Notice: Undefined variable: q_message in /home/www/c23ee494339f4673173c93ff37a3a87a/web/forum-scpo/post.php(258) : eval()'d code on line 26
Écrire une nouvelle réponse - Le fil des perspectives économiques - Le Forum principal des étudiants de Sciences Po et IEP - Forum-scpo.com

Aller au contenu du Forum

Forum-scpo.com

Le Forum des étudiants de Sciences Po et des IEP


Écrire une nouvelle réponse

Nom d'utilisateur:  Mot de passe:  Identification  |  Inscription

Écrire une nouvelle réponse

Écrire et envoyer votre nouvelle réponse.

Vous pouvez utiliser: BBCode Images Émoticônes

Tous les champs identifiés par (Requis) doivent être complété avant que le formulaire soit envoyé.

Information requise pour les invités



Captcha image. Turn pictures on to see it.
Information requise
Préférences optionelles

Examiner les discussions (La plus récente en premier

1

Pratique excessivement dangereuse qui ne pourra qu'encourager les personnes un peu fragiles à se surendetter sans qu'elles s'en rendent compte.
Fichue société de consommation...

Le Figaro a écrit:

En Australie, faire du shopping et payer plus tard est désormais possible

Créée en 1964, Topshop faisait avant cela partie d'un corner de la marque Peter Robinson avant d'obtenir son propre point de vente à Londres en 1964.

L'enseigne Topshop expérimente le paiement différé dans neuf de ses boutiques australiennes. Les clients peuvent désormais se promener dans les boutiques de la marque et repartir avec leurs articles...sans les payer immédiatement.

Effeuiller méticuleusement les rayons un à un, essayer sa sélection et passer à la caisse... sans payer. C'est le principe du «Pay later» ( Payer plus tard, en français) que propose la chaîne de vêtements, cosmétique et décoration TopShop. En effet, les clientes australiennes de Topshop peuvent depuis le mois de septembre, repartir avec des vêtements sans les payer immédiatement grâce à un partenariat entre TopShop et la start-up melbournienne Afterpay.

Comment ça marche? Les clients accèdent via leur smartphone à l'application Afterpay dans laquelle ils entrent le détail de leurs achats et reçoivent un code-barres d'approbation qu'ils présentent ensuite à la caisse. Le vendeur vérifie le code-barres et le client peut quitter le magasin. Afterpay couvre le coût des achats et contacte par la suite les clients pour le paiement, qui peut être effectué en plusieurs fois (jusqu'à quatre fois) sur un maximum de 56 jours. Aussi, chaque paiement peut être espacé de deux semaines et aucun frais supplémentaire ni intérêt ne sont ajoutés au montant initial. Cependant, s'ils manquent des paiements, les clients encourront des pénalités de retard. «Pour nos jeunes clients, le concept de satisfaction instantanée est crucial. Il peut à présent être réalisé grâce à Afterpay. Tous les ‘musts' deviennent à portée de main avant épuisement des stocks», explique Hilton Seskin, président de Topshop et Topman Australie à WWD.

«Le système est conçu pour encourager les clients à acheter plus, sachant qu'ils peuvent régler plus tard», explique Nick Molnar, directeur général d'Afterpay, «nous prônons le système du gagnant-gagnant pour nos marques partenaires». La start-up compte déjà plus de 600 marques associées en ce qui concerne son service de paiement différé en ligne.
Le prêt-à-porter, un secteur en mutation

L'enseigne britannique n'est pas la première à se lancer dans l'aventure du paiement différé. Des marques moins connues comme Veronika Maine et Cue Clothing Co ont déjà expérimenté ce nouveau mode de consommation.

Les modes de consommations dans le secteur de la mode sont depuis quelques années en pleine mutation, les entreprises s'adaptant aux évolutions de sa demande et de son environnement. Sur le site web Try.com, on peut par exemple commander des vêtements, les essayer et décider de les renvoyer si nécessaire. Chez Rent the Runway, pour un abonnement de 75 dollars (soit 70 euros) par mois, on peut louer des accessoires, sacs à main, bijoux, signés par des grands noms de la mode. Enfin, Bungalow Clothing ou The Closet ont lancé à la fin de l'année dernière, l'envoi aux clients d'une sélection d'articles à domicile. Chez, Bungalow Clothing, les clients ne paient que ce qu'ils choisissent de conserver. En France, enfin, la marque de lingerie Undiz expérimente un service de retour d'articles depuis la boîte aux lettres.

http://www.lefigaro.fr/conso/2016/11/25 … ssible.php

2

Greg hier a écrit:

Après tout, [Flanby] non plus n'a rien à perdre à perdre, vu que de toute façon, ses chances sont infimes, en dépit d'une politique qui commence un peu à porter ses fruits.

En effet, elle commence à porter ses fruits. Mais il lui reste six mois, il peut encore faire pire.

Le Point a écrit:

"Quand je me considère, je me désole, quand je me compare, je m'immole !"
Pour Pierre-Antoine Delhommais, le bilan de François Hollande en matière de chômage est bien pire que celui de Nicolas Sarkozy. Explications.

« Quand je me considère, je me désole, quand je me compare, je me console. » Cette sentence attribuée à Talleyrand – parfois aussi à Rivarol – s'applique très mal au quinquennat de François Hollande et à son bilan économique. Les données comparatives publiées chaque semaine par l'Office européen des statistiques Eurostat ne fournissent en effet aucune raison de se consoler, bien au contraire, des mauvaises performances économiques de la France et d'en relativiser la médiocrité.

