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On marche sur la tête. Merci Jack...
Philippe Muray, reviens !

LCI a écrit:

Fête de la musique 2017 : quand un groupe de salsa colombien perturbe l'annonce du remaniement à l'Élysée

COUAC - L'annonce du nouveau gouvernement remanié, prévue mercredi 21 juin à 18 heures à l'Elysée, cause des sueurs froides au sommet de l'exécutif. Car un concert prévu de longue date pour la Fête de la musique sur le perron du palais présidentiel va bouleverser le protocole pour la première fois de la Ve République... Mais l'Elysée se veut cependant rassurant, expliquant à LCI que les lieux "regorgent d'endroits" pour organiser l'annonce du nouveau gouvernement.

Deux événements se télescopent et c'est un protocole huilé depuis des décennies qui part en miettes. Selon une information révélée par Le Figaro, l'annonce du nouveau gouvernement remanié, prévue mercredi à 18 heures, ne pourra pas se tenir sur le perron de l'Elysée comme cela s'est toujours fait sous la Ve République.

La raison est simple : ce 21 juin, c'est aussi la Fête de la musique. Et pour l'occasion, un concert programmé de longue date est prévu, précisément, sur le perron de l'Elysée. Il s'agit de l'orchestre colombien Los Jovenes de Colombia, qui doit y interpréter des morceaux de salsa.

On cherche une solution de secours

Pas question d'annuler cet événement musical ouvert au public, qui a même conduit à déplacer sur le trottoir, devant l'Elysée, l'accueil prévu par la garde républicaine du président colombien et prix Nobel de la Paix Juan Manuel Santos. Pas question, non plus, de présenter le nouvel exécutif côté jardin, où sera organisé... le cocktail en l'honneur du président colombien.

Pour l'heure, le nouveau secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, se creuse donc les méninges pour savoir où il va bien pouvoir organiser l'annonce du nouveau gouvernement. Mais l'Elysée, contacté par LCI, se veut rassurant. Le palais, explique l'exécutif, "regorge d'endroits" pour faire cette annonce de remaniement. Et pourquoi pas dans la salle de presse où le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, échange tous les mercredis avec les journalistes ? "C'est un peu glauque", nous répond-on. Merci pour eux...

http://www.lci.fr/elections/fete-de-la- … 56143.html

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Continuons dans l'ignominie jusqu'au bout.

Le Point a écrit:

Malbrunot : "Jean-Marie Le Guen pourra donc continuer..."
Dans son livre "Nos très chers émirs", il dénonçait les relations troubles entre Jean-Marie Le Guen et le Qatar. Et pourtant, il est maintenu au gouvernement.

Dans Nos très chers émirs (éditions Michel Lafon) le livre qu'il a coécrit avec Christian Chesnot, Georges Malbrunot pointe du doigt les hommes politiques français qui entretiennent des relations suivies avec le Qatar et l'Arabie saoudite. Parmi eux, les journalistes avaient particulièrement enquêté sur Jean-Marie Le Guen, désormais ancien secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement nouvellement nommé secrétaire d'État au Développement et à la Francophonie. Un choix qui laisse Georges Malbrunot interloqué.

Le Point.fr : En dépit des révélations de votre livre, Jean-Marie Le Guen est maintenu dans le dernier gouvernement du quinquennat.

Georges Malbrunot : Cela montre une fois de plus l'omerta qui sévit dans les milieux politiques. Depuis les accusations contenues dans Nos très chers émirs, Jean-Marie Le Guen a donc été promu ou maintenu au gouvernement. Nicolas Bays, le député socialiste du Pas-de-Calais qui réclamait des billets d'avion à l'ambassadeur du Qatar, a été investi de nouveau par le PS pour être candidat aux prochaines législatives. Tout cela donne l'impression que rien n'a changé et que rien ne changera vraiment. D'ailleurs, Georges Fenech, député LR du Rhône, nous l'a confié après avoir essuyé un refus de Christian Jacob, patron du groupe LR à l'Assemblée, quand il a proposé une question d'actualité au gouvernement et le lancement d'une procédure judiciaire. Pour l'instant, la justice reste inerte.

