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1

Le prochain président du CFCM est un partisan du dictateur islamiste Erdogan (qui n'a pas hésité à s'ingérer dans le débat autour des élections législatives françaises, contrairement aux grands méchants Russes). Jusqu'ici, tout va bien...
J'aime bien la dernière phrase de l'article.

Libération a écrit:

Controverse autour du prochain président de l'islam de France

Proche de l'AKP, parti islamo-conservateur du président Erdogan, et de son entourage, le représentant de l’islam turc en France, Ahmet Ogras, devrait devenir le prochain président du Conseil français du culte musulman, au risque de provoquer de violentes polémiques.

    Controverse autour du prochain président de l'islam de France

A moins d’un coup de théâtre, le représentant officiel de l’islam turc en France, Ahmet Ogras deviendra le 1er juillet le nouveau président du Conseil français du culte musulman (CFCM), succédant ainsi à Anouar Kbibech. Il s’agit d’une première, puisque jamais aucun responsable turc n’a occupé cette fonction – depuis la création du CFCM en 2003, Algériens et Marocains l’avaient exclusivement présidé en alternance. Mais cette succession risque bien d’échauffer les esprits. En cause, les liens d’Ahmet Ogras avec l’AKP, le Parti de la justice et du développement, au pouvoir en Turquie depuis 2002 et avec l’entourage, à Ankara, du président islamo-conservateur, Recep Tayyip Erdogan. Car Ogras, 46 ans, doit son ascension au sein de l’islam de France à sa belle-famille et les relations qu’elle entretient avec l’AKP d’Erdogan : son beau-frère Ali Hasal et sa belle-sœur travaillent tous deux au palais présidentiel au service des relations publiques.

Arrivé en France à l’âge de 3 ans, Ogras, fils d’ouvrier, a grandi dans le quartier populaire des Rottes à Vendôme (Loir-et-Cher). Ingénieur de formation, il a participé au milieu des années 2000 à la fondation de l’Union des démocrates turcs européens (UDTE), liée à l’AKP et parrainée par Erdogan. A ce titre, Ahmet Ogras était à la manœuvre lors de la grande manifestation franco-turque, en janvier 2012, contre la loi pénalisant la négation du génocide arménien. L’UDTE a également organisé à Cologne, fin juillet 2016, une manifestation en soutien au président Erdogan après la tentative de putsch raté. Et récemment, en Suisse, elle a été soupçonnée de surveiller les opposants au régime turc…
Aucun ancrage

Il y a quatre ans, Ahmet Ogras a «délaissé» le terrain politique pour le religieux. Sans avoir jamais dirigé de lieu de culte ni s’être investi dans ce genre de dossiers, il a été propulsé, à la faveur d’un mini-coup d’Etat, à la présidence du Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF). C’est la vitrine officielle de l’islam turc, directement reliée à la Diyanet, le bureau des Affaires religieuses à Ankara. Pour cela, Ogras avait l’appui, selon des sources turques en France, du puissant conseiller aux affaires théologiques de l’ambassade de Turquie à Paris.

Mais pour ses opposants, Ogras n’est pas légitime car il n’a aucun ancrage de terrain. «C’est un bizutage», balaie le quadragénaire interrogé par Libération. Dans sa florissante agence de voyages située dans le Xe arrondissement de Paris, le futur président du CFCM apparu récemment dans le paysage musulman français affiche une sérénité surprenante. Il clame haut et fort son indépendance : «Il ne faut pas toujours regarder le passé», dit-il en comparant ses liens avec l’UDTE avec la jeunesse trotskiste de Lionel Jospin. Prudemment, il ne veut pas non plus s’aventurer sur le terrain politique, botte en touche quand on l’interroge sur la situation politique de la Turquie, estimant que cela relève des relations diplomatiques…

A lire aussi : «Ahmet Ogras, tête de pont d’Ankara dans l’islam français»

«En ce qui me concerne, je ne souhaite pas être sous les ordres de la Turquie», tonne pour sa part le secrétaire général du CFCM, Abdallah Zekri. Lors du dernier conseil d’administration de l’institution, le 21 mai, Abdallah Zekri a tenté de faire barrage à l’arrivée d’Ahmet Ogras. Il y a d’ailleurs trouvé des appuis un peu inattendus dans les milieux franco-turcs, où le futur président du CFCM ne fait pas non plus l’unanimité. «Il n’en a pas les compétences», soutient Hikmet Turk, le responsable de la mosquée de Pontoise (Val-d’Oise), l’une des plus importantes de la région parisienne pour la mouvance turque. «De la jalousie», rétorque l’intéressé qui s’appuie sur l’histoire agitée de l’institution. Déchiré par les guerres d’egos et les rivalités entre pays d’origine, le Conseil français du culte musulman avait dû mettre en place en 2012 une présidence collégiale et tournante renouvelée tous les deux ans. Cette année, il revient donc à l’islam turc de présider le CFCM.
Tractations

Mais la situation politique en Turquie, qui dérive vers un autoritarisme de plus en plus marqué, suscite de nombreuses interrogations. «Je vais m’occuper du culte», se défend Ogras, sous-entendu pas de politique. «On n’a pas reproché à Dalil Boubakeur ses liens avec l’Algérie ou à d’autres leurs liens avec le Maroc», lance-t-il, plus agressif. L’argument a visiblement porté : «Il ne faut pas faire de procès d’intention», tempère pour sa part le président d’honneur du CFCM, Mohammed Moussaoui, également responsable de l’Union des mosquées de France (UMF), liée à Rabat.

En coulisse, des tractations ont eu lieu ces derniers mois pour trouver une issue à ce dossier sensible. Avant de quitter le pouvoir, le gouvernement Cazeneuve a procédé à quelques consultations discrètes. L’hypothèse de prolonger le mandat d’Anouar Kbibech, très apprécié du pouvoir, a été étudiée. Mais l’intéressé lui-même a décliné. Urbi et orbi, il a fait savoir qu’il lui serait difficile de continuer à concilier ses obligations professionnelles (il est cadre chez SFR) et son bénévolat très prenant à la tête du CFCM. Pour l’heure, l’équipe du nouveau ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, garde le silence.

http://www.liberation.fr/france/2017/06 … ce_1574637

2

La blague.

Le Parisien a écrit:

L’ex-responsable d'une cellule de déradicalisation jugée pour détournement de fonds

Sonia Imloul est jugée pour détournement de subventions, travail dissimulé et blanchiment. Document BFMTV

Sonia Imloul est notamment soupçonnée d’avoir utilisé un RIB falsifié pour faire virer 25 000 € puis 35 000 € de subventions destinées à la structure et d’avoir effectué des virements au profit d’un ex-conjoint et de sa mère.

C’est l’heure des comptes pour l’ancienne dirigeante de la cellule dite de déradicalisation, basée à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Sonia Imloul, 43 ans, doit être jugée ce lundi au tribunal correctionnel de Paris pour détournement de fonds, blanchiment et travail dissimulé. Elle est notamment soupçonnée d’avoir utilisé un RIB falsifié pour faire virer 25 000 € puis 35 000 € de subventions destinées à la structure et d’avoir effectué des virements au profit d’un ex-conjoint et de sa mère.

Ces subventions avaient été accordées par la préfecture de Police en 2014 pour la « maison de prévention pour les Familles », dont le but était d’accompagner les familles désemparées qui avaient composé le numéro vert, lancé en avril 2014, pour remettre les pieds sur terre à leurs jeunes. La militante associative s’était déjà fait un nom dans le domaine de la prévention de la délinquance, via son association Respect 93, fondée à Saint-Denis.

En 2013, elle participait notamment à la mission franco-canadienne sur la prévention de la délinquance, associant quelques magistrats de Bobigny, des policiers et le conseil national des villes. Pour autant, la préfecture de Seine-Saint-Denis n’a pas voulu de son projet de déradicalisation, échaudée par l’action de Respect 93, justement. « Faute de justificatif sur son action », Didier Leschi, alors préfet à l’égalité des chances avait décidé de ne pas continuer à subventionner Respect.

Sonia Imloul a trouvé du soutien à Paris, auprès de Pierre N’Gahane, le préfet qui dirigeait le comité interministériel de prévention de la délinquance, en charge du numéro Vert. Il a fait débloquer 35 000 €, permettant à l’association de se trouver une adresse fixe : un vaste appartement avec terrasse pour y recevoir en toute discrétion les quelques familles adressées par le numéro vert, et, par le bouche-à-oreille, d’autres, dont les enfants étaient parties en Syrie.

Cazeneuve avait loué son travail

L’aventure séduit, puisque le 24 décembre, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur aurait dit : « On développe, on duplique », comme le raconte Julien Revial, un ancien de la structure, dans un livre paru septembre 2016 (Cellule de déradicalisation, chronique d’une désillusion, Ed. Michalon) et partie civile au procès, avec Valérie Aubry, une autre employée. Recruté sur petite annonce, cet étudiant en droit de 24 ans avait pour mission… de rédiger les notes de comptes rendus, transmis à la préfecture de police. Une rallonge de subvention aurait bien été prévue mais les petites mains de la structure, justement, ont alerté les autorités sur les « dysfonctionnements » internes.

Fin de partie pour la cellule. La préfecture de police ne s’est jamais étendue sur les raisons d’un divorce qui questionne la vigilance des autorités, sur ce sujet aussi sensible qui touche à la sûreté de l’Etat. « Madame Imloul a été l’une des premières à comprendre le phénomène et à tenter d’y apporter des solutions, mais il a été impossible de vérifier le travail réalisé », indiquait une source policière fin 2015. Un signalement a été fait au parquet de Paris, qui a confié l’enquête à la brigade de répression de la délinquance astucieuse. Sonia Imloul, qui promettait un temps de saisir le tribunal administratif pour obtenir le paiement des salaires, est restée injoignable et son avocate Me Laffont n’a pas souhaité s’exprimer avant l’audience.

http://www.leparisien.fr/aubervilliers- … 756468.php

3

Quel beau pays que celui de Just'Un Trouduc.

Le Figaro a écrit:

Le Canada songe à interdire toute critique de l'islam

Manifestation contre l'islamophobie et le décret de Donald Trump interdisant l'entrée aux États-Unis de ressortissants de sept pays musulmans, le 4 février à Toronto.

