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http://www.telos-eu.com/fr/article/la-t … eedfetcher

Un article de Pierre Buhler sur Telos, qui rappelle quelques généralités : "Contraction au nord, expansion au sud", l'Asie qui va osciller en théorie entre 55 et 60% de la population mondiale, l'Afrique qui va exploser démographiquement avec les dangers que ça représente (économie, environnement, jeunesse, etc.), l'Europe qui vieillit, et cie...

Mais ce qui est intéressant c'est la conclusion : selon lui, les États-Unis ont fait de l'immigration une politique publique qui aurait préserver leur 'équilibre démographique", et est à opposer à l'Europe. Soit. D'abord, quelle politique publique ? Celle de construire un mur à la frontière américano-mexicaine ? Le problème des illégaux, qui sont de plus en plus nombreux, mur ou pas ? Les conséquences sur cet "équilibre démographique" entre blancs/noirs/latinos/asiatiques/entrez-l'option-choisie ? La nation d'immigrés n'est plus vraiment cette terre d'accueil et cet eldorado rêvé. En plus, à quoi rime de comparer la société américaine, fédérale politiquement et communautaire démographiquement, avec l'Europe qui est une organisation régionale d’États-nations aux modes d'organisations politiques et structures démographiques différentes ? Si la question de l'immigration va se poser, il y a bien un pays que je ne prendrais pas en référent, c'est les États-Unis...

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E. Todd : « Face au FN, il faut rompre avec deux concepts-zombies : le libre échange et l'euro »
Philippe Cohen - Marianne | Jeudi 24 Mars 2011 à 12:01


Que vous inspire ce premier tour des élections cantonales ?

Les observateurs ne semblent pas percevoir la poussée du Front national dans sa véritable dimension historique. Les commentaires se focalisent sur les transferts de voix entre l’UMP et le Front national, et nous devons constater la persistance dans les analyses produites, d’une thématique imposée de l’immigration de l’islam, de la sécurité, de l’identité nationale conçue en un sens étroit.
Or,  les résultats dont nous disposons témoignent plutôt d’une prédominance des déterminations socio-économiques dans les votes. Le Front national a franchi son plafond ancien du vote à 30% dans la classe ouvrière et s’approche de 40%.
Deux signes confirment le caractère secondaire des thématiques identitaires (immigration, sécurité, etc.) : le score plus modeste (à 20%, ce qui n’est quand même pas mal) réalisé parmi les artisans et commerçants et la progression importante du Front national vers l’ouest, là où l’immigration demeure un phénomène insignifiant.

Vous décrivez un vote de crise…

La poussée du FN intervient après deux ans et demi d’une crise économique qui a appris à la population française et à d’autres populations dans le monde que leur classe dirigeante était incompétente. Ou totalement indifférente à leur sort. Les plans de « relance » ont abouti à quelques résultats merveilleux (sic), compréhensibles par tous : la relance du CAC 40, la baisse des salaires, l’accélération des délocalisations et l’aggravation du chômage de masse…
Soyons sérieux : la grande nouveauté de  la situation politique et idéologique est une radicale délégitimation des élites, phénomène qui autorise toutes les embardées politiques imaginables. Les Français sentent que la France est devenue un canard sans tête…
L’ampleur générale du score frontiste et sa pénétration non insignifiante dans les classes « moyennes inférieures » et « moyennes moyennes », dans des cantons sans tradition industrielles et sans immigration, suggère l’idée que les gens n’ont plus confiance dans la gestion économique du pays.
Même s’il survient des accidents dans l’histoire (pour moi, l’intervention en Libye, que j’approuve, en est une), un président tel que Nicolas Sarkozy incarne à merveille cette situation de vide. Mais ce vide n’est pas confiné à l’Elysée. Les classes dirigeantes au sens le plus large, incluant les responsables de l’UMP et les dirigeants sociaistes, ont été les défenseurs acharnés de deux options dont tout le monde sait aujourd’hui qu’elles sont obsolètes : le libre-échange et l’euro. J’utiliserais volontiers, pour décrire l’état de ces concepts, une expression du sociologue allemand Ulrich Beck, celle de « concept zombie » : un concept mort mais que l’on croit vivant. C’est très important. Les gens comprennent que le libre-échange détruit leur vie. Ils ont très bien compris depuis les crises budgétaires européennes que le système monétaire actuel est victime d’un acharnement thérapeutique.
Les hommes de médias de ma génération ont aussi une responsabilité dans cette déroute des élites françaises. Quand je vois Jean-Michel Aphatie face à Marine Le Pen sur le plateau de Canal +, ou quand je lis Laurent Joffrin qualifiant de lepéniste « Ce soir ou Jamais », la meilleure émission de débat du paysage audiovisuel, menacée  de surcroît par l’Elysée, il s’agit moins de journalistes que d’idéologues purs qui tentent de perpétuer une vision du monde totalement archaïque.
Mais ils font partie des classes dirigeantes et particulièrement Laurent Joffrin dont les aller-retour entre le Nouvel Observateur et Libération, en tant que directeur, ont significativement contribué à la paralysie idéologique de deux grands journaux de gauche très importants et contribué à la non prise en compte par la gauche des intérêts économiques des milieux populaires.

