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Pas mal, Andreï.

Le Figaro a écrit:

Andreï Makine reçu à l'Académie française : la Coupole sous le charme russe

Élu au fauteuil de la Franco-Algérienne Assia Djebar, l'écrivain a été reçu à l'Institut par Dominique Fernandez. Récit de cette cérémonie.

L'usage veut que dans son discours de remerciement, chaque académicien reçu pour la première fois sous la Coupole rende un hommage appuyé à son prédécesseur, en l'occurrence Assia Djebar. L'auteur du Testament français, au caractère bien trempé, en a décidé autrement. Dans sa longue intervention d'hier après-midi, le désormais benjamin de l'auguste Compagnie, n'a fait référence à la romancière franco-algérienne que pour mieux rebondir sur ce qui lui tient particulièrement à cœur, à savoir l'amour immodéré de la langue française et de la littérature russe, le goût du combat contre toutes les médiocrités et l'esprit de résistance, qu'il a érigé en credo.

Andreï Makine, portant fort bien l'habit vert, confectionné spécialement par Giorgio Armani, a tout de même loué, brièvement, la «romancière à l'imaginaire fécond, cinéaste subtile, professeur reconnu sur les deux rives de l'Atlantique», et dont la carrière était «une illustration vivante de ce que la sacro-sainte école de la République avait de plus généreux».
«Souffle ardent»

Face à un public venu en très grand nombre, où l'on reconnaissait Olivier Nora, Olivier Bétourné, Bertrand Visage et Adrien Bosc du Seuil, Vera Michalski, Philippe Rey, mais aussi la comédienne Juliette Binoche, Makine a rappelé la raison d'être même de l'Académie en ces termes: «Assurer à la langue et à la culture françaises le rayonnement le plus large possible et offrir à cette tâche le concours des intelligences œuvrant dans les domaines les plus variés.» Ce fut donc un discours fleuve, dans lequel il a évoqué Saint-Simon, la visite de Pierre le Grand aux académiciens, la tsarine francophone Catherine II, Fonvizine et ses Lettres de France, qu'il a citées abondamment, Voltaire, Pouchkine et Tolstoï, Tchekhov et Dostoïevski, et plus près de nous, Edmonde Charles-Roux.

Au milieu de son discours, il est revenu sur la sanglante bataille de la Moskova, la guerre de Crimée, l'Ukraine d'aujourd'hui et Kiev, dénonçant «la guerre fratricide orchestrée, dans cette ville, par les stratèges criminels de l'Otan». Makine n'a jamais mâché ses mots, encore moins sous la Coupole, avec son égale voix de baryton roulant les «r». Toujours aussi combatif, animé d'un esprit de résistance, l'auteur de Cette France qu'on oublie d'aimer a fait l'éloge de l'escadrille Normandie-Niémen et de «ses magnifiques héros français tombés sous le ciel russe en se battant contre les nazis». Il a également rendu hommage au lieutenant Jean-Claude Servan-Schreiber (il lui a par ailleurs consacré un livre) et au général de Gaulle, qu'il a cité à la fin de son intervention, laquelle restera sans doute dans les annales. En outre, il n'a pas manqué de dénoncer le «déferlement des best-sellers anglo-saxons et de l'autofiction névrotique parisienne», d'étriller «la nouvelle caste d'ignorants» qui nous gouverne et de blâmer «l'inculture, les diktats idéologiques, les médiocrités divertissantes».
«Votre œuvre est un chant d'amour à la Russie humiliée»

Dans son discours de réception, Dominique Fernandez, admirateur de la première heure du récipiendaire, a d'emblée salué l'écrivain franco-russe ainsi: «J'espère que notre vieille coupole résistera au souffle ardent que votre œuvre y fait entrer.» On serait tenté d'ajouter: «et le tempérament». À 87 ans, l'auteur de Porporino a multiplié les louanges, peaufiné ses compliments, dans ce qu'il convient d'appeler une véritable célébration de l'œuvre d'Andreï Makine, qu'il connaît sur le bout des doigts. Et ce, depuis la lecture de La Fille d'un héros de l'Union soviétique, paru à Paris en 1990, et écrit directement en français, trois ans après son arrivée dans la patrie de Voltaire.«Au-delà des mots, c'est le pays qui les a formés dont vous vous êtes fait le paladin intrépide», lâcha-t-il.