Trois semaines après l'attentat contre la mosquée de Québec, le gouvernement débat d'une motion contre l'islamophobie.

Sera-t-il interdit de critiquer l'islam dans les rues de Toronto? Poser un regard critique au Canada sur la religion musulmane entraînera-t-il à terme des poursuites criminelles? S'il est encore trop tôt pour le dire avant que la motion M-103 contre l'islamophobie ne soit votée le mois prochain, les parlementaires canadiens se déchirent à la Chambre des communes depuis la mi-février. Une députée musulmane du Parti libéral au pouvoir, Iqra Khalid, a déposé une motion contre «le racisme et la discrimination religieuse systémiques».

En vertu de ce texte, qui n'aura pas valeur de loi mais fera jurisprudence et que les libéraux ont promis de soutenir, seule la critique de la religion musulmane serait condamnable. La députée d'origine pakistanaise a ainsi libellé sa proposition: «Que, de l'avis de la Chambre, le gouvernement devrait: - reconnaître qu'il faille endiguer le climat de haine et de peur qui s'installe dans la population ; - condamner l'islamophobie…»

[...]

http://www.lefigaro.fr/international/20 … 1487718896

4

Le (seul) centre de déradicalisation est vide. Quelle réussite.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france … nnaire.php

5

Content de l'entendre.

6

Ah oui, j'ai critiqué cet automatisme qu'on lit et entend dans les discours médiatiques et partisans et qui se retrouve la plupart du temps (sinon tout le temps) accolé au terme islamophobie. J'en ai longuement parlé dans une réponse à Barney il y a quelques jours. Mais cela ne signifie pas que je cautionne les amalgames pour autant.

7

Tu as à de très nombreuses reprises raillé ce que tu caricatures comme le "padamalgam".

8

?
Je ne fais pas d'amalgames, moi.

9

Mais note bien qu'elle dit, contrairement à toi : pas d'amalgame.

10

Eh bien tu vois, pour une fois je partage à 100% le contenu d'un article que tu postes. 200% même.

11

A lire.

Le Point a écrit:

Zineb : "Nous sommes tous menacés par le fascisme islamique"
EXCLUSIF. L'ancienne journaliste de "Charlie Hebdo" publie un livre rageur contre le "fascisme islamique" et les "collaborationnistes français". Entretien.

Peut-on comparer fascisme et islamisme ? C'est l'avis d'Hamed Abdel-Samad, libre-penseur germano-égyptien vivant sous protection policière et dont l'essai polémique Le Fascisme islamique, après des péripéties éditoriales, sortira finalement en 2017 chez Grasset. C'est aussi l'avis de Zineb El Rhazoui, journaliste franco-marocaine et militante féministe menacée de plusieurs fatwas, qui a échappé à la mort en étant en vacances le 7 janvier 2015, jour où ses collègues tombaient sous les balles des frères Kouachi. Après avoir quitté Charlie Hebdo le 9 septembre, la trentenaire publie aujourd'hui Détruire le fascisme islamique, court mais brûlant texte qui s'en prend aux islamistes comme aux « collaborationnistes » français qui, selon elle, ont oublié que les musulmans ne sont pas une communauté, mais des individus. Entretien.

Vous dédiez votre livre aux « athées musulmans ». Est-ce que parce qu'ils ne sont guère représentés dans les médias aujourd'hui?

Zineb El Rhazoui : Pour moi, le seul mécanisme de représentation valable et légitime dans une démocratie, c'est le vote. Il n'y a donc pas plus de gens qui représentent réellement les athées musulmans que de gens qui représentent les musulmans croyants en France. Je pense à tous ces représentants communautaires autoproclamés qui ne représentent qu'eux-mêmes et qui n'aurait jamais dû être des interlocuteurs de la République. Pour en revenir aux athées musulmans, ils existent, ils sont nombreux, et je leur dédie ce livre parce qu'en France, on est en train d'adouber l'idée que les musulmans seraient une race. Quand on critique l'idéologie islamique, on est forcément raciste. Eh bien non ! Le fait est que les sociétés musulmanes sont aussi diverses que toutes les sociétés dans le monde et elles ont aussi énormément de libres-penseurs et d'athées qui sont hélas réprimés. Ces personnes font preuve de beaucoup de courage. Mais ils ne sont pas aussi minoritaires qu'on pourrait le penser. On a tendance à oublier que la première impulsion du Printemps arabe a été faite par une jeunesse libertaire qui voulait une société laïque. Évidemment, on sait comment les islamistes ont récupéré le mouvement. C'est ce qui se passe aujourd'hui en Europe. Les islamistes volent des luttes auxquelles ils n'ont jamais contribué, ils volent des concepts qui ne sont pas les leurs, voire qu'ils ont combattus. Aujourd'hui, ces islamistes se prévalent de démocratie, d'antiracisme, alors qu'on sait bien qu'ils sont très éloignés de la démocratie et qu'ils sont les tenants d'une idéologie extrêmement raciste.

Vous revenez sur le fameux terme « islamophobie ». Pour vous, ce serait une « ruse sémantique »...

Déjà, il faut rappeler que l'islamophobie n'existe pas en terre d'islam. Parce que là où l'islam a la force de coercition, il n'a pas besoin d'un concept comme ça. Il y a le délit de blasphème, d'apostasie, d'atteinte à la religion... Ceux qui tiennent des propos qualifiés d' « islamophobes » en Europe, dans le monde musulman, ils seraient mis en prison, fouettés, agressés ou assassinés. Le dernier assassinat date de moins d'un mois, avec l'écrivain jordanien Nahed Hattar qui a été tué alors qu'il se rendait à son procès pour « insulte » à l'islam. Là-bas, les islamistes disposent de moyens légaux pour faire taire tous ceux qui critiquent leur idéologie. En Europe, ils n'ont pas ces moyens-là et ils ne peuvent pas nous mettre en prison. Ils peuvent soit nous assassiner, comme ce qu'ils ont fait avec la rédaction de Charlie Hebdo. Ou alors s'ils ne veulent pas emprunter la voie terroriste, le seul moyen qui leur reste est de recourir à cette ruse sémantique qu'est l'islamophobie. Critiquer leur idéologie, c'est être raciste, puisqu'elle serait inhérente à leur race...

Pour vous, les islamistes partagent avec l'extrême droite le fait de ne pas considérer le musulman comme un individu, mais comme le membre d'une communauté...

Les deux ne défendent évidemment pas le même projet de société, sauf quand il y a la Manif pour tous, où on les a vus défiler main dans la main sans aucun problème. Mais islamistes comme extrême droite ont les mêmes outils sémantiques. L'extrême droite refuse de voir les musulmans comme des individus et des citoyens comme les autres, mais les considère comme une communauté qui doit être régie par des lois à part. Les islamistes eux aussi refusent que le musulman soit un individu intégré dans sa société ou qu'il soit soumis aux mêmes devoirs que l'ensemble de la société. Ils insistent pour que les musulmans soient une communauté avec des passe-droits, qui grignote le socle commun de la laïcité pour se créer ses propres lois, tout cela en prétextant de la différence culturelle.
Une idéologie qui a recours à la violence, à la pensée unique, au sexisme répressif, à l’alliance de la religion et de la politique

Comme Hamed Abdel-Samad, vous établissez de nombreux parallèles entre les fascismes et l'islamisme. Mais peut-on comparer une idéologie occidentale et nationaliste du XXe siècle avec une religion née dans la péninsule arabique au VIIe siècle ?

L'argumentaire d'Hamed Abdel-Samad, dans son livre, rejoint le mien sur plusieurs points, mais il diffère dans les emprunts historiques qu'il fait. Par exemple, il fait référence au grand mufti de Jérusalem allié à Hitler. Pour moi, ce sont des choses qui relèvent de la conjoncture historique. Ce qui m'intéresse, ce sont les éléments constitutifs du fascisme, c'est-à-dire un totalitarisme absolu, une idéologie qui part du postulat d'appartenance à une communauté persécutée qui doit se défendre et adopter la pensée unique pour faire régner une hégémonie sur les autres communautés. On retrouve ça dans l'islam. On y retrouve aussi l'adoption d'un uniforme, d'un visuel, d'un drapeau unique, d'un prêt-à-parler. Les adeptes du fascisme islamique en France, peu importe qu'ils parlent à la maison le français, l'arabe dialectal marocain, le berbère, le kabyle ou autre, utilisent tous les mêmes formules et le même jargon.

Dans le fascisme, il y a également une haine viscérale des intellectuels, des arts et des lettres. C'est-à-dire la négation absolue de la création et de la différence de pensée. Au Maroc, l'une des premières choses que le Parti de la justice et du développement (PJD), pourtant présenté comme modéré, a faites en arrivant au pouvoir, c'est de commencer à parler d'« art propre », de s'en prendre aux chanteuses trop maquillées, aux arts visuels, à la danse et évidemment aux intellectuels.

Une autre caractéristique commune, c'est l'aversion profonde pour le corps des femmes et des homosexuels. Dans le nazisme, c'est la mère aryenne qui doit enfanter. Mais dans le fascisme islamique, c'est carrément une volonté de faire disparaître le corps de la femme de l'espace public en le couvrant d'une espèce de sac-poubelle noir. Et dans la plupart des pays où l'islam est au pouvoir, on retrouve la peine de mort pour les homosexuels, comme en Arabie saoudite, en Iran ou en Mauritanie. Dans les pays qui se disent plus modérés comme le Maroc, l'homosexualité est condamnée de trois ans de prison. On pourrait ainsi énumérer pendant des heures les parallèles. On est dans une idéologie qui a recours à la violence, à la pensée unique, au sexisme répressif, à l'alliance de la religion et de la politique... Toutes ces caractéristiques techniques et méthodologiques font de l'islamisme un fascisme.

Le fascisme prône la pureté raciale. Dans l'islamisme, il n'y a pas de races, mais une religion qui dépasse les frontières...

