Notice: Undefined variable: q_message in /home/www/c23ee494339f4673173c93ff37a3a87a/web/forum-scpo/post.php(258) : eval()'d code on line 26
Écrire une nouvelle réponse - Greenthread - Le Forum principal des étudiants de Sciences Po et IEP - Forum-scpo.com

Aller au contenu du Forum

Forum-scpo.com

Le Forum des étudiants de Sciences Po et des IEP


Écrire une nouvelle réponse

Nom d'utilisateur:  Mot de passe:  Identification  |  Inscription

Écrire une nouvelle réponse

Écrire et envoyer votre nouvelle réponse.

Vous pouvez utiliser: BBCode Images Émoticônes

Tous les champs identifiés par (Requis) doivent être complété avant que le formulaire soit envoyé.

Information requise pour les invités



Captcha image. Turn pictures on to see it.
Information requise
Préférences optionelles

Examiner les discussions (La plus récente en premier

1

kioup a écrit:
FDL a écrit:

Le monde idéal de ces écologistes fascistes tarés : un monde de végétariens sans enfant qui ne se déplacent pas.

https://www.facebook.com/franceinfovide … orzniPBnVU

Je ne comprends pas, juste au-dessus tu te fais fort d'avoir une faible empreinte carbone.

J'ai dit que j'avais une empreinte carbone moindre que celle de l'autre abruti moralisateur de Hulot. Mais je ne me ferai pas végétarien et je continuerai à voyager, n'en déplaise aux fascistes verts.

2

FDL a écrit:

Le monde idéal de ces écologistes fascistes tarés : un monde de végétariens sans enfant qui ne se déplacent pas.

https://www.facebook.com/franceinfovide … orzniPBnVU

Je ne comprends pas, juste au-dessus tu te fais fort d'avoir une faible empreinte carbone.

3

Le monde idéal de ces écologistes fascistes tarés : un monde de végétariens sans enfant qui ne se déplacent pas.

https://www.facebook.com/franceinfovide … orzniPBnVU

4

On parie tout ce que tu veux. Cette annonce bidon ne tiendra pas longtemps, c'est de l’esbroufe. Mais je tiens à préciser que M. Hélicoptère a quand même une très grande longueur d'avance sur moi, niveau empreinte carbone.

5

Je crois qu'entre toi et lui, niveau clowneries, tu le bats à plate couture...

6

Ce soir, ce sera 12, mercredi 4, samedi 1.
Clown, va !

https://scontent.xx.fbcdn.net/v/t31.0-8/p720x720/19942703_10155447045059898_3934862622965279308_o.jpg?oh=e494cf10d6b531ada4b1df6742604283&oe=5A0C2B1C

7

Un jour, un tartuffe a dit : make our planet great again.

BFMicron TV a écrit:

Pesticides: le gouvernement pourrait revenir sur l'interdiction de pulvérisation aérienne

Le gouvernement souhaite modifier la loi française concernant la pulvérisation aérienne de pesticides, alors que cette dernière est pourtant interdite dans l'Hexagone ainsi qu'en Europe. L'exécutif entend l'assouplir, avec le rétablissement d'un périmètre pour les dérogations à cette interdiction. Il pourrait également mettre fin à l'interdiction des néonicotinoïdes, de puissants insecticides notamment responsables de la mort des abeilles.

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/ … 58481.html

8

Notre prochain ministre de l'Environnement. Je parie tout ce que vous voulez.

Le Figaro - AFP a écrit:

Pesquet juge "irresponsable" le retrait américain de l'accord de Paris

L'astronaute français Thomas Pesquet, qui est rentré sur Terre vendredi après 200 jours dans l'espace, a jugé aujourd'hui "irresponsable" le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat.

Lors de sa première conférence de presse, au Centre européen des astronautes (EAC) à Cologne (Allemagne) depuis son retour, l'astronaute a redit que son séjour lui avait permis de comprendre de façon "très concrète" les problématiques environnementales.