En reparcourant les romans de Makine et la longue histoire de la Russie, Dominique Fernandez a émaillé son intervention de citations empruntées à Pouchkine, à Gogol. Il a de même évoqué Maïakovski et Rachmaninov, ou encore l'écrivain francophile Ivan Bounine, le maître de Makine. Et ce n'est pas sans émotion qu'il a salué la regrettée Simone Gallimard qui avait soutenu Le Testament français au Mercure de France, avec les honneurs et le succès que l'on sait, en 1995.

Dominique Fernandez a également saisi l'occasion pour prononcer un plaidoyer en faveur du monde russe: «Toute la suite de votre œuvre est un chant d'amour à la Russie humiliée - d'autant plus aimée qu'elle est plus humiliée. C'est pourquoi, monsieur, vous êtes irremplaçable à mes yeux. Quiconque connaît un peu la Russie sait à quel point ce pays est calomnié dans nos médias. La désinformation est systématique. On ne parle que mafia, corruption, nouveaux riches.»

Visiblement ému, Dominique Fernandez a terminé son discours sur ces mots: «En vous aussi, nous reconnaissons, monsieur, qui incarnez si bien votre patrie, cet indicible, ineffable supplément d'humanité qui mérite de s'appeler, d'un vocable dépourvu absolument de mièvrerie mais chargé au contraire d'une saveur ô combien épicée: le charme russe.» C'est ainsi qu'Andreï Makine a été intronisé, comme le furent nombre d'écrivains d'origine russe qui ont siégé sous la Coupole: de Joseph Kessel à Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel, en passant par Henri Troyat et Maurice Druon.

http://www.lefigaro.fr/culture/2016/12/ … -russe.php

2

Sans surprise.

Le Figaro a écrit:

Andreï Makine élu à l’Académie française

L’auteur du « Testament français » a été élu dès le premier tour à l’Académie française au fauteuil d’Assia Djebar. A 58 ans, l’écrivain né en Russie devient le plus jeune des Immortels.

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Dans 5 ans, ça sera peut-être Taubira ?

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Hahahahah... oh non, en fait, je pleure...

Le Figaro a écrit:


Frédéric Mitterrand, candidat à l'Académie française

A soixante-huit ans, Frédéric Mitterrand, qui a donc été réalisateur, producteur, acteur, enseignant, animateur de télévision, journaliste… souhaite exercer un nouveau métier: immortel. L'élection aura lieu le 3 mars.

L'ancien ministre de la Culture souhaite devenir Immortel, au fauteuil d'Assia Djebar. L'élection aura lieu le 3 mars.

Ça devait arriver: Frédéric Mitterrand, candidat à l'Académie française. C'est arrivé jeudi. Il a postulé au fauteuil d'Assia Djebar, décédée en février dernier, dont le siège vient était vacant. Il faut dire que son profil comme son parcours l'amènent naturellement à vouloir rejoindre la Compagnie des immortels. Sa biographie est riche et d'une diversité extraordinaire. Le neveu de François Mitterrand est d'abord un écrivain (la littérature, quel que soit le domaine dans lequel il a exercé, a toujours compté plus que tout). Il a été un homme de cinéma en exploitant un cinéma d'art et essai, en se confrontant à la production, à la réalisation, et même au jeu d'acteur. Il a rencontré une telle notoriété grâce à ses émissions à la télévision (Étoiles et toiles, Du côté de chez Fred…) qu'il faisait régulièrement l'objet d'imitations de la part des humoristes.

Parmi les étapes marquantes de cette trajectoire digne des grands destins qu'il contait à travers ses documentaires, on notera la direction de la Villa Médicis et, surtout, le ministère de la Culture sous la présidence de Nicolas Sarkozy, durant près de trois ans.

Amoureux de la langue française

Côté littérature, cet amoureux de la langue française siège au jury du Prix Médicis depuis près de dix ans. Son dernier récit, Une adolescence, a été publié l'an dernier chez Robert Laffont. Comme tous ses livres, il possède des accents autobiographiques.

