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1

"Accusée de racisme par une élève..."

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Il est pas mal, ce Blanquer, j'aime bien.

http://tempsreel.nouvelobs.com/educatio … anger.html

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Bon, l’Éducation nationale semble remise de nouveau sur les rails. Bonne nouvelle.

Le Figaro a écrit:

Education: Blanquer veut "autoriser à nouveau le redoublement"

Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer souhaite "autoriser à nouveau le redoublement" dès l'année scolaire 2017-2018, jugeant "absurde" son interdiction dans un entretien au Parisien.
Blanquer veut marquer ainsi un infléchissement par rapport à la politique de la socialiste Najat Vallaud-Belkacem qui l'a précédé et qui avait pris en novembre 2014 un décret affirmant "le caractère exceptionnel du redoublement". "Le redoublement doit rester possible quand c'est dans l'intérêt de l'élève, et dans des cas qui doivent rester rares", affirme aujourd'hui Jean-Michel Blanquer.

Pour le ministre, "la première des réponses réside dans l'accompagnement tout au long de l'année et dans les stages de soutien que nous créons" pendant les vacances d'été pour les élèves qui entrent en sixième. "Autoriser à nouveau le redoublement, ce n'est pas un virage absolu mais c'est une inflexion importante", martèle-t-il, annonçant que ce changement a "vocation à s'appliquer dès l'année scolaire 2017-2018".

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Mettre ça en place, (certaines choses concernant le latin et le grec et les classes bilangues sont déjà en place dans les collèges parisiens) pour la rentrée, soit dans 1 mois, me semble irréalisable.

Comment compte t-ils faire pratiquement ? les enseignants / le personnel des écoles partent en congé, bien mérité, en mi- juillet jusqu'à fin aout. Il ne faut pas oublier que les enseignants préparent en amont cours + moults autre chose pendant une partie de leur vacances. Pourquoi leur ajouter du boulot supplémentaire sur le boulot qu'ils ont déjà ? hein ?  big_smile

Donc d'un point de vue timing, pour la rentrée, je n'approuve pas !

Et bien entendu, cela aurait pour conséquence d'ajouter de la "bordélisation" à la société française.

5

Bonne nouvelle.

Marianne a écrit:

Education : le gouvernement enterre en douceur la réforme du collège

Un projet d'arrêté présenté la semaine prochaine fait la part belle à l'autonomie des collèges, qui pourront supprimer les enseignements pratiques interdisciplinaires et renforcer les cours de langues vivantes et anciennes.

A trois mois de la rentrée scolaire 2017, le gouvernement va au pas de course pour rendre ses premières réformes en matière éducative visibles dès septembre prochain. Comme annoncé par le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, l’exécutif compte notamment revenir sur la réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem, qui avait longuement fait polémique en 2015. Un projet d’arrêté sera présenté jeudi 8 juin au Conseil supérieur de l’éducation, en vue d’une entrée en vigueur dès septembre. Son mot d’ordre : plus d’autonomie pour les établissements, qui ne seront plus contraints d’appliquer certains dispositifs que la réforme avait introduits.
L'interdisciplinarité ne sera plus obligatoire

Ainsi, un collège ne sera plus obligé de proposer aux élèves les fameux enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI), qui mêlent plusieurs matières au sein d’un même cours, et l’accompagnement personnalisé. Ces dispositifs étaient obligatoires depuis la rentrée 2016, sur une plage de trois heures hebdomadaires en classe de 6e, quatre heures en 5e, 4e et 3e. Ils seront désormais à la libre appréciation des établissements. De même, les thèmes des EPI ne seront plus imposés par le ministère.

Conformément à une promesse d’Emmanuel Macron, le gouvernement compte aussi renforcer les options latin et grec, dont la réforme du collège avait réduit le volume horaire. Un établissement pourra désormais en proposer à hauteur d’une heure par semaine maximum en 5e et trois heures en 4e et 3e. Autre promesse de campagne : le retour des classes bilangues, fortement limitées par la réforme de 2015. Un collège pourra proposer, en option, d’apprendre une deuxième langue vivante dès la 6e sur deux heures hebdomadaires. Il aura même la possibilité de dispenser une partie des cours d’une matière dans une langue étrangère. Le projet d’arrêté ne remet en revanche pas en cause l’introduction par Najat Vallaud-Belkacem de l’apprentissage de deux langues vivantes pour tous dès la classe de 5e.
"Un détricotage politiquement habile"

Quel accueil chez les représentants des enseignants ? Le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le secondaire, qui avait combattu la réforme du collège, se félicite de l’assouplissement annoncé des enseignements interdisciplinaires. « Les équipes vont pouvoir à nouveau être à l’initiative en matière de thèmes et de cadre horaire des EPI », explique au Monde sa secrétaire générale adjointe, Valérie Sipahimalani. « Mais le prix à payer, c’est l’autonomie, c’est-à-dire davantage de décisions à arbitrer dans chaque collège, s’inquiète-t-elle toutefois. Le risque est grand de mettre les collèges en concurrence et, au final, d’avoir un enseignement à plusieurs vitesses. »

« Ce projet induit un détricotage politiquement habile de la réforme », dénonce de son côté Claire Krepper, secrétaire nationale du SE-Unsa, syndicat pro-réforme, toujours dans Le Monde. « On laisse au terrain la responsabilité de déconstruire la réforme, avant même de lui laisser le temps de la digérer », regrette-t-elle, en pointant « des choix qui semblent relever plus de l’idéologie que du pragmatisme ».

Ce n’est pourtant qu’un début. Depuis sa nomination rue de Grenelle, Jean-Michel Blanquer affiche sa volonté de mettre en place plusieurs autres mesures d’ici à la rentrée. Parmi ces chantiers : la possibilité de revenir à la semaine de quatre jours dans les écoles, un dispositif pour que les devoirs soient faits dans les établissements, ou encore la réduction à 12 élèves des classes de CP et CE1 dans les réseaux d’éduction prioritaire, qui doit s’appliquer à environ 2.000 classes dès septembre.

https://www.marianne.net/societe/educat … 1496395384

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On n'apprendra rien de neuf mais c'est toujours bon à lire.

