Notice: Undefined variable: q_message in /home/www/c23ee494339f4673173c93ff37a3a87a/web/forum-scpo/post.php(258) : eval()'d code on line 26
Écrire une nouvelle réponse - Quelle réforme du système et des régimes de retraite ? - Le Forum principal des étudiants de Sciences Po et IEP - Forum-scpo.com

Aller au contenu du Forum

Forum-scpo.com

Le Forum des étudiants de Sciences Po et des IEP


Écrire une nouvelle réponse

Nom d'utilisateur:  Mot de passe:  Identification  |  Inscription

Écrire une nouvelle réponse

Écrire et envoyer votre nouvelle réponse.

Vous pouvez utiliser: BBCode Images Émoticônes

Tous les champs identifiés par (Requis) doivent être complété avant que le formulaire soit envoyé.

Information requise pour les invités



Captcha image. Turn pictures on to see it.
Information requise
Préférences optionelles

Examiner les discussions (La plus récente en premier

1

Ça fait peur... Autant supprimer officiellement la retraite.

Le Point a écrit:

En Allemagne, la retraite à 76 ans ?

C'est ce que préconise un très sérieux économiste allemand afin de ne pas mettre en péril les caisses de retraite du pays ! En cause, la faible natalité.

S'ils ne veulent pas travailler plus longtemps, les Allemands devront accueillir quelque 14 millions d'immigrés pour pallier le vieillissement de la population.

Difficile de plus mal commencer une semaine de travail... Déjà déprimés par le fait de devoir aller travailler par un beau lundi ensoleillé, les salariés allemands ont découvert en lisant leur journal qu'ils allaient devoir probablement travailler jusqu'à... 76 ans pour maintenir à flot leur système de retraite. Dans un éditorial publié par Manager Magazin, Henrik Müller, un professeur de l'université technique de Dortmund, douche froidement les espoirs des employés qui rêvent de passer de longues années à s'abreuver de litres de bière dans les Biergarten aux frais de l'État. Pour pallier le baby-boom de l'après-guerre et le très faible taux de natalité du pays, les travailleurs vont devoir trimer de plus en plus longtemps. L'âge légal de la retraite, qui atteint déjà 67 ans, va reculer encore et encore.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Un Allemand qui quittait le travail à 65 ans en 1970 avait l'espoir de vivre en moyenne 13 années supplémentaires avant de pousser son dernier soupir. Mais en 2030, l'espérance de vie atteindra, elle, 88 ans. Vivre une décennie de plus a de lourdes conséquences pour un pays tout entier. 2,3 millions de retraités de plus de 75 ans sont déjà considérés comme dépendants par les caisses de santé en République fédérale et leur nombre devrait atteindre 3,4 millions dès 2030.

Huit naissances pour mille habitants...

Pour ne rien arranger, les Allemands rechignent toujours à faire des enfants. Depuis les années 1970, le taux de fécondité national ne dépasse pas 1,4, alors que le nombre d'enfants par femme en âge de procréer doit atteindre au moins 2,1 pour assurer le renouvellement des générations. Avec 8 naissances pour 1 000 habitants, l'Allemagne affiche le plus faible taux au monde...

En 2012, le pays a enregistré 869 582 décès pour seulement 673 544 naissances, selon l'institut allemand de statistiques (Destatis). La République fédérale abrite en conséquence la population la plus vieille d'Europe. À peine 13,5 % de ses habitants sont âgés de moins de 15 ans, alors que 20,4 % des 81,8 millions d'Allemands ont plus de 65 ans. Des études ont montré que la population active devait encore chuter de cinq millions de personnes en dix ans et de dix millions en deux décennies.

Travailler plus ou accueillir quatorze millions d'immigrés

L'immigration actuelle ne parviendra pas à compenser ce déclin démographique. Car si les étrangers sont nombreux à venir tenter leurs chances, rares sont ceux qui s'installent dans le pays de manière définitive. L'an dernier, 1,22 million de personnes ont immigré outre-Rhin (+ 13 % en un an), mais dans le même temps, 789 000 sont retournées dans leur nation d'origine. Ce solde positif est en outre gonflé par la crise actuelle qui force de nombreux Espagnols, Portugais et Grecs à partir travailler en dehors de leurs frontières afin de subvenir aux besoins de leurs familles.