Lundi 24 octobre, par exemple, Eurostat a annoncé qu'au deuxième trimestre 2016, le ratio du déficit public par rapport au PIB, corrigé des variations saisonnières, s'est établi à 1,5 % en moyenne dans la zone euro. La France affiche quant à elle un déficit plus de deux fois supérieur, à 3,2 %, qui se situe parmi les plus élevés de la zone et se compare de façon très peu flatteuse avec l'excédent de 0,7 % observé en Allemagne.

Le même lundi 24 octobre, Eurostat a aussi annoncé que le ratio de la dette publique par rapport au PIB s'est établi à 91,2 % dans la zone euro à la fin du deuxième trimestre 2016, soit une baisse de 0,9 point en un an. Le même ratio a en revanche augmenté de 0,6 point en France depuis un an pour atteindre un record historique de 98,2 %. La France affiche désormais un niveau de dette publique supérieur de sept points à la moyenne de la zone euro, soit le plus important écart jamais constaté. Parmi les 28 pays de l'Union européenne, seuls six pays, à la réputation financière sulfureuse (Grèce, Italie, Espagne, Portugal, Chypre, Belgique), enregistrent des niveaux de dette supérieurs à celui de la France. Pour boire le calice jusqu'à la lie, on observera que, depuis fin juin 2012, le ratio de dette publique a baissé de 10,5 points de PIB en Allemagne (de 80,6 % à 70,1 %) mais qu'il a augmenté de 8 points dans le même temps en France (de 90,2 % à 98,2 %).
+ 568 000 chômeurs de catégorie A depuis mai 2012

Malgré les bons chiffres de septembre, les comparaisons en matière de chômage sont pour la France plus « désolantes » encore qu'elles ne le sont en matière de finances publiques. Depuis la fin du mois de mai 2012 et l'installation de François Hollande à l'Élysée, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a augmenté en France, selon la Dares, de 568 000. Au cours de la même période, le nombre de chômeurs a, d'après Eurostat, baissé de 4,16 millions dans toute l'Union européenne, les reculs les plus importants étant observés en Espagne (- 1,33 million), au Royaume-Uni (- 916 000) et en Allemagne (- 418 000).

La petite poignée de socialistes assez malhonnêtes intellectuellement pour oser défendre encore le bilan économique de M. Hollande met en avant le fait que le nombre de chômeurs avait plus augmenté sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Ce qui est exact. De mai 2007 à mai 2012, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A était passé de 2 139 100 à 2 922 800, soit une hausse de 783 700. La – très grosse – différence est qu'au cours de cette période, le chômage avait, à l'exception notable de l'Allemagne, explosé partout en Europe. Entre mai 2007 et mai 2012, le nombre de demandeurs d'emploi était passé de 17,017 à 25,138 millions dans l'UE, soit une hausse de plus de huit millions. Motif de "consolation", si maigre fût-il, il avait notamment progressé plus vite au Royaume-Uni (+ 894 000), en Italie (+ 1 162 000), sans parler de l'Espagne (+ 4 014 000) qu'en France.

Il va donc falloir inventer un nouvel aphorisme pour décrire le bilan économique de la France durant le quinquennat de M. Hollande. « Quand je me considère, je me désole, quand je me compare, je me désespère », conviendrait assez bien ou, pourquoi pas, si l'on est un peu poète et amateur de rimes : « Quand je me considère, je me désole, quand je me compare, je m'immole. »

http://www.lepoint.fr/economie/quand-je … 619_28.php

3

Hmmmm...

Les prix du pétrole entre 50 et 60$, ce sont des prix modérés mais je ne les qualifierais pas de "bas", vu qu'ils sont descendus à 25$ et qu'aux niveaux actuels, les marges des pays producteurs sont préservées autant que les surplus des pays consommateurs. Fair, donc, à mes yeux. Même les écolos peuvent être satisfaits vu qu'on est juste en dessous du redémarrage des forages de schistes, qui sont en quelque sorte le levier qui maintiendra durablement à ce niveau les prix (allez, ça pourra aller jusqu'à 70$...). Si l'on redescendait en dessous de 40-35$, je dirais que tu aurais raison.

Les taux bas sont durs à avaler pour les banques mais après tout, elles sont suffisamment aller piocher dans les poches des contribuables pour leurs turpitudes des périodes antérieures, et les coquines ont déjà commencé à se refaire avec des frais bancaires devenus parfaitement confiscatoires compte-tenu des services réels qu'ils seraient sensés justifier. Bien sûr on me dira qu'avec les amendes que toutes risquent compte-tenu de leurs non-conformités réglementaires passées et certaienment présentes pour certaines, ça ajoute à leur niveau de risque, mais quelque part, nemo turpitudinem auditur, etc. et en prime, les obligations réglementaires actuelles (hautes, il faut le dire) devraient normalement préserver le monde de nouveaux événements bancaires graves, hors cas d'escroqueries ou de nouveaux montages qui auraient dû être considérés illégaux dès l'origine, des cas toujours possibles. En revanche, les taux bas (et les actions d'open market des BC sur les crédits corporate) contribuent à favoriser le crédit aux entreprises (donc à pousser l'innovation) autant qu'à maintenir à un niveau satisfaisant les prix des actifs et le dynamisme des marchés immobiliers, (et donc la capacité des ménages à accéder à la propriété autant qu'à des placements plus rentables que de laisser son argent dans les mains des gérants de fonds bancaires et autres, qui s'en mettent, il faut bien le dire, plein les fouilles sur le dos des épargnants pour des résultats discutables). Les taux bas présentent beaucoup plus d'avantages que d'inconvénients et font beaucoup plus de gagnants que de perdants.

Concernant les autres indicateurs (résultats meilleurs qu'attendus aux US et en Europe, euro en baisse, bons chiffres chinois, aujourd'hui encore de bons de moral des directeurs d'achats en Europe) non exhaustifs - on peut ajouter le rebond des économies émergentes par exemple - je ne vois pas quels blacks swans ils pourraient masquer.