Le Développement et la Francophonie font de Jean-Marie Le Guen l'un des interlocuteurs privilégiés des pétromonarchies…

Effectivement, derrière le « Développement » se cachent des relations parfois troubles avec un certain nombre de pays d'Afrique notamment, ainsi que du Moyen-Orient. Jean-Marie Le Guen pourra donc continuer avec ses anciens amis de la MNEF (l'affaire de la Mutuelle nationale des étudiants de France avait abouti à la condamnation pour enrichissement personnel et emplois fictifs de plusieurs hommes politiques, dont Jean-Marie Le Guen, NDLR) et des communicants qui travaillent pour son compte d'exploiter ses connaissances, quand il ne s'agit pas comme dans le cas du Qatar d'un véritable trafic d'influence. Cela étant, le Qatar et d'autres monarchies du Golfe ont dû rire sous cape ce matin en apprenant son maintien au gouvernement. Il sera difficile ensuite à nos éminences de donner des leçons de bonne gouvernance à ces pays-là.

Avez-vous été attaqués en justice depuis la parution de votre enquête ?

45 jours après la sortie du livre, nous avons reçu une seule plainte, elle émane de la sénatrice Nathalie Goulet. Les autres, Rachida Dati, Jean-Marie Le Guen, Nicolas Bays, ont déclaré à la sortie du livre avoir engagé une procédure judiciaire, mais pour l'instant, ces déclarations n'ont pas été suivies d'effet.

http://www.lepoint.fr/politique/malbrun … 362_20.php

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Cazenmoins, Le Roux et Le Guen. La prime à la médiocrité, pour bien finir ce mandat catastrophique.
Gloire à eux.

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Remarquez, Jean-Vincent Premier ministre, pourquoi pas. Moi je suis pour. On a bien eu Zayrault.

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Jean-Vincent <3

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/15390991_10154744280146542_253029191464640978_n.jpg?oh=9ec7341f61ff7c3612720a4eb5c3260a&amp;oe=58C1D154

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Diantre...

Le Figaro a écrit:

Anne Sinclair a refusé d'être ministre sous Hollande

La journaliste Anne Sinclair a déclaré dans un entretien à la Radio télévision suisse (RTS) diffusé aujourd'hui  qu'elle avait refusé de devenir ministre de la Culture de François Hollande. "C'est vrai", dit-elle au journaliste qui lui demande s'il est exact qu'elle s'est vu proposer ce poste.

A la question "pourquoi l'avez-vous refusé ?" elle répond : "Parce que ça n'est pas ma vocation, parce que je suis justement une observatrice et probablement pas une actrice de la vie publique."

Le précédent Françoise Giroud

Questionnée sur le précédent de Françoise Giroud, qui fut secrétaire d'Etat de Valéry Giscard d'Estaing, Anne Sinclair commente: "Je pense qu'elle est restée Françoise Giroud parce qu'elle a écrit et par son action dans le journalisme et dans l'écriture, plus que par son engagement politique." Et d'ajouter : "Je sais ce que je ne veux pas."

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/ … lande.php#

7

Apparemment, Babybel n'a pas suffisamment cherché en ce qui concerne les casseroles de certains (du genre Baylet ou Placé).

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xtf1/v/t1.0-9/12715456_10153956321910522_945918612099724773_n.jpg?oh=354a80aebabab1a04d3868b2558aafc9&amp;oe=5767EF8F

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Népotisme et consanguinité, c’est beau.

Le Parisien a écrit:

La compagne de Fabius succède à Baylet, son ex-mari, à la tête de La Dépêche

Un autre jeu de chaise musicale se cache derrière le dernier remaniement ministériel. Nommé jeudi dernier ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, le président du Parti radical Jean-Michel Baylet a en effet laissé sa place à la tête du groupe de presse La Dépêche du Midi.

Il y est remplacé depuis lundi par son ex-épouse Marie-France Marchand-Baylet, qui n'est autre que... la compagne de Laurent Fabius, ex-ministre des Affaires étrangères promis lui au Conseil constitutionnel.

Selon Presse News, Marie-France Marchand-Baylet vient d'être nommée présidente du groupe de presse qui détient notamment La Dépêche du Midi et Midi Libre. Il faut dire que le destin du groupe est intimement lié à la famille Baylet qui l'a fondé. Jusqu'ici, Marie-France Marchand-Baylet en présidait le comité financier et le pôle magazines.