Mitterrand évoque son adolescence parisienne dans une famille bourgeoise du XVIe arrondissement, jusqu'en 1969: son quotidien de lycéen, sa vie de famille, sa découverte de la littérature et du cinéma, son initiation à la politique… Il y disait: «Et voici qu'après tant d'années je n'arrive toujours pas à choisir entre le général de Gaulle et François Mitterrand! J'ai tenté à plusieurs reprises de sortir d'un tel dilemme pour comprendre ce que je n'ai pas encore compris. Comme lorsque j'ai écrit ce texte, il y a longtemps, que je l'ai relu, repris - à tel point qu'il est devenu un autre - mais sans en modifier le ton car il se lit avec les mots de l'enfance et que c'est à ce moment-là que tout s'est noué, de telle sorte qu'au fond je n'ai pas changé.»

A soixante-huit ans, Frédéric Mitterrand, qui a donc été réalisateur, producteur, acteur, enseignant, animateur de télévision, journaliste… souhaite exercer un nouveau métier: immortel. L'élection aura lieu le 3 mars.

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Parce que les académiciens prennent le temps de la réflexion et ne réagissent pas à chaud. C'est une qualité.

6

Heh, comme d'hab, elle arrive pendant la troisième mi-temps, longtemps après tout le monde. La seule question que je me pose, c'est si elle se prononce sur la loi Haby ou sur sur le projet de loi Savary.

7

S'il y en a qui se demandent encore à quoi sert l'Académie, voilà :

Le Figaro a écrit:

L'Académie française contre la réforme de l'enseignement

L'Académie française publie un communiqué qui détaille pourquoi elle s'oppose à la réforme de l'Education nationale: «Réduire la place des humanités, matrice de notre civilisation, mettre le latin et le grec sur un pied d'égalité avec les langues régionales, est un mauvais coup porté à la langue française.»

« Affaiblissement des disciplines fondamentales, mauvais coup porté à la langue française, développement des inégalités...» Dans un communiqué, les Immortels disent pourquoi ils s'opposent à la réforme de la ministre de l'Éducation nationale.

L'Académie française prend son temps, mais quand elle donne un avis, elle s'appuie sur des arguments solides et mûrement réfléchis. Dans un communiqué qu'elle vient de diffuser aujourd'hui, elle annonce de manière nette et à l'unanimité de ses membres son opposition à la réforme de l'enseignement. «L'Académie française, qui a fait part au Président de la République François Hollande de ses réserves sur les projets de réforme du collège et des programmes d'enseignement présentés par le gouvernement, considère que l'ensemble de ces projets n'est pas satisfaisant», est-il souligné en préambule. Ensuite, les Immortels mettent en avant trois arguments fondamentaux.

? «Un défaut de structure qui interdit la compréhension»

Premier argument: «La réforme d'ensemble concerne à la fois la réforme des programmes d'enseignement de la fin du primaire et du collège, qui sont encore en consultation, et la réforme du collège qui a fait l'objet d'un décret et d'un arrêté sans que les programmes enseignés soient définis. Il y a là un défaut de structure qui interdit la compréhension et dissimule la logique même des réformes proposées.»

? «Affaiblissement des disciplines fondamentales»

Deuxième argument: «L'Académie déplore que l'ensemble de la réforme repose sur deux principes implicites: l'affaiblissement des disciplines fondamentales et le bouleversement du calendrier d'acquisition «des connaissances et des compétences», c'est-à-dire leur remplacement au profit de thématiques interdisciplinaires.» Selon l'Académie: «Les projets posent en fait le principe d'un effacement des disciplines traditionnelles au profit de «thématiques interdisciplinaires», dont l'objet est le plus souvent ponctuel, dicté par l'actualité ou directement appelé par l'environnement immédiat des élèves.» Et d'ajouter que les «itinéraires pédagogiques» élaborés au sein de chaque établissement ne permettront pas de «lutter efficacement contre l'échec scolaire», et ne favoriseront pas «la réussite pour tous», but visé par la réforme. Bien au contraire, expliquent les académiciens, cette réforme «a toute chance de perpétuer voire de développer les inégalités».