Les risques actuels sont aujourd'hui à mes yeux plus géopolitiques que purement économiques. Et j'utilise le terme de géopolitique au sens large : du Brexit aux problématiques stratégiques du Moyen-orient, avec la Russie ou en Asie du Sud-Est avec les problématiques intra-pacifiques, celles liées aux migrations internationales, aux retours des nationalismes, et même - et là on revient sur une problématique géo-économique - des inadaptations démocratiques des process visant à développer le commerce international. En clair, les économies repartent, mais les Etats et les Peuples ont de plus en plus de mal à s'entendre entre eux.

Et l'idéologie, les idéologies à la base de ces problèmes d'entente s'opposent - comme d'habitude, en fait, quand on regarde l'Histoire d'un point de vue libéral et pragmatique - à la prospérité des Peuples et des individus.

4

Toi qui demande de déconstruire la déconstruction, je vois mal dans quelle mesure tu te réjouis d'une série d'indicateurs (si on peut les appeler comme ça) que tu ne mets pas en perspective. Quasiment tous ces indicateurs peuvent être source d'inquiétude, des prix bas du pétrole aux taux extrêmement faibles.

5

- Bons chiffres chinois
- Pétrole coincé dans un espace entre 50 et 60$ qui arrange tout le monde
- euro en baisse, à nouveau
- résultats meilleurs qu'attendus
- beaucoup de liquidités liées à la politique de QE ou de tapering très lent des BC
- Taux extrêmement bas
- Montée en puissance d'une culture et d'infrastructures propices à l'émergence d'innovations techniques ou informationnelle
- Meilleurs usages et amélioration progressive de la capacité de la population à maîtriser les outils techniques et informationnels
- Montée en puissance de nouveaux secteurs : celui des drones et des robots, des nanotechs, des interfaces hommes-machines, etc.

Ca m'a tout l'air d'être un nouvel alignement des planètes.

Il ne suffirait plus que les hommes sachent réfléchir à leurs intérêts communs réduisent le poids des mauvaises gouvernances et des mauvaises réglementations, et évitent de se faire la guerre, et nous pourrions attendre une nouvelle période de prospérité pour le plus grand nombre.

6

Ba ouais, c'est moche le monde hein. En attendant si on ne négocie rien on finira par se faire imposer les normes de libre échange négociées entre les américains et les chinois. Si on arrive à avancer sur la transparence, sur l'équilibre du deal en termes d'accès aux marchés publics et à s'assurer que les ISDS soient cadrés, ça sera un progrès.

7

La bonne blague...

Le Figaro - Reuters a écrit:

Bientôt un nouveau nom pour le TTIP

L'Autriche et la France vont proposer vendredi de mettre fin aux négociations entre l'UE et les Etats-Unis sur un projet de traité de libre-échange transatlantique (TTIP), pour démarrer de nouvelles discussions sous un nom différent, rapporte le ministre autrichien de l'Economie, Reinhold Mitterlehner. Les ministres du Commerce extérieur de l'UE se réunissent vendredi à Bratislava pour débattre de ce dossier qui suscite de vives inquiétudes dans de nombreux pays de l'UE.

"Les négociations de libre-échange avec les Etats-Unis devraient recommencer sous un nouveau titre et avec des intitulés différents", et être notamment plus transparentes, a dit le ministre au quotidien allemand Die Welt. En lien avec Matthias Fekl, le secrétaire d'État français chargé du Commerce extérieur, l'Autriche défendra un nouveau départ des négociations devant les ministres du Commerce extérieur de l'UE.

Les négociations devraient reprendre après l'élection présidentielle américaine du 8 novembre, estime Reinhold Mitterlehner. Matthias Fekl a confirmé jeudi qu'il demanderait à Bratislava l'arrêt des négociations, en raison d'un "déséquilibre évident" au profit des Américains.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/0 … e-ttip.php

8

C'est effectivement n'importe quoi ces négociations.

On aurait voulu créer de la défiance gratuitement, juste pour le plaisir, on ne s'y serait pas pris autrement.

Ceux qui ont conçu ce process de négociations sont non seulement de fieffés salopards, mais également de sacrés imbéciles !

9

Je ne savais pas où mettre ça...
C'est beau la démocratie.

Politis a écrit:

Traité de libre-échange transatlantique : la droite conservatrice tance le gouvernement

Les opposants au traité de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis, appelé TTIP ou TAFTA, ont reçu ce mercredi un soutien inattendu de la droite conservatrice. Jean-Frédéric Poisson, député LR des Yvelines et président du Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin, est intervenu lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale pour dénoncer l’opacité des négociations.

Les députés peuvent consulter le compte-rendu des 10 premières séances de négociation, dans « une salle fermée des services du premier ministre, escortés par un fonctionnaire de Matignon, en déposant leur téléphone portable à l’entrée et avec des sanctions pénales à la clef pour tout parlementaire qui divulguerait des informations recueillies en consultant ce document », a-t-il déploré_._ De telles règles sont imposées par l’Union européenne.

Réponse du secrétaire d’État chargé du commerce extérieur, Matthias Fekl, après une petite pique sur les activités « diplomatiques » du député LR auprès de Bachar El-Assad :

    La transparence est un sujet majeur dans ces négociations.

Le secrétaire d’Etat a défendu l’action de la France qui, à défaut d'ouvrir un réel débat sur le sujet, a obtenu que les comptes-rendus de négociations soient consultables. «La France a été la première à rendre cette salle de lecture opérationnelle», s'est-il félicité.