Sauf que la plupart des responsables et des économistes affirment que l’abandon de l’euro se traduirait par une véritable catastrophe pour les populations européennes.?

Certains économistes – pas tous heureusement – disent cela, mais les gens ne les croient plus et mes conversations privées avec certains membres de l’establishment me font soupçonner qu’eux-même n’y croient pas davantage. Mais il est extrêmement difficile de l’avouer parce que l’aveu, pensent-ils sans doute, produirait une délégitimation des classes dirigeantes. Or, le score du Front national nous indique que cette précaution devient superflue : s’ils avouent maintenant, mais sans trop tarder, ils seront pardonnés.

J’ai été absolument fasciné, lors des commentaires post-électoraux, par le fait que Jean-François Copé et Christian Jacob ont rappelé que la nécessité de garder l’euro était le clivage premier qui les séparait du Front national.  Au fond, la tendance sarkozyste de l’UMP suit pleinement  le Front national sur les thématiques identitaires et de sécurité, ce qui rend la situation ingérable. La relance des thématiques identitaires a d’ailleurs été décidée à l’Elysée. Mais cette stratégie aboutit à mettre l’UMP dans une sorte de seringue : alors que le Front national peut aussi se déployer sur les thèmes économiques et sociaux en prônant la sortie de l’euro, la tendance sarkozyste de l’UMP qui représente au plus haut degré l’oligarchie économique, ne peut que défendre l’euro qui est l’argent des riches. Là réside sans doute la véritable explication des transferts de voix de l’UMP vers le Front national.

L’idée du Front républicain resurgie entre les deux tours vous paraît-elle utile, efficace ou au contraire contre-productive pour enrayer la poussée mariniste ?

Voilà bien un autre concept-zombie ! L’important n’est plus la tactique politique. Le Front national ne va pas prendre le pouvoir à l’occasion de ces élections cantonales, les électeurs sont libres. L’important est le renversement de l’hégémonie idéologique des concepts-zombies que sont le libre-échange et l’euro. L’UMP et le Parti socialiste, les dirigeants de grandes entreprises (ceux des PME ont compris) et les responsables des grands médias doivent être capables de penser en terme de protectionnisme économique, européen si possible. Ils doivent accepter l’idée que s’il y a un problème d’identité nationale pour la France, il réside dans sa relation à l’Allemagne et non dans ses rapports avec les Arabes. Les élites doivent accepter l’inévitabilité, si l’Allemagne refuse l’idée d’un protectionnisme européen, d’une sortie de l’euro. La réalité économique est que cette sortie poserait, certes, quelques problèmes techniques, mais ouvrirait mille possibilités de renouvellement et d’expérimentation, et des solutions originales aux problèmes posés par la dette publique, quoique peu agréables pour les détenteurs de capitaux.