"J'ai fait l'expérience, avec mes sens, de voir la fragilité de la Planète, de la ressentir". "Cela m'a donné envie d'inciter les gens à faire plus pour l'environnement", a souligné l'astronaute.

"Quand je vois la décision du président américain (...) de sortir de l'accord de Paris, je pense que c'est irresponsable", a-t-il estimé, après s'être brièvement tourné vers un responsable de la communication de l'EAC pour s'assurer qu'il pouvait aller au bout de sa phrase, les astronautes n'étant pas censé parler "politique".

"Je ne suis pas le seul évidemment. Il va falloir s'organiser pour faire en sorte que cela marche quand même". "Si moi, je peux avoir un rôle (...) citoyen pour inciter les gens à faire plus, je le ferai. Je ferai de mon mieux pour faire en sorte qu'on continue sur le chemin sur lequel on s'était engagé malgré les obstacles", a-t-il indiqué.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/ … -paris.php

9

Je peux comprendre qu'il se senté lésé puisque dans son monde apparemment tout le monde fait ça, mais pour ma part mon employeur m'interdit strictement de publier quoi que ce soit le mentionnant, et cette interdiction s'étend au contenu des cours que je donne. Je ne vois pas ce qu'il y a de très spécial ou scandaleux dans le fait que France Télévision refuse d'être associé au bouquin de Verdier, dont les bonnes feuilles ne sont pas très engageantes (mais je ne l'ai pas lu en entier).

10

Le Point a écrit:

Philippe Verdier : "En France, un journaliste peut être viré pour un livre"
EXCLUSIF. L'ancien Monsieur Météo de France 2 revient sur son licenciement il y a un an, à la suite de la parution de "Climat Investigation".

En France, un journaliste peut-il se faire virer du service public pour un simple livre ? Le 1er octobre 2015, Philippe Verdier, chef du service météo de France 2, publiait Climat Investigation (Ring), enquête dénonçant le grand barnum des conférences sur le climat, les conflits d'intérêts de certains climatologues et comment Laurent Fabius a cherché à instrumentaliser les présentateurs météo pour lancer « sa » COP21.

S'il utilisait parfois un ton sensationnaliste et évoquait non sans maladresse les avantages de la hausse des températures dans un pays tempéré comme la France, le Monsieur Météo n'y niait aucunement l'origine humaine du réchauffement climatique. Pourtant, Philippe Verdier s'est vu épinglé comme « climatosceptique » (définition : personne qui n'est pas convaincue qu'il y ait un réchauffement climatique, ou que celui-ci soit dû aux activités humaines) dans de nombreux médias. Un mois plus tard, il était licencié de France Télévisions, sans que cela n'émeuve outre mesure la profession.

Dans la préface de l'édition poche de Climat Investigation sortant le 3 novembre, Philippe Verdier revient en détail sur le déroulé d'une affaire qui est aussi éclairante sur le France Télévisions de Delphine Ernotte que sur les pratiques d'un milieu médiatique qui ne prend même plus la peine de lire un livre avant de lyncher son auteur. En attendant le jugement des prud'hommes, il dévoile pour la première fois toute sa version. Où l'on croise des syndicats aux abonnés absents, des écologistes peu portés sur le droit du travail et un Patrick Cohen qui a dû sécher les matières scientifiques au lycée. Entretien.

Il y a un an, vous avez été licencié de votre poste de chef du service météo de France Télévisions après la sortie de votre livre Climat Investigation. Que s'est-il passé ?

Philippe Verdier : Beaucoup des défenseurs des libertés se mobilisent quand un tel cas arrive à l'autre bout du monde. Là, il n'y a eu aucune réaction. C'est étonnant alors que mon licenciement est flagrant. Une semaine après la sortie du livre, j'étais interdit d'antenne. Un mois après, j'étais licencié. En France, pays qui se vante de ses libertés, un journaliste peut ainsi être viré pour un livre. Cette absence de réaction des habituels défenseurs de la liberté de la presse est-elle due au statut de Monsieur Météo, que l'on considère comme étant moins journaliste qu'un grand reporter ? J'ai pourtant ma carte de presse depuis 20 ans…

N'y avait-il, avant la sortie du livre, aucun contentieux avec votre direction ?