L'Obs a écrit:

"On ment aux élèves sur leur niveau réel"

Augustin d'Humières, professeur de latin-grec dans une banlieue d'Ile-de-France, dénonce le mensonge de l'égalité scolaire...et son livre se dévore.

Augustin d’Humières est un militant de l’égalité républicaine. Ce quadragénaire au regard d’encre se bat quotidiennement pour elle. Depuis 1995, il enseigne le grec et le latin au lycée Jean Vilar à Meaux (Seine-et-Marne), dans un quartier difficile. A force d’exigence, il emporte l’adhésion de ses élèves, qui à leur tour vont dans les collèges environnants plaider la cause des langues anciennes.

Il avait raconté cette aventure dans son livre précédent ("Homère et Shakespeare en banlieue", Editions Grasset, Paris 2009). Dans ce nouvel opus à la fois grinçant et plein d’humour ("Un petit fonctionnaire", Editions Grasset, Paris, 2017), il décrit l’indigence culturelle de la plupart des lycéens, à qui l’école fait pourtant croire qu’ils sont armés pour réussir leurs études supérieures et trouver un emploi.

Dans ce naufrage, il pointe l’irresponsabilité des syndicats et de celle de la hiérarchie de l’éducation nationale, et tout le déni institutionnel qui enveloppe l’effondrement des résultats scolaires. Pour lui, il existe un lien entre cet échec et l’éclosion du djihadisme. Cette synthèse au scalpel, vivante et drôle, devrait être méditée par tous les candidats à l’élection présidentielle.

Vous jugez sévèrement le niveau des beaucoup d’élèves qui sortent du lycée…
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Les élèves apprennent ce que nous leur disons d’apprendre, et beaucoup suivent assez docilement les consignes que nous leur donnons. Aujourd’hui une majorité d’élèves, un bac en poche, est-elle capable de rédiger deux pages dans un français correct ? A-t-elle une maîtrise convenable, ne serait-ce que d’une seule langue vivante ? A-t-elle une culture historique et scientifique minimale ? Beaucoup d’enquêtes sérieuses démontrent que ce n’est pas le cas. Et ce n’est pas être "décliniste" que de le dire, cela ne signifie pas nécessairement que l’on pense que "c’était mieux avant". C’est juste un constat.

Il est souvent question des "150.000 décrocheurs", de ceux qui quittent l’école sans formation ni diplôme, mais qu’en est-il de ceux qui s’accrochent, de ceux qui y croient, de ceux qui obtiennent le bac ? Je suis examinateur au bac français depuis une vingtaine d’années et donc assez bien placé pour voir ce que les élèves retiennent de dix années d’étude de la langue française, de ses auteurs, de ses textes. Pour une bonne partie d’entre eux, la réponse est : rien.

Et ce ne sont pas les élèves les principaux responsables. Beaucoup apprennent très consciencieusement leurs fameuses "fiches", qu’ils "recrachent" le jour de l’examen pour les oublier aussitôt. Chacun peut en faire l’expérience : demandez à un jeune bachelier de vous citer un texte, un vers, un mot qui l’a particulièrement ému durant sa scolarité. Il y a une différence énorme entre ceux qui bénéficient d’un environnement familial favorable, qui leur permet de trier, de compléter, d’approfondir  ce qu’ils voient à l’école, et ceux qui, à côté, n’ont rien.   

Vous parlez d’un taylorisme scolaire : les lycées de l’élite, et les autres, avec une répartition bien définie des tâches à la sortie…

Ce taylorisme scolaire, je l’ai expérimenté d’assez près en passant d’une scolarité au lycée Henri IV à mon métier de professeur dans un lycée de grande banlieue. Au lycée Henri IV, en terminale littéraire, les élèves ne se demandaient pas s’ils allaient aller en hypokhâgne, mais quelle hypokhâgne il fallait choisir ! Quand je suis arrivé au lycée Jean Vilar de Meaux où j’ai été nommé en 1995, j’avais deux élèves sur toute une classe de terminale littéraire ,qui connaissaient l’existence des hypokhâgnes.

Il y a aujourd’hui des lycées pour cadres dirigeants et des lycées pour salariés. On comprend mieux la panique des parents devant le choix d’un établissement pour leur enfant. Cette répartition des rôles est tacitement intégrée par les élèves. Quand un de mes élèves veut faire des études de commerce, il me dit timidement qu’il va essayer un BTS, à quelques kilomètres de là, un autre aura parfaitement en tête le classement des prépas commerciales. Il y a ceux auxquels la famille montre la marche à suivre, ceux qui n’ont aucune difficulté à décoder le système, et les autres, ceux qui choisissent leur orientation tout seuls, au milieu des schémas et des arborescences d’un CIO, le centre d’information et d’orientation.

Et malheur à ceux qui veulent aller au-delà de l’objectif professionnel qui leur est assigné. Ceux-là, ceux qui se risquent à vouloir devenir médecins ou avocats par exemple, alors qu’ils ne sont pas dans un lycée prévu pour, vont payer un lourd tribut. Comme on leur a menti sur leur niveau réel, ce n’est pas au lycée mais sur les bancs de l’université, quand il est trop tard pour colmater les brèches, qu’ils découvriront l’étendue de tout ce qu’ils n’ont pas appris.

Pour ceux-là, ou plutôt pour celles-là car ce sont souvent des filles qui ont cru de tout leur coeur à la fonction émancipatrice de l’école, ce sera la longue galère des réorientations qui s’achève souvent dans une succession de petits boulots. Ils sont des milliers, ces élèves méritants, dont les familles nous avaient fait une confiance absolue. Nous les avons laissé se casser les dents sur leurs rêves et leurs ambitions. Ne sous-estimons pas l’étendue de cet immense gâchis et la colère qu’il a pu engendrer dans de nombreuses familles.

Des institutions prestigieuses entrebâillent leurs portes, comme Sciences Po. Mais vous critiquez cette discrimination positive où un concours moins difficile est proposé aux élèves issus de lycées populaires…

Je suis très réservé sur le principe-même d’une discrimination positive. Mes élèves méritent beaucoup mieux qu’une porte entrebâillée. Commençons plutôt par être honnête avec eux en leur disant suffisamment tôt le niveau d’exigence à atteindre, et ce qu’il leur reste à apprendre. Proposons des règles du jeu équitables, et vous verrez que beaucoup n’auront nul besoin de porte entrebâillée. Je ne sache pas qu’on ait accueilli Lilian Thuram ou Hatem Ben Arfa dans leur centre de formation en murmurant : "Tu sais, c’est le petit qui nous vient de Bondy, il est très méritant, il faut qu’il s’entraîne à part pour avoir le niveau !" Ce que nous avons été capables de faire dans le domaine du sport, nous serions donc incapables de le faire pour notre système éducatif ?