On nous présente la sortie de l’euro comme une garantie absolue d’une baisse rapide du franc rétabli.

Mais c’est exactement l’effet recherché. Une dévaluation est toujours défavorable à ceux qui ont beaucoup d’argent, mais favorable, après ajustement, à la compétitivité économique des secteurs qui reposent sur un travail réel, à l’industrie, aux nouvelles technologies. D’ailleurs, honnêtement, plus j’y pense en tant que démographe plus je pense que la France, avec son taux de fécondité parfaitement satisfaisant, à deux enfants par femme, au milieu d’une Europe minée par des fécondités très basses, aurait intérêt à prendre quelque distance avec un continent menacé de sénilité. L’un des paradoxes fondamentaux du comportement du Front national dont rien ne nous garantit d’ailleurs qu’il aurait le courage de ses propositions économiques, est que l’analyse économique sérieuse conduit à constater que le protectionnisme et la dévaluation ramènent à la notion de solidarité nationale mais d’une solidarité nationale territoriale plus tôt qu’ethnique. L’une des implications paradoxales du programme frontiste est que la sortie de l’euro aurait pour effet pratique de contribuer à la réconciliation de toutes les classes sociales françaises et de Français de toutes origines. Les enfants d’immigrés seraient, autant que ceux des classes moyennes, les premiers bénéficiaires de la sortie de l’euro. Je reconnais que voir le FN en défenseur des enfants d’immigrés a quelque chose de surréaliste si l’on pense à l’ignoble proposition de préférence nationale qui fait partie du bagage idéologique du Front national. Symétriquement, des socialistes qui se battent contre la préférence nationale mais adhèrent à des politiques économiques qui détruisent en priorité les enfants d'immigrés ne sont pas des républicains sincères. En vérité, l'attachement des partis dits républicains à des concepts économiques qui détruisent la vie des Français pourrait faire bientôt du mot République un concept zombie. On peut toutefois ressusciter la République en changeant de politique économique.

Le plus spectaculaire et inquiétant dans le score de Marine Le Pen, est sa performance dans les catégories actives : selon l’iFOP, alors que l’électorat sarkozyste reste dominant parmi les catégories âgées, les intentions de vote de la tranches 34-49 ans est passée de 16 à 29% en un an ; parmi les 24-39 ans elle est passée de 20 à 25%.

Effectivement,  ce contexte est tout à fait typique des situations de basculement idéologique. La fragmentation de la droite peut être perçue par des différences d’attitude entre sarkozystes fillonistes et marinistes. Mais au-delà de la confusion, ce sont les basculements générationnels qui importent. La fragilité initiale du sarkozysme était que le Président a été l’élu des vieux, très effrayés par les émeutes de 2005 dont il était largement responsable, et actuellement, la fuite hors de l’électorat UMP s’effectue dans ce qui restait de jeunes au sein de l’électorat de droite.

Votre diagnostic est à la fois convaincant et inquiétant. Que va-t-il se passer et qu’est ce qui est possible ? Comment en sortir ?

J’aimerais profiter de l’occasion pour définit mon attitude personnelle vis-à-vis de la crise que nous vivons. Je suis considéré comme un intellectuel critique radical du système. Mais je ne suis pas intéressé par les propositions irréalistes protestataires de la gauche de la gauche, et je ne crois pas une minute à la possibilité pour le Front national d’arriver au pouvoir en France. Je pense tout à fait que la France doit continuer à être gérée par une alternance entre les grands partis décents de la droite et de la gauche. Je ne suis pas partisan d’une destruction ou d’un rejet des élites. Je plaide simplement pour le retour des élites à la responsabilité et à la raison. Même si ça n’est pas enthousiasmant d’un point de vue utopique, je pense que le projet protectionniste européen ou la sortie de l’euro ne peuvent, dans le contexte français, être gérés que par des gens sortis des grandes écoles. Je demande simplement que la  méritocratie française fasse son boulot, s’occupe de la démocratie française, et justifie ainsi ce qu’a coûté leur formation à la nation. J’admire la capacité du peuple français à résister à des élites devenues irresponsables – y compris malheureusement par un vote Front national - mais je ne crois pas à la possibilité d’une démocratie sans élites. La bonne démocratie fonctionne quand une partie importante des élites prend en charge les intérêts économiques et moraux de l’ensemble de la population.

