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Calimaq a écrit:

Alors que le Parlement français vient à peine de faire passer l’essentiel de l’état d’urgence dans le droit commun, c’est donc un autre régime d’exception qui sera certainement instauré en 2024, avec des conséquences inquiétantes à la clé. Cette loi aura en effet pour but d’organiser un certain nombre de transferts d’autorité de l’Etat français vers le CIO.
[...]
Mais la loi olympique comportera aussi un volet relatif à la protection des droits d’auteur et des marques susceptible de provoquer un niveau impressionnant de dérives, comme cela avait été le cas lors des Jeux à Londres en 2012. Pour protéger les exclusivités conférées aux chaînes de télévision, ainsi ses propres marques et celles de ses sponsors, le CIO impose en effet toute une série de mesures drastiques de contrôle et de répression.

https://scinfolex.com/2017/10/09/les-je … lectuelle/

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Charlotte Robinet a écrit:

JO 2024 : comment Paris va nettoyer la Seine

Pour honorer ses engagements en vue des Jeux olympiques de 2024, la Ville de Paris va assainir le fleuve. Voici les détails de l'opération. Le but est que tout le monde puisse y nager.

http://www.leparisien.fr/paris-75/jo-20 … 179282.php

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JO : Paris et Los Angeles assurés d’organiser les Jeux en 2024 ou 2028
Le Comité international olympique révélera seulement le 13 septembre qui de Paris [et] de Los Angeles décrochera l’organisation des Jeux olympiques 2024.

http://www.lemonde.fr/sport/article/201 … _3242.html

4

C'est quoi cette magouille ? Prions pour que cette information soit démentie.

http://www.latribune.fr/economie/france … 28501.html

5

J'ai même été sur ses listes ! Par loyauté au choix des militants qui l'avaient désignée, eux-mêmes l'ayant fait par fidélité cette fois à un grand Maire de PAris, Bertrand Delanoé. Mais j'étais favorable à l'époque à une candidature de Jean-Marie Le Guen (et je ne m'étais pas privé de le faire savoir à l'époque), qui a renoncé devant le soutien de BD à AH qui, d'ailleurs ne lui a que mal rendu.

Tout était prévisible. Quand on la croisait, la Hidalgo, au sein du Parti, on avait en face de nous l'une des personnes les plus antipathiques qui soit. L'idéologie gauchiste portée tel un talisman avec derrière un vrai désir de revanche sociale. Les deux pires motivations politiques qui soient, donc.

6

Tu as voté pour qui aux municipales, déjà ?

7

Cette Hidalgo est une catastrophe, à tous les points de vue...

L'incarnation de la malgouvernance mûe par l'idéologie, par l'inconséquence économique complète et emportée par sa propre communication dans des choix abérrants.

8

Alors, la gogole, on fait des cachotteries ?

Capital a écrit:

O 2024 : les chiffres explosifs qu'Anne Hidalgo cache au CIO

JO 2024 : les chiffres explosifs qu'Anne Hidalgo cache au CIO

Une délégation du comité international olympique (C.I.O.) débarque ce samedi à Paris pour évaluer la candidature de la capitale aux JO 2024. A deux mois du vote, la maire de Paris va dérouler le tapis rouge mais ne dira évidemment rien de la panade financière dans laquelle la Ville se trouve. Mais où trouvera-t-elle les 145 millions d'euros qu'elle a promis d'investir pour accueillir l'événement ?

Pour aménager en potager un minuscule arpent de 10 mètres carrés au milieu du square Painlevé, dans le Ve arrondissement de Paris, la municipalité de la capitale s’apprête à mettre 30000euros sur la table. Pour ce prix, quelques bacs remplis de bonne terre seront installés, deux ou trois tuteurs à tomates plantés et un tuyau d’arrosage branché sur le robinet le plus proche. Quand on sait que, dans les meilleures régions céréalières, l’hectare de limon se négocie environ 9000euros, autrement dit 90 centimes le mètre carré, cet investissement peut paraître un peu élevé. Mais Anne Hidalgo entretient une véritable passion pour les légumes de saison. Et, à 3000euros le mètre, elle pourra se vanter d’avoir installé dans la Ville lumière l’exploitation agricole la plus chère du monde, cela lui fera un record de plus…