L'un des fils qu'elle a eus avec le sénateur du Tarn-et-Garonne, Jean-Nicolas, est lui directeur de la publication du quotidien régional et l'actuel directeur général du groupe. Leur autre fils, Jean-Benoît, en est le directeur délégué depuis septembre 2015. Enfin, leur fille Victoria a été secrétaire générale adjointe de la Fondation La Depêche présidée par... sa mère.

En couple avec Laurent Fabius depuis une quinzaine d'années, Marie-France Marchand-Baylet a par ailleurs créé Flag-France Renaissance, une association qui se donne pour «objectif de contribuer au rayonnement culturel français». A ce titre, elle disposait d'un bureau au Quai d'Orsay où exerçait Laurent Fabius jusqu'à son remplacement, vendredi 12 février, par Jean-Marc Ayrault.

http://www.leparisien.fr/laparisienne/a … 550653.php

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OK, t'arrête pas alors.

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Oui.

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Mec ce gouvernement est merdique mais est-ce qu'il mérite 45 posts de spam tous plus hystériques les uns que les autres ?

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Même eux ne savent pas ce que ces intitulés bidon signifient...

France TV a écrit:

Remaniement : mais à quoi va servir la secrétaire d'Etat à l'Egalité réelle ?

Députée de La Réunion, Ericka Bareigts a été nommée à ce poste sur lequel elle ne donne que peu de détails. "Je vais d'abord faire une réunion pour délimiter les choses, délimiter le champ", explique-t-elle.

Mais sur quoi va travailler Ericka Bareigts ? La députée socialiste de la Réunion a été nommée, jeudi 11 février, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité réelle. Que se cache-t-il derrière cet intitulé, nouvellement créé à l'occasion de ce remaniement ?

"Je me suis engagé pour que l'égalité soit réelle partout en France", expliquait François Hollande en septembre 2015. Mais visiblement, même la principale intéressée n'est pas totalement certaine de sa mission. "Je vais d'abord faire une réunion pour délimiter les choses, délimiter le champ", assure-t-elle face à la caméra de Réunion 1ère. "C'est une finalité de notre action politique, poursuit-elle. Faire en sorte qu'on puisse avoir l'égalité quelle que soit notre origine sociale, notre race, notre couleur, notre religion."

Interrogée sur la définition de ce nouveau poste, Laurence Rossignol, promue ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes, a elle aussi séché dans un premier temps. "Ecoutez, je... Je crois que... Je me suis posée la même question que vous", a-t-elle répondu sur BFMTV, avant d'affirmer que seule "une égalité formelle" existe en France : "On est tous égaux dans la loi (...) et on a un pays rongé par les inégalités et les discriminations."
DSK, premier théoricien de "l'égalité réelle" au PS ?

L'"égalité réelle" consisterait donc à lutter contre ces discriminations ? L'un des adeptes de cette expression se nomme... Dominique Strauss-Kahn. En 2004, DSK avait rédigé une note sur le sujet (PDF) pour la Fondation Jean Jaurès, dans laquelle il faisait la promotion de "l'égalité réelle des chances", à différencier de "l'égalité formelle".

    Le sens historique du socialisme a toujours été d’aller au-delà de cette première égalité. Parce qu’elle suppose, à tort, que les individus sont égaux et, qu’en offrant à tous les mêmes droits, tout sera résolu, cette égalité formelle ne s’attaque pas aux sources mêmes de l’exploitation et de la reproduction des privilèges. La République a proclamé l’égalité. Il restait, et il reste encore, à la réaliser.
    Dominique Strauss-Kahn

    "Pour l’égalité réelle", note de la Fondation Jean Jaurès

Comment ? Alors député du Val-d'Oise, DSK insistait sur la nécessité d'"intégrer les exclus qui vivent aux marges de notre société", "remettre en route la promotion sociale de ces classes moyennes et populaires qui se sentent oubliées par les pouvoirs publics" tout en menant "une politique économique qui permette à la France de retrouver le chemin de la croissance".

"La lutte contre toute forme de relégation"

Les archives du Parti socialiste apportent aussi un complément de réponse sur la définition de l'égalité réelle. En 2010, le parti avait justement organisé une "convention" sur le sujet, dont un compte-rendu est toujours accessible en ligne.