L'idée de race en islam est effectivement différente de la race comme on l'envisage dans le fascisme. Ce n'est pas pureté du point de vue génétique, mais une pureté de l'oumma. Mais comme dans le fascisme, on retrouve l'intolérance absolue, le rejet, par le crime et l'extermination s'il le faut, de tout ce qui est différent. Il faut rappeler que certains versets coraniques disent qu'il n'y a pas de différences entre un Arabe et un non-Arabe que par la foi. Plutôt que de faire de ce précepte un principe d'antiracisme, on en a fait une définition de la frontière entre ceux que les islamistes appellent « la maison de l'islam » et les autres qui sont « la maison de la guerre ». On peut faire couler le sang de tous ceux qui se situent en dehors de l'islam.
On nous dit qu’on n’a pas le droit de critiquer le Coran, car il serait un livre merveilleux, d’amour et de paix. C'est un mensonge

Vous faites de l'islam un bloc totalitaire. Mais n'y a-t-il pas une multitude d'écoles et de courants ?

Je distingue l'islam et les musulmans. Qu'est-ce qu'un musulman ? Un musulman, ça peut être quelqu'un, comme moi, qui est né dans cette foi, c'est-à-dire un musulman de culture. Ça peut être quelqu'un qui a choisi cette foi. Ça peut être un vrai laïc ou au contraire quelqu'un qui respecte la religion au pied de la lettre. Il y a autant de musulmans différents que d'êtres humains, et les musulmans ne sont bien sûr pas un bloc. En revanche, je me pose la question du « vrai islam ». On nous oppose souvent cet argument : « le vrai islam, ce n'est pas ça »... Allons donc le chercher dans les textes ! On nous dit que c'est une religion merveilleuse, de paix et d'amour. Mais regardons ! Les islamistes, à chaque fois qu'un acte terroriste est commis, nous disent : « Ah non, ce n'est pas ça l'islam ! » Mais en même temps, quand on veut critiquer l'idéologie qui mène au terrorisme, on nous dit « non, non, là vous êtes islamophobe, et vous portez atteinte à l'ensemble des musulmans ». Cette équation ne tient pas la route.

Parlons donc des textes. Vous soulignez que dans le Coran, il y a des passages sur la violence, l'esclavage et la polygamie. Mais dans l'Ancien Testament, on peut retrouver la même chose !

Bien sûr. Ces livres sont écrits par des hommes et ils sont donc le reflet de leur époque. Mais la différence du Coran, aujourd'hui, par rapport à d'autres religions, c'est qu'il existe une idéologie qui est en train de s'imposer même en Europe, sous des cieux où on attache pourtant beaucoup d'importance à la raison : c'est l'idée que le Coran est une constitution. Le jour où le Coran sera un livre dont l'usage sert uniquement à la spiritualité, un livre à histoires et mythes qu'il faut rattacher au contexte de l'époque, il pourra siéger parmi les autres livres des monothéismes. Le problème, c'est que cette contextualisation est refusée non seulement par les plus radicaux, mais par une vaste majorité. Vous ne trouverez aucun imam qui vous dira qu'il y a une partie du Coran qui est obsolète et qu'il faut la mettre de côté. Le Coran est considéré comme un corpus législatif. Quelle que soit la question qui se pose, on va fouiller dedans. Dans les Épîtres de Saint-Paul aux Corinthiens, vous trouvez une injonction à porter le voile. Mais aujourd'hui, y a-t-il un État chrétien dans le monde qui impose aux femmes de porter le voile ? Est-ce qu'on a un terroriste chrétien qui tue parce que les femmes ne portent pas le voile ? C'est cette approche au texte qui est problématique à deux niveaux. Parce que les islamistes considèrent que le Coran doit régir notre quotidien. Mais aussi parce que nous, on nous dit qu'on n'a pas le droit de critiquer le Coran, car il serait un livre merveilleux, d'amour et de paix. C'est un mensonge qui entoure le contenu réel de ce livre.

Pour le spécialiste de l'islam Olivier Roy, les djihadistes actuels relèvent plus du nihilisme et d'une quête de la mort que d'une radicalité religieuse. Salafistes et djihadistes se dissocieraient ainsi de plus en plus. D'un côté, il y aurait des amish intégristes, mais non violents, qui se retirent de la société ; de l'autre des petits délinquants qui fument du haschisch, fréquentent les boîtes de nuit, avant d'entrer dans une quête de la mort. Qu'en pensez-vous ?

C'est une analyse qui encore une fois dédouane l'islam de cette idéologie fasciste qui a grandi en son sein. Les terroristes disent bien qu'ils sont des musulmans et qu'ils font cela au nom de l'islam. Et il ne faudrait pas qualifier ces gens par les désignations qu'eux-mêmes se sont choisies ? Évidemment, cela ne veut pas dire que tous les musulmans sont des terroristes. Mais le fait de chercher à dédouaner l'islam ne lui rend pas service. Pourquoi ne traite-t-on pas l'islam avec les mêmes outils rationnels que le reste des idées ? C'est un paternalisme insupportable, un vrai racisme inversé. Je cite au début du livre un extrait éloquent de Sartre, dans lequel il explique avoir essayé de s'éloigner du racisme au maximum qu'il a pu. Mais il se souvient que lorsqu'un écrivain issu des colonies lui apportait un manuscrit, il n'osait pas lui dire que c'était mauvais et il utilisait des « circonlocutions », alors qu'à un Occidental, il aurait franchement exprimé la vérité. Sartre explique que ça, c'est du racisme.

Lorsque Olivier Roy dit que ce n'est pas une radicalisation de l'islam, mais une islamisation de la radicalité, j'ai envie de lui répondre que personne ne se réveille du jour au lendemain en se décidant à rejoindre Daech. Le terroriste est la main qui frappe, mais il y a un cerveau qui pense et ordonne de passer à l'action ! Il y a une chaîne de production du terrorisme. Ce n'est pas le résultat logique de la délinquance ou des problèmes sociaux. On a énormément de délinquants ou de défavorisés sur cette planète qui ne se transforment pas en terroristes. Le terrorisme est le fruit d'une idéologie. Nier le caractère criminel de cette idéologie, c'est se priver de moyen de lutter efficacement contre elle. Ce que dit Olivier Roy, c'est l'équivalent de ceux qui, après la Seconde Guerre mondiale, assuraient que « non, non, tous les nazis n'ont pas du sang sur la main ». Oui, tous les nazis n'ont pas tué. Il ne s'agit pas de juger des gens pour des crimes qu'ils n'ont pas commis, mais il faut juger une idéologie qui a promu des crimes. Et pour combattre l'idéologie nazie, on ne s'est pas contenté de combattre ces crimes comme des crimes de droit commun, sur un simple plan judiciaire, mais on a interdit sa littérature et ses manifestations – même pacifiques.
Qu’est-ce qu’un modéré ? Quelqu’un qui n’appelle pas au terrorisme ? Certes, mais ça ne suffit pas

Vous qualifiez une partie de l'extrême gauche de « collaborationniste ». N'est-ce pas exagéré ?

Je parle à la fois d'une partie de l'extrême gauche, mais aussi d'une partie des féministes et de certains hommes politiques. C'est une catégorie de l'extrême gauche qui, d'une façon illusoire, perçoit les musulmans comme une communauté qui serait un nouveau prolétariat. Cette approche est, encore une fois, extrêmement condescendante et paternaliste, voyant les musulmans comme une communauté inférieure, faible qu'il faut aider et épauler. Cette partie de l'extrême gauche ne s'intéresse qu'à une catégorie de musulmans, ceux des quartiers pauvres issus de l'immigration. Alors que l'idéologie islamiste, on le sait, est financée par les gens les plus riches au monde, l'Arabie saoudite ou le Qatar. Par ailleurs, elle ne prend pas en compte le fait que dans les pays musulmans, la gauche radicale et libertaire s'est toujours fait laminer par les islamistes. Dieu que c'est dur que d'être athée dans ces pays ! Notre extrême gauche en France a par exemple oublié que Khomeiny a emprisonné et exécuté les communistes en Iran. L'islamisme avance masqué. Au début, quand ces gens n'ont pas le pouvoir, ils se présentent avec un programme attrape-tout, des velléités de revendications sociales et de projets ouvriers. Mais une fois arrivés au pouvoir, ils se retournent complètement contre ça. Aujourd'hui, est-ce qu'il y a une seule théocratie islamique qui respecte le droit des ouvriers ou les revendications de la gauche radicale ? C'est une erreur grossière de notre extrême gauche française.

Vous vous en prenez même « imams modérés », auxquels font souvent appel les médias. Pourquoi ?

Tout d'abord, un imam reste un imam. On ne peut bien sûr pas lui demander de défiler sur un char de la gay pride. J'ai bien conscience que sont des hommes de religion, et dans une société plurielle telle que je la souhaite, ils ont bien sûr le droit d'exister. Toutefois, j'ai des sérieux doutes sur la modération de ces gens. Qu'est-ce qu'un modéré ? Quelqu'un qui n'appelle pas au terrorisme ? Certes, mais ça ne suffit pas. Quelqu'un qui, après chaque attentat, condamne le geste ? Merci, mais ces imams condamnent quelque chose qui est déjà condamné par la loi. Là où on aurait vraiment besoin d'eux, c'est pour condamner les textes qui produisent ce type d'attentat au lieu de continuer à nous chanter les louanges de l'islam. Cette modération, je ne la vois pas non plus lors d'un débat comme celui sur le burkini. Il n'y a pas eu un seul, je dis bien un seul imam qui a levé le petit doigt pour dire qu'on peut tout à fait être musulmane et mettre un bikini. Non, ils préfèrent crier à l'islamophobie et condamner le fait qu'on ne laisse pas des femmes en burkini déployer leur stratégie militante.

Le voile est pour vous « l'une des formes les plus rétrogrades de discrimination et de réification des femmes ». Mais les études et les sociologues nous disent que les femmes salafistes qui portent le jilbab en France le font volontairement. Certains vont même jusqu'à parler d'un féminisme musulman...