Nom d’un radis! On savait que la maire de Paris était fâchée avec les chiffres, mais on ne pensait pas que ce fût à ce point. Pour se faire élire, en mars 2014, l’ex-première adjointe de Bertrand Delanoë avait pris l’engagement solennel de ne pas augmenter les impôts pendant sa mandature. Comme elle prévoyait en même temps de faire flamber les dépenses, l’équation s’avérait compliquée. A l’époque, nous avions calculé qu’il manquerait 200millions dans les caisses dès la première année et qu’il faudrait à terme augmenter la taxe d’habitation d’au moins 20% pour rétablir la situation. Trois ans plus tard, on doit se rendre à l’évidence: nous étions au-dessous de la vérité. En réalité, le trou que la patronne de l’Hôtel de Ville est en train de creuser avec ses équipes et ses potagers est bien plus profond que cela. La facture qui attend les Parisiens au tournant nettement plus lourde qu’on ne pouvait le craindre. Et si en plus Anne Hidalgo obtient l'organisation des Jeux Olympiques 2024 pour lequel elle a promis d'investir 145 millions d'euros...


Pour prendre la mesure de cette dérive, il faut se plonger un instant dans les replis arides des documents budgétaires que la municipalité ne présente jamais au grand public. Et se rappeler que la comptabilité des collectivités locales est légalement divisée en deux: d’un côté, le budget de fonctionnement (frais généraux et masse salariale, couverts par les impôts et les taxes) et, de l’autre, celui des investissements. Selon la loi, le compte de fonctionnement, qu’il est interdit de combler avec des emprunts, doit impérativement dégager un excédent, baptisé «épargne brute». C’est avec cette cagnotte, éventuellement complétée par de l’endettement – autorisé cette fois – que peuvent être financés les investissements. Autant dire que l’épargne brute est le nerf de la guerre pour toute collectivité locale qui entend se moderniser et développer ses équipements, comme c’est le cas de la capitale.
Une administration tentaculaire de 60.000 personnes

Le problème, c’est qu’Anne Hidalgo engloutit tellement d’argent pour payer ses frais de fonctionnement qu’il ne lui en reste plus pour investir. Certes, elle a un peu freiné la hausse des dépenses courantes. Des postes statutaires ont été remplacés ici et là par des emplois aidés payés au rabais, et les administrations centrales, qui étaient éparpillées dans 59 sites, ont commencé à être regroupées. Mais les gaspillages dans cette administration tentaculaire, qui emploie près de 60.000 personnes, tiennent toujours de la caricature. Rien n’a été fait par exemple pour limiter l’absentéisme alors que, selon un rapport de la Mission d’information et d’évaluation (MIE), il coûte 200millions d’euros par an à la collectivité. Rien n’a été entrepris non plus pour renforcer la productivité des agents. La direction de la communication (qui refuse invariablement de répondre à Capital) est toujours aussi pléthorique, les services centraux accueillent encore à guichet ouvert les anciens des cabinets ministériels socialistes (à condition qu’ils appartiennent à la bonne tendance, celle de Benoît Hamon) et l’horaire de certains personnels n’atteint toujours pas les 35heures requises.

À elle seule, l’affaire des ASP (agents de surveillance de Paris) suffit à donner une idée de la situation. A partir de janvier prochain, ces 1500 salariés chargés de mettre les PV de stationnement n’auront plus de boulot, car le service sera confié à une société extérieure. Qu’en faire? La municipalité a eu, un moment, l’idée de les charger de la mise en fourrière des voitures, une tâche actuellement effectuée par des personnels privés. Mais l’étude préalable qu’elle a fait réaliser lui en a vite fait passer l’envie: entre les suppléments de congés, la semaine de 32heures, l’absentéisme, l’obligation statutaire de travailler en équipe de deux et les conflits sociaux qui ne manqueraient pas d’éclater, car ce job fait mal au dos, la masse salariale passerait de 9 à… 54millions d’euros! Du coût, si l’on ose écrire, la mairie a décidé de recaser ses ASP dans une «brigade de lutte contre les incivilités», opportunément créée pour la circonstance, dont la tâche principale consistera à verbaliser les jeteurs de mégots et ceux qui confondent poubelle jaune et poubelle verte…

