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Écrire une nouvelle réponse - Perles du langage et du jargon professionnel - Orthographe - conjugaison - grammaire - syntaxe - Forum-scpo.com

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Nick Carraway a écrit:

Tu as un léger parti-pris, je pense.

Je ne sais pas ce que c'est qu'une boîte "un peu sérieuse".
Sauf à entendre "austère", ou, "remplie de quadras/quinquas", auquel cas il ne s'agit pas de "sérieux" mais de capacité à comprendre et connecter les générations.

Tu fais un raccourci un peu rapide, imo, entre la façon de parler et la façon de se comporter, voire les compétences réelles de ceux qui parlent ainsi.

La "capacité à comprendre et connecter les générations" doit être réciproque...

En effet, j'ai un parti-pris. Dans mon métier, la représentation est essentielle, non seulement vis-à-vis des clients comme partout, mais aussi vis-à-vis des institutions auprès desquelles tu représentes tes clients, tu es leur visage.

Donc, si un stagiaire me sort qu'il a trop le seum, je ne pense pas que j'émettrais une recommandation positive pour son embauche. Mon problème n'étant pas qu'il emploie ce langage, mais qu'il l'emploie à mauvais escient (au mauvais moment, à la mauvaise personne).

Ca ne veut pas dire que c'est tout le temps à mauvais escient. Ce que je dis n'est pas contradictoire avec le fait d'utiliser ces expressions avec des gens avec lesquels tu peux te le permettre. Chanmé, kiffer et portenawak ne datent pas d'hier, car malgré mon grand âge je les utilise depuis longtemps... En revanche, je châtie mon langage en présence des personnes avec lesquelles je n'ai pas une dimension un tant soit peu personnelle.

Mais c'est mensonger d'écrire "Un stagiaire peut dire "wesh" à un patron du CAC 40" - sauf s'il veut rester stagiaire toute sa vie, évidemment. Et je trouve que c'est même un peu dangereux de le faire croire.

Là où tu as raison, c'est que je n'aurais pas dû dire "une boîte un peu sérieuse", mais "la plupart des boîtes un peu sérieuse" car il y aura toujours des exceptions (pour "Valérie, patronne d’agence de RP" ou le journaliste qui a pondu cet article - des "connards de communicants" !). En fait, pour être tout-à-fait précis, j'aurais dû ajouter "un certain niveau de responsabilité". Evidemment que tu ne vas pas virer un stagiaire pour un wesh : mais il restera stagiaire.

Libre à toi de trouver ce message affreusement conservateur. Mais c'est la vie. (Et personnellement je ne vois pas en quoi ce serait problématique.) Il est donc important de le savoir.

2

Nick Carraway a écrit:

Tu fais un raccourci un peu rapide, imo, entre la façon de parler et la façon de se comporter, voire les compétences réelles de ceux qui parlent ainsi.

Adapter son niveau de langage au contexte est aussi une compétence.

Et ce serait à mon sens criminel de ne pas dire à des jeunes "wesh" de ne pas s'habiller en costard pour leur entretien et à ne pas s'adapter a minima au langage de l'endroit où ils passent l'entretien (ils n'iront pas beaucoup plus loin que l'entretien à mon avis).

Sinon, pire que le franglais, ce sont les anglicismes avec lesquels je suis de plus en plus familier... (sic!)

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Bouh a écrit:

Les 2 (franglais et wesh) n'ont rien à voir. Le premier est malheureusement devenu incontournable dans un grand nombre d'entreprises. Dans mon secteur, le signing et le closing n'ont plus d'équivalent français depuis de nombreuses années.

C'est très dangereux de faire croire que le wesh style est neutre, que le patron est ouvert d'esprit et que, finalement, ce n'est pas très grave. Alors qu'en fait, ceux qui parlent comme ça n'ont aucun avenir dans une boîte un peu sérieuse. Je serais prêt à parier que cette stagiaire n'a pas converti en CDI.

