Notice: Undefined variable: q_message in /home/www/c23ee494339f4673173c93ff37a3a87a/web/forum-scpo/post.php(258) : eval()'d code on line 26
Écrire une nouvelle réponse - Le Thread de l'Absurde - Le Forum principal des étudiants de Sciences Po et IEP - Forum-scpo.com

Aller au contenu du Forum

Forum-scpo.com

Le Forum des étudiants de Sciences Po et des IEP


Écrire une nouvelle réponse

Nom d'utilisateur:  Mot de passe:  Identification  |  Inscription

Écrire une nouvelle réponse

Écrire et envoyer votre nouvelle réponse.

Vous pouvez utiliser: BBCode Images Émoticônes

Tous les champs identifiés par (Requis) doivent être complété avant que le formulaire soit envoyé.

Information requise pour les invités



Captcha image. Turn pictures on to see it.
Information requise
Préférences optionelles

Examiner les discussions (La plus récente en premier

1

bon, écoute, tu es incapable de comprendre un mot de ce qui est écrit où que ce soit, engoncé comme tu l'es dans ton complexe victimaire, et su joues et surjoues au beauf, alors je vais estimer que

il s'agit juste de toi, Barney et Greg, vous trois à qui 95% de mes messages déplaisent, ce qui est un plaisir de fin gourmet.

s'applique, et :shrugguy:

2

Broz a écrit:

Mais c'est pas le propos ! Il ne s'agit pas de dire qu'ils sont français, il s'agit de dire qu'ils ne bénéficient pas des mêmes entrées qu'un Français, qu'ils ne sont pas automatiquement reconnus comme ayant la même valeur qu'un auteur français !

On tourne en rond... Le propos de la petite dame (et ouais), c’est de reprocher la "francité" de la littérature française. Ce n'est même pas de déplorer le fait qu'on considère qu'un écrivain algérien est de moindre valeur qu'un écrivain français parce qu'il est algérien. Je te reposte ça :

La petite dame a écrit:

D’abord parce qu’elle estime que règne en France un régime dominant des écrivains français dû à la supériorité même de la langue française. Selon elle, la langue entretiendrait un rapport étroit avec “la nation”, expression nationale éloignant en cela ces écrivains algériens d’une reconnaissance pleine et entière. “La culture littéraire française a ceci de fascinant qu’elle organise un espace spécifique, l’espace de création, tout en épousant l’imaginaire national.

Il est tout à fait logique de ne pas considérer un écrivain étranger de la même façon qu'un écrivain français puisqu'il est étranger ! Donc s'il est publié en France, ses livres iront sur l'étagère "littérature étrangère", pas "littérature française". S'il obtient le prix Nobel, c'est l'Algérie qui sera récompensée, pas la France. Ou alors on fait comme Gao Xingjian et on demande la nationalité française. Dans ce cas, il n’est plus un écrivain chinois d'expression française mais un écrivain français d’origine chinoise et ses livres iront sur l'étagère "littérature française".
Et encore une fois, elle parle "d'inégalités dans l’espace littéraire". Mais c’est quoi ? Quelles inégalités ? Des exemples ? Son truc ne veut absolument rien dire. Elle émet des généralités vagues dans le seul objectif de "stigmatiser" (huhu) la France, qui est le méchant pays colonial. Comme d'habitude.

Quant aux exemples, ben, il y en a une poignée dans l'article, mais apparemment ils sont "débiles", sans doute parce qu'ils contredisent tes présupposés tels que "non mais le privilège et le racisme ça n'existe pas", et comme il n'est pire aveugle que celui que ne veut pas voir...

Eh bien écoute, montre-les moi, parce que les inégalités littéraires, je ne les vois pas. Je n'ai aucun exemple d'écrivain algérien qui n'a pas été publié en France parce qu'il est algérien, c'est débile. Ça n'existe pas.

Qu'il y ait une discrimination ne veut pas dire qu'ils sont littéralement empêchés de publier.