Dans le cadre de ce traité, l’UE et les États-Unis envisagent « l’harmonisation des normes sanitaires » qui entraînerait la levée de l’embargo européen sur les OGM, le bœuf aux stéroïdes, le poulet chloré, le porc aux anabolisants. Les discussions secrètes entamées en 2013 préparent également la création d’un « tribunal arbitral » qui supplanterait les législations nationales pour régler les différends entre investisseurs et États, les « RDIE ». Plusieurs résolutions ont été votées à l’Assemblée nationale et au Sénat pour que ce mécanisme, qui expose les états à de lourdes amendes, soit exclu des négociations. Il reste néanmoins à l'ordre du jour des négociations.

http://www.politis.fr/articles/2016/02/ … ent-34151/

10

C'est en effet un article très intéressant, merci beaucoup de l'avoir partagé.

Il montre aussi :
- que le CICE commence à montrer ses effets positifs, qui seront certainement affermis par les baisses de charges sur le SMIC (Pacte de responsabilité)

Est-ce qu'on a une idée des gains du CICE au regard du coût de ce dernier ? Pour l'instant et d'après ce que j'ai lu il semble que le CICE ait restauré les taux de marges des entreprises à leur niveau de 2007. Espérons que cela se répercute tôt sur l'emploi et l'investissement.

- que l'investissement reste insuffisant, d'où l'importance de l'amortissement exceptionnel décidé en avril dernier par Manuel Valls qui devrait le booster (et qui devrait à mon avis être perpétué encore un an ou deux).

Oui c'est en effet très inquiétant. Outre les mesures fiscales que tu cites il faut aussi mettre en perspective le fait que la baisse de l'investissement public décidée pour des raisons de discipline fiscale n'a pas du tout été compensée par une hausse de l'investissement privé, qui aurait du bénéficier de la conjoncture favorable et des baisses de charge. C'est je pense un des gros problèmes en Europe en général où la vague d'austérité n'a pas été compensée par un engagement du privé. C'est aussi la grosse limite de la politique monétaire: malgré les taux très bas, les entreprises ne s'endettent pas, n'investissent pas, n'embauchent pas. C'est tout le canal dit du financement de la politique monétaire qui est en jeu.

11

Une très utile publication de l'INSEE pour avoir une vision du tissu économique français :

http://www.latribune.fr/economie/france … 17562.html

1% des entreprises concentrent 55% de l'emploi et 68% de l'investissement
Par Jean-Christophe Chanut  |  28/10/2015, 16:37

Selon l'Insee, les 2,4 millions d'entreprises du secteur marchand ont réalisé en 2013 un chiffre d'affaires global de 3.700 milliards d'euros et une valeur ajoutée de 986 milliards d'euros, soit 52% du PIB.

Tout connaître ou presque sur les entreprises en France. L'Insee , dans sa collection "References" a publié une nouvelle étude sur les entreprises qui comporte une mine d'enseignements. Tour d'horizon.

Combien sont-elles? En 2013, les secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers comptent 2,4 millions d'entreprises pour un chiffres d'affaires hors taxe global de 3.700 milliards d'euros et une valeur ajoutée de 986 milliards d'euros, soit 52% de la valeur ajoutée de l'ensemble de l'économie française.

Quelles valeur ajoutée? En 2013, la moitié des 4.200 entreprises de 250 salariés ou plus ont une valeur ajoutée supérieures à 32 millions d'euros. Cette valeur médiane est trente fois supérieure à celles des entreprises de 10 à 249 salariés.Mais, surtout, 1% des entreprises concentrent... 65% de la valeur ajoutée, 55% de l'emploi et 68% de l'investissement.

La crise pour tout le monde? La valeur ajoutée a augmenté pour plus de la moitié des entreprises actives entre 2012 et 2013. Ce sont les plus grandes entreprises qui réalisent le plus de croissance: la moitié de celles de plus de 250 salariés ont augmenté leur valeur ajoutée de plus de 1,6%. A l'inverse, pour la moitié des entreprises sans salarié, la valeur ajoutée a stagné ou diminué, particulièrement pour celle du commerce (- 2,3%) et de l'industrie (-1,5%).

Quel poids pour le CICE? Entre 2012 et 2013, le taux de marge moyen est resté stable après avoir diminué entre 2011 et 2012 (- 1,2 point). Dans le détail, en 2013, le taux de marge moyen a augmenté dans les services aux particuliers (2,2 points), la construction (0,8 point), les transports et l'entreposage (0,5 point) et l'hébergement/restauration (0,4 point). Des secteurs où les salaires sont en moyenne faibles et qui ont donc bénéficié des effets du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE).

En revanche, du fait de salaires plus élevés, toujours en moyenne, le taux de marge a diminué de 0,1 point dans l'industrie et de 1,6 point dans le secteur de l'information et de la communication.

Recul de l'investissement. L'investissement a reculé à nouveau en 2013 de 1,8%, après - 2,7% en 2012. Ce recul est plus marqué dans les petites entreprises: - 15,5% pour les entreprises sans salarié et -6,4% pour celle jusqu'à 10 salariés. A noter que les 239.000 entreprises créées en 2013 ont investi pour 6,7 milliards d'euros.

Si une entreprise sur deux a investi en 2013, les plus grosses structures investissent presque toutes. En revanche, seules 30% des 1,3 million d'unités entreprises sans  salariés l'on fait.Et la moitié des entreprises de 250 salariés ou plus ont inveti plus de deux millions d'euros. In fine, l'investissement est concentré sur un nombre relativement faible d'entreprise: 1% d'entre elles, investissant chacune plus de 500.000 euros, sont à l'origine de 85% du montant total des investissements.

