Topic: L'ère Jean-Luc Hees - Philippe Val commence à Radio France...
C'est officiel : Jean Luc Hees dirigera Radio France (il voulait remplacer 4/5 des émissions selon JP Cluzel).
Philippe Val est de son côté "pressenti" pour diriger France Inter. Si ça aboutit, ça va secouer.
Il faudra observer le jeu de chaises musicales qui va surement avoir lieu, au détriment des mal pensant.
Quelques articles sur l'info :
Jean-Luc Hees à la tête de Radio France, Philippe Val pressenti à France Inter
Il y a 1 jour
PARIS (AFP) — Nicolas Sarkozy a étrenné ses nouveaux pouvoirs en matière d'audiovisuel public, en proposant le journaliste Jean-Luc Hees pour diriger Radio France et succéder à Jean-Paul Cluzel, a annoncé ce dernier, dont le mandat expire le mois prochain.
"Le président de la République a bien voulu m?informer qu?il s?apprêtait à proposer à l?accord du CSA, et à l?avis des commissions compétentes des deux Assemblées, Jean-Luc Hees pour me succéder à la présidence de Radio France à compter du 12 mai", écrit M. Cluzel, 62 ans, dans une lettre au personnel du groupe, reproduite jeudi par Le Monde.
L'Elysée n'a fait aucune commentaire.
La nouvelle loi sur l'audiovisuel, promulguée début mars, prévoit un nouveau mode de nomination pour les présidents des groupes audiovisuels publics. C'est désormais au pouvoir exécutif de proposer un nom au Conseil supérieur de l'audiovisuel, qui doit donner un avis conforme, puis aux commissions parlementaires compétentes qui doivent réunir une majorité des 3/5 pour refuser cette candidature.
Le CSA, qui était auparavant directement responsable de ces nominations, a indiqué qu'il auditionnerait M. Hees le 7 avril.
Jean-Luc Hees, 57 ans, sans étiquette politique de l'avis de ses anciens collaborateurs, a été une des voix de France Inter pendant 30 ans et a dirigé cette station à partir de 1997 avant d'en être débarqué en 2004 à l'arrivée de M. Cluzel.
Selon le site internet du Nouvel Observateur, le directeur de la publication de Charlie Hebdo Philippe Val serait pressenti par l'Elysée pour prendre la tête de France Inter après la nomination de M. Hees.
Interrogé par l'AFP, M. Val s'est dit "stupéfait" par cette information, jugeant "complètement prématuré de parler de ça".
Haut fonctionnaire qui a dirigé aussi bien Radio France International que l'Opéra de Paris, Jean-Paul Cluzel était candidat à sa succession, et pouvait faire valoir des taux d'audience en hausse récente sur la radio phare du groupe, France Inter, et notamment sur la très stratégique tranche matinale. "Je me suis battu jusqu'à la dernière minute", a-t-il confié jeudi à l'AFP.
Le patron de Radio France, qui ne fait pas mystère de son homosexualité, avait reconnu le mois dernier "une erreur d'appréciation" pour avoir posé torse nu et déguisé en catcheur pour un calendrier au profit de l'association de lutte contre le sida Act Up.
Selon Le Canard Enchaîné, Nicolas Sarkozy aurait vivement critiqué Jean-Paul Cluzel, le 27 février en petit comité, notamment à propos de ces photos et des chroniques acerbes de l'humoriste Stéphane Guillon.
Selon le site de Télérama, M. Cluzel a appris mercredi le choix présidentiel lors d'un appel téléphonique de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, alors même qu'il accordait une interview à l'hebdomadaire culturel.
M. Cluzel avait aussitôt revendiqué laisser à son successeur "une maison en très bonne santé". Mais il estime aussi dans cette interview "avoir sans doute eu le tort de ne pas rencontrer suffisamment le président de la République".
"On voit bien l'esprit parfaitement compréhensible dans lequel souhaite travailler le président de la République. C'est d'avoir une totale confiance entre les responsables d'entreprises publiques et lui-même car il souhaite avoir à la SNCF ou à Radio France des personnes avec lesquelles il puisse établir une relation plus directe", a déclaré M. Cluzel jeudi à l'AFP.
Sarkozy, l’indépendance de la radio et Philippe Val
Avant, vous savez avant quand tout était obscur, caché dans les officines, avec par derrière la main du pouvoir, ce n’était pas bien c’était hypocrite. Le CSA n’était en réalité qu’une émanation occulte de l’exécutif. Maintenant tout est flamboyant, dans une maison de cristal. Le guide nomme, marche sur le la tête du CSA et ce serait mieux parce qu’au su de tous. Ce qui était condamnable et masqué devient louable parce que visible. C’est évidemment confondre arrogance, le sentiment d’Ubris de l’impunité avec la transparence.
On le savait depuis l’affaire Guillon et celle des tatouages, Cluzel était out. On savait aussi que la transparence était une mascarade. Mais c’est bien d’avoir une confirmation.