Comment expliquer les ratés dans la transmission du savoir au lycée ?

Je pense que dans une large mesure notre système éducatif est aujourd’hui pensé et organisé pour ne rien transmettre aux élèves, sinon un savoir volatile, éclaté, absurde. Par ses programmes, par la répartition des horaires de cours, par les consignes données aux enseignants, par la part accordée au projet et à l’expérimentation hasardeuse, ce système ne peut pas transmettre grand chose, sauf à tomber sur des professeurs qui prennent quelque distance avec ce qu’on leur demande de faire, ce qui est encore le cas de beaucoup d’entre nous.

Vous établissez un rapport entre l’effondrement de l’enseignement et l’éclosion du djihadisme…

Je ne suis pas le seul à effectuer ce rapprochement. L’idée du livre est partie d’une tribune de plusieurs professeurs d’un lycée d’Aubervilliers qui avaient écrit quelques jours après l’attentat de "Charlie Hebdo" : "Nous sommes les parents de trois assassins". Qu’il y ait un certain nombre d’états qui financent et soutiennent les réseaux terroristes est un fait avéré. "L’Etat islamiste" en fait partie, il n’est pas le seul. Nous avons choisi d’entrer en guerre contre certains de ces "états". Avec des résultats contrastés, si l’on en juge par le chaos sanglant dans lequel se débattent aujourd’hui les pays dans lesquels nous avons jugé bon d’intervenir militairement.

Compte-tenu de l’ampleur du phénomène, je crois que nous serions beaucoup plus inspirés de nous demander pourquoi autant de jeunes français, élevés sur les bancs de l’Ecole républicaine, sont aussi réceptifs à des discours aussi violents, aussi rudimentaires, aussi désespérés. Qu’est-ce que l’Ecole leur a transmis pour se défendre face aux réseaux terroristes dont ils sont la proie ? Une langue ? Une égalité des chances ? Des textes ? Des mots ?  Nous les avons laissés complètement démunis, qui plus est dans des familles qui n’avaient pas toujours les moyens de faire cesser la dérive de leur enfant. Nous avons déserté le terrain, et d’autres l’ont occupé.

Nous répétons en boucle, de façon incantatoire, que nous sommes un pays laïc. Mais qu’y a-t-il dans cette laïcité qui interdit, dont on répète à l’envi les mots d’ordre stériles, qui relègue dans la sphère privée tout ce qui est de l’ordre de la croyance philosophique, religieuse ou spirituelle ? Autour de quel contenu allons-nous construire un idéal commun si tout ce qui est essentiel se trouve relégué dans la sphère privée ? Qu’est-ce que les nouveaux arrivants vont trouver dans cette laïcité ? Une coquille vide, bien loin de l’idéal qui animait ceux qui, il n’y a pas si longtemps, combattaient pour faire de notre pays, une république laïque.

Direz-vous que les professeurs cautionnent cet état de fait ?

Aller incriminer le professeur qui bataille tout seul dans sa salle de classes, en ayant qui plus est la charge d’appliquer la nouvelle réforme du moment, ne me semble pas la meilleure chose à faire. Je serais moins indulgent à l’égard des syndicats enseignants. Ils constituent un maillon indispensable de la chaîne, pour gérer les mutations, informer sur les carrières et les avancements, défendre les personnels… Mais on ne peut pas avoir une place centrale dans l’action collective, dans la gestion des ressources humaines, et s’exonérer de toute responsabilité dans le bilan.  Or les organisations syndicales ne se remettent jamais en question. Avec une certaine mauvaise foi, elles critiquent l’action du ministère, alors que tout le monde sait que les ministres font très attention à ne pas les mécontenter. Les professeurs assistent à ce jeu de dupes sans pouvoir faire grand-chose.

Que proposez-vous ?

Une école beaucoup plus présente dans la vie de l’élève, surtout dans des lieux où il n’y a pas d’autres services publics ni d’offre culturelle à des kilomètres à la ronde. Une école ouverte du lundi 8 h au samedi 19h. Pas seulement avec des professeurs, bien sûr. Très souvent, le temps passé en dehors de l’école est un temps perdu, dédié aux écrans, à la déconcentration. C’est le temps où se creusent les inégalités. Il faut que l’école devienne une citadelle où l’élève puisse faire son travail, puisse trouver des adultes pour l’y aider, se voir proposer une offre culturelle beaucoup plus importante. C’est ce que nous faisons à Meaux pour les élèves du primaire, avec une centaine d’enfants auprès desquels travaillent tous les soirs des instituteurs à la retraite et des étudiants qui se destinent à devenir professeurs des écoles. 

Il faut une articulation plus claire entre ce qui relève du projet ou de l’expérimentation, et le cours où se fait la transmission du savoir ; déterminer les priorités : dédier plus de temps au français, à l’histoire, aux sciences. Sans doute n’est-il pas nécessaire d’apprendre trois langues vivantes, qui plus est dès le collège… En parler une correctement serait déjà bien.

Je crois aussi nécessaire d’accorder une place beaucoup plus importante à la culture et aux artistes dans l’école. Toute subvention publique dans le domaine culturel devrait être assortie d’une contrepartie à l’école, parce que l’urgence est là. Ce n’est pas tant d’un gros chèque que l’Ecole a besoin, mais de compétences et de talents. Le chantier est immense.

http://tempsreel.nouvelobs.com/educatio … -reel.html

7

Dis, Donald, tu ne veux pas plutôt bombarder le ministère de "l’Éducation nationale" français ? Ce serait sympa.

Le Point a écrit:

Coignard - Le ministère de l'Éducation nationale perd la tête
Les lycéens qui passent le bac sont invités par le ministère non pas à réviser avec sérieux, mais à participer à un concours de "selfies". Navrant !