Des exportations très concentrées.  Sur une population de 2,4 millions d'entreprises hors micro-entreprises et microentrepreneurs, seules 9 % ont exporté, soit un peu moins qu'en 2012. De plus, 1% des entreprises ayant le plus exporté concentrent 97 % des exportations. A noter que la moitié des 24.000 d'entreprises ayant les exportations les plus importantes sont sous le contrôle d'une firme multinationale et cumulent 89 % des exportations de ces entreprises fortement exportatrices.

Il montre aussi :
- que le CICE commence à montrer ses effets positifs, qui seront certainement affermis par les baisses de charges sur le SMIC (Pacte de responsabilité)

- que l'investissement reste insuffisant, d'où l'importance de l'amortissement exceptionnel décidé en avril dernier par Manuel Valls qui devrait le booster (et qui devrait à mon avis être perpétué encore un an ou deux).

12

Nan mais attends, je ne vais pas perdre de temps à répondre aux élucubrations d'un type qui dit littéralement

Najat Vallaud-Belkacem en est l'archétype: bac économique et sociale, ce qui veut sans doute dire qu'elle n'était pas assez bonne pour aller en série scientifique donc qu'elle ne comprenait pas trop les maths.
Sciences-Po ensuite, surnommé Science pipeau et réservoir de toutes ceux et celles qui n'ont pas réussi à intégrer des classes préparatoires et donc de grandes écoles mais ne trouvent pas non plus la rigueur nécessaire pour suivre des études à la fac.
A raté 2 fois l'entrée à l'ENA..
Comment veut-on ensuite qu'une ministre de ce type COMPRENNE l'intérêt des mathématiques et REDRESSE l'enseignement de ceux-ci, alors même que les filières scientifiques manquent de candidats ..

C'est un type qui a un melon pas possible qui a écrit ces lignes, et il ne mérite guère mieux qu'un lol. Je lui en ai mis trois. De plus, c'est un type qui ne sait rien sur rien à l'enseignement des langues, et qui semble avoir un sacré problème avec les femmes. Et qui ne maîtrise même pas le sujet dont il parle, puisque les programmes de maths au collège sont publics, et ils ne correspondent pas à sa description.
Alors certes en sixième le volume horaire des maths et de l'EPS est le même. Et après, il est supérieur en cinquième, quatrième, etc., jusqu'à la Terminale. Et il l'est aussi en primaire. Quant à moi je serais d'avis que les langues vivantes n'ont pas un volume horaire suffisant. Chacun sa marotte, j'ai envie de dire, chacun ses préférences.

Je ne suis pas entièrement d'accord avec ton article - je pense que les maths telles qu'elles sont enseignées aujourd'hui focalisent quand même beaucoup sur la résolution de problèmes. Je ne connais pas les programmes américains, peut-être sont-ils plus théoriques, mais les exercices de maths à la française entraînent à cela et c'est un de leurs objectifs assumés. Cela a un impact par la suite pour les boulots d'ingénieur, de programmeur, etc.
C'est peut-être mon côté linguiste qui me fait penser que des maths, ce n'est guère que le côté formalisme et résolution de problèmes, justement, qui est nécessaire à l'apprentissage du code. Le reste, c'est des langues - une langue particulière, certes, parce qu'elle n'est qu'écrite et s'adresse à un interlocuteur idiot qui ne comprendra pas autre chose qu'une grammaire parfaite, mais une langue quand même.
(J'aime bien cependant le petit coup de pied à PISA)

13

Broz a écrit:

Parce que lol lol lol

C est dommage que ta seule reaction soit "lol", alors que je te sais connaisseur des sujets qui touchent a l education. Et c est un sujet important. J ignorais par exemple qu il y a maintenant autant d heures d enseignement des maths que de sport, ce qui est completement dingue...

Et pour toi qui disait qu il n y avait aucun rapport entre maths et informatiques, voici un excellent article que j ai lu il y a quelques jours sur le FT :

FT a écrit:

Things often look least likely to change just before they fall apart. So it is with mathematics education. At first glance, the status quo seems indestructible. How much maths you learn is one of the best predictors of your future income. Knowledge of the subject is deemed so important that many countries (among them the US) offer special visa concessions to foreigners with a grounding in the subject.

Beneath the surface, however, there are serious cracks. Most students dislike maths, do not understand its connection to their later lives and do badly at tests even as the questions grow easier. Universities and employers complain that they cannot find people with the right skills. Maths, as it is taught today, will not be a mainstream school subject in 20 years’ time. Either it will succumb to a hostile takeover or it will be run out of business.

·         

Actually, “mathematics” is the wrong word for much of what is taught in schools. Rather, students learn to calculate. That is an obsolete skill, since almost all calculating is done by computer these days. Except, that is, in educational maths, where almost all of it is done by hand.

A century ago, this might have made sense. Accounting, some physics or some easy-to-model engineering were about the limit of what anyone could hope to accomplish with mathematics. Today, our horizons are wider. Technology means we can develop far more complex models of the real world and gain actionable insights, even where the underlying situations are sophisticated and fuzzy.

Just as in past agricultural and industrial revolutions, technology has changed the art of the possible and the learning needed to master it. Calculation is rarely the obstacle. It is no longer, therefore, the area where most students need to focus their energy.

At its core, maths is a problem-solving process. You specify a real-world problem, develop an abstract representation of it, calculate an answer for the abstraction and then translate back into the real-world language you started with. Before computers, almost all human energy was focused on the third stage: calculating. Now it is usually focused on the other steps instead.

But not in maths education. There, we insist everyone learns to calculate by hand, at least before they use a computer. And we insist they calculate simple, unrealistic problems that are nothing like those they will face outside. We make human imitations of calculating machines. Yet businesses need problem-solvers who are skilled in using modern tools.

