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Le Conseil de Sécurité Nouveau est arrivé.

Nations unies -
Article publié le : mardi 12 octobre 2010 - Dernière modification le : mardi 12 octobre 2010

Elections des cinq membres non-permanents du Conseil de sécurité de l'ONU

Ce mardi 12 octobre le Conseil de sécurité de l’ONU renouvelait cinq de ces dix membres non-permanents, et cette année, il avait six candidats pour cinq sièges. Les dix membres non-permanents sont élus pour deux ans, et doivent ensuite laisser leur place à d'autres pays.

Pas de problème pour l'Inde, l'Afrique du Sud et la Colombie, élus dès le premier tour. En revanche, compétition entre trois pays : l'Allemagne, le Portugal et le Canada pour les deux sièges restant.

L'Allemagne était donnée favorite, elle a logiquement remporté l'un des deux sièges sans difficulté. Le Canada et le Portugal, eux, se sont donc affrontés pour le dernier siège. Après deux tours de scrutin, le Canada, trop en retard sur son adversaire, s'est retiré de la course. Le dernier siège non-permanent sera donc pour le Portugal.

Premiers enseignements : la reconnaissance du poids diplomatique de l'Allemagne, c'est un pays qui, depuis des dizaines d'années, contribue massivement au bon fonctionnement de l'ONU. Berlin est par exemple le deuxième bailleur de fonds mondial pour l'aide au développement.

Un sérieux revers pour le Canada, qui avait pourtant organisé cette année le G8, le G20 ou encore les Jeux Olympiques, mais qui pourrait payer pour sa position alambiquée sur le changement climatique, son alignement sur la politique extérieure américaine ou encore pour son appui à Israël lors du conflit avec le Liban en 2006.

Enfin, avec l'arrivée de l'Inde, qui rejoint le Brésil au sein du Conseil de Sécurité, les pays émergents montent en puissance.

Berlin se félicite de son élection au Conseil de sécurité

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

« Pas mal ». Comme à son habitude, Angela Merkel a d’abord fait dans la retenue en apprenant dans l’avion qui la ramenait à Berlin la bonne nouvelle. A l’atterrissage, la chancelière allemande a passé la vitesse supérieure évoquant un « honneur » pour son pays et le devoir de contribuer à davantage de sécurité et à la solution de conflits.

Avant elle, le ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle, qui avait fait le déplacement à New York pour une dernière campagne de lobbying, a parlé d’une grande preuve de confiance à l’égard de l’Allemagne.

La presse germanique est partagée. Si certains commentaires parlent aussi d’un succès mérité, leur pays obtenant à l’ONU ainsi le poids politique correspondant à son rôle de troisième nation contributrice, d’autres sont plus sceptiques. La concurrence entre deux Etats européens, l’Allemagne et le Portugal est par exemple critiquée.

D’autres soulignent qu’il s’agit avant tout d’une question de prestige, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ayant le dernier mot. Contrairement à ces derniers, l’Allemagne au moins pourrait être plus à l’écoute des plus petits pays espère un quotidien.

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rhaa, l'esprit helvétique de compromis et de consensus vient d'atteindre les plus hautes sphères pariso-écossaises. Le bonheur.

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La classe, Greg, la classe. Pour ce fair-play il aurait pu aussi être le forumeur de la semaine.

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On peut aboutir à un consensus, j'enlève ce qui est entre crochet. Et je t'accorde cependant la victoire dans ce débat, parce que faut pas déconner on est à scpo faut utiliser les mots dans leur sens universitaire.

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Greg a écrit:

Non mais je crois que le problème depuis le début, c'est que toast veut me montrer que je n'utilise pas les mots idéaliste et réaliste dans le sens universitaire [qu'il vénère]. [Non, moi je suis plus pragmatique]. J'utilise réalisme et idéaliste dans leur sens courant.

On devrait finalement être en mesure d'accorder nos violons sur les parties qui ne sont pas entre crochets. L'ambiguité est issue de ça, sur le reste chacun jugera (à part sur la faute d'orthgraphe repérée par Alci, je n'ai pas vraiment d'excuse à part l'heure de rédaction et une transformation de phrase, sorry).

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PAs besoin en tout cas de tes drogues info services...

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Jé a écrit:
Greg a écrit:

Parfois, ne pas faire la guerre c'est être réaliste sur ses conséquences.

Tu joues avec les mots là.