Alors quoi ? Qu'y a-t-il de pire pour un écrivain que de ne pas être publié ? Ah si, une condamnation à mort... comme en Algérie.

...et Assia Djebar a commencé à publier à Paris dans les années 50, et tu dis toi-même que Boudjedra a commencé à publier en 1969, qui est encore à ma connaissance dans les années 60

Haha. Ne joue pas sur les mots. Djebar a écrit quatre romans entre 57 et 67 et c'était en France (le méchant pays colonial), pas l'Algérie. Elle n'a vraiment connu la notoriété qu'à partir des années 80. Son chef-d’œuvre, c'est "Femmes d'Alger dans leur appartement" (1980), paru aux Éditions des Femmes (maison d'édition française, le méchant pays colonial). Et, je le répète, elle a été élue à l'Académie française, on ne peut quand même pas faire mieux en matière de reconnaissance d'un écrivain.
Boudjedra a fait publier son premier livre en France (méchant pays colonial). Il a même obtenu par la suite plusieurs prix FRANÇAIS.

Le fait que certains d'entre eux aient été contraints de partir d'Algérie, et donc contraints, s'ils voulaient publier, de publier en France, ne veut pas dire pour autant qu'ils ont été accueillis à bras ouverts en France comme des auteurs francophones aussi légitimes à publier en France que des auteurs français.

Hahaha. Ne sois donc pas de mauvaise foi. S'ils sont venus en France, c’est parce qu'ils ont été interdits d'enseigner ou de publier en Algérie, ou alors carrément parce qu'ils ont été condamnés à mort. Mais le méchant dans l'histoire, c'est la France, bien sûr.

3

FDL a écrit:

Mais mais mais... ton interprétation biaisée te fait faire fausse route.
Un écrivain étranger francophone ne sera pas reconnu comme français car il est étranger. Il fait donc rayonner la culture de son pays (même s'il écrit en français) et la francophonie, mais pas la littérature française. Je reprends mon exemple de Simenon : ce dernier a œuvré pour la littérature francophone mais pas française. Il en va de même pour les Algériens.

Mais c'est pas le propos ! Il ne s'agit pas de dire qu'ils sont français, il s'agit de dire qu'ils ne bénéficient pas des mêmes entrées qu'un Français, qu'ils ne sont pas automatiquement reconnus comme ayant la même valeur qu'un auteur français !

Je n'ai pas cité l'extrait que tu mets en exergue car il ne veut strictement rien dire. "L'institution littéraire française" (laquelle exactement ?) "peut" (merci pour la précision du propos...) "s'avérer parfois" (parfois mais pas toujours, juste un peu, et encore, elle "peut". Ça me fait penser au sketch de Coluche sur le journaliste qui "s'autorise à penser dans les milieux autorisés") "violente et peu reconnaissante" (alors je veux bien des exemples parce que jusqu'à présent, on est obligé de la croire sur parole, la petite dame).

Toujours une petite place pour le mépris sexiste en bonus dans tes posts, c'est un vrai plaisir. Not.
L'article résume naturellement de manière sommaire un travail académique, c'est normal, c'est le principe d'une recension. Quant aux exemples, ben, il y en a une poignée dans l'article, mais apparemment ils sont "débiles", sans doute parce qu'ils contredisent tes présupposés tels que "non mais le privilège et le racisme ça n'existe pas", et comme il n'est pire aveugle que celui que ne veut pas voir...

Alors là, je ne vois pas d'où tu sors qu'ils sont empêchés de publier en France. Il suffit d'aller à la Fnac pour le constater...
Assia Djebar a même été élue à l’Académie, donc bon (elle n'y a jamais mis les pieds, au passage). Et je ne crois pas que la France soit violente vis-à-vis de Kamel Daoud et Boualem Sansal. Bien au contraire, c’est plutôt en Algérie qu'ils courent des risques.

