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Le Monde a écrit:

Dublin annonce la victoire du "oui" au référendum du traité de Lisbonne

LEMONDE.FR | 03.10.09 | 09h10  •  Mis à jour le 03.10.09 | 16h48
   

Une fois de plus, les Irlandais s'y seront pris par deux fois avant d'approuver la ratification d'un traité. En 2001, ils avaient rejeté celui de Nice à 53,9 %. Leur premier ministre d'alors, Bertie Ahern, avait prétexté la forte abstention pour les faire revoter et en 2002, les Irlandais se prononçaient pour le traité de Nice, à 62,9 %.
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Le même renversement vient de se produire sur la question du traité de Lisbonne : les Irlandais l'avaient rejeté à 53,4 % (contre 46 %), en juin 2008. Ils viennent désormais de se raviser et de l'approuver à une écrasante majorité. Après dépouillement de 37 % des suffrages, le "oui" était très largement en tête avec près de 67 % des voix samedi en début d'après-midi. La participation, de 53,1 % en 2008, dépasserait 55 % cette année.

"NOUS N'AVONS PAS RÉUSSI, MAIS NOUS AVONS DIT LA VÉRITÉ"

Les opposants au traité ont déjà reconnu leur défaite. L'homme d'affaires Declan Ganley, qui avait largement contribué à porter la victoire du "non" il y a un an, s'est exprimé à la télévision : "Je félicite le Taoiseach [premier ministre] pour l'efficacité de sa campagne. Il sait mener une campagne, c'est un bon politicien. (…) Nous n'avons pas réussi, mais nous avons dit la vérité." Le vote des Irlandais, a-t-il ajouté, "n'est pas inspiré par l'espoir mais par autre chose, de l'ordre de la crainte. Les Irlandais sont terrifiés. Le gouvernement a promis qu'un 'oui' conduirait au retour de l'emploi et de la bonne santé économique. Rendez-vous ici l'année prochaine…"

La victoire du "oui" au second référendum sur le traité de Lisbonne constitue "un grand jour pour l'Irlande et un grand jour pour l'Europe", a déclaré le premier ministre irlandais Brian Cowen. Les Irlandais ont dit un "oui" "convaincant" au traité, a déclaré de son côté le ministre irlandais des affaires étrangères, Micheal Martin, sur la radio RTE. "Je pense que c'est bon pour l'Irlande car je crois passionnément que notre avenir se situe au sein de l'Union européenne." Les électeurs ont rejeté les arguments du "non", soutenus par les partis ou mouvements aux extrémités de l'échiquier politique. A gauche, le Sinn Fein, le parti People Before Profit et le Parti socialiste (trotskyste, contrairement au le Parti travailliste, lui en faveur du traité), qui condamnaient l'Europe libérale et la perte de souveraineté.

A droite, l'association Libertas de Declan Ganley condamnait un traité "antidémocratique" et l'indépendance perdue ; le groupe conservateur ultracatholique Coir prétendait que le traité impliquait la baisse du salaire minimum garanti, l'autorisation de l'avortement et de l'euthanasie ; ou le parti indépendantiste britannique Ukip brandissait la menace de l'immigration ou de l'entrée de la Turquie. Son leader, l'eurodéputé Nigel Farrage, était venu faire campagne en Irlande.

En 2008, ces peurs brandies et mises en forme dans des slogans particulièrement efficaces avaient eu raison du traité de Lisbonne. En 2009, c'est une autre peur qui l'a emporté. Plus encore que les garanties accordées à l'Irlande par ses partenaires européens sur le maintien de son commissaire irlandais à Bruxelles et sur ses "spécificités celtiques" (taux d'imposition réduit, maintien de la neutralité militaire et de l'interdiction de l'avortement), c'est le contexte de la crise économique qui a motivé le revirement de l'opinion en Irlande, victime du chômage et d'une récession sans précédent. En 2008, l'Irlande se croyait invulnérable. En 2009, l'Union européenne est perçue à nouveau comme une bouée de sauvetage. Les partisans du "oui" ont convaincu les Irlandais qu'un "non" de leur part signifierait, politiquement et économiquement, la mise à l'écart de leur pays. Qu'un "oui", au contraire, serait la seule condition pour créer des emplois.