Je peux concevoir que celles qui portent aujourd'hui le voile, intégral ou non, n'ont pas été forcées manu militari à le faire. Si cela avait été le cas, il y aurait des plaintes, car en France, des lois permettent de se défendre. En revanche, de là à dire que c'est un choix libre, il y a quand même tout un monde... La féministe algérienne Wassyla Tamzali a vu, au cours de la décennie noire en Algérie, des centaines de milliers de femmes faire ce « choix libre » d'un seul coup. C'est quand même curieux. Wassyla Tamzali explique ainsi que le voile n'est pas un choix, mais un consentement. Peut-on réellement parler de « choix libre » lorsqu'on sait que dans plusieurs pays dans le monde, si vous ne portez pas le voile, vous êtes fouettée sur la place publique ? Pour moi, il deviendra un habit comme les autres le jour où les Saoudiennes pourront porter le voile le lundi, un jean le mardi et se mettre en bikini le mercredi. Ce jour-là, je dirai « OK ». Mais tant qu'il y a des endroits où les femmes sont couvertes de la tête au pied et qu'elles sont fouettées par la police religieuse si elles ne le font pas, qu'on ne vienne pas me parler de choix.

Celles qui parlent de choix en France sont en réalité soit des femmes qui ont consenti à porter le voile, soit des militantes de l'idéologie islamique qui empruntent les outils dialectiques des droits de l'homme et des libertés individuelles pour justement imposer la négation des droits de l'homme et de la liberté. Cet habit est un uniforme en Arabie saoudite et dans d'autres pays. En tant que féministe, je ne peux que farouchement être opposée au voile, intégral ou foulard simple, car sa fonction reste la même : couvrir la femme, l'enlaidir pour diminuer les érections inopinées. C'est une insulte à la fois pour la femme, perçue comme un objet sexuel à recouvrir, et l'homme, vu comme un primate en rut qui ne peut pas s'empêcher de violer dès qu'il voit une touffe de cheveux. Mais attention, cette aversion pour le voile ne veut pas dire que je dénie la dignité humaine à toutes les femmes qui le portent. Parce que derrière le voile, il y a un être humain, qui a des droits. Mais ces femmes ont des droits en tant qu'individus et citoyennes, et non pas en tant que ninjas couverts de la tête au pied. Je fais référence au discours du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), qui a recours à une ruse sémantique en parlant systématiquement de « femmes musulmanes », alors qu'en réalité, si elles ont été rejetées, c'est à cause de l'idéologie qu'elles représentent et non pas parce qu'elles sont nées dans une culture musulmane.

Ceux que vous nommez « collaborationnistes » sont, selon vous, les idiots utiles des islamistes. Mais n'avez-vous pas peur d'être l'idiote utile de l'extrême droite ? Le site Riposte laïque s'émerveille ainsi de voir une « femme de gauche qui parle comme Riposte laïque »...

J'ai bien vu qu'un site comme Riposte laïque m'adore, parce que je suis issue d'une culture islamique, je viens du bled, j'ai étudié en arabe, et je dis des choses qui leur font plaisir. Suis-je une idiote utile de l'extrême droite ? En réalité, lorsque j'exprime ce qui me semble être un discours de bon sens, je me préoccupe peu de la récupération qui peut être faite. J'en ai marre qu'en France, ce sont toujours les extrêmes qui posent les jalons du débat. Quand on émet une opinion, il faut surtout faire attention à se distinguer de l'extrême droite, tout ça pour finir dans un ventre mou silencieux qui a abandonné des questions importantes aux extrêmes. Si l'extrême droite a envie de récupérer mon discours, je les prie aussi de récupérer les passages les concernant, quand j'explique qu'eux et les islamistes ont la même vision d'une société en déniant aux musulmans leur individualité. Et puis, je n'oublie pas non plus que Charlie Hebdo a été accusé d'être un journal d'extrême droite alors que c'est un journal issu de la gauche libertaire et bouffeuse de curés. Lorsqu'on est un bouffeur d'islamistes, lorsqu'on déteste cette idéologie, on n'est pas raciste. Allez voir dans le monde musulman les critiques virulentes tenues par des gens qui ne connaissent même pas l'existence du Front national en France et qui ont risqué leur vie, et parfois l'ont donnée, pour tenir un discours de vérité vis-à-vis de l'islam. C'est le piège que nous tendent les islamistes. Il est grand temps de retrouver la raison et de dire que la critique de l'islam n'est pas l'apanage des racistes. Nous devons récupérer le débat !
Il faut faire attention à se distinguer de l’extrême droite, tout ça pour finir dans un ventre mou qui a abandonné des questions importantes aux extrêmes !

Vous vivez toujours sous protection policière. Comment allez-vous à titre personnel ?

(Rires). Je pense que dans ma tête, je vais beaucoup mieux que ceux qui veulent me tuer. Je suis en paix avec moi-même et le reste de l'humanité. Je ne veux tuer personne et je suis farouchement opposée à la peine de mort. J'espère que ces criminels, qui nous pourrissent notre vie à tous, seront arrêtés et jugés dans des procès qui prendront aussi en compte leur idéologie. Je trouve absurde que quelqu'un comme moi, qui n'ai jamais commis aucun crime, vive dans une prison ambulante, tandis que cette idéologie continue à vouloir se présenter comme fréquentable dans notre société. Quel fond faudra-t-il qu'on touche pour que nous prenions enfin collectivement conscience que nous sommes face à un fascisme dangereux qu'il faut combattre comme tel. Lorsque que je vois que je vis sous protection policière, je pense à toux ceux qui étaient assis à une terrasse le soir du 13 novembre ou à tous les gamins qui étaient allés regarder le feu d'artifice le 14 juillet à Nice. Ils n'étaient pas plus menacés que moi et pourtant ils sont morts. C'est pour ça que nous sommes tous menacés, vous, moi, nos enfants, nos parents, par le fascisme islamique ! C'est notre modèle de société qui est visé, et nous vivons tous avec cette anxiété permanente liée au terrorisme. C'est en disant ensemble que ne nous ne sommes plus dupes de l'islamisme, que nous le refusons en bloc que nous montrerons aux extrêmes que nous faisons très bien la différence entre un individu et une idéologie, et que ce que nous condamnons, c'est une idéologie et non pas une soi-disant communauté ou une culture.

Votre éditeur, Ring, a été présenté comme une « sulfureuse maison d'édition proche de l'extrême droite » par Arrêt sur images, les Inrocks ou le Petit Journal...

J'ai connu Ring à travers Raphaël Sorin, son conseiller littéraire. J'approuve la démarche de Ring qui est celle d'être ouverte à des auteurs diversifiés. Il y a une vraie liberté, on a carte blanche pour s'exprimer. Ring va aussi éditer le blogueur palestinien Waleed Al-Husseini qui a fait de la prison pour blasphème et qui fait partie de ces athées musulmans auxquels je dédie mon livre. Moi, je suis une fille qui vient du bled et a connu les luttes réelles pour la démocratie, la liberté de picoler comme de faire l'amour. J'ai été journaliste au Maroc où, de facto, on est en liberté conditionnelle. Les petites querelles de chapelle du marigot parisien m'échappent donc complètement.

Vous avez quitté Charlie Hebdo le 9 septembre en expliquant que « le journal n'est plus le même »...

Ce journal n'est évidemment plus le même parce que les meilleurs d'entre nous sont morts. Parmi ceux qui ont survécu, beaucoup sont partis. Aujourd'hui, je me sens étrangère dans ce journal et je tourne la page. Mais ça reste une expérience qui m'a formée. On a vécu quelque chose qui est capital dans l'histoire du journalisme et de notre pays. Je reviendrai certainement un jour sur cette expérience. Mais aujourd'hui, je suis d'abord très heureuse d'être en vie. Avec ce rappel permanent de la mort qui rôde, j'ai tout simplement envie de vivre. Je quitte Charlie en paix.

http://www.lepoint.fr/societe/zineb-nou … 332_23.php

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La Sorbonne déroule le tapis rouge à l'islamiste du CCIF Marwan Muhammad, qui pourra déblatérer sans contradicteur pendant deux heures. Peut-être aura-t-il l'occasion de défendre une ou deux liberté(s) fondamentale(s).

https://www.facebook.com/events/979028575559825/

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Barney a écrit:

Il y a une incohérence facheuse entre le fait de déclarer que le FN est le premier parti de France (ce qui est vrai) et de prétendre que son auditoire est réduit (ce qui est faux). La propagande médiatique (surtout si tu cites la presse papier) est aussi limitée à son auditorat, qui est de puis en plus réduit, à la différence de celui du FN.

Non, ce n'est pas incohérent. Je ne vais pas te l'apprendre : ce n'est pas parce qu'on vote pour tel ou tel parti qu'on connaît son programme, qu'on suit la moindre intervention de ses cadres, qu'on consulte son site internet, qu'on croit même à ce qu'il raconte. On peut voter sans même adhérer à tout ce que ce parti propose. Je suis prêt à parier que plus des 3/4 des électeurs FN ne connaissent pas la position du parti sur la Russie. Pour le savoir, il faut vraiment s'y intéresser et ce n'est pas si fréquent. Alors que les médias touchent tout le monde, même les gens qui ne les consultent pas, ne serait-ce que par le bouche-à-oreille, les discussions autour de la machine à café etc.   

Intéressant que tu qualifies cette information de propagande. Il y a aussi une propagande très facheuse dans les médias sur le réchauffement climatique du coup ? L'existence d'un consensus sur certains sujets, du type "Trump va perdre" ou "Orban n'a pas réussi son référendum" s'explique par la facilité à aboutir à une conclusion que l'analyse assez aisée des faits impose. Tu peux y voir de la propagande parce que tu veux à tout prix te démarquer de la majorité, mais encore une fois le statut minoritaire de ton opinion ne te donne pas raison en tant que tel.

J'y vois de la propagande parce qu'il doit être obligatoirement admis par tout le monde que les Trump, Poutine, Orban, Kaczy?ski etc. sont des méchants, sans qu'on sache même en quoi consiste réellement leur politique. La moindre de leurs actions est donc mauvaise et tout succès qu'ils pourraient rencontrer doit être minimisé. Au contraire, leurs gaffes ou erreurs seront amplifiées.
Le référendum d'Orban n'est pas une claque, au contraire. 45% au moins des Hongrois sont à 100% en phase avec ce qu'il propose. Il y en a que ça pourrait rendre jaloux, suivez mon regard...

Je parlais de Sarkozy. Comme Mélenchon, je considère toujours qu'il a plus de chances de redevenir Président que Juppé.

Sarkozy, c'est autre chose. C'est une girouette, son opinion ira dans le sens de la majorité. On l'a vu sur un tas de sujets. Je ne pense pas qu'il ait de convictions profondes, a fortiori sur la Russie. 
Fillon est opportuniste mais semble plus sincère. Le seul pour qui l'opinion favorable sur la Russie ne fait aucun doute est Poisson.