Ceux qui avaient cru que l'on avait touché le fond avec la visite de Najat Vallaud-Belkacem dans un collège déguisée en sorcière pour jouer comme dans Harry Potter avaient tort. Le ministère de l'Éducation nationale vient de frapper encore plus fort. Du 5 au 12 avril 2017, il lance sur les réseaux sociaux une invitation tellement sidérante que l'on pourrait se demander si son compte Twitter n'a pas été piraté : « Fais une pause dans tes révisions. participe au #DéfiSnapBac et tente de gagner un super cadeau. Envoie-nous un selfie quand tu révises. Sois créatif. »

Le visuel qui accompagne cette glorieuse initiative fait preuve d'un tel mauvais goût que l'on espère qu'aucun argent public n'a été dépensé pour le réaliser.

Mais surtout, quel message éducatif entend envoyer la Rue de Grenelle en faisant preuve d'une telle complaisance avec ce qu'elle imagine être l'air du temps ? Que réviser son bac est si fastidieux qu'il est bien naturel de se distraire de cette tâche aussi souvent que possible sur Internet avec la bénédiction de l'institution ?
Le « super-cadeau »

Il s'agit en effet de poster sur Snapchat des photos sur lesquelles « les participants sont invités à mettre en scène leur état d'esprit pendant les révisions du baccalauréat », comme le précisent les modalités officielles de la compétition. « Chaque photographie reçue sur le compte Snapchat « ÉducationFrance » sera soumise à une capture d'écran, précise l'article 4 du règlement. À l'issue du jeu-concours, les photos les plus originales et les plus créatives seront sélectionnées par un jury composé de l'équipe de la Délégation à la communication du ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ». Est-ce faire preuve d'un esprit chagrin que se demander si l'équipe de communication du ministère n'a pas mieux à faire que de sélectionner des selfies ?

Pour encourager les bonnes volontés, il y a de surcroît un « super-cadeau » à gagner. Il ne s'agit pas du bac dans une pochette-surprise mais d'une carte-cadeau de 350 euros à dépenser dans une enseigne culturelle. Une fois encore, on se prend à espérer, sans trop y croire, que les comptes du site officiel de l'Éducation nationale sur les réseaux sociaux ont fait l'objet d'un odieux piratage.

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/s … or=CS3-190

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Brighelli et même Praud détruisent ce crétin de Bloche et l'autre excitée de Simonnet :

http://www.causeur.fr/education-najat-b … 43388.html

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Parce qu'en images, c'est toujours plus parlant.

https://scontent.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/17342809_1279814315419677_9151044085135574096_n.jpg?oh=c7da7e004b1099028a60980f43fd4186&oe=5966E2DB

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Défense et illustration de la décadence française.

L'Express a écrit:

Réforme de l'orthographe: le prédicat fait débat
   
Les nouveaux programmes liés à la réforme de l'orthographe sont entrés en vigueur à la rentrée dernière. Ces derniers jours, une nouvelle notion, "le prédicat", suscite moult réactions de parents d'élèves et professeurs sur les réseaux sociaux.

Place au "prédicat". Depuis l'application en septembre dernier de la réforme de l'orthographe, cette notion grammaticale est introduite dans les nouveaux programmes de grammaire. Mais, retardant notamment l'apprentissage des COD, COI et autres compléments circonstanciels, elle suscite un vif débat sur les réseaux sociaux. 

Au titre du prédicat, il sera désormais presque possible pour les élèves d'écrire par exemple "le plafond s'émiettent", rapporte Le Parisien. "On m'a expliqué en formation continue, en me citant cet exemple, qu'il existe un degré d'acceptabilité des erreurs des élèves, s'ils peuvent justifier la logique de leur démarche", témoigne ainsi une professeur de lettres auprès du quotidien.

Le prédicat, c'est quoi?

C'est la fonction du groupe verbal dans une phrase. Autrement dit, le prédicat est constitué des mots n'appartenant ni au groupe sujet ni au groupe complément de phrase. Ainsi, dans la phrase : "Sur le sable, les mouettes picorent les miettes laissées par les touristes", le prédicat est "picorent les miettes laissées par les touristes". Formé du verbe et des compléments de ce verbe, il délivre une information sur le sujet de la phrase.

Cette notion n'est pas une pure invention des linguistes pour la réforme, elle est déjà enseignée au Canada et au Québec, par exemple. Enseignée à partir du CM1 d'après les nouveaux programmes de grammaire, cette notion a pour objectif de faciliter la compréhension des phrases auprès des élèves, en leur apprenant à les décortiquer en différents groupes et à comprendre leur structure. 

Avant de pouvoir ensuite découvrir, une fois les élèves plus à l'aise avec les bases de grammaire, les compléments d'objet direct (COD) ou indirect (COI) ou encore les compléments circonstanciels. 

"Les notions anciennes de groupe verbal ou de complément d'objet ne font pas l'unanimité chez les linguistes. Le terme de complément est très vague, il existe des compléments de tout... La notion de prédicat est plus claire, et elle est enseignée depuis très longtemps en sciences du langage", argumente auprès du Parisien Michel Lussault, président du conseil supérieur des programmes et professeur à l'Ecole normale supérieure de Lyon. 

Le prédicat, un "nivellement par le bas"?

Mais l'introduction de la nouvelle notion est loin de faire l'unanimité, tant du côté des professeurs de français que des parents d'élèves. Ainsi, sur Twitter une professeur de français en collège juge "inutile" la nouvelle notion. 

Pour Jean-Paul Brighelli, agrégé de lettres et fervent défenseur de la vieille école, "au lieu d'analyser l'ensemble des compléments du verbe, on synthétise tous ces éléments en un seul", explique-t-il au Parisien. On simplifie l'étude de la langue sous prétexte d'aider les enfants les plus démunis, ceux qui ont moins."

Sur son compte Twitter, même le maire de Cannes, David Lisnard (LR), s'est fendu d'un commentaire, fustigeant un "nivellement par le bas". 

Toutefois, tous les retours ne sont pas négatifs. Pour la professeure de français à l'origine du blog Charivari à l'école, "ce ne sera pas très compliqué d'apprendre à des CM à découper des phrases simples en sujet / prédicat / complément(s) de phrase. Cela devrait venir assez vite. Il y a peu de pièges", écrit-elle. Et de conclure: "Finalement, j'aime bien cette histoire de prédicat, moi."

http://www.lexpress.fr/education/reform … 66680.html

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Rien de nouveau sous le soleil, l’Éducation nationale est toujours aussi pitoyable. Mais bon, pour se faire un peu de mal...
Publié de surcroît dans Télérama, un journal pas franchement rance, nauséabond et qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.