3

Quelques chiffres sur les Parisiens de plus de 60 ans (pour Sabaide et RPC qui voulaient progressivement les expulser de Paris :-))

Boursorama a écrit:

La population parisienne se révèle moins vieille que la moyenne nationale :

Avec 417.500 habitants âgés de plus de 60 ans, Paris présente une population plus jeune que celle de l'ensemble du territoire, selon une étude réalisée par l'Insee en partenariat avec l'Atelier Parisien d'Urbanisme à partir de données chiffrées arrêtées au premier janvier 2007. La population parisienne se compose à 19% d'habitants de plus de 60 ans, contre 22% en France.

Sur ces 417.500 Parisiens, 12% ont entre 60 et 74 ans et 7% sont âgés de plus de 75 ans (ndLehussard : * ). Des statistiques qui font de Paris l'une des régions les plus jeunes de France, derrière l'Ile-de-France où la population de plus de 60 ans représente seulement 17% des Franciliens.

Cette population de seniors se concentre principalement sur la rive gauche de la Seine. Le 16ème arrondissement se compose ainsi à 27% d'habitants de plus de 60 ans, devant le 7ème (25%), le 5ème, le 6ème, le 12ème, le 14ème et le 15ème où entre 20 et 25% de la population ont atteint cet âge.

Les plus de 60 ans parisiens disposent de meilleurs revenus que ceux habitants dans d'autres régions françaises, 2.800 euros mensuels contre 2.300 euros pour les seniors franciliens et 1.800 euros pour l'ensemble du territoire. Les Parisiens jouissent également d'une meilleure sante qui se traduit par une espérance de vie plus élevée. Les parisiennes vivent en moyenne jusqu'à 85,5 ans, contre 84,3 ans ailleurs en France. Leurs homologues masculins vivent jusqu'à 79,6 ans, contre une moyenne nationale de 77,5 ans.

Les personnes âgées de la capitale résident seules à 36% pour les 60-74 ans et à 51% pour les plus de 75 ans, en raison d'une offre en hébergements spécialisés plus réduite que dans les autres régions.

* : il y a une petite coquille. Il aurait été plus correct de dire "Sur ces 19% : 12% ont entre 60 et 74 ans et 7% sont âgés de plus de 75 ans" et non pas "Sur ces 417.500 habitants" puisque ce chiffre représente la totalité des plus de 60 ans.

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Un chat avec Christophe Guilluy, géographe, auteur de "Fractures françaises", un chercheur qui s'intéresse à la France invisible, celle dont on ne parle quasiment jamais, celles des milieux populaires d'ouvriers et d'employés de province qui gagnent moins de 1400 € par mois.

Christophe Guilly a écrit:

La réalité sociologique aujourd'hui est celle d'une France populaire majoritaire – on peut essayer de la définir comme étant une France d'employés et d'ouvriers qui représentent la majorité de la population active, mais aussi la très grande majorité des chômeurs et des retraités. Ce qui signifie que la sociologie française, de l'actif au retraité, reste aujourd'hui complètement structurée autour de ces catégories-là : ouvriers et employés. C'est-à-dire une France populaire dont les revenus tournent autour de 1.400 euros par mois.

http://www.lemonde.fr/societe/chat/2011 … id=1476164

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RPC a écrit:

big_smile


Je crois (mais encore une fois, je ne suis pas du tout du tout au point sur l'économie de ces pays) que le problème vient du fait qu'ils ont eu une croissance démographique forte sans avoir eu la croissance économique qui allait avec pour que le marché du travail absorbe ces nouveaux entrants : d'où un phénomène de chomâge des jeunes, d'effets insiders/outsiders (sans réseau, c'est mort pour pouvoir accéder à un niveau de vie correct), etc.

