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Écrire une nouvelle réponse - Quels impacts économiques des variations du taux de change ? - Le Forum principal des étudiants de Sciences Po et IEP - Forum-scpo.com

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1

Oui c'est exact, mais mon propos répondait au tien et concernait uniquement la France: j'ai d'ailleurs expliqué à la fin d'un post que la baisse de l'euro avait majoritairement profité à l'Allemagne et à l'Italie, qui ont des entreprises plus compétitives et ont pris des parts de marché à l'international, notamment aux dépends de la France. Ca n'enpêche donc pas qu'au niveau Européen les exports s'accroissent même si en France l'effet est négligeable.

Tu disais que l'euro pesait très négativement sur les entreprises françaises là où je voyais surtout une politique économique inefficace et pénalisante (soyons francs, le CICE est un échec). Pour moi l'euro n'est pas le problème principal des entreprises françaises (je dis bien françaises) et j'attends sans grand espoir qu'Hollande se décide enfin à faire les réformes qu'il faut. Tu me dis que malgré les données plutôt claires que j'ai présentées qu'"au niveau micro l'effet est certain". J'ai dû mal à y croire (hormis pour quelques boites très spécifiques mais je m'intéresse à l'ensemble) sans plus d'éléments tangibles.

Pour être tout à fait exact; cet article n'est pas complet car tu peux avoir un creusement de l'excédent commercial par une réduction des importations, qui signale en général un appauvrissement du consommateur (typiquement le cas en ce moment dans le sud de l'Europe). Il faudrait donc plutôt considérer les données à l'export, corrigées de la tendance mondiale.

2

Cet article me fait rebondir sur notre échange relatif à l'impact du taux de change sur les recettes à l'export (cf. ci-dessous en gras souligné)

(CercleFinance.com) - Le CAC40 en a terminé sur un repli insignifiant de -0,16% (en bas de la fourchette intraday 4.750/4.765), même constat pour l'euro-Stoxx50 qui a fini proche du plancher du jour (-0,4% à 3.433).

L'activité sur le CAC ressort au final près de 33% inférieure à celle de jeudi ou vendredi dernier... mais 3,15MdSE, ce n'est pas ridicule pour un lundi qui de surcroît coïncidait avec un jour férié aux Etats Unis (Président's Day).

Les fluctuations du jour sont désormais sans intérêt car des émissaires grecs viennent de faire savoir vers 18H qu'aucun rapprochement des points de vue ne s'était matérialisé durant le weekend et qu'aucune proposition acceptable n'avait été faite à l'issue de l'Eurogroupe: échec sur toute la ligne et aucune solution au problème de refinancement de la dette grecque en vue.
La France épousant l'intransigeance de l'Allemagne ce weekend, invite Athènes à ce conformer à ses engagements alors que l'exécutif grec martèle qu'il ne veut plus de l'aide coercitive de la Troïka qui a mené le pays à la ruine.

C'est donc l'impasse... mais aucune mauvaise nouvelle ne saurait faire reculer sérieusement le marché parisien se réjouissent les équipes de Barclays Bourse: 'la perspective du 'QE' ('quantitative easing) de la BCE continue à porter les flux vers les actifs actions alors que les investisseurs sont incités à prendre des risques pour trouver du rendement dans un contexte de taux d'intérêt au ras des pâquerettes !

C'est la définition même d'une 'bulle': des achats qui ne sont justifiés ni par les 'fondamentaux', ni par un contexte géopolitique favorable, ni par la hausse des profits mais qui résultent d'un 'choix forcé' en faveur des actions, avec comme seul carburant de l'argent 'extrait de l'air ambiant' ('out of the thin air'... comme l'expriment depuis mars 2009 les traders américains).

En l'absence d'indicateur de l'autre côté de l'Atlantique, 'Président's Day' oblige, l'actualité fut calme sur le front macroéconomique.
On signalera tout de même la progression notable de l'excédent commercial de l'eurozone à 24,3 milliards en décembre, contre 21,2 milliards le mois précédent. Cette statistique témoigne du - très relatif - redressement de l'économie de la région en ce début d'année puis surtout de l'effet positif de la baisse de l'Euro.