Télérama a écrit:

En 2017, la grammaire est simplifiée, voire négociable

Peu avant les vacances de fin d’année, j’ai participé à une formation sur l’étude de la langue, c’est-à-dire, pour parler vulgairement, sur la grammaire.

Car, soi-disant, la réforme apporte des modifications importantes dans la terminologie à enseigner aux élèves. Nos inspecteurs nous avaient d’ailleurs envoyé au mois d’octobre un document complet et détaillé sur le sujet, pour nous aider à comprendre les nouveaux programmes de grammaire. Effort louable qui n’a pas été fait dans toutes les académies, loin de là.

Bref, ce document devait nous aider à comprendre les changements en grammaire, et donc à les appliquer en classe. Je vais entrer un peu dans les détails, pas trop non plus. Je me doute que vos cours de grammaire sont pour certains fort loin, alors que les excès des fêtes sont eux fort récents… Je ne devrais de plus pas m’inquiéter, puisqu’il est annoncé d’emblée que le but de tout cela est la simplification ! Encore un choc de simplification, c’est merveilleux !

Sauf que j’ai appris – nous avons appris – à nous méfier des chocs de simplification gouvernementaux, et qu’une fois encore nous avons hélas raison.
Accords & désaccords

Un nouvel intitulé est apparu, issu du travail des linguistes, appelé le prédicat. C’est, dans une phrase, ce qui se définit par, je cite, « ce qu’on dit du sujet ». Bon. Par exemple, dans la phrase « Lucie a passé de bonnes vacances de Noël », le sujet, c’est Lucie, et le prédicat c’est ce qui est dit sur Lucie. Et que dit-on sur Lucie ? Qu’elle a passé de bonnes vacances de Noël. Le prédicat dans cette phrase, c’est donc « a passé de bonnes vacances de Noël ».

Simple. Efficace, parfait. Arrêtons de nous encombrer avec des notions complexes, des compléments d’objets directs, indirects, seconds, des compléments circonstanciels, et tout ce charabia qui perturbait nos chères têtes blondes et n’avait aucune utilité !

Sauf que non. Désolés, mais nous avons encore un peu besoin de tout cela. Ne serait-ce, par exemple, que pour les accords, vous savez, les accords du participe passé notamment. La règle insupportable que vous avez apprise il y a fort longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine : « Avec l’auxilaire avoir, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le complément d’objet direct lorsque celui-ci est placé avant l’auxilaire ». C’est-à-dire : « Les vacances que Lucie a passÉES ont été très bonnes ».

Alors oui, mais si on ne distingue plus les différents compléments, comment va-t-on apprendre aux élèves à accorder des participes passés ? Réponse de l’inspection : alors si, lorsqu’on aborde ces questions d’accords, il faut enseigner aux élèves les différents compléments.

Donc, si j’ai bien saisi, il faut enseigner uniquement sujet et prédicat… sauf qu’il faut aussi parfois enseigner les compléments parce que cela reste nécessaire. Ah. Donc nous rajoutons bien une notion, le prédicat, mais sans enlever les autres. Encore une fois, moi, la simplification, je ne la perçois pas… Mes collègues non plus, vus les regards incrédules que nous échangions.

Au cours du stage, un collègue a demandé comment analyser une phrase avec plusieurs verbes et plusieurs sujets. Par exemple : « Lucie a passé de bonnes vacances, le Père Noël a été généreux, les fêtes furent très réussies. » Réponse de l’inspecteur : on ne considère que le premier sujet. Le sujet de la phrase, c’est Lucie. Et le Père Noël ? Et les fêtes ? Ce sont bien des sujets eux aussi ! Ils sont sur le même plan que le sujet « Lucie » ! Eh bien non, d’après l’inspecteur. Consternation muette dans les rangs.

Ah si, il y a un autre changement ! Jusque-là dans une phrase il y avait les compléments essentiels et les compléments circonstanciels. Les compléments essentiels sont ceux qu’on ne peut ni bouger, ni enlever sans rendre la phrase incomplète et incorrecte. Dans mon exemple, si on enlève « de bonnes vacances de Noël », il ne reste que « Lucie a passé », ce qui est manifestement incomplet au niveau du sens. Nous avons immédiatement envie de demander « mais Lucie a passé quoi ?! ». Donc c’est essentiel.
Compléments circonstanciels et essentiels, c’est fini

Un complément circonstanciel n’est pas indispensable, il ne fait que préciser les circonstances : « Lucie a reçu des cadeaux pendant les fêtes de Noël », nous pouvons enlever la précision sur les fêtes, la phrase « Lucie a reçu des cadeaux » reste correcte.

Eh bien, compléments essentiels et circonstanciels, c’est fini. Maintenant, c’est compléments de verbe et compléments de phrase. Pourquoi ? Je n’ai pas compris. Quelle différence ? Je n’ai pas compris. Réponses évasives des inspecteurs, que je n’ai pas comprises non plus, décidément, même avant de commencer à boire du champagne, je ne comprenais plus grand-chose.

De plus, ces soi-disant changements imposés par les programmes, et relayés par l’inspection… ne sont appliqués nulle part ! Je peux témoigner qu’ils ne sont pas enseignés au primaire, où mes enfants continuent cette année d’apprendre compléments circonstanciels et autres compléments d’objet directs. Et l’école de mes enfants n’est nullement un repaire peuplé d’irréductibles enseignants réfractaires à toute réforme.

Car même dans nos nouveaux manuels de collège, ceux édités exprès cette année, rien n’a changé ! Les notions de prédicat ou de complément de verbe sont à peine mentionnées, et tous les compléments d’objet, directs, indirects, essentiels, circonstanciels… sont bien là et constituent la base de l’enseignement de la langue. Si si ! Dans tous les manuels que j’ai reçus ! Même ceux réalisés sous la houlette d’inspecteurs ! Alors nous, que devons-nous enseigner à nos élèves ?

Réponse : Kev Adams.