Qu'il y ait une discrimination ne veut pas dire qu'ils sont littéralement empêchés de publier.

Sansal a écrit son premier roman en 1999. Kamel Daoud en 2002. Djebar a vécu en Algérie de 62 à 63 où elle enseigne mais elle quitte l’Éducation nationale algérienne parce qu'on lui interdit de dispenser son enseignement en français (http://www.academie-francaise.fr/repons … sia-djebar) ; mais il est vrai que l'institution littéraire française est très très violente. Boudjedra a publié son premier roman en France en 1969, car il avait été condamné à mort en Algérie.
Cette remarque ne peut guère s'appliquer qu'à Yacine. C'est peu.

...et Assia Djebar a commencé à publier à Paris dans les années 50, et tu dis toi-même que Boudjedra a commencé à publier en 1969, qui est encore à ma connaissance dans les années 60

Le fait que certains d'entre eux aient été contraints de partir d'Algérie, et donc contraints, s'ils voulaient publier, de publier en France, ne veut pas dire pour autant qu'ils ont été accueillis à bras ouverts en France comme des auteurs francophones aussi légitimes à publier en France que des auteurs français.

4

Mais mais mais... ton interprétation biaisée te fait faire fausse route.
Un écrivain étranger francophone ne sera pas reconnu comme français car il est étranger. Il fait donc rayonner la culture de son pays (même s'il écrit en français) et la francophonie, mais pas la littérature française. Je reprends mon exemple de Simenon : ce dernier a œuvré pour la littérature francophone mais pas française. Il en va de même pour les Algériens.

Je n'ai pas cité l'extrait que tu mets en exergue car il ne veut strictement rien dire. "L'institution littéraire française" (laquelle exactement ?) "peut" (merci pour la précision du propos...) "s'avérer parfois" (parfois mais pas toujours, juste un peu, et encore, elle "peut". Ça me fait penser au sketch de Coluche sur le journaliste qui "s'autorise à penser dans les milieux autorisés") "violente et peu reconnaissante" (alors je veux bien des exemples parce que jusqu'à présent, on est obligé de la croire sur parole, la petite dame).

expression nationale éloignant en cela ces écrivains algériens d’une reconnaissance pleine et entière [en tant qu'écrivains francophones souhaitant publier en France]

Alors là, je ne vois pas d'où tu sors qu'ils sont empêchés de publier en France. Il suffit d'aller à la Fnac pour le constater...
Assia Djebar a même été élue à l’Académie, donc bon (elle n'y a jamais mis les pieds, au passage). Et je ne crois pas que la France soit violente vis-à-vis de Kamel Daoud et Boualem Sansal. Bien au contraire, c’est plutôt en Algérie qu'ils courent des risques.

[et en conséquence les textes francophones n'épousant pas cet imaginaire national ne sont pas reconnus comme légitimes à la publication en France]

Même remarque.

Parler de l'esprit colonialiste alors qu'ils ont commencé à publier dans les années 60 n'est absolument pas incohérent. En parler encore aujourd'hui non plus, mais bon, avec toi, baby steps.

Sansal a écrit son premier roman en 1999. Kamel Daoud en 2002. Djebar a vécu en Algérie de 62 à 63 où elle enseigne mais elle quitte l’Éducation nationale algérienne parce qu'on lui interdit de dispenser son enseignement en français (http://www.academie-francaise.fr/repons … sia-djebar) ; mais il est vrai que l'institution littéraire française est très très violente. Boudjedra a publié son premier roman en France en 1969, car il avait été condamné à mort en Algérie.
Cette remarque ne peut guère s'appliquer qu'à Yacine. C'est peu.

5

Oui c'est clair, tu manques le point central du papier, ce qui te fait dire qu'il est incohérent. Je vais reformuler la première phrase pour t'aider, peut-être :

“Suffit-il d’écrire dans la langue de Molière pour être reconnu au même titre qu'un écrivain français ?”