Ce n'est pas vraiment ce dont je parle et tu ne réponds pas à mon message. Et contrairement à ce que tu déclares le Parti et les médias comptent et comptent beaucoup, puisque cet électorat républicain n'est pas figé et qu'il ne suffit pas, en l'état, à gagner une élection.

Non, dans cette campagne (hormis les questions de récoltes de fond, d'organisation, de soutien logistique etc., pour lesquelles le soutien du parti est indispensable), l'électorat républicain a adressé un immense doigt d'honneur au parti, qui ne voulait pas de Trump. Qu'il suffise ou non, ce n'est pas la question, je te parle des électeurs du parti républicain. Il n'est pas figé (la preuve, il y a quelques années, il était à fond sur le Tea Party), comme celui du parti démocrate, mais dans le cadre de cette campagne, c'est ainsi qu'il raisonne.

La campagne de Trump a permis de mobiliser très fortement la base du Parti ainsi qu'une catégorie d'électeurs qui ne se déplaçait traditionnellement pas pour voter. En revanche, Trump a fortement échoué chez les indépendants, par son incapacité à modérer son discours et à opérer la synthèse vers le centre (ou les catégories de votants chez qui il a toujours fait un mauvais score).

Peut-être, mais ça, c'est un autre problème, inhérent au parti républicain. Un Ted Cruz n'aurait pas mobilisé les électeurs du centre, tout comme un John Kasich n'aurait pas mobilisé les rednecks.

Au final, la victoire de Trump à la primaire explique sa future défaite dans les élections générales et illustre le problème du Parti Républicain. A cette vitesse, bientôt le Texas sera un swing state pour eux, comme l'est maintenant le Nouveau Mexique.

Mais cela n'est pas imputable à Trump. Si le PR voit son potentiel électoral se réduire, c'est aussi et surtout en raison de l'évolution démographique et de l'importance moindre, en termes numériques, de l'électorat blanc traditionnel.

Ce n'est pas très clair. Tu m'expliques que l'usage seul du terme islamophobie ne te dérange pas (moi si, parce que je ne sais pas ce qu'il veut dire).

Non, aucun terme ne me dérange en soi. Ce qui me dérange, c'est l'usage qu'on peut en faire. Dans le cas de l'islamophobie, c'est pour viser l'ensemble de la société française, en partant du postulat que les Français seraient islamophobes (ou anti-musulmans) car héritiers d'un passé colonial, esclavagiste etc. D'où la haine de soi et la repentance dont je parlais. 
Je me souviens encore des propos d'un Micron (pourtant pas un gauchiste, hein) sur les Français qui seraient responsables du terrorisme islamiste.

Dans ce cas, son simple usage par Hollande ne devrait pas te déranger non plus.

L'usage si, Cf. ci-dessus.

La question qui se pose, c'est de savoir la place qu'Hollande ou Valls accordent à la lutte contre les actes "islamophobes" ou anti-musulmans.

Une place démesurée par rapport au nombre d'actes réellement islamophobes.

Ces actes existent, il n'est de toute façon pas question de le nier. On peut en discuter l'étendue et la gravité. Les phrases du type "la France est islamophobe ou raciste ou antimusulmane" sont des slogans publicitaires qui n'ont pas de signification factuelle.

Oui. Mais ce slogan est malheureusement un peu trop repris, voire seriné, dans les débats publics et on ne finit par entendre que ça.

Il me semblait que c'était ce genre de slogans qui t'énerve

Tout à fait.

et je ne pense pas qu'ils aient été tenus par le gouvernement, hormis la référence débile à l'apartheid par Valls, mais il ne l'a plus jamais reprise.

Oh, je pourrais t'en sortir plein (cf. Micron par exemple), mais pas seulement sur l'islam, hein. La France est aussi homophobe, misogyne, réactionnaire et j'en passe.

Sur un certain nombre de sujet tu as des affinités avec le discours du FN, je ne vois pas pourquoi tu devrais t'en cacher derrière des références à la Française des jeux. Je partage ta déception généralisée vis à vis du personnel politique en France, moins tes idées sur ces sujets.

Je ne m'en cache pas, je l'ai déjà dit. Tout comme je partage des positions avec d'autres partis, même le FDG. Il n'y a que les Verts, que j'exècre, avec qui je ne partage rien.

Sur la Syrie, je me fiche totalement que l'opinion de Mélenchon ou de Fillon soit la même, et que tu considères que l'une ou l'autre est politiquement incorrecte - ce qui est d'autant plus rigolo qu'une bonne partie de LR est sur cette même ligne.

Non, elle est minoritaire. Les parlementaires qui s'étaient rendus en Syrie se sont même fait réprimander publiquement pour ça. Je peux citer de mémoire Lionnel Luca ou Jean-Frédéric Poisson (qui n'est même pas LR).

Au passage, je me rappelle avec nostalgie cette époque où tu nous expliquais que l'implication des russes allait tout changer et mettre un terme à Daech. Au final Daech accumule les défaits côté irakien, là ou la coalition intervient, pendant que les Russes débarrassent Assad de tous ses opposants (oui, y compris Al Nosra et leurs potes barbus).

Eh bien, j'avais raison, contre vous trois. D'ailleurs, je n'ai pas dit que l'intervention russe allait éradiquer Daesh mais qu'elle allait dans le bon sens (c'est exactement l'expression que j'avais utilisée) et que pour éradiquer Daesh, il fallait une intervention au sol de la coalition internationale, en premier lieu les pays arabes limitrophes.
En tout cas, les Russes ont mis un coup d'arrêt à l'expansion de l’État islamique, l'ont même fait reculer et ont pu sauver de nombreuses villes.
Et comme je l'ai déjà expliqué, la victoire contre Daesh passe par le maintien au pouvoir, sur le moyen terme, d'Assad, donc par sa consolidation, donc par l'écrasement des rebelles infiltrés par les islamistes comme Al-Nosra, qui fait du bon boulot.

C'était surtout une réponse à ta phrase sur mon supposé rejet de la démocratie.

Non, tu exagères, je n'ai pas dit que tu la rejetais. Mais la démocratie se manipule, au gré de nos envies.

Mais au final c'est très lié, le FN n'aurait pas pu phagicyter le débat public si les électeurs avaient été plus éduqués.

Le succès du FN ne s'explique pas par un manque d'éducation (à moins que tu ne penses que le niveau de notre chère éducation nationale a dramatiquement baissé ces dernières années, ce qui expliquerait la montée parallèle du FN). Il s’explique d'abord par l'incurie de nos gouvernements successifs, sur les questions du chômage, de l'Europe, de l'immigration, de la sécurité etc. etc. etc.

J'ai vécu cette évolution quand tu n'en avais encore rien à faire, parce que l'existence de ces ghettos n'avait aucune répercussion sur ta vie.

Ma vie personnelle n'a que peu d'importance ici, mais bon, si tu veux un exemple : mon oncle habitait dans une cité de Montreuil, depuis sa jeunesse jusqu'à l'aube de ses quarante ans. Il a déménagé il y a une quinzaine d'années après avoir vu la population évoluer et après qu'on lui a fait sentir qu'il n'était plus à sa place. Tu vois ce que je veux dire, sans doute (cf. ce que tu écris plus bas). Sinon, Christophe Guilluy l'explique très bien dans ses livres. Cet épisode familial n'a que peu d'importance, il n'est pas censé démontrer quoi que ce soit, mais au moins tu ne pourras pas dire que mon environnement familial vient d'Auteuil-Neuilly-Passy.

Tu parles de soumission (à dessein), je parle d'abandon.

Les deux sont liés, en fait. On abandonne d'un côté toute une population et on se soumet de l'autre au nouvel ordre qui s'y installe, la nature ayant horreur du vide.

L'Etat ne se soumet pas à une religion, pas plus qu'il ne se soumet à une communauté ou à un groupe de barbus.

Pas seulement à une religion mais à un système qui a encouragé l'apparition de cette dérive religieuse.

La population en France ne se soumet pas non plus, elle est restée assez ferme sur les principes de laïcité au niveau national et continuera de le faire.

Mais encore une fois, malheureusement, la population française n'a pas le pouvoir de faire changer les choses. Et elle se sent trahie par une élite qui ne l'écoute pas et qui s'aveugle dans des considérations idéologiques fumeuses. D'où, encore une fois, ce fossé qui s'est creusé entre les deux.

Hahaha, je peux demander à 500 personnes la définition de #padamalgam et aucune ne ressemblera à ça. Désolé FDL, ça reste un hashtag pour demeuré, auquel tu prêtes une signification qui mélange un peu tout ce qui ne va pas à tes yeux.

Je te donne une définition structurée du padamalgam parce qu tu me l'as demandé et tu n'es quand même pas content parce que d'autres personnes que moi auraient soi-disant une définition différente. Je peux aussi te trouver 500 personnes avec 500 définitions différentes de, je ne sais pas, du socialisme.

Pas d'amalgame, puisque ça vient de là, ça dénonce les personnes qui justement, disent qu'il ne faut pas faire d'amalgame.

Pas tout à fait, tu as lu ma définition trop vite. Tout le monde ou presque est d'accord pour dire que les islamistes ne représentent pas tous les musulmans et que tous les musulmans ne sont pas islamistes et terroristes. Or, le padamalgam vise à couper tout lien entre islam et islamisme, au nom justement de cet appel à ne pas faire d'amalgame.

1) Entre les terroristes, salafistes, takfiristes, radicaux et la population de religion ou de culture musulmane dans son ensemble. C'est l'amalgame le plus débile mais il existe et il est très répandu sur les réseaux. Je te laisse faire une recherche de #padamalgam sur Twitter, c'est très rapide.

Si tu consultes les trolls ou les racistes, forcément. Mais ça ne représente pas une majorité de Français, c'est même une infime minorité. Il faut être mentalement dérangé pour penser que les musulmans dans leur ensemble sont des terroristes. Ensuite, on peut penser que l'islam n'est pas qu'une religion, qu'elle est prosélyte et que ses textes fondateurs contiennent des passages violents appelant au meurtre. Dire cela n'est pas de l'islamophobie.