L'avantage d'un contrôle démographique et que cela permet de mettre progressivement les mesures économiques en place et de ne pas se retrouver avec (trop) de jeunes en colère.

Après sur le fond, il y a bien évidemment des questions politiques d'un régime dictatorial corrompu et d'une population exaspérée, mais ce n'est pas le coeur du fil.

Merci pour ta réponse.
Je connais mal les conséquences économiques d'une démographie mal maîtrisée mais ce que tu décris en gras est logique.
Vues les indemnités chômage dans ces pays je pense que les jeunes restent plutôt à la charge des parents ou sont dans l'économie informelle plutôt qu'au chômage réel.

En Algérie il y a beaucoup de jeunes issus de familles nombreuses qui dorment sur les toits et qui font des petits boulots (garder des voitures dans des places de parkings la nuit ou la journée...).
En Egypte il y a une économie informelle autour du tourisme pour les enfants et les jeunes (vente de cartes postales...) et des ONG occidentales s'occupent des enfants des rues abandonnés au Caire.
Malheureusement ces jeunes SDF ils sont touchés par la drogue et tombent dans la criminalité.

Heureusement, sauf en Egype, les

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@Gilles : si tu as un peu de temps, lis le papier en pièce jointe. La partie théorie des jeux n'est pas méga excitante, mais l'évaluation empirique est pas mal, elle permet de relativiser pas mal l'approche démocratie ==> croissance.

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RPC a écrit:

est-ce la croissance économique qui permet d'avoir la démocratie ou bien la démocratie qui permet d'avoir de la croissance ? C'est un sujet fondamental en political economics actuellement et curieusement, il ne semble pas qu'un consensus clair se dégage (voir les examples canoniques Chine, Corée du Sud vs Mali et autres pays démocratiques pauvres).

C'est étonnant je n'aurais pas pensé à faire une régression linéaire avec un élément comme "la démocratie", le principe de cette méthode n'est pas de comparer les écarts à la norme en combinant deux variables mesurées quantitativement ? A moins que tu prennes un exemple simple à des fins didactiques :-)

8

Gilles Delhouse a écrit:
Kunstler a écrit:

Je vous surprendrais pas en vous disant que le haut du classement est trusté par l'Afrique et le Tiers monde.

Non c'est pas surprenant, mais si tu veux des infos plus intéressantes tu peux faire des distinctions dans ces gros paquets que sont les grandes zones géographiques avec une technique qui doit porter un nom comme heu la régression linéaire qui fait apparaître les pays qui s'en sortent mieux, les pays qui s'en sortent le moins bien, par rapport à la norme d'une zone géographique.

Je dis ça pour participer à l'élaboration d'une bibliothèque encyclopédique humaniste et totale sur ce forum qui à terme englobera l'internet.

Et je sais pas si ça a déjà été posté sur ce thread parce que j'imagine que c'est un peu un poncif pour ceux qui s'y connaissent, mais à la conférence TED y a eu plusieurs années ce statisticien, Hans Roslin, qui sortait des powerpoints incroyables où on suivait la progression des pays du monde. En voilà un :

[video (flash player not installed)]

Oui je me doute bien que c'est pas en prenant quatre ou cinq chiffres basiques, en recoupant grossièrement et en tirant des tendances là-dessus que je fais nécessairement avancer le schmili... schimi... schimi... enfin le problème. a ma décharge, j'avais prévenu. En l'occurence, je m'intéressais plutôt aux grandes puissances, ou qui sont censées en être, ou qui sont censées le devenir.