Quadratic equations and long division are not of much use in today’s workplace. You need to know how to make machines compute answers to questions you have. You must learn to be sceptical of conclusions drawn from data, and practice solving complex problems with powerful tools.

Computers are being used to drive pedagogical change in all subjects. In maths, however, it is the subject matter itself that needs to change. It would be pointless to use computers to help students learn redundant skills of hand calculation. Teaching the wrong subject, however well or with whatever technology, will not make it right. We need to use computers in maths education as they are used in real-life maths — for doing the calculating.

Britain has reintroduced computer coding into its school curriculum. This is not just a workplace skill but a way to represent mathematical ideas for computation. Coding should be the foundation of a new computer-based maths — perhaps part of the same school subject.

Those who are first to embrace this way of teaching maths will reap the biggest rewards, just as early adopters of universal education in the 19th century did.

In some countries, such as Estonia, enlightened governments have been bold enough to look beyond improving their results on tests such as Pisa, which measure international school systems against an old yardstick of success. In others, industry and universities must provide the impetus.

In 1988 Steve Jobs saw the need for a change in maths and urged educators to focus on “the prose of mathematics without getting lost in the grammar”. To make that vision a reality we need to beat the intransigence of our educational systems whatever the technology.

14

C'est trois fois la même personne qui a écrit ces articles ? Parce que lol lol lol

15

3 articles sur le déclin des maths en France

L'enseignement des maths brûle et on regarde de l'autre côté a écrit:

Alors que des bataillons hystériques de bonnes femmes ou crétins talibanglosaxonnisés exigent de l'anglais quasiment dès la naissance (ça commence maintenant à la maternelle, ça continue en primaire) avec la fin des autres langues (QUI a le droit de ne pas faire d'anglais en 6ème ???), l'enseignement des maths continue de tomber, chuter, couler, s'effondrer.

On en a déjà parlé sur 4 heures de math par semaine en 6ème .. pour l'avenir de la France ?

et sur Najat Vallaud-Belkacem découvre le problème des maths au collège mais n'en résoud pas l'équation pourtant simple

Les récentes statistiques du brevet des collèges montrent l'ampleur du phénomène:

Près de 2 candidats au Diplôme national du brevet (DNB) sur 3 n’obtiennent pas la moyenne lors de l’épreuve finale de maths en 2014

http://cache.media.education.gouv.fr/fi … 402827.pdf

http://www.lesechos.fr/politique-societ … 104021.php

A l'entrée au collège, la 6ème est maintenant considérée comme la fin du cycle CM1, CM2. On ne sait si c'est à cause de ceci mais l'enseignement en maths, avec 4 heures, y est très faible.

La géométrie consiste à savoir tracer des triangles, des médiatrices et un cercle autour. Point de calcul de volumes mais uniquement des surfaces assez simples.

En 6ème, les collégiens révisent l'écriture des nombres en LETTRES. Celui qui aura retenu que MILLE est invariable a une quasi médaille Fields.

Proportionnalité ? Un bien grand mot mais si l'enfant sait faire une règle de 3 en 5ème, il a aussi là un pont d'or qui le couvre.

5 heures de français et même +, 4 heures de sport, 4 heures de LV1 (l'autre mot pour anglais car QUI fait autre chose) et 4 heures de maths .. Viennent ensuite l'Histoire-géo (3 h avec un énorme manuel), puis SVT, techno, musique, etc..

En langue, un collégien peut sans problème atteindre les 13 ou 14 de moyenne sans savoir conjuguer un verbe... Et QUI pourrait lui en tenir rigueur car QUEL intérêt a l'apprentissage d'une langue étrangère quand on a 11 ans ?

Aucun .. contrairement à quelques années plus tard quand on veut découvrir le monde ..

Notons aussi au passage que VUS les progrès des traducteurs automatiques, il y a fort à parier qu'apprendre une langue étrangère sera dans quelques années aussi utile qu'apprendre à conduire (Apprendre des langues pour les parler ne servira bientôt à rien , Skype traduit vos conversations: plus besoin d'apprendre les langues étrangères ), ça servira uniquement pour des besoins culturels.

En revanche, les maths servent à tout.

Quelle matière apprend à raisonner ?

Quelle matière apprend la rigueur ?

Quelle matière apprend qu'un exemple de démontre rien ?

Quelle matière apprend la différence entre une définition et un théorème ?

Quelle matière apprend à combiner des éléments pour construire, imaginer quelque chose ?

Quelle matière est à la base de toutes les sciences ?

Quelle matière peut être enseignée sans beaucoup de moyens ?

Quelle matière permet d'appréhendre ensuite la robotique, l'informatique, le big data, la statistique, etc.. et tout l'univers NUMERIQUE dans lequel nous sommes déjà ?

http://www.webtimemedias.com/article/re … 0320-56114

Pourquoi avoir baissé notre niveau en maths au profit d'une augmentation de l'apprentissage de l'anglais, alors que TOUS les indicateurs montrent que le niveau en anglais ne progresse pas, que l'apprentissage du français en pâtit ?

Comment garder l'excellence de nos grandes écoles d'ingénieurs et de notre recherche en maths si on continue de massacrer la base en primaire et au collège ?

Que font les américains qu'admirent tant celles et ceux qui veulent mettre leurs enfants à l'anglais dès la naissance ? Ils augmentent l'apprentissage des maths .. Comme la Chine, la Corée et tous les pays en pointe dans le numérique.

http://www.tubbydev.com/2015/03/lenseig … C3%A9.html

4 heures de math par semaine en 6ème .. pour l'avenir de la France ? a écrit:

Stupeur en découvrant le nombre d'heures de cours des collégiens.