Pour tenter de parer la chute de la population active, Henrik Müller estime que l'Allemagne devrait accepter sur son territoire d'ici à 2050 14... millions d'étrangers en âge de travailler. On imagine les conséquences politiques d'une telle décision. À méditer...

2

Une fois n'est pas coutume, je suis totalement d'accord avec toi. Après être passé totalement à côté d'une possible réforme fiscale, le gouvernement torpille toute possibilité de réforme constructive des retraites.

3

Décevant que cette "réforme esthétique" du système des retraites.

On alourdit les dépenses par la prise en compte de la pénibilité et les revalorisations des retraites des femmes et des agriculteurs, le tout payé par un alourdissement du coût du travail (après avoir voté le CICE pour restaurer la compétitivité des entreprises, allez comprendre) et en accroissant les cotisations des actifs (après la suppression du QF, on en vient à se dire que la jeunesse, ce gouvernement n'en a rien à foutre et que l'équité transgénérationnelle est le cadet de ses soucis).

Aucune remise à plat des régimes spéciaux (j'espérais beaucoup d'un gouvernement de gauche qui n'a de plus que le mot égalité à la bouche), rien sur le paiement par les retraités d'une partie de leurs pensions (via la CSG).

Rien sur les problèmes structurels du système des retraites, problèmes qui ne vont pas s'arranger. Encore une fois, on voit des mesures qui coûtent et pas les réductions promises depuis plus d'un an.

4

Hahaha ! Ils sont géniaux. Pourvu que notre cher gouvernement qu'on aime tant ne tombe pas sur cette étude, il serait bien capable de la reprendre à son compte pour justifier l'allongement de la durée des cotisations (à moins que ce ne soit lui qui l'ait financée).
D'ailleurs, selon une étude de FDL, pas de retraite du tout diminuerait de 90 à 100% les risques d'Alzheimer.

Le Figaro a écrit:

La retraite tardive protégerait contre la maladie d'Alzheimer

En repoussant l'âge de la retraite de 60 à 65 ans, le risque de maladie d'Alzheimer diminue de 15%.

Et si l'adage selon lequel «moins on en fait et mieux on se porte» était -en partie- erroné? Une enquête française présentée lundi lors de la Conférence internationale de l'Association Alzheimer à Boston (États-Unis) pourrait remettre en cause notre perception souvent négative du travail.

L'analyse menée par l'Inserm, à l'initiative du Centre international sur la longévité (CIL), révèle que chaque année de travail en plus, après 60 ans, réduit de 3% le risque de souffrir un jour de la maladie d'Alzheimer. Alors que toutes les sociétés occidentales se voient contraintes de retarder l'âge de la retraite du fait d'une augmentation importante et linéaire de l'espérance de vie jamais vue dans l'histoire de l'humanité, cette étude apporte une sorte de lot de consolation aux salariés d'aujourd'hui qui travailleront plus longtemps que leurs parents. «C'est un travail très important qui doit inciter aussi les salariés à réfléchir sur le moment où ils prendront leur retraite», insiste le Pr François Forette, président du CIL-France.

L'enquête porte sur 429.000 personnes cotisant au RSI, une caisse qui gère à la fois les assurances-maladie et vieillesse des indépendants. Ce qui a permis aux chercheurs d'avoir accès à des données concernant à la fois l'âge au moment du départ à la retraite, mais aussi l'état de santé et en particulier l'existence ou non d'une maladie d'Alzheimer. L'analyse a porté sur l'année 2010, pour un groupe de personnes retraitées depuis douze ans en moyenne.
Recherches supplémentaires nécessaires

Il s'agissait de comparer le risque de souffrir d'une démence en fonction de l'âge au moment de la retraite. «Cela nous a permis d'observer que chaque fois qu'une personne travaille un an de plus, elle réduit le risque d'Alzheimer de 3%, ajoute le Pr Forette. Quand on repousse l'âge de départ de 60 à 65 ans, on réduit de 15% le risque de souffrir d'une maladie d'Alzheimer. C'est très important. Et si l'on va au-delà de 65 ans, la baisse du risque continue.» Ce travail qui devrait être publié en détail dans une revue scientifique ouvre de nouvelles perspectives dans la lutte contre cette maladie.