2) Entre les terroristes, salafistes, takfiristes, radicaux et l'Islam. Là c'est plus compliqué, parce qu'il ne s'agit pas vraiment d'un amalgame. Il n'y a a priori pas de problème à expliquer qu'il y a des problèmes actuellement avec l'Islam, comme il peut en avoir en Inde avec l'Hindouisme (dans une mesure moindre). Pour reprendre Bouvet, incriminer l'Islam ne pose pas vraiment de soucis d'amalgame puisqu'aucun principe ou loi ne définit de responsabilité collective des coreligionaires.

Oui enfin la comparaison avec l'hindouisme est un peu malvenue. L'hindouisme ne vise pas l'établissement d'un califat mondial. Et c'est relativement circonscrit.

Alors oui, si le #padamalgam ne visait que les commentateurs pour qui les actes terroristes "n'avaient rien à voir avec l'Islam", alors on pourrait être d'accord.

Nous le sommes, donc.

Mais ça n'est pas le cas.

Pourquoi ?

Libre à toi d'utiliser ce terme réducteur pour labelliser tes idées, qui sur ce sujet ne le sont pas forcément.

Quelles sont mes idées, alors ?

Tu me pardonneras de considérer que ceux qui jugeaient utiles que des maires, forts d'un pouvoir inexistant aussi bien sur le plan du droit que sur le plan politique, décident d'eux-mêmes de bannir un accoutrement de leurs plages pour régler la situation, n'ont pas réagi de façon utile ou efficace.

Tu préférerais qu'on adopte une loi là-dessus ?

sur le truc de la Villardière par exemple, critique la mise en scène de son docu c'est forcément être l'allié des salafs. C'est cool mais ça va pas très loin.

Un allié, non, mais c'est "faire leur jeu". Une expression qu'on utilise très souvent "à la gauche de Bruno Le Maire". smile

L'usure du pouvoir, la couleurs politique un peu plus marquée de la base du PS et ça s'arrête là.

Lol non, pas du tout. Excuse-moi mais l'usure du pouvoir a bon dos. Ça ne fait que 4 ans que cette équipe de bras cassés est au pouvoir. Contre 10 pour la droite précédemment. Pourquoi l'usure du pouvoir n’atteindrait-elle que le PS, déjà épuisé après 4 ans ?
La couleur politique un peu plus marquée, non plus. Les courants politiques différents, c'est une grande passion chez les socialistes depuis 1920. Donc non, ce n'est pas suffisant.

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FDL a écrit:

Euh... Tu mélanges un peu tout, là. Moi, je te parle de propagande médiatique à grande échelle. Toi, tu me parles des accointances (réelles ou supposées) d'un parti avec la Russie. Ce n'est pas du tout la même chose. Le FN a des tendances russophiles mais sa "propagande" se limite à son auditoire, qui est réduit. La propagande médiatique vise, elle, tous les Français.

Il y a une incohérence facheuse entre le fait de déclarer que le FN est le premier parti de France (ce qui est vrai) et de prétendre que son auditoire est réduit (ce qui est faux). La propagande médiatique (surtout si tu cites la presse papier) est aussi limitée à son auditorat, qui est de puis en plus réduit, à la différence de celui du FN.

J'ai cité la propagande anti-Trump, je peux citer la propagande anti-Orban etc. etc.

Intéressant que tu qualifies cette information de propagande. Il y a aussi une propagande très facheuse dans les médias sur le réchauffement climatique du coup ? L'existence d'un consensus sur certains sujets, du type "Trump va perdre" ou "Orban n'a pas réussi son référendum" s'explique par la facilité à aboutir à une conclusion que l'analyse assez aisée des faits impose. Tu peux y voir de la propagande parce que tu veux à tout prix te démarquer de la majorité, mais encore une fois le statut minoritaire de ton opinion ne te donne pas raison en tant que tel.

Quant à Juppé, puisque tu me parles de lui, son avis sur la Russie est en tous points similaire à celui de Flanby et du gouvernement (ce n'est pas le seul point commun qu'ils aient d'ailleurs).

Je parlais de Sarkozy. Comme Mélenchon, je considère toujours qu'il a plus de chances de redevenir Président que Juppé.

On ne va pas refaire l'Histoire, ce serait vain. Avec des si, on peut aller très loin. Mais je vais te répondre par une tautologie : si Trump a gagné les primaires, c'est qu'il ne pouvait pas perdre. En d'autres termes, il y a des raisons qui expliquent cela. Il n'a pas gagné sur le fil ou en trichant. Sa victoire a été écrasante. Cela signifie que sa candidature et sa campagne étaient parfaitement en phase avec l'électorat républicain. Des candidats "respectables", il y en avait : les Rubio, Bush, Kasich etc. Ils étaient tellement respectables qu'ils se sont fait écraser.
Le parti et les médias ne comptent pas car ils font partie du même système que l'électorat républicain rejette. D'ailleurs, le parti le soutient (mollement) et ceux, parmi les caciques, qui ne le soutiennent pas sont une minorité bruyante.

Ce n'est pas vraiment ce dont je parle et tu ne réponds pas à mon message. Et contrairement à ce que tu déclares le Parti et les médias comptent et comptent beaucoup, puisque cet électorat républicain n'est pas figé et qu'il ne suffit pas, en l'état, à gagner une élection. La campagne de Trump a permis de mobiliser très fortement la base du Parti ainsi qu'une catégorie d'électeurs qui ne se déplaçait traditionnellement pas pour voter. En revanche, Trump a fortement échoué chez les indépendants, par son incapacité à modérer son discours et à opérer la synthèse vers le centre (ou les catégories de votants chez qui il a toujours fait un mauvais score). Au final, la victoire de Trump à la primaire explique sa future défaite dans les élections générales et illustre le problème du Parti Républicain. A cette vitesse, bientôt le Texas sera un swing state pour eux, comme l'est maintenant le Nouveau Mexique.

Quoiqu'il en soit, l'état actuel de la campagne de Trump est catastrophique, Clinton creuse l'écart avec une campagne médiocre et de plus en plus l'image à laquelle elle a recours c'est le 3e mandat d'Obama. Ca en dit assez long je pense sur l'échec de Trump. Et encore, je me force à ne pas évoquer l'intégralité des stupidités qu'il a sorties ces 6 derniers mois).

Pour Flanby, c'est faux : http://www.saphirnews.com/Islamophobie- … 20284.html

Valls préfère l'expression "actes anti-musulmans" au terme "islamophobie", sous un prétexte un peu bidon (c'est un terme forgé par les fondamentalistes iraniens dans les années 70. Mouais) mais le fond du discours est le même.
Je n'ai pas de mal à employer ce terme, mais pour dire que ça n'existe pas. Ou alors à la marge chez quelques timbrés.

Ce n'est pas très clair. Tu m'expliques que l'usage seul du terme islamophobie ne te dérange pas (moi si, parce que je ne sais pas ce qu'il veut dire). Dans ce cas, son simple usage par Hollande ne devrait pas te déranger non plus. La question qui se pose, c'est de savoir la place qu'Hollande ou Valls accordent à la lutte contre les actes "islamophobes" ou anti-musulmans. Ces actes existent, il n'est de toute façon pas question de le nier. On peut en discuter l'étendue et la gravité. Les phrases du type "la France est islamophobe ou raciste ou antimusulmane" sont des slogans publicitaires qui n'ont pas de signification factuelle.

Il me semblait que c'était ce genre de slogans qui t'énerve et je ne pense pas qu'ils aient été tenus par le gouvernement, hormis la référence débile à l'apartheid par Valls, mais il ne l'a plus jamais reprise.

Mon Barney, quitte à prédire l'avenir, je préférerais que tu me donnes les chiffres du loto, ce serait plus utile que de savoir pour qui je voterai dans 20 ans. smile

Sur un certain nombre de sujet tu as des affinités avec le discours du FN, je ne vois pas pourquoi tu devrais t'en cacher derrière des références à la Française des jeux. Je partage ta déception généralisée vis à vis du personnel politique en France, moins tes idées sur ces sujets.

Je ne prétends pas qu'elle l'est sur tous les sujets. Enfin, si, elle l'est mais dans l'espace politique et médiatique, pas auprès des Français. Elle reste également très incorrecte même auprès des Français sur certains points comme, en vrac, Poutine, Trump, la Syrie, la peine de mort et j'en passe.
Au passage, sur la Syrie, l'opinion de Merluchon est très politiquement incorrecte aussi.

Je n'aurais pas dû utiliser l'expression "politiquement correct", que je déteste. Mais au fond les sujets dont tu parles n'ont rien de tabou et un pas mal de défenseurs, qui peuvent tout à fait s'exprimer et faire passer leurs idées au public. Zemmour a passé deux semaines à sillonner les plateaux télé pour expliquer à quel point il était ostracisé, avant d'expliquer le plan de l'armée française feat. Tsahal pour récupérer nos banlieues.

Sur la Syrie, je me fiche totalement que l'opinion de Mélenchon ou de Fillon soit la même, et que tu considères que l'une ou l'autre est politiquement incorrecte - ce qui est d'autant plus rigolo qu'une bonne partie de LR est sur cette même ligne. On va attendre que les forces loyalistes et la Russie aient fini de raser Alep pour voir si leur plan fonctionne. Personnellement je vois pas trop pourquoi un sunnite en Syrie qui a tout perdu déposerait les armes désormais, mais attendons. Au passage, je me rappelle avec nostalgie cette époque où tu nous expliquais que l'implication des russes allait tout changer et mettre un terme à Daech. Au final Daech accumule les défaits côté irakien, là ou la coalition intervient, pendant que les Russes débarrassent Assad de tous ses opposants (oui, y compris Al Nosra et leurs potes barbus).

C'est joli, je suis d'accord, mais je ne vois pas trop le rapport avec le fait que le FN aurait "phagocyté" tous les débats publics depuis 2-3 ans.

C'était surtout une réponse à ta phrase sur mon supposé rejet de la démocratie. Mais au final c'est très lié, le FN n'aurait pas pu phagicyter le débat public si les électeurs avaient été plus éduqués. S'il y a bien un enseignement des études d'opinion su rle vote FN c'est bien celui-ci. C'est probablement dû à cette immonde propagande qu'est l'enseignement supérieur en France.