PORTE-À-PORTE ET MEETINGS

Le gouvernement et les partis politiques parlementaires, tous favorables au "oui" à l'exception du Sinn Fein, ont mené activement une campagne qu'ils avaient totalement négligée il y a un an. De nombreux acteurs de la société civile, au premier rang desquels l'ancien président irlandais du Parlement européen, Pat Cox, ont remonté leurs manches, fait du porte-à-porte et organisé des meetings, pour convaincre toutes les couches de la société civile. Il s'agissait surtout pour eux de marquer la différence entre le vote sur le traité de Lisbonne et la colère que les électeurs étaient tentés d'exprimer contre leur gouvernement : le premier ministre, Brian Cowen, atteint un record historique d'impopularité (89 %) du premier ministre.

Le retournement de l'opinion est significatif dans de nombreuses circonscriptions. A Cork South Central, celle du ministre des affaires étrangères Micheal Martin, comme à Galway, celle de Declan Ganley, le "non" l'avait emporté en 2008 à plus de 55 %. Le "oui" y triomphe maintenant à plus de 65 %. A la sortie du bureau de vote, vendredi 2 octobre, dans un quartier populaire du centre de Dublin, autour de Francis street, ils expliquaient pourquoi ils s'étaient ravisés. Martin, charpentier en retraite, n'était pas le seul à le dire : "La dernière fois, on nous demandait de voter 'oui' sans prendre la peine de nous expliquer. Cette fois, on a mieux compris. Et vu l'état où on se trouve, rester tout seuls en Europe, ce serait idiot."

Les ennuis du traité de Lisbonne, qui doit être ratifié par les Vingt-Sept Etats membres pour entrer en vigueur, ne s'arrêtent pas avec le vote favorable des Irlandais. Le président polonais, Lech Kaczynski, a assuré qu'il le signerait mais le président tchèque, Vaclav Klaus fait tout pour l'éviter et organise indirectement des recours auprès de la cour constitutionnelle tchèque, pour gagner du temps. Il compte ainsi ne pas apposer sa signature au traité avant la probable arrivée des Conservateurs britanniques, au printemps 2010. Leur leader, David Cameron, a promis de revenir sur la ratification du Royaume-Uni et d'organiser un référendum sur le traité de Lisbonne, si celui-ci est encore en débat.


Marion Van Renterghem

http://www.lemonde.fr/europe/article/20 … id=1247280

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Il manquait un "plus" entre "peu" et "représentatif"

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Brasseur a écrit:

OK, mais c'est un peu hardcore comme initiative...
D'autant plus que pour mettre en oeuvre un tel dispositif dès le début il faudrait un vote à l'unanimité au Conseil.

C'est hardcore à cause du Conseil... Pour ça que je disais bien que ce qui va se faire en Irlande c'est la meilleure solution en l'état actuel des choses.

Indosilver a écrit:

D'autant plus qu'il faudrait que le PE soit un peu représentatif, et que tout le monde vote aux prochaines européennes.

Même si la participation est de 10%, il n'y a pas plus représentatif à l'échelle européenne.

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Brasseur a écrit:

il faudrait un vote à l'unanimité au Conseil.

Là est le problème. Une unanimité à 27? Laissez-moi rire. Si on continue comme ça l'Europe ça va juste être la ligue des droits de l'homme, et encore. Tout à fait d'accord avec Elessar, l'idée du second référendum est pas mal du tout.

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D'autant plus qu'il faudrait que le PE soit un peu représentatif, et que tout le monde vote aux prochaines européennes.

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OK, mais c'est un peu hardcore comme initiative...
D'autant plus que pour mettre en oeuvre un tel dispositif dès le début il faudrait un vote à l'unanimité au Conseil.

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Ben si il y a un Etat qui vote non, c'est un cas un peu classique : par exemple mettons que à l'échelle de l'Europe on a une majorité de voix pour le oui, et dans trois Etats (par exemple, tout à fait au hasard Royaume-Uni, Rep. Tchèque et Pologne ) ça vote non, on fait dans chacun de ces trois pays un referendum à deux options :

- soit ils intégrent quand même la nouvelle union
- soit ils reprennent leur souveraineté, et la porte c'est par ici.