Le Nouvelobs nous révèle une étrange affaire. Etrange ? Non, une affaire prévisible et prévue. L’Elysée annonce que Jean-Luc Hees sera le futur gand patron de la maison de la radio qui passe de radio publique à radio d’Etat, c’est ce que l’on appelle la transmutation de la matière ( l’œuvre au noir dirait Yourcenar) et ce grâce à notre béat chef d’Etat (c’est grâce à lui la liste dévoilée des paradis fiscaux - d’où il faudrait éviter de parler de Suisse quand notre président était avocat et qu’il conseillait par exemple un tennisman connu pour aller mettre ses éconocroques dans une banque suisse qui s’empressait d’aller les placer dans les îles Caïman - et les 5 000 milliards de dollars bien, qu’il fût contre la relance et un nouveau plan il est vrai qu’il avait dit qu’il ferait un gros caprice - du reste le américains l’ont surnommés l’emmerdeur, et des lois pour régler les bonus des banquiers bien qu’en France on fasse un décret fantôme et qu’on ne veuille surtout pas de loi comme l’a si bien dit Alain Minc le conseilleur jamais payeur mais toujours bien payé). Le vrai patron de Radio France loge à la Lanterne et c’est si vrai que cet étrange article nous le confirme.
Alors que logiquement le préposé au poste de patron de la voix de la France doit se faire auditionner comme l’on dit à la StarAc par le CSA, on nous dit qu’il est déjà le futur chef. Non pas déjà : Jean-Luc Hees ne sera en place officiellement qu’après le 11 mai, lorsque le mandat de Jean-Paul Cluzel sera arrivé à son terme. Il devra d’ici-là avoir obtenu le feu vert du CSA. Oui seulement quand Cluzel ne le sera plus. C’est déjà ça.
Comme vous le voyez pour l’Elysée c’est monsieur Hees le nouveau porte parole de Massimo. Il n’y a pas à discuter c’est comme ça et c’est dans la loi. On verra si le CSA retoque notre chef des armées et régulateur du capitalisme mondial. Mais ce qui est fascinant c’est que pour tout le monde cette étape du CSA n’est qu’un chiffon de papier qui se dissout sous la volonté du Kaiser Sarkoko. C’est comme si c’était normal que ce monsieur soit déjà considéré comme le chef de la voix de son maître sans passer par la case CSA ou que de passer par cette case cela n’a rien de formel. Juste un petit pas de deux et l’affaire est réglée. Et on nous parlait de garde-fous ! C’est beau les slogans.
Mais ce n’est pas tout. On n’est jamais au bout des surprises avec notre Calife Lumineux. Vous savez il est décomplexé comme l’on dit. Et bien voilà qu’à peine nommé, le pantin du château - pas Sarkozy lui c’est le calife, non son jouet le monsieur Hees - se voit imposer le directeur d’Antenne. Et devinez qui ce sera : Philippe Val, celui qui est ami de Carla, celui qui défend la cause du prince Jean. Notre Eminence est toute « gaite » (merci Coluche). Elle fait d’une pierre deux coups :
- et vlan pour la gauche un fusil à deux coups : on prend un gauchiste et on lui ferme le clapet. Et ce dernier servira de caution à l’ouverture et sera obligé de servir son nouveau maître. Je connais un dessinateur qui va être content.
- et remerciement pour bons et loyaux services. Et en plus si c’est un ami de Carla...
Mais ce n’est pas encore fait. D’un Valls à l’autre (mais cette fois-ci nous ne sommes pas le premier avril).
Voilà où va la France Comme si de rien n’était...
vendredi 03 avril 2009
Jean-Luc Hees, un cow-boy nommé à la tête de Radio FranceJean-Luc Hees tient sa revanche. Cinq ans après avoir été remercié par Jean-Paul Cluzel, alors qu'il dirigeait France Inter, le journaliste doit lui succéder à la tête de Radio France, le 12 mai. Dans une lettre, l'actuel PDG a lui-même informé jeudi ses salariés que le président de la République « s'apprêtait à proposer Jean-Luc Hees à l'accord du CSA et à l'avis des commissions compétentes des deux Assemblées ».
À 57 ans, l'actuel présentateur de la matinale de Radio Classique connaît bien la Maison Radio France. Après un passage par l'ORTF, il y a consacré trente années de sa carrière. Correspondant remarqué de France Inter à Washington de 1981 à 1990 ¯ ce qui lui a valu son surnom de « cow-boy » ¯ le grand gaillard d'Évreux (Haute-Normandie) y est revenu présenter le journal de 13 h et le magazine culturel Synergie, avant de prendre les rênes de la rédaction, puis de la station (1997-2004).
Affichant comme seule opinion politique marquée une profonde passion pour les États-Unis, Jean-Luc Hees aura fort à faire pour dompter les quelque 4 000 salariés du groupe, en pleine renégociation de leur convention collective. Si la plupart des syndicats reconnaissent ses talents de journaliste et saluent sa connaissance de la boutique, beaucoup s'interrogent : a-t-il l'âme d'un gestionnaire ? Saura-t-il se battre pour conserver une liberté de ton et de traitement des sujets qui a beaucoup irrité l'Élysée ces derniers mois, sachant qu'il sera révocable à tout instant, sur simple injonction présidentielle ?
Florence LE MÉHAUTÉ.
"Le secret douloureux des Dieux et des Rois, c'est que les hommes sont libres" (Jupiter à Egisthe in Les Mouches de Sartre)