(A supposer bien sûr que soit vraie cette anecdote tellement cooool à laquelle je ne crois pas. Le simple fait que le patron du CAC puisse tomber sur une stagiaire au téléphone, que ce soit dans sa propre entreprise ou chez une autre, n'est pas du tout réaliste...)

Tu as un léger parti-pris, je pense.

Je ne sais pas ce que c'est qu'une boîte "un peu sérieuse".
Sauf à entendre "austère", ou, "remplie de quadras/quinquas", auquel cas il ne s'agit pas de "sérieux" mais de capacité à comprendre et connecter les générations.

Tu fais un raccourci un peu rapide, imo, entre la façon de parler et la façon de se comporter, voire les compétences réelles de ceux qui parlent ainsi.

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Les 2 (franglais et wesh) n'ont rien à voir. Le premier est malheureusement devenu incontournable dans un grand nombre d'entreprises. Dans mon secteur, le signing et le closing n'ont plus d'équivalent français depuis de nombreuses années.

C'est très dangereux de faire croire que le wesh style est neutre, que le patron est ouvert d'esprit et que, finalement, ce n'est pas très grave. Alors qu'en fait, ceux qui parlent comme ça n'ont aucun avenir dans une boîte un peu sérieuse. Je serais prêt à parier que cette stagiaire n'a pas converti en CDI.

(A supposer bien sûr que soit vraie cette anecdote tellement cooool à laquelle je ne crois pas. Le simple fait que le patron du CAC puisse tomber sur une stagiaire au téléphone, que ce soit dans sa propre entreprise ou chez une autre, n'est pas du tout réaliste...)

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Après le franglais, (cf ci-dessus), voici que le langage wesh envahit le monde de l'entreprise. Le journaliste semble s'en réjouir en parlant de "rafraîchissement". Décadence, oui...

Challenges a écrit:

Comment décoder ce que disent les stagiaires d'aujourd'hui

ENQUETE Si les jeunes de la "génération Y" se sentent à l'aise en entreprise, beaucoup y parlent un langage qui peut sembler hermétique aux non-initiés.

“Monsieur, j’ai l’honneur de vous informer que vous êtes un boloss”. Si votre jeune stagiaire, yeux en feu et chevelure au vent, vous lance d’un air de défi cette phrase à la figure, n’allez pas imaginer qu’elle vous qualifie de “beau gosse” et qu’il s’agit donc d’une quasi-déclaration d’amour. En fait, elle vient de vous traiter de “bouffon”. “ De même, si un autre stagiaire vous dit : “Mais cheulaouam !” tout en affichant un air contrarié, ne paniquez pas. Il exprime simplement un certain agacement face à la perspective de devoir abattre la besogne que vous envisagez de lui confier. Ce terme de verlan signifie : “lâche-moi”. De même qu’elle importe ses valeurs au sein des sociétés, la “génération Y” apporte également son langage près de la machine à café.

"Ils parlent au bureau comme à la maison"

Le plus souvent, le langage jeune fait irruption dans le réel des adultes comme la pointe d’un iceberg, de façon fugace et discrète. Mais ces expressions ou locutions isolées révèlent un continent entier, une manière de penser et de voir le monde qui échappe totalement aux adultes. Et, du fait de l’évolution des jeunes générations, il y a de plus en plus de chances pour que cet iceberg continue d’émerger, et que ce langage rafraîchisse la cafétéria, puis les open-spaces, puis les salles de réunion...

Consultant et formateur en management, auteur de “Intégrer et manager la génération Y” (éd. Vuibert ), Julien Pouget en sait quelque chose : “en fait, on constate actuellement que les jeunes ont tendance à parler de plus en plus librement au sein de l’entreprise. Ils expriment spontanément leurs idées et leurs opinions, alors que leurs aînés avaient attendu d’être acceptés par le groupe avant de parler spontanément. En outre, ils suppriment facilement la cloison “vie privée-vie pro”, et ont tendance à parler au bureau comme ils parlent à la maison.”