Pas étonnant que la fameuse épargne brute ne soit pas vaillante! En 2013, dernier plein exercice de Bertrand Delanoë, elle atteignait 481millions d’euros, ce qui n’était déjà pas folichon. Cette année, bien qu’une bonne part des 300millions mis en réserve par l’équipe précédente ait été engloutie, elle ne dépassera pas 107millions, un chiffre absolument calamiteux. Pour s’en sortir, la maire de Paris est donc contrainte de se livrer à une incroyable manipulation financière. Depuis deux ans, elle convertit en logements sociaux des milliers d’appartements du parc privé, et elle exige de se faire verser d’un coup… cinquante années de loyer par les sociétés HLM à qui elle en confie la gestion. Elle a ainsi pu récolter 354millions d’euros l’an dernier et 287 autres en 2017. Grâce à quoi elle peut améliorer son budget de fonctionnement et gonfler artificiellement son épargne brute pour financer ses investissements. Bien joué, l’artiste!
Un programme d'investissement de 1,5 milliard d'euros par an

A ceci près que cette pratique, qui fait bondir tous les spécialistes de comptabilité publique, s’apparente ni plus ni moins à de la cavalerie. Comme la mairie ne pourra plus toucher 1 centime de loyer pendant un demi-siècle, l’opération revient en effet à piller l’avenir pour assurer le présent, la pire dérive de gestion imaginable. Légalement, une telle recette non reconductible ne peut d’ailleurs servir à couvrir les frais de fonctionnement, puisque ceux-ci sont récurrents. Pour pouvoir le faire malgré tout, la mairie est donc allée solliciter discrètement une autorisation du gouvernement. Ce dernier, où elle comptait beaucoup d’amis, la lui a accordée à titre  «exceptionnel» pour 2016 et 2017. Mais il ne l’a pas fait pour les trois années suivantes. Autant dire qu’Anne Hidalgo, qui a prévu de récupérer 300millions par an de la sorte d’ici 2020, va devoir croiser les doigts pour que la future équipe au pouvoir accepte de couvrir sa petite manip. C’est loin d’être gagné.

Le pillage des sociétés HLM ne suffisant pas à financer son programme d’investissements de 1,5milliard d’euros par an, la maire de Paris s’est lancée en parallèle dans la vente à gros débit de bijoux de famille. Immeubles, terrains, locaux divers… elle espère tirer chaque année 200millions d’euros de cette braderie. Et comme le compte n’y est toujours pas, loin s’en faut, Anne Hidalgo est obligée, nous y voilà, d’emprunter à tour de bras pour boucler son budget.

Les chiffres font froid dans le dos. Lorsqu’elle est arrivée aux affaires, il y a trois ans, la dette parisienne, gonflée par les folies de Bertrand Delanoë, atteignait 3,4milliards d’euros, ce qui était déjà très lourd. En décembre prochain, selon les chiffres de Bercy, elle flirtera avec les 6milliards. Et au rythme où vont les choses, elle devrait dépasser 7,5milliards en 2020. 120% d’augmentation en cinq ans! Jamais personne, dans l’histoire de la capitale, n’avait accompli un tel exploit. Lorsque, dans deux ans et demi, l’édile socialiste remettra son mandat en jeu, chaque bébé parisien, y compris ceux des quartiers populaires, recevra en cadeau de naissance une ardoise de 3400euros,  plus de deux fois supérieure à celle de 2014.

Dans un rapport au vitriol publié il y a quelques mois, la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France s’inquiète de cette dérive. Elle souligne que, selon les propres chiffres de la municipalité, la capacité de désendettement de la ville, autrement dit le nombre d’années nécessaires pour rembourser les emprunts si l’on y mettait tous les moyens, est passée de 4,3 à… 18 ans entre 2012 et 2017 (l’agence Standard & Poor’s parle pour sa part de 22 ans). «On considère généralement que le seuil critique se situe autour de 11 à 12 ans», préviennent les magistrats, en dénonçant au passage les faux-semblants de l’Hôtel de Ville pour masquer le naufrage.

Il est vrai que, sur ce point, les hommes en noir d’Anne Hidalgo savent y faire. A commencer par le premier d’entre eux, l’adjoint aux finances et ex-député socialiste Julien Bargeton, puisqu’il est lui-même conseiller à la Cour des comptes. Du coup, tout y passe: mise en avant d’indicateurs bizarroïdes dans les tableaux budgétaires pour tromper l’ennemi, disparition soudaine des provisions dans les comptes 2017, minoration systématique des dépenses qui restent à réaliser (RAR), majoration grossière des recettes dans les budgets primitifs, sans parler des données obligatoires que la mairie «oublie» de publier et des romans qu’elle sert à l’opinion sur les impôts qui n’augmentent pas.
Flambée des droits de mutation