Aucun. À la tête d'un service d'une dizaine de personnes depuis quatre ans, j'avais baissé les coûts de fonctionnement tout en introduisant des dispositifs innovants. J'intervenais aussi régulièrement dans les journaux télévisés. Et France Télévisions était au courant de longue date de la sortie de ce livre. Avant l'été, j'ai informé Pascal Golomer, alors directeur de l'information. Le service de presse de France 2 s'est même associé à mon éditeur pour le lancement du livre. J'ai pris quelques jours de congé pour la promotion et éviter toute confusion entre ma fonction de présentateur météo et ce livre. Je devais reprendre mon travail le 12 octobre. Mais tout a basculé le 1er octobre, date de la sortie du livre. Ce jour-là, je fais publier sur Le Point.fr une lettre ouverte au président de la République. Je m'adresse à lui pour l'alerter, en tant que citoyen, sur la portée de la COP21 et je l'appelle à sortir des effets de com et vraiment profiter du moment pour aboutir à une action concrète, ce qui n'a pas été le cas depuis vingt ans dans tous ces sommets. C'est plutôt un discours militant et environnemental. Le soir, j'ai une conversation téléphonique avec Pascal Golomer. Alors que je lui avais remis le texte du livre depuis plusieurs semaines sans que cela ne suscite la moindre réaction de sa part, je découvre que le ton qu'il emploie a brutalement changé, alors que je le connais bien et que j'avais des rapports très bons avec lui. Il est gêné, et je sens que les termes formels qu'il emploie sont vraiment le déroulé d'un « brief » de droit du travail. Il reprend un article paru la veille sur le site de Télérama qui m'accuse de complotisme. Il me fait savoir que ça va poser problème. Et il me demande de retirer du profil de mon compte Twitter le fait que je travaille à France Télévisions. « Fais très attention à la suite de ta promotion, il faut absolument que tu ne sois pas associé à France Télévisions », me prévient-il. Ce qui, évidemment, est impossible car dès que je vais dans un média, on me présente comme tel. Le 9 octobre, veille de week-end, je reçois un mail m'avertissant d'une « mise à pied prenant effet immédiat ». Je ne m'exprime pas dans les médias, mais voyant que France Télévisions continue à dire que je suis en vacances, ce qui est totalement faux, je dois expliquer que je suis interdit d'antenne. Je ne souhaitais évidemment pas ça, car je savais que toute cette histoire serait très dommageable pour ma carrière. Mais les dirigeants de France Télévisions sont restés dans un mutisme absolu. J'ai eu mon entretien de licenciement le 23 octobre. Il n'y avait aucun membre de la direction, aucun DRH que je connaissais. C'était une nouvelle personne qui avait l'air mal à l'aise. Depuis la sortie du livre, je n'ai ainsi plus eu de contact avec les personnes avec qui j'avais travaillé pendant quatre ans à France Télévisions.

Le motif de votre licenciement, c'est que vous vous seriez « prévalu de France Télévisions » au moment de la promotion du livre. Que pensez-vous de cet argument ?