Je crois que le problème depuis le début, c'est que toast veut me montrer que je n'utilise pas les mots idéaliste et réaliste dans le sens universitaire. J'utilise réalisme et idéaliste dans leur sens courant.

Alors je te l'accorde, dans la discussion, ça lui donne un surcroît de légitimité pour me casser. Ca n'empèche pas qu'au fond, il m'a très bien compris (et est d'accord avec moi en plus).

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toast a écrit:
Point n°1 a écrit:

J'insiste, les 6 arguments contre la guerre procèdent d'une vision parfaitement réaliste.

Faux. Le réalisme n'a jamais réfuté l'usage de la force, même à contre-coeur (reluctant sheriff). Le corollaire Roosevelt à la doctrine Monroe permet d'intervenir aux Caraïbes en 1904 : l'usage de la force n'est pas proscrit car il permet de réaliser une destinée manifeste.

Mais je n'ai jamais dit que le réalisme réfutait la force. JE dis que dans cette situatio partuculière il aurait été plus réaliste de ne pas faire la guerre.


toast a écrit:

De ce point de vue, l'admin. Bush respecte presque le principe réaliste qui est de faire parler les armes en dernier recours.

Ah donc le réalisme consiste à faire la guerre en tout dernier recours. C'est marrant mais c'est bien ce que j'essaye de montrer. MAis qu'en l'occurence, dans la situation présente, le dernier recours n'avait pas été atteint.


toast a écrit:
Point n°2 a écrit:

L'idéalisme consiste à croire que l'on va promouvoir ... en faisant la guerre, et en plus en la vendant comme une croisade.

Faux. L'idéalisme refuse la guerre, comme toi, à l'inverse des réalistes, qui ne se refusent jamais l'option armée.  Kissinger écrit : "it is above all to the drumbeat of Wilsonian idealism that American foreign policy has marched since his watershed presidency, and continues to march to this day." Les USA sont en effet restés sur une politique de changement de l'ordre du monde, qui est l'idéal wilsonien. Comme tout idéal, celui-ci suit un chemin : la fin des alliances, introduite par Kant (je triche : il y a eu d'autres textes avant).

La solution est selon Kant : la négociation, l'esprit de commerce. C'est la base théorique du multilatéralisme idéaliste wilsonien, qui refuse toute guerre. "La Société des Nations est essentiellement un système anti-agression, c'est-à-dire que toute agression est mise hors-la-loi et punie." (Pierre Allan) Ca ne marchera pas parce que c'est une théorie Bisounours (Carr a dit ça plus sérieusement).

D'accord si on prend le mot idéaliste dans sa connotation universitaire. Moi je regarde les volontés affichées ou maquées de l'admin Bush, et je dis qu'il est idéaliste de croire que l'on va sécuriser une région, imposer une démocratie durable epar des bombes. Je dis idéaliste au sens le plus courant de ce mot. Pas besoin de montrer que je connais des auteurs classiques.

toast a écrit:
Point n°3 a écrit:

Ca ne m'empêche pas de dire que la situation est pire après la guerre qu'avant. Et que ce choix procède d'une imbécillité politique ... et d'un mauvais calcul.

Personnellement, je pense certainement comme toi, que le nombre de guerres est inversement proportionnel à la désirabilité de l'ordre international. Pour faire simple, je pense et c'est mon avis que la "situation" est "pire" quand il y a des guerres, qu'on s'entende bien..

Ok c'est bien donc on est d'accord c'est cool on a le même avis. J'ai comme l'impression que tout cela est assez stérile, et que tu te fais un peu mousser en m'attaquant de la sorte.

toast a écrit:

Mais quand je présente cela explicitement comme mon opinion, tu présentes ça comme une vérité universelle. C'est faux, car il y a des théories des RI qui posent le principe qu'il y a toujours du conflit, mais que sa concentration (degré), sa forme (nature) et sa localisation varient. C'est le cas des théories qui prédisent la mort des conflits interétatiques et l'augmentation des guerres civiles, suivies de l'émergence des communautés de sécurité (Deutsch)..

Mais je ne parle pas de "conflit" (tu veux vraiment nous étaler tes connaissances théoriques), mais de guerre, la forme la plus aboutie de conflit.

toast a écrit:

"Imbécillité stratégique", va encore, car les théories varient. Mais "imbécillité politique", c'est faux, complètement faux ! La population a soutenu Bush, et l'a réélu ! A la rigueur, on pourrait dire que Blair a été con (mais il était pieds et poings liés dans sa décision), mais pas Bush..