On retrouve ce propos ici, dans le paragraphe qui reprend la thèse principale du papier dont il est question, et que tu t'es gardé de citer :

la sociologue Kaoutar Harchi, chercheuse associée au Cerlis (Laboratoire Paris-Descartes CNRS), s’attache à prouver dans son dernier essai que l’institution littéraire parisienne peut s’avérer parfois violente et peu reconnaissante à l’égard des écrivains étrangers francophones

En découle ton incompréhension de tout le reste :

expression nationale éloignant en cela ces écrivains algériens d’une reconnaissance pleine et entière [en tant qu'écrivains francophones souhaitant publier en France]

La culture littéraire française a ceci de fascinant qu’elle organise un espace spécifique, l’espace de création, tout en épousant l’imaginaire national.[et en conséquence les textes francophones n'épousant pas cet imaginaire national ne sont pas reconnus comme légitimes à la publication en France]

Etc.
D'autant que le papier dont il est question a aussi une vocation historique. Parler de l'esprit colonialiste alors qu'ils ont commencé à publier dans les années 60 n'est absolument pas incohérent. En parler encore aujourd'hui non plus, mais bon, avec toi, baby steps.

6

Si si, je l'ai lu. Je vais te citer les passages les plus débiles :

“Suffit-il d’écrire dans la langue de Molière pour être reconnu comme un écrivain français ?”

Incohérence. On est français ou on est étranger. Si l'on est étranger francophone et qu'on écrit en français, on sera considéré comme un écrivain étranger d'expression française, et non un écrivain français. C'est tautologique.

"D’abord parce qu’elle estime que règne en France un régime dominant des écrivains français dû à la supériorité même de la langue française."

Difficile de ne pas être ironique sur ce genre de phrases complètement absurdes. Il me semble tout à fait logique et normal de privilégier, en France (et pas en Biélorussie ou au Kirghizistan), les œuvres écrites en français (et non en algérien ou que sais-je) et qui sont, de ce fait, considérées tout à fait logiquement comme des œuvres de littérature française. S'il s’agit d’œuvres écrites par un Algérien francophone, il s'agira d'une œuvre étrangère d'expression française. A moins qu'on ne considère toujours l'Algérie comme un département français...
La langue française est supérieure aux autres dans le sens où elle seule permet de considérer que telle ou telle œuvre fait partie du patrimoine français. Simenon, bien qu’écrivant en français, n'a pas produit de la littérature française mais belge. Comme Hergé. Comme Beckett pour l'Irlande.

"Selon elle, la langue entretiendrait un rapport étroit avec “la nation”

C'est la moindre des choses. Une nation se constituant aussi et surtout à partir de sa langue. Ce n'est pas suffisant (il y a également l'adhésion à des principes, des valeurs ; l'histoire etc.) mais c'est un des principes essentiels. Sinon, ce serait la tour de Babel.

"expression nationale éloignant en cela ces écrivains algériens d’une reconnaissance pleine et entière."

Là encore, rien de plus normal. Ces écrivains sont algériens (nation libre et indépendante), non français. Sinon, ils auraient demandé la nationalité française.

"La culture littéraire française a ceci de fascinant qu’elle organise un espace spécifique, l’espace de création, tout en épousant l’imaginaire national.”

Ben oui. Et c'est vrai pour n'importe quelle littérature. La culture littéraire française ne va pas puiser un imaginaire chinois ou camerounais mais un imaginaire national français. Gageons que la sociologue de mes deux n'aurait rien trouvé à redire au fait que la culture littéraire algérienne épouse l'imaginaire national algérien.

"Les inégalités dans l’espace littéraire seraient, selon elle, directement liées à une forme d’ethnocentrisme français, parfois source de mauvaise interprétation des récits étrangers."

Là, je ne comprends pas. Un écrivain algérien ne peut pas être mis au même niveau qu'un écrivain français puisque l'un produit du patrimoine algérien, l'autre du patrimoine français. Là encore, tautologie.