? «Un mauvais coup porté à la langue française»

Troisième argument: «L'Académie insiste sur sa vive préoccupation concernant la place faite à la langue française dans les projets de réforme en cours. Elle considère qu'aucun redressement de notre système éducatif ne pourra être opéré si l'accent n'est pas mis sur l'apprentissage du français, dont la maîtrise et la compréhension sont la condition d'accès aux autres disciplines. Les difficultés rencontrées par un trop grand nombre d'élèves dès l'entrée au collège proviennent des lacunes constatées dans l'acquisition du socle des connaissances dispensées dans l'enseignement primaire: elles tiennent en particulier à une maîtrise insuffisante de la lecture et de l'expression écrite et orale.»

Ensuite, l'Académie française rappelle que «le patrimoine littéraire constitue un élément essentiel de l'enseignement de la langue française». «Elle regrette vivement la disparition quasi complète, dans le document - par ailleurs incompréhensible dans sa formulation - concernant la classe de 6e, de toute référence à des textes, des œuvres ou des courants littéraires, tandis que pour les autres classes du collège, seuls quelques genres sont mentionnés.»

«Réduire la place des humanités, matrice de notre civilisation, mettre le latin et le grec sur un pied d'égalité avec les langues régionales, dont l'enseignement relève d'une tout autre problématique et renvoie à d'autres finalités, est aussi un mauvais coup porté à la langue française. Apprendre le latin et le grec n'est pas consacrer à des langues «mortes» un temps qui serait mieux employé en étudiant une ou plusieurs langues «vivantes», c'est avant tout découvrir notre propre langue, dont la maîtrise ouvre l'accès à toutes les disciplines et à la culture en général.» (…) «Elle appelle ensuite à rendre à la maîtrise de la langue française la première place, et à favoriser cet apprentissage par un véritable enseignement des langues anciennes aussi largement que possible.»

? «Résister à la tentation de la facilité»

L'Académie a la certitude que le redressement du système scolaire, si impatiemment attendu par la Nation tout entière, devra, d'une part, s'inscrire dans la continuité de notre culture, faite d'enrichissements successifs et respectueuse de ses origines, et d'autre part, résister à la tentation de la facilité, qui n'a jamais eu d'autre résultat que l'aggravation des inégalités. L'exigence constitue le principe fondateur de l'école de la République ; elle doit le rester ou le redevenir.»

On l'aura compris, et c'est la conclusion: «Pour toutes ces raisons, l'Académie française estime nécessaire de reconsidérer les principes et les dispositions des réformes proposées.»

http://www.lefigaro.fr/livres/2015/06/2 … nement.php

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Moi, il m'a fait rire. :)

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Parce que moi aussi j'ai le droit de me moquer des spots télé ridicules

[video (flash player not installed)]

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Haha !
On les aime bien quand même, nos académiciens.

http://img11.hostingpics.net/pics/382030acadmiefrancaise.png

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"Dès le troisième tour", on se croirait sous la IVe République.

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Je dois bien avouer qu'il est inconnu au bataillon, chez moi. Mais ça y est, il n'y a plus de fauteuils à pourvoir.

Le Figaro a écrit:

INFO LE FIGARO - Marc Lambron élu à l'Académie française

L'écrivain Marc Lambron a été élu à l'Académie française au fauteuil de François Jacob dès le troisième tour avec treize voix (27 immortels participaient aux votes). Marc Lambron a 57 ans, il est énarque, agrégé de lettres, critique littéraire au Point et chroniqueur au Madame Figaro. Il est lauréat du Prix Femina 1993 pour L'œil du silence.

Parmi les autres candidats, André Brahic a obtenu six voix au 3e tour tandis que Philippe Meyer n'a décroché que deux voix après en avoir eu six au premier tour.

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Où l'on voit que Merluchon a quand même plus de classe et de fair-play que les socialistes, Filippetti en tête.

http://www.lefigaro.fr/politique/le-sca … gauche.php

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Félicitations à Alain Finkielkraut. Cet empaffé de Bruno Roger-Petit, qui a barbouillé à ce sujet dans le Nouvel Obs un article qui bat des records de bêtise, doit s'étouffer de rage. Rien que pour ça, je salue l'élection de Finkielkraut.

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FDL a écrit:

Quelqu'un aurait-il accès à cet article ? C'est pour les abonnés. 

http://www.lefigaro.fr/livres/2014/04/0 … tirees.php

MP.



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