MMM je ne mets pas que l'idée de réelection dans le politique. J'aurais dit politicien dans ce cas. L'intelligence politique consiste notamment à faire en sorte que notre Etat dispose de la meilleure assise diplomatique dans le monde dans le but de mieux faire passer ses volontés, ce qui est le contraire des USA à l'heure actuelle. Si tu prend politique dans le simple sens réelection tu as raison. Je m'attendais à cette critique donc c'est pourquoi j'ai rajouté stratégique.

Tu as raison sur un autre point quand tu me dis que je sous-estime le pouvoir de la force. Certes, la force, c'est bien. Mais chaque Etat dispose d'un certain nombre de cartouches (en terme (a) de budget et (b) de légitimité pour gerroyer). On peut coutourner une fois l'ONU, peut-être deux fois, mais au bout d'un moment, on perd toute crédibilité internationale. On ne peut même plus nommer qui on veut à l'ONU !

toast a écrit:
Point n°3 (suite) a écrit:

Ils avaient le monde dans leur main en 1990, et même en 1998 ; le monde admirait les Etats-Unis. (...) Maintenant, le monde a peur d'eux, mais préfèrera toujours l'esprit de défiance que l'abaissement.

En 1990, tu vas me dire que l'Iran admirait les USA ? que l'Irak applaudissait GW Père ? Mais je me doute qu'en écrivant "le monde" tu pensais à l'Europe (sens large). Voici pour l'Europe "admirative" de la Guerre du Golfe :

- Espagne : 60% d'opposition à l'intervention armée dans l'opinion publique
- France : 52% d'opposition dès la libération des otages, FM refuse de signer une médiation pays arabes-USA
- Italie, Russie : opinion majoritairement favorable à un éloignement des positions US

Il y avait peut-être une partie des populations contre la guerre en 90, mais tous les Etats qui comptaient à l'ONU y sont allés parce que la guerre était légitime (invasion du Koweit p. l'Irak + mandat du CdS), la victoire a été rapide, et les Etats ont respecté le mandat de l'ONU (ils se sont bornés à libérer le Koweit).

Dans l'ensemble, à l'époque, la teneur des articles de journaux était toute différente. On parlait avec enthousiasme d'un nouvel ordre mondial, l'optimisme de la démocratie libéral triomphante se répercutait sur l'image des USA. D'ailleurs je ne parlais pas que de la 1ère guerre en Irak, mais de ce que les USA représentaient pour une grande partie du monde à l'époque, juste après la chute du mur : l'espoir.

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Greg a écrit:

Parfois, ne pas faire la guerre c'est être réaliste sur ses conséquences.

Tu joues avec les mots là.

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Sinon d'accord, tu as raison sur un point, mais on a tous tendance à faire passer nos opinions pour des vérités.

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Non je ne crois pas que le réalisme soit consubstantiel à la guerre et l'idéalisme consubstantiel au pacifisme. C'est beaucoup trop rapide !

Parfois, ne pas faire la guerre c'est être réaliste sur ses conséquences.

Quant à "Bush est un imbécile" je comprends pas ce que tu veux démontrer. Tu dis un moment "c'est un plan pensé,(je n'en doute pas - même si je pense qu'il est mal pensé) il ne faut pas croire les médias qui nous disent que c'est un imbécile" , puis "faut pas déconner quand même bush est quand même un imbécile".

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toast a écrit:

Stop ! Arrêt sur thread. Là, je dois le dire : l'un de nous d'eux est en plein délire hallucinatoire.

PAN !!! C'est historique, on ne le prend pas souvent en faute mais là...

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toast a écrit:

La mode fut un temps de considérer Bush comme un imbécile (ce qu'il est, faut pas déconner), et de considérer que sa politique l'était aussi. Force est de constater que c'est faux, ce que les médias et l'opinion ont intégré et nous ressortent régulièrement à toutes les sauces. Du coup le propos de Loïc perd en political incorrectness.

… cette parenthèse est moins intéressante que le débat de fond sur le sens de la politique étrangère sous Bush)

Merci de la précision.
Par ailleurs, je pense que Del voulait dire que c'était politiquement incorrect sur ce forum que de considérer que Bush n'était peut-être pas le personnage dépeint par les Guignols de l'Info et que, ô miracle, il lui arrivait parfois de réussir à connecter deux synapses...

Sinon, rien à redire.