Au chapitre géopolitique, la réunion des ministres des Finances de la zone euro consacrée à la situation du pays ne devrait 'pas aboutir à des résultats concrets très significatifs', estime Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.

L'objectif du nouveau gouvernement grec est d'obtenir un accord avec ses créanciers sur un nouveau programme de financement lui permettant de tourner la page de l'austérité, ce qui est tout sauf acquis au regard de l'intransigeance de ses partenaires, l'Allemagne en tête.

Il reste qu'Athènes doit impérativement trouver une solution avant la fin de son programme d'aide, le 28 février prochain, sous peine de se retrouver à court d'argent.

Sur le front des valeurs, Bouygues (+3,8%) restait en tête de l'indice phare sur fond de rumeurs rapportées par Bloomberg concernant un rachat de sa division télécom par Numericable (+0,5%).
Le secteur dans son ensemble est soutenu par ces spéculations -bien que les 'rumeurs' soient systématiquement démenties par toutes les parties-, ainsi qu'en témoigne le leadership d'Iliad (+3,97%) sur le SBF 120.

Le CAC fut cependant freiné par des prises de bénéfices sur Danone (-1,25%), AXA (-1,45%) puis sur le trio du luxe à fort PER L'Oréal/Kering/LVMH (-1% en moyenne).

Eurazeo (+1,9%) a de son côté indiqué ce matin être en discussions exclusives avec Union InVivo en vue d'une prise de participation minoritaire dans le cadre de l'augmentation de capital d'Invivo NSA.

Enfin, Altran (-1%) a annoncé l'acquisition de la société néerlandaise Nspyre, fruit de la fusion en 2008 des divisions automatisation industrielle des sociétés Ordina et Atos Origin, et qui a généré 64 millions d'euros de revenus l'an passé.

Comme quoi, au-delà des impacts micro et sectoriels sus-mentionnés, il y a bien à court-terme des impacts macro directement perceptibles.

PS : je sors cet échange dans un thread dédié car ça n'avait pas ou peu de rapport avec son thread d'origine

3

Il faut voir les dynamiques secteur par secteur, segment par segment. Ce que tu dis est vrai pour certaines entreprises et certains secteurs, pas pour d'autres. La France a encore des secteurs où elle dans le classement de tête de la compétitivité, et elle a des milliers de champions à l'export, grands groupes ou PME. Et puis, sur d'autres segments, la compétition se fait avec des acteurs non européens où la problématique est différente. On ne peut pas se contenter d'agrégats qui sur-simplifient la réalité, qui plus est pour justifier une conclusion en forme de french-bashing de revers de main.

Si tu écoutes les publications d'entreprises cotées, bon nombre d'entre elles très exposées dollars affirment déjà ressentir les effets positifs de la baisse de l'euro (qui se combine d'ailleurs avec la baisse du pétrole) sur leurs résultats. Ce surcroît de marges pour ces entreprises bénéficiaires ne manquera pas de se diffuser au reste de l'économie, c'est toujours bon à prendre, c'est une partie du dispositif, dans le cadre d'une stratégie de redressement de la croissance.

4

à ok, l'impact n'est pas sensible, mais si tu regardes les résultats des entreprises exportatrices et exposées dollars, qui constituent une part motrice non négligeable de l'économie française, les impacts positifs commencent à se faire sentir.

Justement le problème est là : il n'y a pas eu d'impact positif. Car sur les exportations hors zone euro, les entreprises francaises sont confrontées à la compétition des autres entreprises européennes, en particulier allemandes et italiennes. Or ces dernières profitent du même effet change que les entreprises françaises. Dans l'article que j'ai cité plus haut, on peut lire que les entreprises françaises ont perdu des parts de marché en Asie et Amérique Latine là où les allemandes en ont gagnées...

5

Cendrier bancal a écrit:

la taxation, les lourdeurs administratives, le coût du travail et l'incompétence crasse de certaines de nos élites ne sont pas complètement étrangers à cet état de fait.

Je suis entièrement d'accord avec cela. Sauf sur l'incompétence que tu présumes, mais tu as si souvent utilisé par le passé les procès en incompétence que ça ne m'étonne pas. C'est dommage que ta forme altère ainsi un fond souvent juste.