"Ecrire en français, c’est écrire dans “une langue que l’écrivain algérien possède, tout en étant lui-même possédé par cette langue” selon l’auteur."

Je n'ai pas souvenir que quiconque ait forcé ces écrivains à écrire en français. Ils ont eu le choix. Assia Djebar écrivait en français et en arabe et se sentait pleinement algérienne.

"Peut-être est-ce-là l’origine même du problème, les restes de la colonisation évoqués dans les premières lignes de l’ouvrage, et dont les plaies restent encore ouvertes aujourd’hui."

Voilà où Mémère voulait en venir : dans la plus belle tradition du PIR et autres gentilles associations qui ne nous veulent que du bien, elle considère la France comme l'infâme pays colonisateur, dominateur et j'en passe, qui n'en a pas fini de payer (au sens propre et figuré) pour les descendants des opprimés. Rien de nouveau sous le soleil quoi. Toujours la même antienne. Elle peut donc cordialement aller se faire voir chez les Grecs.

"Alors, la dépendance de l’écrivain algérien vis-à-vis de la langue française le plonge dans une situation plutôt inconfortable, contraint de choisir entre sa langue natale et celle de Molière."

Ben non, cf. Assia Djebar par exemple.

Ce détritus est tellement saoulant que je m'arrête là et que je ne vais même pas commenter l'exemple débile sur le mouton, qui ne veut absolument rien dire du tout, surtout quand on l'extrait du contexte.

7

Je ne suis pas sûr que tu aies lu l'article, j'ai plutôt l'impression que tu l'as scanné, trouvé trois mots-clés, et que tu as rentré ces trois mots dans le générateur de texte Markov qui te sert de cervelle pour nous pondre un énième post banal en commentaire. Triste.

8

Quoi ? Les écrivains étrangers francophones écrivent en français ? Mais c’est scandaleux ! Ils devraient écrire dans leur langue maternelle et être reconnus par l'institution littéraire française comme auteurs... de quoi au juste ? De littérature française ou algérienne ?

Les Inrocks a écrit:

Kaoutar Harchi dévoile l’ethnocentrisme de l’institution littéraire française

Dans son essai “Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne. Des écrivains à l’épreuve”, la sociologue Kaoutar Harchi s’interroge sur la réception des écrivains algériens francophones : “Suffit-il d’écrire dans la langue de Molière pour être reconnu comme un écrivain français ?”

Retraçant le parcours de cinq écrivains algériens de langue française des soixante dernière années (Kateb Yacine, Assia Djebar, Rachid Boudjedra, Kamel Daoud et Boualem Sansal), la sociologue Kaoutar Harchi, chercheuse associée au Cerlis (Laboratoire Paris-Descartes CNRS), s’attache à prouver dans son dernier essai que l’institution littéraire parisienne peut s’avérer parfois violente et peu reconnaissante à l’égard des écrivains étrangers francophones.

D’abord parce qu’elle estime que règne en France un régime dominant des écrivains français dû à la supériorité même de la langue française. Selon elle, la langue entretiendrait un rapport étroit avec “la nation”, expression nationale éloignant en cela ces écrivains algériens d’une reconnaissance pleine et entière. “La culture littéraire française a ceci de fascinant qu’elle organise un espace spécifique, l’espace de création, tout en épousant l’imaginaire national.”

La langue comme “butin de guerre”

Malentendus, incompréhensions de la critique française des récits d’écrivains algériens, elle dresse un constat accablant sur la sphère littéraire. Les inégalités dans l’espace littéraire seraient, selon elle, directement liées à une forme d’ethnocentrisme français, parfois source de mauvaise interprétation des récits étrangers.

La sociologue révèle à travers le parcours de ces cinq auteurs, des rapports de force, des tensions et l’hégémonie de l’institution littéraire française. Mais encore ? Quel point commun y a-t-il entre ces cinq auteurs algériens ? Aucun d’entre eux ne s’exprime dans sa langue maternelle, une distance d’écriture dont le titre de l’ouvrage fait écho au philosophe Jacques Derrida, d’origine algérienne : “Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne.”