Officiellement, France Télévision me reconnaît, dans les motifs du licenciement, le droit de faire ce livre, mais me reproche effectivement de m'être « prévalu » de ma fonction. Or, tous les journalistes de France Télévisions, quand ils sortent un livre, sont évidemment identifiés comme travaillant à la télé. Tout le monde fait ça, jusqu'à Michel Field, qui publie des livres et fait des salons littéraires en tant que directeur de l'information de France Télévisions. J'ai été présenté comme chef du service météo de France 2 par mon éditeur, ce qui est son droit. L'éditeur n'a jamais reçu aucun coup de fil ni aucun courrier de France Télévisions. Pour la lettre ouverte à François Hollande, il m'a aussi été reproché non pas de m'adresser au chef de l'État, mais de mentionner mon appartenance à France Télévisions. Or quand quelqu'un comme Élise Lucet interpelle les plus hauts dignitaires de l'Union européenne et fait une pétition sur Change.org sur la liberté d'information, elle le fait en tant que journaliste à France 2. Là, ça ne pose pas problème. C'est vraiment deux poids deux mesures.

En interne, un seul syndicat s'est mobilisé, Force ouvrière, pour vous défendre. Comment l'expliquez-vous ?

Ayant des responsabilités managériales, je n'avais pas trop de rapport avec les syndicats. Seule Force ouvrière s'est manifestée pour me soutenir dès qu'ils ont eu vent de l'histoire. Les autres, rien du tout. La Société des journalistes non plus, alors que cette SDJ se mobilise sur énormément de cas. Là, rien. Motus. J'étais assez stupéfait qu'une société des journalistes d'un grand média comme France 2 ne lève pas un petit doigt et reste dans un mutisme absolu quand un de leur collègue est viré simplement parce qu'il a sorti un livre.

Avez-vous eu des soutiens de vos collègues ?

Oui, j'ai eu des mails et des messages de soutien très précieux, mais qui étaient individuels. Et c'était bien entendu privé, car les gens se disaient : « Si publiquement je soutiens Philippe Verdier, que va-t-il m'arriver ? » En interne, je ne sais pas quelle était la réaction, car je n'y suis jamais retourné à mon bureau. Je suis parti en congés, je n'ai jamais récupéré mes effets personnels, je n'ai pas pu dire au revoir aux gens avec lesquels je travaillais. C'est une rupture brutale et totale.

Votre affaire pose la question de l'indépendance de France Télévisions…

Il y a un vrai problème de neutralité de l'information à France Télévisions. L'épisode que j'ai traversé en est l'emblème. Quand je travaillais dans les journaux, quand j'allais dans les conférences de rédaction, j'ai constaté un souci de neutralité, de représenter différents avis dans les reportages. Les intentions sont honnêtes. Mais là, sur cette question de la COP21, il y a clairement des conflits d'intérêts. La présidente, Delphine Ernotte, et son état-major sont étiquetés politiquement, avec une adjointe, Catherine Bessis, élue PS à Paris et surtout son chef de cabinet, Stéphane Sitbon-Gomez, qui occupe un poste très politique qui n'existait pas à France Télévisions avant et qui est l'ancien conseiller de Cécile Duflot. Et je ne peux pas imaginer une seule seconde que des gens comme Laurent Fabius, qui m'avait reçu avec d'autres confrères pour la COP21, ou Ségolène Royal, n'aient pas eu vent de l'histoire. Ils ont feint de méconnaître ce dossier ou de le cantonner comme une histoire de simplement discipline interne, alors que c'était clairement devenu une histoire politique.

Dans le livre, vous racontez comment Laurent Fabius aurait essayé d'instrumentaliser les services météo en vue de la COP21…

C'est de la propagande. Un an et demi avant la COP21, en nous recevant avec d'autres présentateurs météo, Laurent Fabius est allé jusqu'à nous dire d'utiliser des catastrophes météorologiques pour les imputer au réchauffement climatique. Après, je pense qu'on l'a conseillé de faire attention à ne pas mêler de façon prématurée intempéries récentes et réchauffement climatique. Au moment des inondations mortelles sur la Côte d'Azur début octobre 2015, il a rétropédalé en expliquant qu'on ne peut pas lier chaque événement météorologique à la question du climat. Mais l'intention de départ, c'était effectivement que tout serve pour la COP21.

Est-ce le rôle d'un présentateur météo de sensibiliser à cette question ?