"Que l’on soit femme ou homme, noir ou blanc, en situation de handicap ou non, les droits réels auxquels on peut prétendre au quotidien ne sont pas les mêmes, explique le texte. Ces discriminations, qu’elles soient légales ou illégales, minent notre République. (...) Pour que l’égalité des citoyens ait un sens, elle ne peut rester formelle : chacun doit pouvoir jouir des mêmes droits."

    L’égalité réelle passe par la lutte acharnée de la puissance publique contre toute forme de relégation, d’enfermement, d’infériorité en fonction du genre, de la couleur de peau, de l'origine sociale, qu’on soit en situation de handicap ou non ou encore de l'orientation sexuelle.
    Convention PS sur "l'égalité réelle", 9 novembre 2010

Pour parvenir à cette égalité réelle, le PS proposait alors plusieurs solutions, parmi lesquelles donner le droit de vote et d'éligibilité aux étrangers lors des élections locales, supprimer les discriminations envers les gens du voyage, "faire reculer les préjugés" ou encore concentrer davantage de moyens pour les services publics "là où les besoins sont prioritaires".

En fin de matinée, vendredi, Matignon a fini par (un peu) préciser le périmètre de ce nouveau secrétaire d'Etat à l'AFP. Ericka Bareigts "aidera le Premier ministre à mettre en œuvre les mesures d'égalité réelle, de décloisonnement et d'ouverture de la société annoncées par les comités interministériels à l'égalité et à la citoyenneté (Ciec), et le comité interministériel aux ruralités". On ne sait toujours pas en revanche, où les bureaux d'Ericka Bareigts seront installés.

http://www.francetvinfo.fr/politique/re … 11625.html

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En fait, c'est "après moi, le déluge".
Cet article est plutôt pas mal.

Le Point a écrit:

Hollande a-t-il déjà renoncé à 2017 ?

Grand désespoir chez les socialistes après le remaniement. L'hypothèse d'un renoncement de Hollande à briguer un second mandat n'est plus farfelue.

Pas un seul ténor socialiste n'a relayé, jeudi soir, sur Twitter l'interview du président de la République sur France 2. Ni Cambadélis, ni Bruno Le Roux, ni Claude Bartolone n'ont jugé utile de diffuser la bonne parole présidentielle... La sidération et le désespoir le disputaient chez les uns et les autres après l'annonce d'un remaniement décevant, parfois à titre personnel. Bruno Le Roux, hollandiste convaincu et fidèle, avait reçu des assurances le matin même. Mais l'après-midi, c'en était fini de ses ambitions ministérielles. Place aux femmes ! Le Roux passait une soirée « au 36e dessous », selon ses amis, les hollandistes historiques.

Au-delà de ce cas particulier, c'est l'affliction générale au regard de ce qui ne peut apparaître à la hauteur d'un « gouvernement de combat » pour engager la bataille de 2017. « On est au fond du trou. Quel gâchis ! » soufflait l'entourage de Claude Bartolone. « Le Titanic ! » s'exclamait un député PS du Nord. « Le quinquennat est fini », lâchait un autre. Chez les ministres, certains ne pouvaient s'y résoudre : « Il y aura un autre remaniement, ce n'est pas possible autrement. » L'entrée de Juliette Méadel, aucun mandat et très peu d'expérience, faisait grincer des dents : « Peut-on sérieusement donner un chauffeur, deux gardes du corps, un cabinet entier à une ministre de l'Aide aux victimes ? » L'absence de représentants socialistes du Sud méditerranéen au sein du gouvernement en hérissait un autre : « On nous laisse aux mains du FN ! »

« Je ne fais aucun calcul politique. » Et s'il disait vrai ?

De son côté, le président assurait, à plusieurs reprises, aux journalistes Gilles Bouleau et David Pujadas qu'il n'y avait chez lui « aucun calcul politique ». Bien sûr, venant d'un homme habile, l'assertion peut prêter à sourire. Mais, à bien y réfléchir, le président dit peut-être vrai et, telle la fable de Prokofiev, Pierre et le Loup, ne sera sûrement jamais cru. Pour une fois, la malice serait ailleurs : on voudrait voir dans le retour de quelques écologistes lilliputiens, l'entrée de Citizen Baylet, le potentat du Sud-Ouest, une habileté suprême à recomposer une improbable gauche plurielle, alors qu'en fait François Hollande a juste décidé de finir le travail parlementaire avec une majorité ric-rac et de tirer sa révérence à la fin d'un mandat qui aura été un chemin de croix.