Parfait ! Alors tu devrais être mieux placé que quiconque pour savoir que les cités sont des territoires perdus de la République, comme on dit, régis par des caïds qui vivent du trafic de drogue et du racket, que les services publics (qu'il s'agisse de la police, des pompiers, de la RATP...) et les commerces n'osent plus s'y aventurer, que l'intégrisme musulman y prospère et que le tout est alimenté et encouragé soit par des élus sans scrupules qui font du clientélisme et du communautarisme pour pouvoir gagner quelques voix aux élections, soit par des élus qui s'en désintéressent complètement. Il y a donc une soumission à un état de fait : l’État baisse les bras ou achète la paix sociale. Ce qui, évidemment, est catastrophique dans les deux cas.

J'ai vécu cette évolution quand tu n'en avais encore rien à faire, parce que l'existence de ces ghettos n'avait aucune répercussion sur ta vie. Tu parles de soumission (à dessein), je parle d'abandon. L'Etat ne se soumet pas à une religion, pas plus qu'il ne se soumet à une communauté ou à un groupe de barbus. C'est une vue de l'esprit. La population en France ne se soumet pas non plus, elle est restée assez ferme sur les principes de laïcité au niveau national et continuera de le faire. Le problème c'est la constitution de ghettos, qui est tout sauf nouvelle, et la politique de la ville qui a inondé des quartiers de sous dans des infrastructures certes utiles mais pas suffisantes, à défaut de se préoccuper des gens qui vivent dans ces quarties. Pour l'anecdote (ça devient perso wouhou), ma mère se faisait insulter par les vieux dans mon quartier parce que je ne parlais pas arabe, c'était il y a 20 ans. Donc non tu ne m'apprends pas grand chose là dessus FDL. La seule différence c'est notre analyse des causes du problème et des solutions. Pour toi le problème s'arrête aux communautaristes, aux politiciens qui les soutiennent et à la religion musulmane. Je pense que c'est globalement insuffisant.

Le padamalgam, c'est un discours tenu par des responsables politiques et associatifs et les médias dans leur grande majorité qui vise à dissocier l'islamisme de l'islam et faire de cette forme de terrorisme quelque chose de totalement hors sol, sans cause idéologique, qui s'expliquerait par la misère, l'enfance malheureuse etc. à grands renforts de discours sociologisant, pour ne pas que l'ensemble des musulmans soient visés. C'est faire du clientélisme et du communautarisme (ne pas braquer l'électorat musulman, qu'on considère dans son ensemble, comme s'il devait voter comme un bloc, et l'amadouer) tout en prenant les Français pour des abrutis (ou, si je reprends ton terme, des demeurés) qui ne sauraient pas faire la différence entre des terroristes et le reste de la population. Le padamalgam s'inscrit aussi dans un contexte de haine de soi, de repentance morbide et de mépris pour tout ce qui peut représenter une culture et une tradition françaises nécessairement beaufs, rabougries, rances et nauséabondes. Tu en as un écho dans ce magnifique article de l'Obs que j'ai posté hier sur le roman national.
Voilà, tu vois que la définition du padamalgam va bien au-delà d'un simple mot-dièse pour "demeurés".

Hahaha, je peux demander à 500 personnes la définition de #padamalgam et aucune ne ressemblera à ça. Désolé FDL, ça reste un hashtag pour demeuré, auquel tu prêtes une signification qui mélange un peu tout ce qui ne va pas à tes yeux.

Pas d'amalgame, puisque ça vient de là, ça dénonce les personnes qui justement, disent qu'il ne faut pas faire d'amalgame. Or il y a deux amalgames possibles.

1) Entre les terroristes, salafistes, takfiristes, radicaux et la population de religion ou de culture musulmane dans son ensemble. C'est l'amalgame le plus débile mais il existe et il est très répandu sur les réseaux. Je te laisse faire une recherche de #padamalgam sur Twitter, c'est très rapide.

2) Entre les terroristes, salafistes, takfiristes, radicaux et l'Islam. Là c'est plus compliqué, parce qu'il ne s'agit pas vraiment d'un amalgame. Il n'y a a priori pas de problème à expliquer qu'il y a des problèmes actuellement avec l'Islam, comme il peut en avoir en Inde avec l'Hindouisme (dans une mesure moindre). Pour reprendre Bouvet, incriminer l'Islam ne pose pas vraiment de soucis d'amalgame puisqu'aucun principe ou loi ne définit de responsabilité collective des coreligionaires.

Alors oui, si le #padamalgam ne visait que les commentateurs pour qui les actes terroristes "n'avaient rien à voir avec l'Islam", alors on pourrait être d'accord. Mais ça n'est pas le cas. Libre à toi d'utiliser ce terme réducteur pour labelliser tes idées, qui sur ce sujet ne le sont pas forcément. Mais en faisant ça tu t'associes - intentionnellement ou non - à des crétins, qui utilisent ce hashtag comme banière derrière laquelle ils peuvent justifier leur haine des étrangers ou des musulmans en général.

Je ne t'ai pas accusé d'être ami des salafistes ou d'être communautariste. Mais ton petit défaut récurrent qui est, à mon avis, la crédulité pourrait te jouer des tours et te pousser à légitimer des choses abominables (les dérives islamistes par exemple : ça commence avec le burkini et où cela s'arrêtera-t-il ?) avec les meilleures intentions du monde et sans que ce soit intentionnel, bien sûr.

Légitimer des choses abominables, pourquoi pas les justifier ? Ce qui nous sépare sur une histoire comme celle du burkini, il me semble que c'est surtout le sang-froid. Face à un constat similaire (l'aspect ridicule combiné au rétrograde de ce vêtement, une certaine radicalisation religieuse de la subversion dans notre pays), on arrive à des réactions différentes. Tu me pardonneras de considérer que ceux qui jugeaient utiles que des maires, forts d'un pouvoir inexistant aussi bien sur le plan du droit que sur le plan politique, décident d'eux-mêmes de bannir un accoutrement de leurs plages pour régler la situation, n'ont pas réagi de façon utile ou efficace.

Au final la critique est toujours la même, celle de crédulité ou de naiveté soit lorsqu'on veut respecter les règles, soit lorsqu'on évite des conclusions à l'emporte pièce; sur le truc de la Villardière par exemple, critique la mise en scène de son docu c'est forcément être l'allié des salafs. C'est cool mais ça va pas très loin.

Demande-toi pourquoi Montebourg est devant Flanby et à égalité avec Valls dans les sondages... Ce n'est pas parce que la ligne Valls est au pouvoir qu'elle est majoritaire. Si elle était si majoritaire que cela, le PS ne serait pas éclaté. Il n'y aurait pas de Macron, il n'y aurait pas de Montebourg-Hamon et autres frondeurs et le PS ne se ferait pas éjecter de la présidentielle dès le premier tour avec même pas 15% des voix.

L'usure du pouvoir, la couleurs politique un peu plus marquée de la base du PS et ça s'arrête là. Sérieusement pour le PS je rigole assez fortement des pseudo-postures idéologiques des frondeurs. La loi Macron c'est la loi Montebourg, il l'a préparée et il aurait dû la porter. L'idée que Montebourg c'est le renouveau de la gauche, ça me fait bien rire pour la peine. De même pour Macron de l'autre côté, qui n'a pas développé la moindre idée pour l'instant.

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Barney a écrit:

Il ne t'aura pas échappé que l'un des principaux candidats à l'élection présidentielle, peut-être celui qui a d'ailleurs les plus grandes chances de l'emporter, n'exprime pas vraiment la position que tu dénonces sur Poutine. En réalité une bonne partie de la droite française et l'intégralité de l'extrême droite a des affinités avec Poutine, voire des liens économiques. Si tu ne vois de propagande russe nulle part c'est que tu n'es pas au courant de l'existence du FN, c'est dommage.

Euh... Tu mélanges un peu tout, là. Moi, je te parle de propagande médiatique à grande échelle. Toi, tu me parles des accointances (réelles ou supposées) d'un parti avec la Russie. Ce n'est pas du tout la même chose. Le FN a des tendances russophiles mais sa "propagande" se limite à son auditoire, qui est réduit. La propagande médiatique vise, elle, tous les Français.
J'ai cité la propagande anti-Trump, je peux citer la propagande anti-Orban etc. etc. 
Un exemple :

https://scontent-bru2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/14570296_10154676207974379_526613178896009218_n.jpg?oh=85e140f585ee6f05ccc6bf26555b6eeb&oe=586D464A

https://scontent-bru2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/14519872_10154676209934379_44533295814670834_n.jpg?oh=bc73080cacded4a614a79a8d0278a7b7&oe=58A6736A

https://scontent-bru2-1.xx.fbcdn.net/t31.0-8/14560230_10154676212584379_6588017599022527108_o.jpg

Quant à Juppé, puisque tu me parles de lui, son avis sur la Russie est en tous points similaire à celui de Flanby et du gouvernement (ce n'est pas le seul point commun qu'ils aient d'ailleurs).

http://www.bfmtv.com/politique/juppe-s- … 26136.html

http://www.atlantico.fr/pepites/alain-j … 05717.html

Peut-être me suis-je mal exprimé, il me semble avoir parlé de "l'état catastrophique" de la campagne de Trump. C'est une réalité, il s'agit d'un des candidats républicains les plus mal en point à ce stade de la campagne depuis plusieurs décennies. Son parti ne le soutient pas, les médias conservateurs ne le soutiennent pas. On sort de 8 ans de présidence démocrate avec une candidate démocrate relativement mauvaise, qui traine pas mal de casseroles et pourtant elle va gagner. La principale raison ? Trump. Alors oui, félicitations à Trump pour sa campagne des primaires et pour avoir écarté ses rivaux plus ou moins sérieux. Mais actuellement, pour un candidat républicain aux élections générales, il s'en tire très mal et il va perdre.

Et oui, Clinton fait une très mauvaise campagne, elle est malhonnête, n'a pas de charisme, parle très mal en public, a un culte du secret totalement débile, ne sera très probablement pas la meilleure personne pour assurer le leadership des US. Ca n'enlève absolument rien au désastre Trump. La preuve ? Elle va gagner.