Non, je ne plaisante pas. Mon taux d’alcoolémie est depuis longtemps redescendu à un niveau tout ce qu’il y a de plus raisonnable. Au stage, on nous a fait travailler sur un extrait d’interview de Kev Adams, idole des jeunes dont les textes peuvent être considérés comme humoristiques, mais sûrement pas littéraires.
Molière vs Hanouna

Nous étions affligés. Bien sûr que nous faisons travailler nos élèves sur les différents niveaux de langue, pour les habituer à les repérer, à les utiliser, à passer de l’un à l’autre… Mais est-ce vraiment notre rôle de leur donner à lire du Kev Adams ? Ne pouvons-nous pas faire ce même exercice avec un extrait de Zazie dans le métro ?

Il semble que non, nous ne devons plus essayer d’ouvrir nos élèves à la littérature, de leur présenter des œuvres qu’ils n’iront pas lire d’eux-mêmes. Non, à nous de nous abaisser au niveau des divertissements télévisés. J’ai hâte que nous arrêtions d’étudier le théâtre de ce casse-pieds de Molière, et qu’enfin nous puissions nous gausser en classe devant les facéties de Cyril Hanouna !

Là je sens que certains sont atterrés, et ont hâte d’en finir. Eh bien non ! Il me reste à vous raconter un point encore de ce stage, et pas le moindre. Car devant nos yeux ébahis, le problème de la difficulté des accords français a été résolu en une maxime à graver en lettres d’or au-dessus de tous les tableaux de France et de Navarre : « en fait, en langue, tout est négociable ».

Si. Je vous jure. Si l’élève a fait une faute, mais qu’il est capable de justifier son choix, même de façon totalement erronée, alors nous devons considérer qu’il a raison.

Par exemple, s’il écrit « Les cadeaux que Lucie a reçue lui ont plue », nous sommes en droit (ô généreuse inspection) de lui demander des comptes sur ses accords défaillants des participes passés. Mais si l’élève répond « Ben on parle de Lucie, or Lucie est une fille, donc j’ai mis des E », eh bien cet élève, qui a fait preuve d’une capacité à justifier ses erreurs… a finalement raison !
Inspecteur dépités, professeurs atterrés

Je suis incapable d’en raconter davantage, me replonger pour vous dans le souvenir de ces heures de stage me donne uniquement envie d’abandonner mon clavier et d’aller chercher s’il ne reste pas une bouteille de champagne à vider.

Je préciserai quand même que les inspecteurs eux-mêmes semblaient dépités, et ne nous ont donné l’impression que de répéter un discours formaté avec lequel eux-mêmes n’étaient pas du tout en accord. Mais, en fonctionnaires, ils ont fonctionné.

Car manifestement ces « directives orthographiques » viennent de haut, de très haut. Elles sont mêmes appliquées pour montrer l’exemple sur le compte Twitter officiel du Palais de l’Elysée, pas plus tard que le 31 décembre 2016. Je vous laisse donc avec la lecture des messages retranscrivant le discours de vœux du président de la République française. Votre mission, si vous l’acceptez, est de trouver ce qui, il y a encore peu de temps, constituait des « fautes d’orthographe ». A vous ensuite d’inventer la justification adéquate qui permet dorénavant de passer outre et d’écrire n’importe quoi.

Sur ce, quitte à commencer cette année 2017 en étant plus élitiste que jamais : « Novum annum faustum, felicem fortunatumque ex animo vobis opto. »

http://www.telerama.fr/monde/en-2017-la … wXgggXH.01

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Vous n'avez donc toujours pas compris qu'il fallait lire le texte des Pinçons-Charlot avant de se prononcer et qu'une réflexion digne de ce nom exige un peu plus de profondeur et d'analyse à tiroirs ?

Pas dans les habitudes de l'extrême droite de faire dans la dentelle intellectuelle, d'accord, mais quand même... On peut aller plus loin qu'une réaction pavlovienne à une page qui n'a manifestement pas été analysée dans son complétude, mais juste à la surface... J'aurais même tendance à dire que l'analyse de la réaction des réseaux sociaux sur cette page mériterait de faire "cas d'école" justement pour aller encore plus loin dans les niveaux d'analyse... Comment par exemple les avatars déviants de la "droite fusionnelle" (droite dure + droite tradi + extrême droite) "agités du web" dans ton genre FDL, se sont déchaînés avec de vraies arrières-pensées politiques et ont construit une indignation artificielle en lisant mal un texte sur la déviance.

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Barney a écrit:

Quelle thèse exactement ? Celle selon laquelle les rallyes sont des événements entre jeunes de bonnes familles, qui présentent des codes sociaux qui leurs sont propres et qui effectuent une discrimination sociale voire ethnique importante ?

Non, celle qui consiste à dire que l’existence même du rallye est une forme de déviance, comme je l'ai déjà expliqué plus haut.

D'autant plus que la réponse attendue aux questions posées dans le manuel doivent justement mettre ce point en évidence : la déviance est relative au milieu normatif au sein de laquelle elle se produit.

Déviance au sein d'un milieu donné, qui est lui-même une déviance. Il s'agit d'une double déviance, comme je l'ai expliqué plus haut (bis).

Ah ok, il n'y a pas de problème alors. Excuse moi de m'être trompé sur les rallyes, tu y es allé, c'est donc forcément un milieu très ouvert socialement et associé totalement à tort avec la bourgeoisie.

Je n'ai jamais dit que les rallyes n'étaient pas associés à la bourgeoisie. J'ai parlé de la haute bourgeoisie. Or, il y a des rallyes de différente nature, certains plus modestes (celui auquel j'ai assisté par exemple. Et j'aurais pu y aller de nombreuses autres fois si j'avais été intéressé), d'autres plus élitistes.

Parti pris qui considère que les participants aux rallyes sont en général issus de la bourgeoisie, ce qui est d'ailleurs tout à fait accepté par cette dernière, puisque c'est la raison de leur existence.

Le parti pris, ce n'est pas de dire que les rallyes sont bourgeois. Ce n'est pas un parti pris, c'est un fait. Le parti pris consiste à dire que, du fait de leur nature intrinsèquement bourgeoise (donc mauvaise), les rallyes révèlent un comportement déviant, qui doit être corrigé (tu t'y livres toi-même dans ta toute dernière remarque, on y reviendra).