Ce dernier mensonge est particulièrement audacieux. En réalité, voilà trois ans qu’Anne Hidalgo fait flamber les prélèvements avec une folle énergie, en contradiction complète avec sa promesse. Oh, bien sûr, elle se garde de toucher aux taux des taxes foncière et d’habitation, sur lesquels la presse et ses administrés ont les yeux rivés. Mais pour le reste, c’est table ouverte! Doublement du produit de la taxe de séjour, création (et triplement dès l’année suivante) d’une lourde ponction sur les «résidences secondaires», augmentation de 10% du taux des droits de mutation (les fameux frais de notaire), multiplication par deux ou trois selon les arrondissements des redevances de stationnement et des amendes afférentes, explosion des recettes des droits de terrasse à la charge des cafetiers (+32%), des concessions de cimetières (+15%) et des redevances de pompes à essence (+220%), à quoi on peut ajouter le «réajustement» des tarifs des services publics, cantines, bibliothèques, conservatoires et autres, qui ont parfois triplé pour les familles «aisées»… Au total, depuis l’arrivée de la maire qui n’augmente pas les impôts, la ponction sur la population est passée de 5,2 à 6,4milliards d’euros, soit 23% de hausse, alors que l’inflation cumulée ne dépassait pas 1,6%! A lui seul, le gonflement de 533millions des droits de mutation (en partie suscité, il est vrai, par l’envolée de l’immobilier) a compensé une bonne part de la baisse de la dotation de l’Etat, qui arrache tant de larmes aux élus parisiens…

Passe encore si ce coup de massue et cet endettement record étaient utilisés pour la bonne cause. Mais c’est loin d’être le cas. Dépitée que François Hollande ait refusé de dépenser l’argent public à fonds perdus pour relancer l’économie, la maire de Paris, frondeuse assumée, s’est en effet mis en tête de le faire elle-même. «L’atonie de la conjoncture et la persistance d’un chômage de masse nous invitent à aller beaucoup plus loin (dans notre programme d’investissement), écrit-elle dans sa présentation budgétaire. Alors que l’investissement privé est en berne et que la consommation des ménages peine à redémarrer, Paris va s’appuyer sur des finances saines (sic) pour investir au service de l’économie, participer à l’effort de redressement du pays et soutenir la création de milliers d’emplois.» Un vrai discours de Premier ministre! Bien entendu, cette municipalisation de la politique de relance n’a eu aucun effet sur la conjoncture du pays. En revanche, elle a troué comme jamais les finances locales…

Anne Hidalgo en a profité pour assouvir au passage sa grande obsession: truffer les beaux quartiers de logements sociaux. La loi Duflot a-t-elle porté de 20 à 25% à l’horizon 2025 la proportion de HLM dans les villes? La maire de Paris et son adjoint au logement, le communiste Ian Brossat, veulent faire plus encore: ils se sont fixé un objectif de 30%. Pour y parvenir, ils multiplient les acquisitions foncières sans se soucier le moins du monde du démentiel prix à payer pour le contribuable parisien. Il y a quelques mois, ils ont, par exemple, déboursé 4,24millions d’euros pour acheter un petit immeuble de six logements dans le très chic XVIe arrondissement, soit une facture de 12000euros le mètre carré! Et ils n’ont pas hésité à inscrire sur leur liste de préemption un immeuble situé rue du Chevalier-de la-Barre, à Montmartre, évalué par la mairie elle-même à 13406euros le mètre. Quand on sait qu’en moyenne un logement social revient à 150000euros, on peut s’interroger sur le bien-fondé de cette politique. «C’est scandaleux!, s’emporte Jean-Louis Dumont, le président socialiste de l’USH, l’organisme qui fédère les offices HLM de France. On pourrait faire quatre ou cinq fois plus d’appartements avec le même argent si on investissait avec mesure. Mais la seule chose qui importe à Anne Hidalgo, c’est de faire de la com!»

Wow! A ce tarif-là, mieux vaut encore planter des légumes au Quartier latin…

http://www.capital.fr/economie-politiqu … io-1227008

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Bravo !

Libération a écrit:

Il faut retirer Paris de la course folle aux Jeux olympiques
Par Jean-Marie Brohm, professeur émérite de sociologie à l’Université Montpellier III et Fabien Ollier, directeur de publication de la revue «Quel Sport ?» — 10 mai 2017 à 13:53

Estimant que l'événement aura un impact négatif sur l'économie du pays, des intellectuels et des associations appellent Anne Hidalgo à retirer la candidature de la capitale aux JO 2024.