Mais perso, je voyais la Russie un peu mieux que ça, et l'Allemagne pas si mal en point. Si on intègre pas la pyramide des âges, la répartition hommes/femmes, et bien d'autres critères, forcément en soi ça ne veut pas dire grand chose. Grosse population jeune n'est pas nécessairement égale à gros kiki. Mais l'Allemagne va quand même galérer. Le Japon idem. Inversement, les États-Unis n'ont pas épuisé leurs ressources démographiques apparemment. La Chine et l'Inde souffrent du déséquilibre homme-femme, et pas que, etc.

J'ai quelques noms en tête de pays qui s'en sortent mieux/moins bien par zone, mais, soyons honnête, j'ai pas cherché plus que ça. Donc je dirais mention très honorable à Israel, qui s'en sort beaucoup mieux que sa région (ça c'est pour la provoc), mais aussi la bande de Gaza et la Cisjordanie qui s'en sortent pas si mal (ça c'est pour en rajouter une couche), la Lybie pas mal par rapport au reste du Maghreb (je parle même du reste de l'Afrique), comme quoi Khadafi fait du bon boulot (tu pousses le bouchon un peu loin Maurice), et je vais m'arrêter là. Mais si tu as des liens je suis preneur, bien entendu, je demande que ça d'apprendre, car comme je le disais c'était que de la flânerie sur un site généraliste.

Et je te remercie pour ces powerpoints de Mr Rosling, car moi je connaissais pas. Avant de rentrer dans les détails, faut poser les fondations de cette bibliothèque encyclopédique humaniste et totale (humaniste ? pourquoi ?). Parce que les fondations je les ai pas forcément, pour ma part.

Tiens, d'ailleurs, en tapant linear regression sur google, je tombe sur ça : http://trueslant.com/markadomanis/2010/ … autocracy/

C'est un peu simpliste mais faut avouer que ça fait réfléchir.

Broz a écrit:
Free French a écrit:

J'extrapolais.
Si l'on juge que l'Egypte est trop peuplée, l'étape logique suivante est le contrôle des naissances et le planning familial.

Ou bien le génocide.

Une révolution, une guerre civile, une conquête de l'Eur... euh du Moyen-Orient. Je pense que ça marcherait aussi.

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Free French a écrit:

J'extrapolais.
Si l'on juge que l'Egypte est trop peuplée, l'étape logique suivante est le contrôle des naissances et le planning familial.

Ou bien le génocide.

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J'extrapolais.
Si l'on juge que l'Egypte est trop peuplée, l'étape logique suivante est le contrôle des naissances et le planning familial.

Or perso je ne me permets pas de juger de la population égyptienne pour les raisons données.

Mais laissons RPC s'exprimer s'il le veut.

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Oui mais il ne dit pas que les musulmans sont incapables de recevoir une éducation sexuelle comme la notre et de la mettre en application, si ?

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Broz a écrit:
Free French a écrit:

Je me vois aussi mal expliquer à un musulman de mettre une capote ou à sa femme de prendre la pilule, déjà que chez nous le pape a du mal...

Je vois pas le rapport.

RPC dit que l'Egypte est surpeuplée.

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Kunstler a écrit:

Je vous surprendrais pas en vous disant que le haut du classement est trusté par l'Afrique et le Tiers monde.

Non c'est pas surprenant, mais si tu veux des infos plus intéressantes tu peux faire des distinctions dans ces gros paquets que sont les grandes zones géographiques avec une technique qui doit porter un nom comme heu la régression linéaire qui fait apparaître les pays qui s'en sortent mieux, les pays qui s'en sortent le moins bien, par rapport à la norme d'une zone géographique.

Je dis ça pour participer à l'élaboration d'une bibliothèque encyclopédique humaniste et totale sur ce forum qui à terme englobera l'internet.

Et je sais pas si ça a déjà été posté sur ce thread parce que j'imagine que c'est un peu un poncif pour ceux qui s'y connaissent, mais à la conférence TED y a eu plusieurs années ce statisticien, Hans Roslin, qui sortait des powerpoints incroyables où on suivait la progression des pays du monde. En voilà un :

[video (flash player not installed)]

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/ Je vais poster un message à haute valeur ajoutée /

Je trainais récemment sur le CIA factbook, pas toujours très à jour et bien informé, mais pas moins que la plupart des autres sources en ligne, et au moins c'est pratique.