Non pas le nombre total d'heures de cours mais leur répartition .. (cf Nombre d’heures de cours au collège )

En 6ème, un collégien a autant d'heures de maths que d'heures de langue vivante (à savoir l'anglais tant l' "ouverture" des parents est grande sur les autres langues ...) et de sport .

Le programme d'histoire-géo traverse toute l'antiquité de tous les pays mais le programme de mathématiques se limite à une grosse révision de celui de CM2 + les proportions + un peu de géométrie.

On pourra trouver cohérent que les maths de 6ème appuient sur la règle de trois pendant que l'histoire raconte la guerre de Troie .. mais quand même ?

Est-il normal, est-il logique, est-il "d'avenir" d'avoir si peu de maths vs anglais et sport alors même que:

- nous sommes dans une civilisation dominée par le numérique

- nous sommes dans une civilisation où la plupart des métiers d'avenir sont "techniques"

- l'expérience montre que quelque soit le nombre d'heures d'anglais au collège, le niveau est nul ensuite

- l'expérience montre que l'anglais nécessaire s'apprend rapidement quand on est plus vieux et quand on est mis DANS un pays anglophone

- l'expérience montre que le sport à l'école ne développe quasiment aucune des qualités que devrait développer le sport (voir courir des adolescents est édifiant)

Le collégien qui a des difficultés en maths peut-il avec 4 heures de maths comprendre la nature de ce qu'il a du mal à appréhender ? Non bien sûr ..

4 heures de maths par semaine non seulement sont insuffisantes dans le monde actuel mais aggravent encore plus les difficultés des plus faibles car le travail à la maison compte beaucoup en mathématiques et bien évidemment, les plus faibles ont bien souvent des parents incapables de les aider à s'améliorer.

Il fut un temps où les maths régnaient sur le collège. On entendait alors que nous, français, étions nuls en langues étrangères ou en sport .. mais on se rattrapait avec les maths?

Nous avons augmenté les heures de sport et de langues étrangères.

Nous sommes toujours aussi nuls.

Nous avons baissé le nombre d'heures de maths et nous avons perdu notre domination.

Le nombre d'étudiants attirés par des études scientifiques baisse.

Pas ou peu de start-ups montées par des "matheux" (tiens donc ? Quelles études ont faites les fondateurs de Google, Microsoft, Apple et de quelle "obédience" sont les gens qui font régner ses nouveaux maîtres ??).

Beaucoup de comm et de marketing ..

Beaucoup de raisonnements qui ne reposent sur aucune logique ou généralisent à partir d'un exemple, chose qu'on apprenait à éviter dans les maths de base, au collège.

Beaucoup de chimères, de fumée dont les auteurs ne sont même pas conscients tant ils croient eux-même que 1+1 = 3.. sans même parler de logique floue ;-)

Alors même que les enfants zappent de + en + avec la civilisation moderne et qu'il faudrait compenser à l'école en leur apprenant la rigueur, la persévérance dans UNE direction, chose que seules les mathématiques peuvent leur inculquer facilement, on a réduit le nombre d'heures de mathématiques.

Oui, en théorie, nous nous maintenons (voir cette étude de 2011 sur l'enseignement des mathématiques http://eacea.ec.europa.eu/education/eur … /132FR.pdf ) car l'enseignement est calculé en % du temps total de travail (et souvent par semaine ce qui ignore les différences de vacances) mais cela augure mal du futur.

En 1968, outre les évènements de mai, une révolution plus importante a eu lieu. Les élites étudiantes qui jusqu'alors "faisaient" leur droit ou faisaient des lettres, sont passées aux mathématiques.

Devenir ingénieur est devenu le top. Ce n'est pas sans rapport avec les grandes réussites industrielles de la France des années 60 et 70 et les découvertes scientifiques de notre pays.

Si nous laissons tomber les maths au collège en 2014, inutile de vouloir enseigner le code au lycée et de croire que nous pourrons redresser l'industrie.

Inutile aussi de croire que nous pourrons garder une place dans la finance.

Inutile d'espérer une place dans la révolution connectée qui a commencé et inutile aussi de croire que nos armées pourront continuer à être efficaces même avec des budgets réduits.

Autant la marche forcée vers l'anglais est de la soumission au modèle anglo-saxon qui ne règne que parce que nous nous mettons des oeillères en regardant ce qu'est vraiment le monde (qui existe aussi en Asie, en hispanie, en italianerie, en russophonie, etc..), autant la marche libre des collégiens en mathématiques à raison de 4 heures par jour est un refus de voir l'avenir tel qu'il a déjà commencé.

Bien évidemment, ce ne sont pas les bonnes femmes hystériques et paniquées qui souvent représentent les parents d'élèves qui peuvent comprendre ceci...

Pourtant, en 2006, voici ce qu'on disait déjà à l'Assemblée Nationale  http://www.assemblee-nationale.fr/12/ra … P320_80253

avec notamment:

Les lacunes en mathématiques constatées plus tard chez les étudiants et souvent dénoncées devant la mission - « ils ne savent pas appliquer la règle de trois » - résultent, sans doute, à la fois d'un manque de connaissances de base et d'un manque de compréhension des concepts arithmétiques.

La formation des enseignants, sur laquelle le présent rapport reviendra, est probablement plus déterminante pour améliorer l'efficacité du système scolaire que les querelles sur les programmes.

La tendance - signalée par des inspecteurs généraux - des enseignants du premier degré à s'accommoder dans les matières scientifiques d'un faible niveau d'exigence paraît plus grave que le fait que la division à deux chiffres à décimale ne figure pas au programme de l'école primaire, lequel ne prévoit que la division des nombres entiers.

Qu'a-t-on fait depuis pour améliorer la situation ?