Concernant l'impact monétaire sur la compétitivité, je ne crois jamais avoir dit que toute la compétitivité des entreprises en dépendait, mais il y a un impact indéniable : tu prends ici des chiffres très agrégés du rapport import/export. Là ok, l'impact n'est pas sensible, mais si tu regardes les résultats des entreprises exportatrices et exposées dollars, qui constituent une part motrice non négligeable de l'économie française, les impacts positifs commencent à se faire sentir. Et si ces entreprises dégagent des marges supplémentaires de ce fait (il faut évidemment pondérer celà par les mécanismes de couverture monétaire qui limitent à court et moyen terme les impacts des variations monétaires) les probabilités qu'elles investissent et embauchent augmentent.

6

Je me permets de revenir sur ce forum pour poursuivre une vieille discussion menée à propos de l'impact du change sur la compétitivité française que j'avais eue avec Greg. Ca fait depuis des lustres que Bercy (pour simplifier) accuse sans cesse Francfort d'être en partie responsable du marasme en France du fait d'une politique monétaire trop rigoureuse qui conduit à un niveau élevé de l'euro face aux autres grandes devises mondiales.

Ca tombe bien, l'euro s'est déprécié de 17% en 2014, du fait notamment de la divergence des politiques monétaires entre la zone euro et les US et des différentiels de croissance. Qu'observe-t-on ? Les données des douanes nous disent que :
http://www.lemonde.fr/economie/article/ … _3234.html

Les douanes; citées par le Monde a écrit:

Sur l’année, les exportations sont en hausse de 0,1 %, à 437,3 milliards d'euros [...] Elles ont bénéficié de la baisse de l’euro, qui a perdu plus de 17 % face au dollar depuis mai 2014

Donc une dépréciation de 17% entraîne une hausse des exportations de ... 0.1% ! Tape-toi la gueule du pass-through ! Et encore, creusons un peu:

Les douanes; citées par le Monde a écrit:

Il ne faut toutefois pas exagérer la portée de l’amélioration de 2014, qui doit beaucoup à la baisse spectaculaire du cours du pétrole : le prix du baril a reculé de près de 60 % depuis l’été

Donc malgré la baisse du prix du pétrole, qui améliore la compétitivité de nos produits (réduction des coûts de production + d'acheminement) et la baisse de la devise, on n'observe aucun gain pour nos exportations. Au contraire, l'effet positif du change et de l'énergie masque une dégradation structurelle de la compétitivité des entreprises françaises depuis pas mal de temps, et notamment depuis l'arrivée d'Hollande au pouvoir...

Ces braves socialistes se réjouissent cependant car on peut lire:

Les douanes; citées par le Monde a écrit:

Le déficit commercial français s’est réduit en 2014, pour la troisième année consécutive. Après avoir battu des records historiques en 2011 (- 74,5 milliards d’euros), le solde a été ramené à - 53,8 milliards d’euros fin décembre, soit une baisse de 7 milliards d’euros (11,5 %) par rapport à 2013, selon les statistiques des douanes, rendues publiques vendredi 6 février.

Argh. Donc si je comprends bien, la baisse du déficit commercial s'explique par une baisse des importations en valeur. Signe que nos entreprises domestiques sont plus compétitives sur le marché national ? Raté:

Les douanes; citées par le Monde a écrit:

Et si, hors énergie, le déficit est en hausse de près de 35 %, à 16,7 milliards d'euros,

Et bing ! Notre déficit s'est substantiellement accrû hors énergie, ce dernier secteur permettant grâce aux 60% de baisse du cours du brut (au passage merci à Poutine et à l'Iran qui font les frais de la géostratégie des US et de l'Arabie Saoudite) de masquer la misère.

Donc l'Elysée se félicite de ces résultats du commerce extérieur qui sont en réalité catastrophiques...

Ce qui permet, je pense d'apporter une réponse factuelle au débat : le problème en France n'est pas la monnaie, mais surtout des difficultés que rencontrent les entreprises à être compétitives. Problablement que la taxation, les lourdeurs administratives, le coût du travail et l'incompétence crasse de certaines de nos élites ne sont pas complètement étrangers à cet état de fait.



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