Quelques chiffres qui m'ont surpris/frappés/emmerdés :

- population growth rate : 1er, Niger, 3.66 ; 89e, India, 1.34 ; 108e, Brazil, 1.17% ; 111e, World, 1.13% ; 112e, Mexico, 1.12% ; 121e, United States, 0.97% ; 152e, United Kingdom, 0.56% ; 153e, France, 0.53%; 154e, China, 0.49% ; 206e, Germany, -0.06% ; 216e, Japan, -0.24% ; 223e, Russia, -0.47%

Je vous surprendrais pas en vous disant que le haut du classement est trusté par l'Afrique et le Tiers monde.

- birth rate : 1er, Niger, 51.08 ; 85e, India, 20.34 ; 103e, Mexico, 19.39 ; 108e, Brazil, 18.11 ; 151e, United States, 13.83 ; 161e, France, 12.43 ; 163e, United Kingdom, 12.34 ; 165e, China, 12.17 ; 176e, Russia, 11.11 ; 220e, Germany, 8.21 ; 223e, Japan, 7.41 ; 224e, Monaco, 7.03

Idem qu'au dessus.

- death rate : 1er, Angola, 23.74 ; 3e, Afghanistan, 17.65 ; 4e, South Africa, 16.99, 5e, Nigeria, 16.31 ; 6e, Russia, 16.04 ; 12e, Somalia, 15.24 ; 40e, Germany, 11.00 ; 66e, United Kingdom, 11.33 ; 82e, France, 8.65 ; 90e, United States, 8.38 ; 91e, World, 8.37 ; 115e, India, 7.53 ; 142e, China, 6.89 ; 155e, Brazil, 6.35 ; 193e, Mexico, 4.83 ;

En haut, c'est les États en (semi) guerre civile, l'Afrique, l'Europe de l'Est, l'Europe. En bas, le Golf, les États arabes (incluant la Palestine), l'Amérique du Sud, l'Asie du Sud-Est et les îles du Pacifique.

- infant mortality rate : l'Afrique, le Tiers monde en général, les États en développement, la Russie et l'Europe de l'Est, l'Europe et les États-Unis. Et la France fait très fort, presque aussi bien que les champions comme le Japon, Singapour, ou la Suède.

- life expectancy :  un peu pareil. L'Europe, avec la France parmi les meilleurs comme le Japon, Singapour, l'Australie, le Canada, la Suède etc. Un peu plus loin les Anglais et les Allemands, puis les USA. La Chine, plus loin. Brésil plus loin encore. L'Inde et la Russie encore beaucoup plus loin, à la hauteur de la moyenne mondiale de 66.12 (derrière l'Iraq, l'Iran, le Bangladesh ou la Mongolie). Tout en bas, l'Afrique.


Donc en gros : L'Inde va faire péter les scores bientôt. Le Brésil également. Le Mexique, malgré la guerre des cartels et l'immigration, continue de grossir. Leurs voisins américains se portent plutôt bien, merci pour eux. On s'en sort pas mal en France (L'Espagne également, l'Italie pas trop mal). Notre croissance est assez similaire à la Grande-Bretagne, mais on vit mieux et plus longtemps chez nous. Nos voisins allemands voient leurs vieux périr et leur population dépérir. La Chine vieillit et la croissance se tasse. Au Japon, on vit vieux, on meurt lentement, et on fait plus de gosses. La Russie reste une terre inhospitalière. Ceci n'est pas un constat mais un sentiment biaisé, et n'engage que son auteur. Plop.

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Free French a écrit:

Je me vois aussi mal expliquer à un musulman de mettre une capote ou à sa femme de prendre la pilule, déjà que chez nous le pape a du mal...

Je vois pas le rapport.



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