Réforme du collège: et les maths ? Oubliées même dans le débat .. a écrit:

Il y a comme un vent de révolte contre la réforme du collège de la ministre Vallaud-Belkacem mais bizarrement, tout le monde ne parle que de l'abandon des langues mortes et des classes bilangues.

Si il est une matière à pourtant soigner au collège, ce sont les mathématiques.

Au dernier brevet, près de 2/3 des élèves de 3ème n'ont pas eu la moyenne !

http://cache.media.education.gouv.fr/fi … 402827.pdf

http://www.lesechos.fr/politique-societ … 104021.php

Combien d'heures de maths en 6ème ? 4 heures seulement par semaine .

Pourtant, de partout dans le monde et spécialement dans les pays en pointe et qui montent, l'enseignement des mathématiques se renforce.

Nous vivons, que cela plaise ou non, dans une civilisation numérique où la compréhension des choses, afin de pouvoir travailler et s'établir dans la vie, passe par la compréhension de la logique mathématique.

Apprendre à démontrer, comprendre qu'un exemple de démontre rien, qu'une définition ne se démontre pas, apprendre ce que si et seulement si veut dire, apprendre la précision, apprendre qu'il y a UNE solution, apprendre les ensembles, les bijections, les injections, les surjections et donc autant de choses qui évitent les amalgames et erreurs de logique dans la vie de tous les jours: c'est ça les maths !

Apprendre la notion de dérivée, de dérivée seconde et donc l'importance de surveiller l'accélération de la vitesse plutôt que la chose elle-même: c'est ça les maths !

Apprendre à concentrer son esprit pour trouver la solution à des problèmes, à POSER ce qui est connu et ce qui ne l'est pas pour savoir où aller chercher: c'est ça les maths !

Tout ça ne s'apprend pas en 6ème par l'anglais ou l'allemand ou autre langue qui ne peut s'apprendre que lorsque l'enfant est motivé pour découvrir le monde, à savoir plus tard, vers 16 ou 17 ans.

Depuis des années, des bataillons de harpies ont voulu que leurs chers enfants apprennent l'anglais.. 4 h de première langue (donc d'anglais car que peut-on faire d'autre en 6ème ??? Aucune possibilité contrairement à avant), autant que de maths ?!? Des progrès ? Des résultats ? pas mieux qu'avant même si maintenant c'est dès la maternelle que des enfants n'ayant même pas 300 mots de vocabulaire en français se mettent en rang pour apprendre des mots anglais à la façon dont Hitler ou Staline auraient rêvé de mouler leurs peuples !!

Pendant ce temps bien sûr, les pays anglo-saxons ne dépensent pas le temps des élèves pour apprendre des langues étrangères, mais ils font .. des maths ...

En 2006 déjà, à l'Assemblée Nationale un rapport http://www.assemblee-nationale.fr/12/ra … P320_80253 "disait":

Les lacunes en mathématiques constatées plus tard chez les étudiants et souvent dénoncées devant la mission - « ils ne savent pas appliquer la règle de trois » - résultent, sans doute, à la fois d'un manque de connaissances de base et d'un manque de compréhension des concepts arithmétiques.

La formation des enseignants, sur laquelle le présent rapport reviendra, est probablement plus déterminante pour améliorer l'efficacité du système scolaire que les querelles sur les programmes.

La tendance - signalée par des inspecteurs généraux - des enseignants du premier degré à s'accommoder dans les matières scientifiques d'un faible niveau d'exigence paraît plus grave que le fait que la division à deux chiffres à décimale ne figure pas au programme de l'école primaire, lequel ne prévoit que la division des nombres entiers.

Qu'a-t-on fait depuis pour améliorer la situation ?

Rien car nos politiques, de droite ou de gauche, ne sont pas des matheux mais plutôt des littéraires ou des avocaillons, toujours dans l'évitement et le maquillage et sans doute méfiants par rapport aux règles mathématiques si rigoureuses.

Najat Vallaud-Belkacem en est l'archétype: bac économique et sociale, ce qui veut sans doute dire qu'elle n'était pas assez bonne pour aller en série scientifique donc qu'elle ne comprenait pas trop les maths.

Sciences-Po ensuite, surnommé Science pipeau et réservoir de toutes ceux et celles qui n'ont pas réussi à intégrer des classes préparatoires et donc de grandes écoles mais ne trouvent pas non plus la rigueur nécessaire pour suivre des études à la fac.

A raté 2 fois l'entrée à l'ENA..

Comment veut-on ensuite qu'une ministre de ce type COMPRENNE l'intérêt des mathématiques et REDRESSE l'enseignement de ceux-ci, alors même que les filières scientifiques manquent de candidats ..

Peut-être qu'avec la loi du le renseignement, inapplicable sans de gros recrutement d'ingénieurs et ubuesque si c'est Poutine ou une autre puissance étrangère qui fournit ceux-ci, Manuel Valls (qui lui n'a qu'une licence d'histoire) prendra conscience de la nécessité de faire apprendre aux écoliers, aux collégiens, aux lycéens, en premier lieu les MATHEMATIQUES !

Si vous croyez qu'on exagère, trouvez un collégien  de 6ème ou 5ème ou même 4ème et demandez lui de faire une simple règle de 3 ...

Si vous n'avez pas de collégien sous la main, regardez alors simplement, dans le monde de la finance qui gouverne, QUI fait la loi: des matheux, des avocats ou des littéraires ratés ?

Et enfin, regardez les entreprises qui dominent ou vont dominer le monde en regardant le type d'études qu'ont faites leurs fondateurs ..  A tout hasard Brin et Page .. Ou Gates ...



Currently installed 12 official extensions. Copyright © 2003–2009 PunBB.

[ Généré en 0.101 secondes, 7 interrogations faites ]