«Nos données montrent avec de fortes preuves une baisse du risque de démence avec un âge tardif de retraite, note l'auteur de l'étude, Carole Dufouil (Inserm), dans la ligne de use it or lose it.» Comment le travail peut-il exercer un effet protecteur? Pour Dean Hartley, directeur des initiatives scientifiques pour l'Association Alzheimer, des recherches supplémentaires sont nécessaires, à la fois pour vérifier cet effet, et aussi pour en comprendre tous les déterminants.

«Cette étude prolonge une croyance bien établie parmi les professionnels de santé selon laquelle l'activité physique et intellectuelle aide à réduire la détérioration mentale chez les personnes âgées, ajoute-t-il. Il faut que nous identifions maintenant aussi ce qui change dans le cerveau, au moment de la retraite.»

5

Vu le premières réactions déprimantes de certains syndicats à propos de la réforme des retraites, la réforme ne va pas être facile.

J'espère que ce gvt ne va pas perdre ses gonades en cours de route.

6

Mon dieu, que j'espère que ce gouvernement va avoir le courage de réformer la (les) retraite(s) des fonctionnaires, les régimes spéciaux et tout le toutim...

7

C'est reparti pour un tour :

Réforme des retraites : quelles pistes envisagées par l'Elysée ?
par Anna Benjamin
le 13 mai 2013 à 11h04 , mis à jour le 13 mai 2013 à 11h19.
Jean-Marc Ayrault reçoit les partenaires sociaux lundi à Matignon. Au programme de cette deuxième conférence sociale : la réforme des retraites où plusieurs pistes sont envisagées.

C'est une journée marathon qui s'annonce pour Jean-Marc Ayrault. Le Premier ministre reçoit les syndicats et les organisations patronales. Ces rencontres bilatérales doivent permettre d'organiser une deuxième grande conférence sociale. Au programme : la réforme des retraites, un des chantiers prioritaires de la seconde année du quinquennat de François Hollande. "Des décisions seront donc prises pour assurer immédiatement les régimes de financement des retraites, et sur le moyen terme, les préserver", a-t-il expliqué lors du séminaire gouvernemental le 6 mai dernier.

Quel calendrier ?

Selon les informations d'Europe 1, l'Elysée souhaite accélérer le calendrier et ne pas attendre l'automne pour boucler le dossier. La piste privilégiée est la finalisation du projet fin juillet. Objectif : une loi dès le mois de septembre. Début juin, la commission d'experts pilotée par Yannick Moreau remettra ses préconisations, indique de son côté Les Echos. A partir du 20 juin, une période de concertation d'un mois devrait débuter avec les syndicats et le patronat.

Pourquoi accélérer le calendrier ? Bruxelles a octroyé deux années supplémentaires à la France pour atteindre les 3% de déficit, exigeant cependant des réformes d'envergure de la part de l'Elysée. Seconde raison : les élections allemandes, qui ont lieu en septembre. L'Elysée souhaite se présenter en position de force face au bon élève de l'Europe.

Quelles sont les pistes envisagées ?

Si le gouvernement n'a encore rien détaillé, plusieurs pistes sont évoquées. La réforme de 2010 a instauré un report de l'âge légal de 60 à 62 ans et de 65 à 67 ans pour l'âge de départ à taux plein. Pour le gouvernement, pas question de toucher à l'âge légal de départ en retraite. En mars, Jean-Marc Ayrault a rejeté cette solution.

Selon Europe 1, c'est la durée de cotisations qui pourrait être allongée, passant de 41 annuités aujourd'hui à 44 annuités et demie. François Hollande est favorable à ce principe, prenant en compte l'augmentation de l'espérance de vie. "Un effort sera nécessaire, auquel devront participer tous les Français", a affirmé début mai au Figaro la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine. Deux options sont sur la table. Selon Europe 1, l'Elysée pourrait opter soit pour une augmentation de la CSG - de 6,6% à 7,5% - soit pour la désindexation. Les pensions  ne seraient dans ce cas-là plus réévaluées chaque année en fonction de l'inflation.