Ecrire en français, c’est écrire dans “une langue que l’écrivain algérien possède, tout en étant lui-même possédé par cette langue” selon l’auteur. Peut-être est-ce-là l’origine même du problème, les restes de la colonisation évoqués dans les premières lignes de l’ouvrage, et dont les plaies restent encore ouvertes aujourd’hui. Pour Kateb Yacine que l’auteur prend pour exemple, la langue française fut ce “butin de guerre” à jamais entachée par la violence du colonialisme. Alors, la dépendance de l’écrivain algérien vis-à-vis de la langue française le plonge dans une situation plutôt inconfortable, contraint de choisir entre sa langue natale et celle de Molière.

L’identité de la langue, plus forte qu’on ne l’imagine, crée parfois une forme de contradiction chez l’écrivain francophone étranger. “L’écrivain algérien, privé de la possibilité d’énoncer les lois spécifiques de sa pratique d’écriture – et d’en forger librement l’outil –, est contraint d’adopter la loi de l’ancienne puissance coloniale qui consacre la langue française comme seule langue de la littérature” écrit la sociologue.

“Pourquoi vous ne parlez pas des moutons ?”

Kaoutar Harchi va plus loin dans sa réflexion, évoquant aussi des paroles très crues chez certaines maisons d’édition, elle cite encore une fois Kateb Yacine. L’écrivain se souvient d’une remarque limite de la part d’un éditeur du Seuil : “Quand je l’ai donné à l’éditeur, il y avait 400 pages, il m’a demandé de couper (…) J’ai amené mes premières ébauches de Nedjma au Seuil et je me souviens de la réflexion du lecteur – je ne dirai pas son nom – : C’est trop compliqué ça. En Algérie, vous avez de si jolis moutons, pourquoi vous ne parlez pas des moutons ?”

Ces cinq auteurs à la fois désirés, mais aussi rejetés par le milieu littéraire parisien, se sont tous imposés par leur engagement, et une certaine dissonance vis-à-vis du discours officiel, que ce soit dans leur propre pays, ou par rapport au discours français. Certains d’entre eux, tels qu’Assia Djebar, Kateb Yacine, et Rachid Boudjedra content d’ailleurs le récit d’une autre histoire de la colonisation, ils racontent l’histoire des vaincus.  Ainsi, “la création littéraire devient la source vive d’un contre-discours historique” explique Kaoutar Harchi. Un contre-discours qui selon elle, peut déplaire, et froisser l’institution littéraire française.

http://mobile.lesinrocks.com/2016/09/12 … -11863966/

9

http://img15.hostingpics.net/pics/183389hude.png

Hmmm perplexitude...

http://thumbs.dreamstime.com/x/la-perplexit%C3%A9-de-l-homme-verticale-13030660.jpg

10

Where a écrit:
Trèfle a écrit:
What? a écrit:

Quoi?

Mauvaise foi.

Où ?

Véase el thread de Israel, pendejo.

11

DTC

12

Trèfle a écrit:
What? a écrit:
Trèfle a écrit:

Devinez.

Quoi?

Mauvaise foi.

Où ?

13

What? a écrit:
Trèfle a écrit:
FDL nl a écrit:

Mauvaise foi.

Devinez.

Quoi?

Mauvaise foi.

14

Trèfle a écrit:
FDL nl a écrit:
sabaideenolog a écrit:

Quelle argumentation...

Mauvaise foi.

Devinez.

Quoi?

15

FDL nl a écrit:
sabaideenolog a écrit:

Quelle argumentation...

Mauvaise foi.

Devinez.



Currently installed 12 official extensions. Copyright © 2003–2009 PunBB.

[ Généré en 0.091 secondes, 7 interrogations faites ]