiqués.

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