Le déficit des régimes de retraite devrait atteindre 21,3 milliards d'euros en 2017, selon les projections du Conseil d'orientation des retraites (COR). Une des autres pistes étudiées est donc une hausse des cotisations, solution la plus simple pour résorber les déficits des régimes de traites, mais aussi la plus décriée.

Dernière solution du gouvernement : l'abandon de certains avantages comme la majoration de 10% des pensions accordée aux pères et mères d'au moins trois enfants, précise Europe 1.

Pourvu qu'ils n'augmentent pas la CSG... Si le Gouvernement fait ça, il est mort, non seulement parce que le matraquage fiscal a été un peu trop fort (et à participé à mon avis de la dégradation des conditions psychologiques de la croissance - merci Cahuzac), mais aussi parce que le Président a dit, et son Premier Ministre l'a répété : pas de nouvelles hausses d'impôts en 2014... Changer de braquet constituerait un très mauvais signal...

Il est temps à mon avis d'agir sur les pensions (en protégeant les retraites de moins de 1000€/mois), un peu d'ailleurs comme le gvt fait sur les allocations familiales, en diminuant les retraites les plus élevées. D'autres mesures, citées dans l'article, paraîtraient également "normales" : désindexation progressive (ou modification de l'indexation, comme en Suède, où les pensions sont indexées sur le taux de croissance). 

L'allongement de la durée de cotisation est également un levier, mais il doit s'accompagner d'un volet emploi, car on peut faire cotiser aussi longtemps qu'on veut, s'il n'y a pas d'emplois, il n'y a pas de cotisations.

N'empêche, ce Gouvernement montre clairement ne pas relâcher la pression sur les réformes structurelles et les négociations sociales. Et ça, on pourra dire tout ce que l'on veut, mais c'est clairement du courage politique, pour un Gouvernement de gauche.

8

Greg a écrit:

Pour moi, cette mesure est tout simplement le rétablissement d'une équité pure et simple.

Sauf pour notre génération qui n'aura probablement pas de retraite, qui verra ses impôts considérablement augmenter pour assumer le coût de la retraite des baby boomers et peut être bientôt en plus le quatrième volet de la protection sociale, la dépendance, qui va probablement coûter des dizaines de milliards et qui ne connaîtra jamais les carrières longilignes des baby-boomers.

http://rh.sia-conseil.com/wp-content/uploads/2010/08/20101.08.26_graph_Evolution-ratio-actifs_article_BlogRH1.jpg

Alors cette réforme, elle fait plaisir à ceux qui en bénéficieront, mais elle coûtera environ 10 mrds sur 5 ans, alors même que si l'on veut atteindre les 3% de déficit public en 2013, ce sont environ 20 mrds d'€ qu'il faut trouver d'ici-là!

Donc équité intra-générationelle, mais inéquité transgénérationnelle...

9

Je te lis avec assiduité, et j'en conclus que le véritable porte-parole du PS, c'est toi ! smile

Alors ma question est : mais que fais-tu sur ce forum ? smile

Tu mérites un poste au gouvernement ! smile

10

Bouh a écrit:

C'était ma question : que se passe-t-il pour les gens ayant commencé à cotiser à 16 ans ? Il y a déjà un mécanisme prévu ?

Ou bien eux ils cotisent plus longtemps jusqu'à 60 ans et pis c'est tout ?

Parce qu'après tout, pas de raison de s'arrêter en si bon chemin.

Le dispositif carrières longues se limitait jusqu'ici à ceux ayant commencé à travailler avant 18 ans. Ceux ayant commencé à travailler à 16 ans peuvent prendre leur retraite entre 56 et 58 ans dès lors qu'ils ont rempli leur conditions d'annuités de cotisations, identiques aux autre c'est à dire 41,5 annuités.

La mesure en question étend le dispositif à ceux ayant commencé à travailler à 18 ans. Jusqu'ici, ces derniers devaient travailler au-delà de 60 ans, même s'ils avaient rempli leurs 41,5 annuités.

Pour moi, cette mesure est tout simplement le rétablissement d'une équité pure et simple.

11

C'était ma question : que se passe-t-il pour les gens ayant commencé à cotiser à 16 ans ? Il y a déjà un mécanisme prévu ?

Ou bien eux ils cotisent plus longtemps jusqu'à 60 ans et pis c'est tout ?