Pour moi, ce n'est pas la vocation. Les interventions météo sont des rendez-vous très populaires où la promesse est d'annoncer aux gens le temps qu'il va faire, et c'est ça le contrat. Je ne vois pas cette case comme un outil de sensibilisation ou de message politique. Cela ne serait pas très neutre.

Vous avez traversé une vraie tempête médiatique. Beaucoup de journalistes vous ont qualifié de climatosceptique alors que votre livre ne remettait à aucun moment en cause un lien entre l'homme et le réchauffement climatique…

Je le répète : je ne suis aucunement climatosceptique. Ce mot a été créé par les Nations unies pour qualifier quelqu'un qui nie que le réchauffement climatique soit lié à l'homme. Or tout le propos de mon livre, c'est exactement le contraire. On a essayé de me classer comme quelqu'un de rétrograde et de ringard.

Le site Arrêts sur images est allé jusqu'à décrire votre éditeur, Ring, comme une « sulfureuse maison d'édition proche de l'extrême droite »…

Les médias se copiant entre eux, plein d'autres journalistes ont repris ça, jusque sur le plateau du Petit Journal, où l'on m'accuse d'avoir viré conspirationniste et extrême droite, ce qui n'est absolument pas le cas. Ce sont vraiment des attaques qui discréditent le propos du livre, qui est plutôt une ouverture sur le débat.

Patrick Cohen, sur France Inter, pensant se moquer de vous, a fait un lien entre votre livre sur le climat et « le ciel tombé sur la tête des habitants de la Côte d'Azur ». Ce qui, d'un point de vue scientifique, est une grosse bêtise…

Il fait ce billet d'humeur en utilisant des éléments d'actualité. Il explique que j'ai sorti un livre sur le climat et évoqué des éléments positifs au réchauffement climatique, au moment où il y a eu une trentaine de morts sur la Côte d'Azur. Évidemment, il est tombé dans l'amalgame entre météo et climat, exactement ce que je décrivais dans mon livre. Si demain vous avez des intempéries mortelles, on ne peut pas immédiatement les imputer au réchauffement climatique. Il faut plusieurs années pour pouvoir faire des statistiques sur une série d'événements météorologiques, et pas sur un événement particulier.

Emmanuelle Cosse, interrogée sur votre cas à l'antenne de France Inter, est allée jusqu'à comparer les climatosceptiques aux négationnistes du sida.

C'est odieux et irresponsable. Cette femme a été militante Act Up, et c'est très louable. Mais se servir de cet élément de son CV pour en faire un amalgame avec le climat, je ne vois absolument pas le rapport. Et, personnellement, ça ma profondément heurté et blessé.

Brice Lalonde s'est lui réjoui de votre licenciement, tout en confessant n'avoir pas lu votre livre…

C'est là une raison de l'insuccès des écologistes. On s'aperçoit que les masques tombent et que c'est un mouvement politique dont les personnalités sont extrêmement violentes entre elles. Quelqu'un de grande valeur comme Nicolas Hulot en a fait les frais. Ces gens-là ne respectent pas la biodiversité des idées. Comment pourrait-on donc leur donner du crédit de respecter celle de la nature ? Ils n'écoutent pas, ils sont extrêmement sectaires. Quand Brice Lalonde, sur LCI, se réjouit qu'un journaliste se fasse virer pour un livre, c'est inquiétant pour la démocratie.

Pourquoi avoir, après votre licenciement, accepté de couvrir la COP21 pour Russia Today, considérée comme une chaîne de propagande du gouvernement russe ?