Un stagiaire peut dire "wesh" à un patron du CAC 40

Pas étonnant, dans ces conditions, qu'ils utilisent des expressions rarement entendues dans les sociétés. Dans les entreprises, le phénomène dérange parfois mais ne surprend plus. “Un jour, une stagiaire a répondu au téléphone en disant “Wesh, c’est Lucie !” (bonjour, c’est Lucie NDLR), raconte Valérie, patronne d’agence de RP. Elle est en fait tombée sur un patron du Cac 40... Heureusement, celui-ci était ouvert d’esprit...”

S’il est bien entendu indispensable de rappeler que, en dehors de la zone de la machine à café, de la cantine ou de l’espace fumeur, un langage relâché n’est guère de mise, savoir décoder les nouveaux mots employés par les jeunes stagiaires peut améliorer le dialogue dans l’entreprise. Pour vous mettre au goût du jour, attention aux updates -pardon, aux mises à jour- du dictionnaire de l’Académie française, qui recensent surtout les mots qui étaient nouveaux il y a vingt ans (http://www.academie-francaise.fr/le-dic … s-nouveaux).

Les faux nouveaux mots

Attention aussi au Festival du nouveau mot (http://www.lepoint.fr/insolite/festival … 841_48.php), qui ne recense pas les mots vraiment inventés par les jeunes, mais qui donne les résultats d’un sondage à partir de mots créés de toutes pièces par une centaine de volontaires. Ce qui explique pourquoi les mots issus de ce concours sonnent si bizarrement à l'oreille ("dessoifer" pour "désaltérer fortement", "phonard" pour "individu bruyant au téléphone", ou "ordinosaure" pour "PC d'ancienne génération"). De fait, aucun être humain n’a sans doute jamais entendu un jeune dire: “maman, ton ordinateur personnel est si antédiluvien qu’on pourrait presque l’appeler un “ordinosaure” (rires).

Voici donc un “petit lexique de survie du cadre face au langage jeune”. Un lexique humble et modeste, puisqu’il est impossible, bien entendu, de dresser une liste exhaustive des expressions jeunes. D’une part, parce que la liste est quasi infinie (http://www.blogg.org/blog-85974-billet- … 55619.html). D’autre part, parce que cette liste est perpétuellement mouvante, et que les mots qui sont “in” un jour (attention : “in” est démodé, c’est une expression de “ieuv'’” [vieux]), seront “has been” le lendemain (attention à “has-been”, encore valable, mais aussi frais qu’une boulette de cheval dans une barquette à date de péremption précaire).

Voici néanmoins un florilège des expressions les plus répandues ou les plus en pointe. Nous nous dépêchons donc de mettre cette liste en ligne avant qu’elle ne devienne obsolète.

- Avoir le seum : en avoir marre, avoir le blues, ou aussi avoir honte

- Bader : être de mauvaise humeur

- C’est dar : c’est bien, c’est top (“top” est un mot de vieux qui explique aux “non jeunes”, il n’est là que dans un but pratique). Attention : peut vouloir dire aussi exactement le contraire ("c'est mort, c'est over")

- C’est frais : c’est bien, c’est cool

- Chanmé : verlan graphique de “méchant”, lequel est le “verlan sémantique” de “bien, cool, frais, top”

- Cheum : moche

- Dalleur, dalleuse : personne qui “a la dalle”, qui a faim en permanence, goinfre

- Etre déter (se prononce "détère"): être déterminé

- Fonbou : bouffon, individu peu sérieux

- Imblair : “imblairable”, insupportable

- Je suis saucé : je suis fier, ou je suis excité

- Kiffer : aimer (vieilli, origine XXe siècle)

- On s’enjaille : on s’amuse beaucoup

- Portenawak : n’importe quoi. Attention à un barbarisme fréquent, qui consiste à dire “n’importenawak”, redoutable pléonasme qui risque de signaler l’origine bourgeoise du locuteur. En effet, “portenawak” est l’expression simplifiée de “porte n’im oiqu’”, c’est-à-dire le verlan de “n’importe quoi”. Dire “n’importe nawak”, c’est comme dire “n’importe n’importe quoi”. Ce piège linguistique montre qu’il vaut mieux ne jamais tenter de parler jeune quand on ne l’est plus vraiment.