Le président Hollande, s'il avait voulu ressouder son camp en vue de la présidentielle, se donner de l'oxygène avant le sprint final, avait bien d'autres cartes à jouer. À commencer par le remplacement de Manuel Valls par un personnage qui, tout en gardant le cap économique, présentait un profil plus rond, plus consensuel : l'aimable Bernard Cazeneuve. Ce n'était pas incongru de demander au ministre de l'Intérieur de prendre le manche dans cette période où, chaque jour, un nouvel attentat est redouté. Ce faisant, Hollande commet la même erreur que Nicolas Sarkozy qui remanie en novembre 2010, hésite entre Jean-Louis Borloo et François Fillon et conserve Fillon à Matignon, se privant d'un nouvel élan pour la fin...

L'affront fait à Macron

Manuel Valls aurait pu glisser vers le Quai d'Orsay, histoire de prendre une épaisseur internationale pour plus tard. Cela n'aurait pas été déshonorant dans la perspective de se préparer à de plus hautes fonctions... Et si le Catalan avait refusé cette évolution diplomatique, qu'aurait-il pu faire une fois en dehors du gouvernement ? Se présenter contre François Hollande ? Absurde. Avec quelle troupe (les vallsistes sont très minoritaires dans le parti), quels moyens financiers et quelle légitimité étant donné qu'il se sera appliqué, avec loyauté, à tenir la feuille de route économique et sociale tracée par Hollande dès janvier 2013 ?

Le président a fait un autre choix : conserver Manuel Valls à Matignon (quitte à décevoir ses propres partisans hollandistes qui réclamaient son départ depuis quelques semaines) et remanier ses secrétaires d'État. Pis, Emmanuel Macron, le seul ministre qui, auprès de l'opinion, renouvelle l'atmosphère politique, est sanctionné par une petite humiliation protocolaire au profit d'Emmanuelle Cosse... Lunaire !

« Hollande est un type malin ; il vient de nous faire un gros coup qu'on n'a pas vu. Lequel ? On cherche », plaisante-t-on chez ses partisans.

Des « coups » et des boomerangs

François Hollande demeure un tacticien remarquable, il faut lui reconnaître ça. L'homme est capable de coups qui paient à court terme : les 60 000 postes dans l'Éducation nationale pour se rallier les profs, les contrats de génération pour l'électorat jeune et senior, la promesse d'une imposition provisoire à 75 % sur les gros salaires pour contenir la poussée de Jean-Luc Mélenchon et, plus récemment, le coup de la déchéance de nationalité pour les binationaux au Congrès de Versailles qui fait se lever debout la droite pour l'applaudir... Mais, à moyen terme, il est rattrapé par la patrouille : on rame pour trouver des candidats de bon niveau dans l'enseignement, les contrats de génération sont un flop retentissant dénoncé par la Cour des comptes, la taxe à 75 % a été une purge juridique et un très mauvais signal pour les investisseurs, et la déchéance un facteur de divisions parlementaires dont même le président Hollande a hâte de sortir (il l'a dit hier, sur France 2).

Finir le travail

À côté de cela, il y a un autre François Hollande pour lequel il convient de porter un regard indulgent. Il a essayé sincèrement la simplification administrative pour les citoyens (même si la technocratie ne l'a pas toujours aidé) ; il a compris que la doctrine socialiste tournée vers la redistribution ne pouvait plus fonctionner et que le pays avait besoin de consolider ses entreprises pour renouer avec l'investissement et l'emploi ; il a réalisé que le marché du travail, à trop protéger les CDI, crée une France à deux vitesses avec, d'un côté, les super-protégés et, de l'autre, les précaires de plus en plus nombreux ; il envisage la flexibilité des carrières professionnelles dans un monde numérique en pleine mutation, et cela se traduit par le compte personnel d'activité (une bonne idée, mais tardive dans son quinquennat). En définitive, dans ce long congrès du PS qu'est ce quinquennat, François Hollande aura fait progresser quelques idées social-démocrates dans le débat public, préparant ainsi le terrain à la droite.