J'ai évidemment réfléchi avant d'accepter leur proposition. Finalement, j'ai dit oui parce qu'ils m'ont apporté des garanties claires et transparentes pour pouvoir faire mon boulot. En 2007, j'avais couvert ma première COP, à Bali, je suis arrivé plein d'illusions sur le « ils vont sauver la planète ». J'étais naïf. Quand je suis rentré là-dedans, j'ai vu que c'était plus une question de lobbies et de politique. Il y a eu une grande désillusion. C'est pour ça que j'ai voulu suivre les différentes COP et voir, année après année, que ça n'arrivait à rien. Le fait que la COP21 ait lieu Paris, c'était un aboutissement. Il fallait que j'aille au bout de ce travail, et je ne pouvais pas louper un événement qui se passait à quelques kilomètres de chez moi, alors qu'habituellement j'allais au bout du monde pour couvrir ces sommets. Or j'en étais privé, car j'avais une accréditation pour France Télévisions que je ne pouvais plus utiliser, étant licencié.

À l'époque, vous annonciez que la COP21 allait faire « pschitt ». Quel bilan en tirez-vous aujourd'hui ?

Cela a été un succès en termes d'exposition et de communication. Pour servir la cause du climat, c'est bien. Maintenant, sur le fond, elle a fait clairement « pschitt ». En mai, dans l'émission Cash Investigation, Élise Lucet a reçu Ségolène Royal après une bonne enquête dénonçant le « grand bluff » des industriels polluants voulant verdir leur image. Je constate que le service public traite les mêmes thèmes qui sont dans mon livre, mais six mois après. Je ne pense pas qu'Élise Lucet aurait pu faire passer ça quinze jours avant la COP21, malheureusement. Mais elle l'a fait après, et c'est très courageux. Sur le plateau, elle a dit à Ségolène Royal que même si l'accord de Paris est appliqué, on n'arrive jamais à la promesse d'une limite à + 1,5 degré du réchauffement. On est plutôt proche de + 3 degrés. Et Ségolène Royal de confirmer, validant ainsi le fait que c'est une fausse promesse et un mensonge des Nations unies. À l'heure du bilan du quinquennat Hollande, vu qu'il n'y a pas 36 dossiers dont le gouvernement peut se targuer, la COP21 devait servir à redorer son image. Or, quand on écoute bien, on se rend compte que oui, il y a eu des beaux sourires, un satisfecit de façade, mais dans les faits, ce n'est pas ça. En même temps, je ne rends pas le pouvoir actuel responsable, car c'est quelque chose qui concerne les Nations unies et tous les gouvernements du monde.

Rétrospectivement, ne regrettez-vous pas un clip promotionnel jouant sur la corde complotiste du « on vous ment » ?

Le ton du clip promotionnel marquait une rupture à l'image lisse que j'avais en tant que présentateur météo. Mais c'était, je pense, nécessaire pour porter le livre.

N'était-ce pas non plus maladroit de vouloir, dans le livre, décrire les avantages du réchauffement climatique pour un pays tempéré comme la France ?

Je pensais que c'était important de montrer tout le côté flou et ambigu du réchauffement climatique. Bien sûr, il faut agir contre ce phénomène, mais si on a un peu d'honnêteté intellectuelle, on ne peut pas que montrer les éléments négatifs pour faire peur aux gens, alors qu'on bénéficie de certains avantages avec des hivers plus doux faisant baisser la consommation de chauffage. Je suis très content d'avoir levé ce tabou dans le livre, et je constate qu'il y a eu des articles parus dans le Figaro Économie dans lesquels des cabinets d'expertise expliquent que les Français ont gagné plus de 5 milliards ces trois dernières années sur la facture énergétique.

Aujourd'hui, vous entamez une matinale le week-end sur Sud Radio, mais vous faites aussi de l'apiculture…

Mon but n'est pas de vendre des gelées royales (rires). J'ai créé une société de conseil en management pour les entreprises, et l'idée est de s'inspirer des écosystèmes naturels, forêts comme ruches. L'objectif, ce n'est pas de faire ça sur des papeboards en salle de réunion éclairés au néon, mais en plein air. J'ai passé beaucoup de temps dans la nature après cette affaire, je suis parti en Argentine faire de l'apiculture. Au contact des arbres et des abeilles, l'idée est venue.

Où en êtes-vous dans votre procédure avec France Télévisions ?