Parce qu'après tout, pas de raison de s'arrêter en si bon chemin.

12

Oui c'est une mesure.

13

Greg a écrit:

NB : cette mesure [...] n'est qu'une extension du dispositif "carrières longues" créée en 2004 par François Fillon alors Ministre des affaires sociales et limité jusqu'ici à ceux ayant commencé à travailler avant 18 ans) :

Donc en fait c'est pas une réforme

14

J'ai une question, adressée à ceux qui condamnent le retour de la retraite à 60 ans pour ceux ayant commencé à travailler à 18 ans et ayant effectué leurs 41,5 annuités

Comment justifiez-vous l'inégalité qui leur était imposée jusqu'ici et qui leur obligeait à avoir plus d'annuités de cotisations que les autres Français, alors même que ce sont ceux qui effectuent le plus souvent les métiers les plus pénibles et qui ont l'espérance de vie après le départ à la retraite le plus faible ?

Cet argument est le plus souvent oublié dans le discours des détracteurs de cette mesure qui ne se contentent que de mettre en avant le coût de cette réforme qui, au final et à mes yeux, ne fait que rétablir une égalité dans le nombre d'annuités de cotisation.

NB : cette mesure concerne 110 000 personnes pour 3 milliards d'euros estimés sur 5 ans, dont 1 milliard d'euros la première année et n'est qu'une extension du dispositif "carrières longues" créée en 2004 par François Fillon alors Ministre des affaires sociales et limité jusqu'ici à ceux ayant commencé à travailler avant 18 ans) :

15

Bienvenue dans un monde kafkaïen :

Libération a écrit:

Le Premier ministre suédois veut la retraite… à 75 ans

Un quart des Suédois auront plus de 65 ans en 2030. Le chef du gouvernement de centre droit, Fredrik Reinfeldt, a fait le calcul : l’équation ne tient pas. Vivre plus longtemps, sans travailler plus, n’aboutit qu’à un seul résultat : la baisse du niveau des pensions. Car, dit-il, «le système des retraites n’est pas un numéro de magie». La solution donc : travailler jusqu’à 75 ans ! La proposition provoque un tollé.

En 1994, le royaume scandinave a été un des premiers pays en Europe à réformer son système des retraites, cité depuis en exemple à l’étranger. Les Suédois qui touchent peu ou pas de revenus ont droit à une «pension garantie» à partir de 65 ans. Les autres types de retraites sont versés dès 61 ans. Mais un salarié percevant un revenu moyen peut augmenter le niveau de sa pension de 135 euros par mois en travaillant une année supplémentaire. Aujourd’hui, l’âge moyen de départ en retraite est de 65 ans. Pour le Premier ministre suédois, ce n’est pas suffisant. Conscient, dit-il, qu’«un trentenaire ne travaille pas de la même façon que quelqu’un de 70 ans», il propose un changement de carrière, autour de 50 ans, avec la possibilité de retourner à l’école, et pourquoi pas, de souscrire un prêt pour suivre des études. C’est une question d’attitude, assure-t-il, exhortant ses concitoyens à «redessiner leur carte mentale».

Anders Ferbe, patron du syndicat de la métallurgie, s’insurge : quel type d’emploi exactement «un mineur de Kiruna [grand nord, ndlr], qui vient de passer vingt-cinq ans sous terre» peut-il espérer décrocher ? Pour Tomas Eneroth du Parti social-démocrate, la proposition du Premier ministre est une «provocation pour tous ceux qui aimeraient travailler plus longtemps mais ne le peuvent pas». Sur Internet, on frôle l’insurrection. En quelques heures, le site du tabloïd Aftonbladet a recueilli 140 000 votes : 90% s’opposent à la retraite à 75 ans. Sur celui du journal Dagens Nyheter, une internaute suggère à Reinfeldt, 46 ans - qui touchera une pension de 7 700 euros par mois pendant quinze ans s’il reste en poste jusqu’à ses 50 ans -, une reconversion dans le ménage. Avec ce conseil : «Qu’il se mette dès aujourd’hui à la musculation, s’il veut que son dos tienne le coup.»



Currently installed 12 official extensions. Copyright © 2003–2009 PunBB.

[ Généré en 0.083 secondes, 7 interrogations faites ]