Loïc

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D'accord avec Toast pour l'ensemble de son oeuvre, même si la façon peut être perçue comme un peu... cavalière. Enfin bon, je suppose que c'est comme ça qu'on apprend le mieux ;-)

Juste une précision cependant : les néo-conservateurs sont bel et bien idéalistes, dans le sens où ils sont révolutionnistes, c'est-à-dire qu'ils entendent modifier la nature de l'ordre mondial, la bouleverser même (en mettant en cause une institution comme l'ONU, en affirmant encore plus la prééminence américaine par le biais d'actions unilatérales, en désirant faire du Moyen-Orient une aire de démocratie par le biais de la "tâche d'huile", etc). Donc Greg n'a pas forcément - j'insiste sur le forcément - tort en disant que la guerre en Irak a été déclenchée pour des raisons idéalistes (la propagation de la démocratie par exemple).
Là où je rejoins absolument Toast, c'est que s'ils sont idéalistes dans leurs objectifs, ils sont clairement réalistes dans leurs moyens, et l'utilisation de la guerre, à ce titre, résulte d'un froid calcul cynique tout ce qu'il y a le plus caractéristique de cette école de pensée.
C'est ce qu'on appelle le "wilsonisme botté" (expression que personne n'a relevé apparemment) : avoir pour but de changer la nature des relations internationales tout en utilisant des moyens classiques éprouvés directement tirés de "Politics among Nations" (H. Morgenthau), "Paix et Guerre entre les Nations" (R. Aron) et "Theory of International Relations" (K. Waltz) - la "Trinité" réaliste au niveau de la paix et de la guerre...

Par ailleurs, je répète que personne ne connaît forcément les vraies raisons de l'intervention américaine en Irak, en tout cas ne sait quelles sont les bonnes et les mauvaises. Pour moi, sécuriser les approvisionnements énergétiques en pleine GWOT, c'est un calcul sensé ; éliminer un proliférant potentiel comme Saddam de l'équation, c'est encore un calcul sensé ; vouloir installer un régime ami et allié en Irak, ça me paraît tout aussi raisonnable.

On peut critiquer l'intérêt de cette guerre et la pertinence de ces raisons, mais d'une part elles sont peut-être valides, et d'autre part elles sont suffisantes, en période de guerre (ce que nous Européens ne semblons pas considérer comme une guerre l'est pour beaucoup d'Américains, il ne faut pas l'oublier), pour justifier des décisions radicales et des mesures d'exception.

Toast, si tu continues à casser comme ça, Jé va finir par être supplanté, fais gaffe yikes)

Loïc

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Stop ! Arrêt sur thread. Là, je dois le dire : l'un de nous d'eux est en plein délire hallucinatoire. Soit je n'ai rien compris à mes cours de théorie des RI (ce n'est pas impossible après tout), soit tu enchaînes les contresens...

A partir de là, c'est tout faux, soit pour toi, soit pour moi. Voici mes réponses sur trois points :

1) Il y a des arguments réalistes contre la guerre.
2) L'idéalisme fait la guerre.
3) La guerre détériore l'image des USA.

Point n°1 a écrit:

J'insiste, les 6 arguments contre la guerre procèdent d'une vision parfaitement réaliste.

Faux. Le réalisme n'a jamais réfuté l'usage de la force, même à contre-coeur (reluctant sheriff). Le corollaire Roosevelt à la doctrine Monroe permet d'intervenir aux Caraïbes en 1904 : l'usage de la force n'est pas proscrit car il permet de réaliser une destinée manifeste.

"L’injustice chronique ... peut exiger, en fin de compte, en Amérique ou ailleurs, l’intervention d’une nation civilisée et, dans l’hémisphère occidental, l’adhésion des Etats-Unis à la doctrine de Monroe peut forcer les Etats-Unis, même à contrecœur, dans des cas flagrants d’injustice et d’impuissance, à exercer un pouvoir de police international" (FDR, discours au Congrès, 1904).

De ce point de vue, l'admin. Bush respecte presque le principe réaliste qui est de faire parler les armes en dernier recours. En réalité, c'est une équipe qui est animée d'intentions schmittiennes, à lire chez Léo Strauss : le principe de l'urgence en politique, que le danger [la découverte des WMD] ne peut pas attendre. C'est ce que Schmitt a appelé le décisionnisme, le focus sur le choix qui est fait rapidement, pour éviter la désagrégation éminente de l'ordre (et là on arrive au nazisme schmittien, sorry Godwin).