Il y a deux aspects. Pour les prud'hommes, ce sera jugé au printemps prochain. Comme les griefs avancés par France Télévisions ne tiennent pas debout, ce que je demande, ce n'est pas une grosse enveloppe, mais d'être réintégré. Je veux retrouver mon travail. J'attends du tribunal qu'il reconnaisse la nullité de cette décision. Mais il y a aussi un autre aspect, concernant la liberté d'expression et le fait qu'on vire un journaliste à cause d'un livre qui n'a pas plu. En l'absence de réponses de Delphine Ernotte, mais aussi du CSA, la Cour européenne des droits de l'homme a été saisie. Je demande jugement et réparation au nom de la liberté d'expression. Et en même temps, je me réserve le droit d'aller au pénal puisqu'il y a un aspect discriminatoire. Il y a une vingtaine de cas de journalistes qui ont fait la même chose en termes de promotions d'un livre, et je constate que celle qui se prétend être la justicière de France Télévisions qui fait respecter les règles, Delphine Ernotte, a une géométrie variable, jusqu'à son directeur de l'information, Michel Field, qui fait exactement la même chose et qui reste en poste.

À titre personnel, comment avez-vous vécu ce tourbillon ?

C'est une expérience de vie. Pendant les deux mois de tempête intense avec France Télévisions et une partie des médias, j'ai essayé de rester centré sur le message que je portais dans le livre, parce que sinon c'était violent, pour moi et mes proches. Mais après, il a fallu que je me mette au vert pendant plusieurs mois pour me ressourcer et réaliser ce qui s'était passé.

Cette affaire vous a-t-elle appris des choses nouvelles sur les médias ?

Travaillant dans ce milieu depuis vingt ans, j'avais pu observer l'effet de meute et les détournements. Mais ça a été instructif de vivre ça en étant de l'autre côté de la barrière. Après, comme tout s'est accéléré dans l'univers médiatique, il y a sans doute plus de copiers-collers sans vérifier l'information qu'avant. J'ai reçu beaucoup d'appels de journalistes sur ma situation à France Télévisions, très peu sur mon enquête sur le climat, sans compter ceux qui ont commenté mon livre sans l'avoir lu…

Climat Investigation et les dessous de l'affaire, de Philippe Verdier (La mécanique générale, 396 p., 9,9 €). Parution le 3 novembre.

http://www.lepoint.fr/societe/philippe- … tc=INT-500

11

Les "antispécistes" sont vraiment de grands malades...

https://francais.rt.com/france/26828-pa … se-animale

12

L'observation se vérifie une fois de plus : les plus grands donneurs de leçons sont toujours les pires.

Le Figaro a écrit:

Leonardo DiCaprio prend son jet privé pour recevoir un prix écolo

La traversée fait des vagues : samedi 21 mai, Leonardo DiCaprio a fait un aller-retour Cannes-New York, pour aller chercher un prix en faveur de son engagement pour... la planète.

http://madame.lefigaro.fr/celebrites/le … 516-114382

13

Le pétrole, c'est comme les nuages radioactifs : ça s'arrête toujours à la frontière française. Monsieur Pétrole a dû se dire que les vacances d'été approchent et qu'il ne fallait pas gâcher le séjour des touristes. Ou alors il est francophile. Comme Monsieur Nuage radioactif.

http://www.ouest-france.fr/environnemen … te-4183766

14

Je suis tout à fait d'accord. Les qualifier d'écologistes met l'accent sur leur imposture. Mais ils n'ont rien d'écologistes.

15

Broz a écrit:

J'aimerais apporter un rectificatif, FDL : il n'y a pas au gouvernement d'écologistes, juste des EELV.

True, les vrais écologistes nous feraient beaucoup moins chier avec le parc nucléaire français.



Currently installed 12 official extensions. Copyright © 2003–2009 PunBB.

[ Généré en 0.105 secondes, 7 interrogations faites ]