Re: Tuerie de Toulouse et Montauban : instrumentalisation politique ?
kobayashi a écrit:En même temps, pas besoin de sortir de St Cyr pour deviner que le choix de l'assaut était mauvais. Ne serait-ce que pour la question de la présence d'explosifs dans l'appartement.
Sous cette perspective, et avec un immeuble rempli de personnes, la solution la moins risquée était de le choper en lui tendant un piège...
Quitte à attendre 8 jours si le mec avait prévu de se faire oublier ? Très très compliqué !
A la fois oui, et à la fois non...
compliqué en terme de com politique car ça sous entend de :
- ne pas ébruiter que le tueur a été trouvé, et est sous surveillance...
- supporter une possible critique de la police "inefficace", qui pourtant est en planque et attend qu'il sorte pour le choper
Donc du point de vue de Sarkozy/Guéant : effectivement, c'est compliqué d'envisager ce scénario. (et en même temps pas compliqué, puisqu'on sait qu'au final on va le choper, et que par la suite on pourra faire du storytelling expliquant toute l'opération... En somme ça aurait pu être un risque d'attendre, mais avec des retombées très bénéfiques...)
Mais si on retire le facteur politique, lui tendre une souricière en attendant qu'il sorte, non, ce n'est pas compliqué : on sait de qui il s'agit, une souricière lui est tendue, donc plus aucun risque pour la population... (a part la psychose, mais dont la police sait qu'elle n'est plus fondée puisque le type est sous surveillance, et qu'à la seconde où il sort, il est fait comme une musaraigne
)
Du coup, le principal reproche qui est adressé, a posteriori, c'est que Gueant n'aurait jamais du intervenir, diriger les opérations et donner des ordres... Lequel a préféré l'opération coup de force immédiat pour montrer l'efficacité de la police, pour servir Sarkozy sur le thème de l'efficacité contre l'insécurité. (Dont on a pu constater, une fois de plus, le brillant résultat)