    Il faut retirer Paris de la course folle aux Jeux olympiques

Madame Hidalgo, il fut un temps où vous estimiez qu’il n’était ni raisonnable ni acceptable de s’engager dans la «course [olympique] au toujours plus qui a laissé des éléphants blancs et des situations d’endettement dans des villes». Vous déclariez : «Je n’ai pas porté ce projet dans ma campagne. Les Parisiens attendent de moi du logement, des équipements, de la justice, de la facilité économique.»

Vous affirmez à présent que le budget des Jeux olympiques 2024, évalué à 6,2 milliards d’euros dont 1,5 milliard à la charge de l’Etat et des collectivités territoriales, sera maîtrisé. Cet optimisme ne saurait cacher que les grands chantiers provoquent systématiquement l’explosion des budgets initiaux. La Philharmonie de Paris, le MuCem de Marseille, le musée des Confluences de Lyon ont vu leur coût quintupler pendant les travaux. Comment croire qu’un budget olympique de cette ampleur ne sera pas dépassé quand ceux de Paris Plages des années 2012 et 2013 font aujourd’hui l’objet d’une information judiciaire pointant «les défaillances dans la gestion administrative et financière de cette opération» et soupçonnant même un délit de favoritisme, comme le rapporte le Canard enchaîné du 1er mars 2017 ? Il ne s’agissait pourtant là que de dépenses de 1,28 et 1,5 millions d’euros prises en charge par les entreprises «partenaires».
Endettement public

Vous promettez que les JO ne feront pas augmenter les impôts ou les taxes et faciliteront la vie des Parisiens. Vous aviez également présenté de la sorte le service Autolib’ exploité en délégation de service public par le groupe Bolloré. Celui-ci annonce désormais des pertes estimées à 180 millions d’euros dont la plus grande partie, 120 millions, sera supportée par les contribuables, selon le Canard enchaîné du 4 janvier. Pour les JO, vous fondez votre argument sur les prévisions de retombées économiques évaluées entre 5,3 et 10,7 milliards d’euros par un cabinet d’économistes, le Centre de droit et d’économie du sport (CDES), associé à l’agence Keneo dont l’ex-PDG n’est autre qu’Etienne Thobois, l’actuel directeur général du Comité de candidature qui a passé la commande. Comment ne pas douter de l’impartialité de ce genre d’études non académiques, très contestées par les économistes indépendants qui montrent que tous les JO ont un impact négatif sur les économies des pays organisateurs et qu’ils provoquent un endettement public à long terme à la charge des populations, si l’on s’en rapporte aux travaux de Wladimir Andreff ou Jean-Pascal Gayant ?

Vous imaginez convaincre les Franciliens que les JO seront un «accélérateur de progrès» parce qu’ils pourront se baigner dans la Seine en 2024. Dans l’immédiat, vous semblez pourtant incapable d’endiguer la prolifération des rats sur les chantiers d’excavation, dans les parcs et jardins publics, sur les quais de Seine, dans les appartements et même dans les rues de votre ville. Selon le Service parisien de santé environnementale (SPSE), de 3 à 6 millions de rongeurs présentent une «menace sanitaire réelle» qui rappelle plutôt les siècles passés que le futur olympique moderne. Cela s’ajoute au problème récurrent de la salubrité de certains quartiers qui ressemblent à des entrepôts à ciel ouvert où s’amoncellent déchets, étalages illégaux et traces de trafics en tout genre. La mairie et la préfecture de police de Paris qui laissent le quartier Château-Rouge sombrer dans l’insalubrité et l’insécurité chroniques ont d’ailleurs été condamnées par le tribunal administratif à verser 5 000 euros d’amende pour «préjudice psychologique» aux riverains regroupés en association.
Explosion du budget

Votre plan d’action pour le «Grand Paris olympique» souhaite améliorer tous les services publics. Pourquoi attendre de le faire à l’heure où la Cour des comptes signale que les transports en Ile-de-France sont vétustes et irréguliers en raison d’une maintenance inadaptée ? Vous visez la continuité cyclable jusqu’aux sites olympiques alors que le transport des Franciliens sur leur lieu de travail coûte de plus en plus cher et présente des dysfonctionnements majeurs. Dans ce contexte impropre à la mobilité urbaine quotidienne, vous privatisez les PV et les parkings municipaux en confiant ces missions régaliennes à des grands groupes comme Vinci qui augmentent le coût du stationnement et le rendement de la verbalisation. Est-ce là votre vision du service public ? Pour d’autres secteurs, la même logique de dégradation quotidienne est en cours. Les bureaux de poste parisiens ferment les uns après les autres (de 188 en 2010 à 173 aujourd’hui) et sont remplacés par des comptoirs sans personnel qualifié dans les supermarchés. Mais vous n’intervenez pas auprès de la direction de la Poste, comme le demandent de nombreux élus du Conseil de Paris.