Point n°2 a écrit:

L'idéalisme consiste à croire que l'on va promouvoir ... en faisant la guerre, et en plus en la vendant comme une croisade.

Faux. L'idéalisme refuse la guerre, comme toi, à l'inverse des réalistes, qui ne se refusent jamais l'option armée.  Kissinger écrit : "it is above all to the drumbeat of Wilsonian idealism that American foreign policy has marched since his watershed presidency, and continues to march to this day." Les USA sont en effet restés sur une politique de changement de l'ordre du monde, qui est l'idéal wilsonien. Comme tout idéal, celui-ci suit un chemin : la fin des alliances, introduite par Kant (je triche : il y a eu d'autres textes avant).

La solution est selon Kant : la négociation, l'esprit de commerce. C'est la base théorique du multilatéralisme idéaliste wilsonien, qui refuse toute guerre. "La Société des Nations est essentiellement un système anti-agression, c'est-à-dire que toute agression est mise hors-la-loi et punie." (Pierre Allan) Ca ne marchera pas parce que c'est une théorie Bisounours (Carr a dit ça plus sérieusement).

A ce stade, j'espère avoir convaincu tout le monde que tu es un Bisounours sous LSD, qui fait se battre les idéalistes et parler les réalistes contre la guerre, alors que la théorie des R.I. présume exactement l'inverse.

Je peux me tromper, mais il faudra aussi montrer que se trompent mon manuel de théorie des R.I. (JJ Roche) et les cours de Pierre Allan, qui sont les deux sources d'où je tire toutes ces infos, soit de mémoire, soit directement en ligne : http://64.233.183.104/search?q=cache:oi … =firefox-a

Point n°3 a écrit:

Ca ne m'empêche pas de dire que la situation est pire après la guerre qu'avant. Et que ce choix procède d'une imbécillité politique ... et d'un mauvais calcul.

Personnellement, je pense certainement comme toi, que le nombre de guerres est inversement proportionnel à la désirabilité de l'ordre international. Pour faire simple, je pense et c'est mon avis que la "situation" est "pire" quand il y a des guerres, qu'on s'entende bien.

Mais quand je présente cela explicitement comme mon opinion, tu présentes ça comme une vérité universelle. C'est faux, car il y a des théories des RI qui posent le principe qu'il y a toujours du conflit, mais que sa concentration (degré), sa forme (nature) et sa localisation varient. C'est le cas des théories qui prédisent la mort des conflits interétatiques et l'augmentation des guerres civiles, suivies de l'émergence des communautés de sécurité (Deutsch).

Si l'admin. Bush s'accorde sur le principe qu'il y a toujours un point de guerre chaude tout comme il y a toujours une ligne d'horizon dans une perspective cavalière, alors non, ce calcul n'est pas mauvais, et non, il n'est pas une imbécillité.

Pire, tu donnes des bâtons pour te faire battre. "Imbécillité stratégique", va encore, car les théories varient. Mais "imbécillité politique", c'est faux, complètement faux ! La population a soutenu Bush, et l'a réélu ! A la rigueur, on pourrait dire que Blair a été con (mais il était pieds et poings liés dans sa décision), mais pas Bush.

Point n°3 (suite) a écrit:

Ils avaient le monde dans leur main en 1990, et même en 1998 ; le monde admirait les Etats-Unis. (...) Maintenant, le monde a peur d'eux, mais préfèrera toujours l'esprit de défiance que l'abaissement.

En 1990, tu vas me dire que l'Iran admirait les USA ? que l'Irak applaudissait GW Père ? Mais je me doute qu'en écrivant "le monde" tu pensais à l'Europe (sens large). Voici pour l'Europe "admirative" de la Guerre du Golfe :

- Espagne : 60% d'opposition à l'intervention armée dans l'opinion publique
- France : 52% d'opposition dès la libération des otages, FM refuse de signer une médiation pays arabes-USA
- Italie, Russie : opinion majoritairement favorable à un éloignement des positions US

Certes, "57% des Européens considèrent que la politique du Président George W. Bush a rendu le monde où nous vivons plus dangereux." (TNS 2003). Tu en fais partie, moi aussi. Mais c'est une considération, pas une vérité transcendantale. Et, in a theoretical twist, je suis même prêt à défendre l'opinion inverse, qui se tient également.

Conseil d'ami :

http://www.vpul.upenn.edu/ohe/library/drugs/no-smoke.jpghttp://perso.wanadoo.fr/point-ecoute-toulouse/ocdrogue/questions/113.jpg



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