La différence est toujours vécue péniblement

Non, c'est absolument faux. La différence est au contraire source de diversité et d’enrichissement. Elle n'a été érigée en totem de la victimisation que par une certaine sociologie gauchisante (pléonasme) dans un but idéologique, qui est d'ailleurs toujours le même : la défense des minorités soi-disant opprimées parce qu'elles sont minoritaires, victimes de la majorité blanche chrétienne hétérosexuelle cisgenre spéciste bourgeoise friquée raciste et j'en passe.   

il n'y a qu'à voir le changement de tonalité de tes posts depuis l'élection de François Hollande pour s'en rendre compte. L'intégration à SciencesPo peut d'ailleurs être prise en exemple à ce titre, l'adaptation à des codes sociaux qui excluent - qu'on le veuille ou non, et ce n'est pas forcément négatif - est toujours difficile.

Oui, alors la rhétorique de l'exclusion permanente, on la connaît aussi. Elle dérive en droite ligne des revendications soixante-huitardes anarchisantes sur le refus des règles traditionnelles. Quand on s'enrôle dans l'armée, on porte un uniforme. Quand on travaille (dans certains milieux professionnels du moins), on met un costume-cravate. Quand on sort dans la rue, on est habillé. Quand on assiste à une pièce de théâtre, on se tait et on écoute. Etc. etc. Dans les rallyes, on porte un nœud papillon et on danse le rock. Si on n'adhère pas, on n'y va pas, à moins d'être maso. Moi, je n'ai pas persisté car danser le rock me gonflait, c'est tout. D'ailleurs, je n'ai pas été "opprimé" pendant la soirée parce que j'étais différent en dansant comme un manche.   

L'incongruité et la malfaisance des rallyes n'est pas à démontrer.

Ah ? Si si, j'insiste, démontre-le moi stp.

Qu'on l'utilise comme exemple et que cela mette en lumière l'absurdité d'un bal de débutantes ne me choque pas.

En quoi est-ce absurde ? En quoi est-ce plus absurde qu'une soirée à thème en boîte de nuit par exemple ? Ou que des soirées "sur invitation seulement" ? Ou même des soirées payantes, tout simplement ?

Le contrôle social existe toujours sous certaines formes, c'est une constante de toutes les sociétés. Sauf à penser que l'existence de la société doit cesser, on ne peut pas considérer que le contrôle social est mauvais par nature. C'est son contenu qui est discuté.

Oui, le contrôle social existe et heureusement. Sauf que dans le cas des rallyes, il est par nature mauvais car il crée de l'entre-soi (relire la question).

L'existence des rallyes peut et doit être discutée à l'aune de l'utilité de l'entre-soi à notre époque.

On peut analyser le phénomène sans chercher à remettre en question son existence sous prétexte que cela ne correspond pas à un certain prisme idéologique.

Mais surtout pas touche aux rallyes.

Surtout, pas touche à la liberté de chacun de faire ce qu'il veut. Si la bourgeoisie souhaite faire une soirée à thème avec des codes vestimentaires et comportementaux, libre à elle. Les Pinçon-Charlot appellent ça un milieu social "douteux" (donc, pour le dire autrement : dégénéré). Ce qui est douteux, donc ce qui n'entre pas dans une certaine norme (tiens tiens, les Pinçon-Charlot décréteraient-ils eux-mêmes les normes et décideraient-ils qui est déviant et qui ne l'est pas ? Pour la cohérence, on repassera) doit être corrigé puis purifié. On peut critiquer les rallyes sans problème. Mais les attaquer en remettant en cause leur légitimité, leur existence, c'est attentatoire à la liberté.

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FDL a écrit:

Ce n'est pas "pour me faire plaisir". Les Pinçon-Charlot sont rongés par l'idéologie du gauchisme culturel. Prendre un de leurs textes comme objet d'analyse sans aucune distanciation, sans le remettre en question, équivaut à adopter comme un fait ce qui n'est qu'une thèse.

Quelle thèse exactement ? Celle selon laquelle les rallyes sont des événements entre jeunes de bonnes familles, qui présentent des codes sociaux qui leurs sont propres et qui effectuent une discrimination sociale voire ethnique importante ?

Mettez-vous dans la peau d'un lycéen de 1ère et non dans celle d'un étudiant en sociologie (quoique leurs capacités d'analyse sont déjà bien biaisées dès le départ...). Il voit, dans un dossier portant sur les déviances, un texte sur les rallyes (c'est écrit dans le titre, je ne l'invente pas : "les rallyes dans la haute bourgeoisie", et non "les comportements déviants au sein des rallyes" ;

Je veux bien que le niveau des lycéens baisse et que les titres soient mauvais, mais de là à prétendre qu'à la lecture de cette page on puisse se dire rallye = suicide = déviance, elle est là la folie. D'autant plus que la réponse attendue aux questions posées dans le manuel doivent justement mettre ce point en évidence : la déviance est relative au milieu normatif au sein de laquelle elle se produit.

d'ailleurs, c’est complètement crétin d'assimiler les rallyes forcément à la haute bourgeoisie. Je répète : j'y ai été invité une fois avec d'autres camarades de lycée et nous ne faisions pas partie de la haute bourgeoisie)

Ah ok, il n'y a pas de problème alors. Excuse moi de m'être trompé sur les rallyes, tu y es allé, c'est donc forcément un milieu très ouvert socialement et associé totalement à tort avec la bourgeoisie.

l'amalgame entre les deux comportements déviants (assister à un rallye et se suicider) sera très vite commis.

Padamalgam FDL, et un peu de cohérence.

Le parti pris idéologique du manuel est explicite dans les questions et dans la phrase soulignée.
La première question porte sur le milieu social : dans quel milieu social les rallyes se pratiquent-ils ? Le sous-entendu consiste très clairement à pointer du doigt une partie (très minoritaire) de la population pour la désigner à la vindicte populaire en vilipendant son comportement d'un autre âge (et je reprends mon expression sur la classe sociale dégénérée). Inutile de préciser que les enfants de la haute bourgeoisie ne suivront pas le cours de SES dans ce manuel, donc les auteurs ne courent aucun risque à monter les petits lycéens défavorisés des quartiers populaires contre ces décadents pourris par l'argent et qui vivent dans un autre monde.