François Hollande a donc peut-être pris, en son for intérieur, la décision la plus sage : finir ce qu'il a à faire, du mieux qu'il peut, en bravant les obstacles parlementaires et syndicaux dans le peu de temps qui lui est imparti, sans se soucier de son avenir ni de celui de sa famille politique sans doute promise à de grosses turbulences après son règne.

http://www.lepoint.fr/politique/emmanue … 7_1897.php

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Greg a écrit:

Je me doutais bien que l'on aurait droit à un beau festival de haine de ta part aujourd'hui FDL.

Au fait, tu la prend quand ta carte au FN ?

Pas besoin de prendre sa carte au FN pour être d'accord avec FDL sur ce point, ce gouvernement est incroyablement mauvais et le PS court vers une des plus grosses taules de son histoire. Les gouvernements Fillon étaient nuls, mais au moins ils étaient solidaires et savaient faire corps derrière une ligne politique, là on se retrouve devant un assortiment de gens qui n'ont pas grand chose à faire ensemble. Les petits calculs politiciens de Hollande en vue de 2017 sont risibles. Vu qu'il est condamné à perdre il aurait au moins pu tenter de faire quelque chose de l'année qui lui reste, mais non.

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L'élégance légendaire de Flanby.

Le Figaro a écrit:

Lebranchu et Pellerin, les deux sacrifiées du remaniement sont tombées des nues

LE SCAN POLITIQUE - L'ex-ministre de la Fonction publique a appris son éviction par un très bref coup de fil de François Hollande. Idem pour sa collègue de la Culture, qui a fondu en larmes et manqué de s'évanouir.

Le bonheur des uns fait le malheur des autres. Le remaniement étant un jeu de chaises musicales dont le secret du casting reste très bien gardé, certains ministres craignent souvent d'être sur un siège éjectable. Mais d'autres, plus discrets ou plus appréciés, ont tendance à se croire bien installés. C'était semble-t-il le cas de Marylise Lebranchu et Fleur Pellerin, qui sont tombées de haut en apprenant leur éviction jeudi.

«François Hollande m'a appelée en personne. Cela a duré une minute», raconte la première, désormais ex-ministre de la Fonction publique, dans les colonnes du Parisien. «Il m'a expliqué qu'il avait besoin de faire rentrer Jean-Michel Baylet au gouvernement. Il fallait faire de la place. Je n'étais pas dans la logique de partir», déplore-t-elle encore, admettant qu'elle était «intéressée par le Conseil constitutionnel».

Des ex-ministres soutiennent Pellerin et critiquent Hollande

Idem pour sa collègue de la Culture, qui a elle aussi appris la nouvelle au téléphone. Selon la version d'un ministre relatée au Figaro, elle aurait alors «fondu en larmes». La radio RTL ajoute qu'elle aurait «même manqué de s'évanouir». Interrogée au Sénat jeudi après-midi, quelques minutes avant l'annonce du remaniement, l'intéressée se montrait pourtant confiante et souriante: «J'en suis à mon troisième ou quatrième remaniement. Je suis très sereine maintenant».

Cette façon de faire du chef de l'État a été indirectement commentée par d'anciens ministres sur Twitter. L'ex-secrétaire d'État aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, a signifié ses «amitiés à Fleur Pellerin, qui ne manque pas d'élégance, elle». «J'adresse toute mon amitié à Fleur Pellerin, si sincère et engagée mais pas assez proche des proches du président», a ajouté l'ex-secrétaire d'État aux Transports, Frédéric Cuvillier.

D'autres observateurs préfèrent toutefois railler la multiplication des bourdes à laquelle Fleur Pellerin s'est livrée dans son ministère. Incapable de citer le nom d'un livre du français Patrick Modiano, pourtant prix Nobel de littérature, elle s'est ensuite ridiculisée devant les caméras du «Petit Journal» : elle a littéralement découvert son bureau grâce aux - ou à cause des - questions des journalistes présents dans la pièce.

http://www.lefigaro.fr/politique/le-sca … s-nues.php



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