- T’es un boloss : tu es un blaireau, un être insignifiant

- Swag : élégant, et aussi équivalent de “dandy” (bientôt remplacé par “soin”). “T’as du swagg” = tu as la classe. Attention :“swag” a un côté aussi subtil qu’une enseigne au néon de Las Vegas ou que la déco du bar tapageur “American dream”. Son étymologie anglo-saxonne et son côté faussement “swing” le signalent un peu trop lourdement comme “mot nouveau et flashy de jeune”. Son espérance de vie est donc très limitée. Nous vous conseillons de ne l’employer que pour dire : “c’est vrai qu’il y a quelques mois encore, les jeunes utilisaient le mot “swag”?”

- Une indus’ (se prononce “indusse”) : une cigarette industrielle, par opposition à la cigarette roulée.

- Wesh : bonjour, salut

- WTF : “what the fuck”, expression anglo-saxonne signifiant “mais qu’est-ce donc que ceci ? Mais qu’est ce que ça veut dire ?” (exprime en outre une notion péjorative, comme dans l’expression “mais p... de b... c’est quoi ce truc ?”). Ne s'emploie pas à l'oral, mais uniquement à l'écrit.

Bien entendu, l’ex-jeune devenu manager performant prendra sa revanche le jour où le jeune recruté découvrira le “jargon du bureau” (http://www.cadremploi.fr/editorial/actu … -buzz.html), lequel varie selon les entreprises. Ainsi, chez Microsoft, dire “la nouvelle stagiaire a une une bonne interface, et en plus elle a pas mal de CPU”, signifie qu’elle est à la fois jolie et intelligente.

Dans l'univers "pro", il existe à la fois un tronc commun valable dans presque toutes les entreprises (“slides” pour transparents, “propal” pour proposition”, etc...) et des jargons spécifiques à chaque métier. Ainsi, les mots "turbowarrants", "futures", "forwards", "market making", "barrière désactivante", "front office", appartiennent au monde de la finance, et ont contribué à obscurcir le procès Kerviel (http://www.slate.fr/story/23305/proces-kerviel-inhumain), tant les parties ont usé et abusé de ces expressions comme autant d’écrans de fumée.

Dans l’univers des start-ups, les expressions suivantes ont été entendues récemment lors de la quatrième édition du Camping, le concours de start-ups organisé par Le Sentier :

- “On sélectionne les start-ups en early-stage” : nous sélectionnons les jeunes pousses à une étape précoce de leur développement.

- “Il nous a fait de très beaux mock-ups” : il nous a présenté de belles maquettes de son site Internet.

- “Focus-group de users” : réunion d’utilisateurs en vue de recueillir leurs impressions et remarques sur un service ou un produit.

- “Avec mes futurs associés, on a fitté” : avec mes futurs associés, le courant est bien passé.

- "Ils ont assuré pendant la prèz" : ils ont réussi leur présentation

Bref, on imagine le choc des cultures entre “managers performants” et “jeunes stagiaires”, on se prend à rêver de l’apparition d’une novlangue de la performance juvénile mixant des mots issus des deux univers, avec des phrases du type : “Wesh ! T’as la propal pour le client ? Non ? C’est portenawak ! T'es sûr que t'es vraiment déter ? Fais au moins un mock-up, sinon on va passer pour des boloss et moi j'ai pas envie d'avoir le seum. Et fais-nous des slides chanmé, tu seras trop saucé après la prèz ! En attendant, si tu veux qu’on fitte, file-moi une clope - et je préfère les  indus’ !”

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Si tu te logs on peut en parler wink
Pour faire "vague", je suis passée de "leader mondial des cosmétiques" à "TPE dans le cinéma"....

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De passage a écrit:

Ca m'a tout l'air d'une explication qui tient la route. Ma foi, il ne me reste plus qu'à changer de job, de statut, d'attitude et de secteur.

C'est précisément ce que j'ai fait. Je n'en pouvais plus du "asap". Les gens oublient trop qu'il y a "possible" dans asap....

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Ca m'a tout l'air d'une explication qui tient la route. Ma foi, il ne me reste plus qu'à changer de job, de statut, d'attitude et de secteur.