Parti pris qui considère que les participants aux rallyes sont en général issus de la bourgeoisie, ce qui est d'ailleurs tout à fait accepté par cette dernière, puisque c'est la raison de leur existence.

La 2ème question concerne la phrase soulignée, qui ne sera à aucun moment analysée, rediscutée, critiquée. Cette phrase soulignée est un fait, qui doit être admis par tous : "de tels écarts à la norme [donc la norme du rallye], d'ailleurs vécus péniblement [ceux qui n'acceptent pas les règles du rallye sont des victimes, des opprimés], sont des révélateurs sans pitié [jugement moral] d'une éducation impropre [rebelote] et d'un milieu social douteux [et de trois + déviance par rapport à la norme sociale communément admise, celle des "gens normaux".

La différence est toujours vécue péniblement, il n'y a qu'à voir le changement de tonalité de tes posts depuis l'élection de François Hollande pour s'en rendre compte. L'intégration à SciencesPo peut d'ailleurs être prise en exemple à ce titre, l'adaptation à des codes sociaux qui excluent - qu'on le veuille ou non, et ce n'est pas forcément négatif - est toujours difficile.

Mon double niveau de déviance se trouve donc ici et vous avez tort tous les deux de ne pas voir que ce manuel pointent les rallyes du doigt en soulignant, c'est le cas de le dire, leur incongruité et, pire, leur malfaisance].

L'incongruité et la malfaisance des rallyes n'est pas à démontrer. Qu'on l'utilise comme exemple et que cela mette en lumière l'absurdité d'un bal de débutantes ne me choque pas.

3ème question : pourquoi le contrôle social [on imagine Big Brother] crée-t-il ici [le "ici" est très important. Cela signifie que le contrôle social est, ailleurs, acceptable, admis, mais ICI, il oppresse, il réduit voire annihile les libertés de chacun] de l’entre-soi [si l'on n'avait toujours pas compris : le rallye est accusé d'évoluer en marge de la société des gens normaux, c'est donc une déviance].

Le contrôle social existe toujours sous certaines formes, c'est une constante de toutes les sociétés. Sauf à penser que l'existence de la société doit cesser, on ne peut pas considérer que le contrôle social est mauvais par nature. C'est son contenu qui est discuté.

Pour conclure, sous prétexte de montrer une attitude déviante au sein des rallyes, la critique du manuel, en reprenant à son compte la thèse des Pinçon-Charlot, est en fait beaucoup plus insidieuse et vise directement la légitimité, donc l'existence, des rallyes de manière presque subliminale.

L'existence des rallyes peut et doit être discutée à l'aune de l'utilité de l'entre-soi à notre époque. Pas parce qu'ils constituent une "déviance". Il ne me semble pas que ce soit le propos de l'ouvrage, même si je conçois qu'il puisse te blesser. Je doute qu'il en aurait été de même si le cadre de la déviance avait été la communauté musulmane - et ca aurait été un très bon exemple pour cet ouvrage, indiscutablement. Mais surtout pas touche aux rallyes.

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Ce n'est pas "pour me faire plaisir". Les Pinçon-Charlot sont rongés par l'idéologie du gauchisme culturel. Prendre un de leurs textes comme objet d'analyse sans aucune distanciation, sans le remettre en question, équivaut à adopter comme un fait ce qui n'est qu'une thèse.
Mettez-vous dans la peau d'un lycéen de 1ère et non dans celle d'un étudiant en sociologie (quoique leurs capacités d'analyse sont déjà bien biaisées dès le départ...). Il voit, dans un dossier portant sur les déviances, un texte sur les rallyes (c'est écrit dans le titre, je ne l'invente pas : "les rallyes dans la haute bourgeoisie", et non "les comportements déviants au sein des rallyes" ; d'ailleurs, c’est complètement crétin d'assimiler les rallyes forcément à la haute bourgeoisie. Je répète : j'y ai été invité une fois avec d'autres camarades de lycée et nous ne faisions pas partie de la haute bourgeoisie) et un texte sur les suicides ; l'amalgame entre les deux comportements déviants (assister à un rallye et se suicider) sera très vite commis.

Le parti pris idéologique du manuel est explicite dans les questions et dans la phrase soulignée.
La première question porte sur le milieu social : dans quel milieu social les rallyes se pratiquent-ils ? Le sous-entendu consiste très clairement à pointer du doigt une partie (très minoritaire) de la population pour la désigner à la vindicte populaire en vilipendant son comportement d'un autre âge (et je reprends mon expression sur la classe sociale dégénérée). Inutile de préciser que les enfants de la haute bourgeoisie ne suivront pas le cours de SES dans ce manuel, donc les auteurs ne courent aucun risque à monter les petits lycéens défavorisés des quartiers populaires contre ces décadents pourris par l'argent et qui vivent dans un autre monde.
La 2ème question concerne la phrase soulignée, qui ne sera à aucun moment analysée, rediscutée, critiquée. Cette phrase soulignée est un fait, qui doit être admis par tous : "de tels écarts à la norme [donc la norme du rallye], d'ailleurs vécus péniblement [ceux qui n'acceptent pas les règles du rallye sont des victimes, des opprimés], sont des révélateurs sans pitié [jugement moral] d'une éducation impropre [rebelote] et d'un milieu social douteux [et de trois + déviance par rapport à la norme sociale communément admise, celle des "gens normaux". Mon double niveau de déviance se trouve donc ici et vous avez tort tous les deux de ne pas voir que ce manuel pointent les rallyes du doigt en soulignant, c'est le cas de le dire, leur incongruité et, pire, leur malfaisance].
3ème question : pourquoi le contrôle social [on imagine Big Brother] crée-t-il ici [le "ici" est très important. Cela signifie que le contrôle social est, ailleurs, acceptable, admis, mais ICI, il oppresse, il réduit voire annihile les libertés de chacun] de l’entre-soi [si l'on n'avait toujours pas compris : le rallye est accusé d'évoluer en marge de la société des gens normaux, c'est donc une déviance].
Pour conclure, sous prétexte de montrer une attitude déviante au sein des rallyes, la critique du manuel, en reprenant à son compte la thèse des Pinçon-Charlot, est en fait beaucoup plus insidieuse et vise directement la légitimité, donc l'existence, des rallyes de manière presque subliminale.

CQFD.



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