En 1949, le parlement de Bavière à voté non à la Loi Fondamentale de la RFA. Mais il a ensuite dit que même en minorité, il acceptait le jeu et restait dans la Fédération (bon il avait pas tellement la possibilité de partir aussi)

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Elessar a écrit:

Ben non, tu fais un referendum à l'échelle européenne avec double majorité : Etats et citoyens.

OK
donc une constituante qui constitutionne, puis un référendum européen.
Mais on retombe sur le problème d'un Etat qui vote non pour faire parler de lui et qui bloque tout.

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Oui, ok, une ratification du texte après, c'est à faire.

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Ben non, tu fais un referendum à l'échelle européenne avec double majorité : Etats et citoyens.

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anarchange a écrit:
Elessar a écrit:

Et par dessus tout, c'est la meilleure solution. Parce que "c'est pas démocratique" certes, mais comment il aurait fallu faire pour que ça soit démocratique ?

Une solution simplissime (ouh l'italianisme) et économique : donner un mandat institutionnel (enfin, appelez ça comme vous voulez) au parlement européen prochainement élu (début juin 2009) qui aurait donc 5 ans pour écrire un texte costitutionnel s'appliquant à la fin de son mandat, sans contestation possible.

Est-ce vraiment plus compliqué que de donner l'impression de faire un passage en force?

il faudrait quand même que les peuples ou les parlements ratifient le traité, il me semble, en DIP ?

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.
edit = fausse manip, je ne voulais pas poster, pardon.

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Tu le donnes comment le mandat en question au Parlement Européen ? C'est prévu nulle part dans les Traités (et c'est bien dommage pour ne psa dire plus)
Sur le principe, je suis entièrement pour cette méthode, suivie d'un referendum européen (et les pays dans lesquels il y aun vote négatif, on organise un referendum à l'échelle du pays leur demandant si ils veulent quand même rester ou partir, stricte application du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes) et en plus je pense qu'ils auront pas besoin de 5 ans mais c'est autre chose. Ca donne une légitimité en béton effectivement

Seulement, les Etats-membres veulent pas, et ont pas voulu dès le Traité Constitutionnel. Donc il faut bien trouver autre chose. Néanmoins, d'ici 10 ans pour le prochain Traité, je ne pense pas qu'ils en restent à la méthode de la CIG et ratification séparée. Ca va pas pouvoir continuer éternellement comme ça.

Je rectifie ce que j'ai dit : c'est la meilleure solution en l'état actuel des choses.

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Elessar a écrit:

Et par dessus tout, c'est la meilleure solution. Parce que "c'est pas démocratique" certes, mais comment il aurait fallu faire pour que ça soit démocratique ?

Une solution simplissime (ouh l'italianisme) et économique : donner un mandat institutionnel (enfin, appelez ça comme vous voulez) au parlement européen prochainement élu (début juin 2009) qui aurait donc 5 ans pour écrire un texte costitutionnel s'appliquant à la fin de son mandat, sans contestation possible.
C'est plus économique, car on ne réunit pas les deux chambres de chaque pays en congrès (ce qui aurait coûté la somme de 6 millions d'euros pour la France, selon les dires du groupe communiste du Sénat).
C'est plus européiste et démocratique, car les peuples européens votent TOUS pour la même chose dans toute l'europe, la même semaine, du lundi au dimanche (résultats proclamés seulement le dimanche).
Le texte serait donc applicable et appliqué en 2014, année dans laquelle est censé s'appliquer le Traité de Lisbonne.

Malgré l'exemple de la Vème République, je reste persuadé qu'une démocratie est un lieu où le peuple choisit le mode de fonctionnement de ses institutions et surtout le mode de rédaction des règles et c'est ce que l'on devrait avoir à l'esprit.

Est-ce vraiment plus compliqué que de donner l'impression de faire un passage en force?

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On est d'accord,
sur France Cul' ce matin je sais plus qui disait que la Commission était renvoyée des années en arrière comme un collège technique, à peine chargée du respect des Traités, mais absolument plus décisionnaire, les Etats reprenant la main.

Je pense qu' il faut en revenir à la méthode Monnet et faire de vraies réalisations, avec des solutions de marché, et ensuite essayer de généraliser.

Par exemple je pense qu'une initiative en matière de PESD sous la forme d'une coopération renforcée (ou plutôt strucutrée), au hasard... au large de la Somalie serait un bon moyen.



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