On ne va pas refaire l'Histoire, ce serait vain. Avec des si, on peut aller très loin. Mais je vais te répondre par une tautologie : si Trump a gagné les primaires, c'est qu'il ne pouvait pas perdre. En d'autres termes, il y a des raisons qui expliquent cela. Il n'a pas gagné sur le fil ou en trichant. Sa victoire a été écrasante. Cela signifie que sa candidature et sa campagne étaient parfaitement en phase avec l'électorat républicain. Des candidats "respectables", il y en avait : les Rubio, Bush, Kasich etc. Ils étaient tellement respectables qu'ils se sont fait écraser.
Le parti et les médias ne comptent pas car ils font partie du même système que l'électorat républicain rejette. D'ailleurs, le parti le soutient (mollement) et ceux, parmi les caciques, qui ne le soutiennent pas sont une minorité bruyante.


J'en suis à me demander qui exactement tu classes à gauche de Bruno Le Maire.

Tu tires un trait : à droite, tu mets Le Maire, Fillon, Sarkozy, Copé puis Dupont-Aignan, Le Pen... A gauche, Juppé, NKM, Bayrou, le PS, le PRG, le FDG, le NPA, LO etc.

Il ne t'aura pas échappé que ni notre Premier ministre ni notre Président ne sont sur cette ligne de dénonciation de l'islamophobie.

Pour Flanby, c'est faux : http://www.saphirnews.com/Islamophobie- … 20284.html

Valls préfère l'expression "actes anti-musulmans" au terme "islamophobie", sous un prétexte un peu bidon (c'est un terme forgé par les fondamentalistes iraniens dans les années 70. Mouais) mais le fond du discours est le même.
Je n'ai pas de mal à employer ce terme, mais pour dire que ça n'existe pas. Ou alors à la marge chez quelques timbrés.

Certes, quoique certains partis politiques ont le même discours que toi sur ces sujets. Tu finiras peut-être par voter FN un jour.

Mon Barney, quitte à prédire l'avenir, je préférerais que tu me donnes les chiffres du loto, ce serait plus utile que de savoir pour qui je voterai dans 20 ans. smile

Mais dans ce cas il faut arrêter de prétendre que leur opinion est politiquement incorrecte ou opprimée dans notre pays. C'est faux, c'était peut être vrai il y a 10-15 ans, mais plus maintenant.

Je ne prétends pas qu'elle l'est sur tous les sujets. Enfin, si, elle l'est mais dans l'espace politique et médiatique, pas auprès des Français. Elle reste également très incorrecte même auprès des Français sur certains points comme, en vrac, Poutine, Trump, la Syrie, la peine de mort et j'en passe.
Au passage, sur la Syrie, l'opinion de Merluchon est très politiquement incorrecte aussi.

Non, c'est exigeant. Et ça produit un reflet assez fidèle de l'état de notre société. Je n'ai aucune envie de suffrage censitaire ou de despotisme éclairé, si c'est à ça que tu fais référence. En revanche, je suis persuadé qu'une éducation lacunaire ne permet pas d'exprimer un choix de façon éclairé. C'est pour ça que la démocratie est salutaire, elle nous impose d'apporter le minimum de culture à tous, faute de quoi nous en subirons tous les conséquences. Et c'est probablement ce qui va se produire.

C'est joli, je suis d'accord, mais je ne vois pas trop le rapport avec le fait que le FN aurait "phagocyté" tous les débats publics depuis 2-3 ans.

Comment tu dis déjà ? Ah oui *sourire indulgent*. FDL, je suis très motivé pour prendre un cours de vie dans les quartiers avec toi, ton expérience en la matière m'a toujours beaucoup impressionné. Je t'avoue ne pas y connaitre grand chose, je n'ai vécu dans une cité que pendant 15 années, je suis très mal placé pour savoir tout le mal que la ghettoisation et le communautarisme ont pu faire à ces territoires.

Parfait ! Alors tu devrais être mieux placé que quiconque pour savoir que les cités sont des territoires perdus de la République, comme on dit, régis par des caïds qui vivent du trafic de drogue et du racket, que les services publics (qu'il s'agisse de la police, des pompiers, de la RATP...) et les commerces n'osent plus s'y aventurer, que l'intégrisme musulman y prospère et que le tout est alimenté et encouragé soit par des élus sans scrupules qui font du clientélisme et du communautarisme pour pouvoir gagner quelques voix aux élections, soit par des élus qui s'en désintéressent complètement. Il y a donc une soumission à un état de fait : l’État baisse les bras ou achète la paix sociale. Ce qui, évidemment, est catastrophique dans les deux cas.

Perception vs réalité. Je ne suis pas certain de ce que tu entends par "padamalgam" en réalité. S'il s'agit de dire que la plupart des musulmans n'ont pas de problème avec la République et ses valeurs, il me semble que c'est un constat partagé assez largement dans la classe politique, de la gauche jusqu'au FN (y compris, si j'ai bien lu les dernières déclarations de MLP). S'il s'agit de dire qu'il y a un problème avec l'Islam, il me semble qu'il s'agit égaleemnt d'un constat assez partagé à droite (LR et FN), et qui n'est pas démenti par la gauche de gouvernement (plus à gauche c'est différent, il y en aura toujours pour dire que ça n'a rien à voir avec l'Islam, mais je ne pense pas qu'ils soient majoritaires, bien au contraire). De façon générale tu fais comme si le principal parti d'opposition dans ce pays n'existait pas, c'est peut être arrangeant pour tout le monde mais c'est faux.

Mais il est possible que je me trompe sur la définition de "padamalgam", je t'avoue que jusqu'à présent pour moi c'était surtout un hashtag pour demeurés.

Le padamalgam, c'est un discours tenu par des responsables politiques et associatifs et les médias dans leur grande majorité qui vise à dissocier l'islamisme de l'islam et faire de cette forme de terrorisme quelque chose de totalement hors sol, sans cause idéologique, qui s'expliquerait par la misère, l'enfance malheureuse etc. à grands renforts de discours sociologisant, pour ne pas que l'ensemble des musulmans soient visés. C'est faire du clientélisme et du communautarisme (ne pas braquer l'électorat musulman, qu'on considère dans son ensemble, comme s'il devait voter comme un bloc, et l'amadouer) tout en prenant les Français pour des abrutis (ou, si je reprends ton terme, des demeurés) qui ne sauraient pas faire la différence entre des terroristes et le reste de la population. Le padamalgam s'inscrit aussi dans un contexte de haine de soi, de repentance morbide et de mépris pour tout ce qui peut représenter une culture et une tradition françaises nécessairement beaufs, rabougries, rances et nauséabondes. Tu en as un écho dans ce magnifique article de l'Obs que j'ai posté hier sur le roman national.
Voilà, tu vois que la définition du padamalgam va bien au-delà d'un simple mot-dièse pour "demeurés".   

Greg le croisé galoppe vaillemment derrière Manuel Valls. L'Islam de France est désormais son combat, après la déchéance de la nationalité. Mais on ne peut pas reprocher à Greg ses affinités pour les Frères musulmans, ou de refuser de voir les problèmes que pose l'Islam en France. Broz n'a pas plus d'affinités que toi et moi non plus pour les communautaristes qui, au final, reproduisent une oppression conservatrice à laquelle il est opposé. Je ne sais pas si tu me considères un grand ami des salafistes de Sevran.

Je n'aime pas parler des gens en leur absence, j'aurais préféré que Broz fût là, mais je suis désolé de dire qu'il est à fond dans le communautarisme, qu'il soit féministe ultra, LGBTQQIAAP (je dois oublier des lettres), religieux (mais de préférence musulman, parce que le reste, bof) etc., enfin tout ce qui s'approche d'une minorité par définition opprimée. Il n'y a guère qu'une communauté qui n'ait pas ses faveurs, c'est la communauté blanche chrétienne dominante, oppressive, cisgenrée, hétéro-patriarcale et je ne sais quelles autres fadaises encore. Et la communauté asiat car tout le monde s'en fout, de toute façon.
Je ne t'ai pas accusé d'être ami des salafistes ou d'être communautariste. Mais ton petit défaut récurrent qui est, à mon avis, la crédulité pourrait te jouer des tours et te pousser à légitimer des choses abominables (les dérives islamistes par exemple : ça commence avec le burkini et où cela s'arrêtera-t-il ?) avec les meilleures intentions du monde et sans que ce soit intentionnel, bien sûr.

Valls est Premier ministre et il a la confiance d'une majorité de parlementaires de son Parti. Son score aux primaires en 2011 n'a pas beaucoup de valeur à mes yeux, si on tenait des primaires aujourd'hui sans Hollande, Valls serait probablement en tête. La ligne Valls est la ligne au pouvoir et elle rassemble encore aujourd'hui la majorité de son parti, qu'on l'apprécie ou non.

Demande-toi pourquoi Montebourg est devant Flanby et à égalité avec Valls dans les sondages... Ce n'est pas parce que la ligne Valls est au pouvoir qu'elle est majoritaire. Si elle était si majoritaire que cela, le PS ne serait pas éclaté. Il n'y aurait pas de Macron, il n'y aurait pas de Montebourg-Hamon et autres frondeurs et le PS ne se ferait pas éjecter de la présidentielle dès le premier tour avec même pas 15% des voix.
Ex : http://www.lefigaro.fr/politique/le-sca … ebourg.php

Avec un extrait :

Le Figaro a écrit:

À noter que le premier ministre engrange un maximum de soutiens en dehors du parti, puisque 80% des sympathisants PS déclarent préférer Arnaud Montebourg.

Peut-être mais ça a ses limites. La seule raison pour laquelle je poste c'est parce que ça me fait ma de ne pas te répondre tant je trouve ta posture erronnée.

Pour ma part, je poste parce que c’est le seul endroit à ma connaissance où l'on m’apportera la contradiction de manière argumentée. Et également parce que je trouve ta posture erronée. smile

Le forum ne se résumait pas à une confrontation permetuelle sur les mêmes sujets. Mais au fond tu as raison, ce forum n'a pas vocation à redevenir ce qu'il a été à l'époque. Pour ma part je finirai bien par me lasser de cette discussion qu'on a entamée il y a des mois et qui tourne en rond.

Pour moi aussi sans doute, si les derniers rares membres qui postaient encore disparaissent pour de bon.



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