Malgré un inquiétant bilan de mi-mandat dans les domaines du logement (augmentation de 5,42% du prix du logement moyen entre 2015 et 2016 selon la Fnaim), des transports (hausse des embouteillages sur le périphérique et intra-muros) et de la qualité de l’air (hausse de 50% de la pollution aux particules fines sur les quais hauts de la rive droite d’après le 3e rapport du comité technique de suivi), vous ne cessez de promettre monts et merveilles olympiques. Vous déclarez qu’en matière de JO «Tokyo [2020] est pour nous un exemple». Cela ne peut en aucun cas nous rassurer à l’heure où ces prochains Jeux font exploser le budget total (la facture globale devrait avoisiner les 30 milliards au lieu des 6,4 milliards prévus) et favorisent les affaires de corruption (enquête en cours sur l’attribution des Jeux ; soupçons de plagiat et de collusion dans l’affaire du stade trop cher).

Nous estimons que «l’aventure olympique» qui a déjà conduit vos prédécesseurs à dépenser 60 millions d’euros en pure perte pour les JO 2008 et 2012, doit absolument s’arrêter là. Madame Hidalgo, suivez les sages décisions de vos homologues de Budapest, Rome, Boston, Toronto et Hambourg : ne vous associez pas à la diversion sociale de Jeux dispendieux.

Cosignataires : Gilles Bataillon, directeur d’études à l’EHESS ; Patrick Baudry, professeur de sociologie à l’Université Bordeaux III ; Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, membre du collectif Malgré tout ; Gérard Bras, ancien directeur de programme au Collège International de Philosophie, président de l’Université Populaire des Hauts-de-Seine ; Pascal Bruckner, romancier et essayiste ; Laurent Delcourt, sociologue et historien, chargé d’études au Cetri ; Christian Godin, philosophe ; Pierre Guerlain, professeur de civilisation américaine à l’Université Paris Ouest Nanterre ; Claude Javeau, professeur émérite de sociologie de l’Université libre de Bruxelles ; Marc Jimenez, philosophe, professeur émérite à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne ; Catherine Louveau, professeure émérite de sociologie à l’Université Paris Sud UFR Staps ; Robert Misrahi, professeur émérite de philosophie éthique à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne ; Laetitia Petit, maître de conférences en psychologie clinique à l’Université Aix-Marseille ; Louis Sala-Molins, professeur émérite de philosophie politique aux Universités Paris I et Toulouse II ; Pierre-André Taguieff, philosophe et politologue, directeur de recherche au CNRS ; Patrick Vassort, maître de conférences en sociologie à l’UFR Staps de Caen.

http://www.liberation.fr/debats/2017/05 … es_1568563

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Paris vient de perdre les JO.

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Le Monde.fr avec Reuters  a écrit:

JO 2024 : Budapest s’oriente vers un référendum

Une pétition contre la candidature hongroise aux Jeux a recueilli plus de 200 000 signatures. Un référendum devrait avoir lieu.

http://www.lemonde.fr/sport/article/201 … _3242.html

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Salut !

Je crois qu'on a quand-même le droit et le devoir de dénoncer les irrégularités quand il y a... des irrégularités.
Fair-play ne signifie pas "ne rien dire, ne rien entendre, ne rien voir" et féliciter avec un large sourire chargé d'hypocrisie à peine dissimulé l'ex-adversaire. Fair-play ne signifie pas s'enfoncer encore plus dans sa naïveté en fermant sa bouche.

++

13

mais il peut pas : il est de gauche. Les gens de gauche sont gentils.

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A ce rythme Delanoë va bientôt déclarer qu'il va nettoyer l'Olympisme au Karchër.

15

Le légendaire fair-play français :

http://www.figaro.fr/jo2012/20050711.FI … tml?172857



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