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Peut-être parce que chez nous, on n'est pas vraiment cadres, pas vraiment branchés, et pas vraiment du tertiaire wink

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mami a écrit:

Parce que dans mon nouveau job, on n'utilise pas "asap", "quali" ni "feedback".

Tu as bien de la chance. Je ne supporte pas ce langage du "cadre branché du tertiaire".

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EDIT : j'ai trouvé ce qui me dérange : dans ce cas, qu'on n'appelle pas l'article "les perles du langage professionnel" mais "manuel à l'usage des gens qui ne sont jamais rentrés dans une grande entreprise". Parce que dans mon nouveau job, on n'utilise pas "asap", "quali" ni "feedback".

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Tant mieux j'adore chipoter.
Et bon, ben admettons...

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mami a écrit:

Débat intéressant, pour moi utiliser des expressions d'une autre langue ne constitute pas un jargon ou idiolecte - les personnes les utilisant sachant parfaitement qu'elles utilisent des mots anglais.
[...]
Là, leurs exemples sont tous du même type (utilisation d'expressions anglaises dans un contexte francophone), c'est dommage !

Oui mais justement, il y a un processus d'identification. En utilisant les mêmes codes volontairement (ici, des emprunts à la langue anglaise, du franglais etc.), on assiste à la formation d'une sorte de "caste", même si le mot ne convient pas tout à fait. Ici, les représentants d'un certain monde professionnel (pas LE monde professionnel en général, puisque je vois mal des boulangers ou menuisiers parler comme ça ou avoir l'utilité de s'exprimer de cette façon), qui va cependant au-delà des "marketeux", se regroupent, s'identifient et se reconnaissent par affinités de langage. Cela correspond donc à la définition : ce jargon occupe des fonctions techniques (il n'est pas accessible à tous, il est assez ciblé car utilisé par exemple par du personnel habitué à manier les outils informatiques, l'usage de l'anglais venant peut-être en partie de là, plutôt propre au monde de l'entreprise, ce qui n'exclue pas pour autant la fonction publique, etc.) mais aussi identitaires car cette "caste", plutôt large, partage des codes d'identification communs en traduisant des termes techniques dans un jargon anglais/franglais.

En revanche, vous pouvez prendre le sketch des Inconnus sur les jargons, là OUI, c'est l'utilisation d'un vocabulaire ultra spécifique et qui finit parfois par devenir incompréhensible, ou qui n'est simplement pas justifié.

Là, pour le coup, ce serait plutôt du technolecte. Les mots utilisés dans les sketchs existent vraiment et n'ont pas été remaniés, réinterprétés comme dans le jargon du dessus. je cite la définition de wikipedia, toujours :

"Il faut distinguer le jargon du technolecte, qui partage avec lui sa fonction technique mais n'a pas du tout les caractères identitaires et ludiques du jargon. Le technolecte est un moyen d'exprimer des réalités spécialisées avec une objectivité froide, dénuée de toute connotation. Pour trouver ses mots, le technolecte a recours à la rigueur de la terminologie officielle alors que le jargon crée ses expressions propres."

Mais bon, je chipote un peu. ;)

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Débat intéressant, pour moi utiliser des expressions d'une autre langue ne constitute pas un jargon ou idiolecte - les personnes les utilisant sachant parfaitement qu'elles utilisent des mots anglais.

En revanche, vous pouvez prendre le sketch des Inconnus sur les jargons, là OUI, c'est l'utilisation d'un vocabulaire ultra spécifique et qui finit parfois par devenir incompréhensible, ou qui n'est simplement pas justifié.

Là, leurs exemples sont tous du même type (utilisation d'expressions anglaises dans un contexte francophone), c'est dommage !

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Ben le jargon étant, selon la définition du dictionnaire (wikipedia), "un parler propre aux représentants d'une profession ou d'une activité et qui a des fonctions techniques et identitaires", le charabia qu'on peut lire dans l'article correspond à ce terme. C'est du jargon propre au monde professionnel (pas seulement mercatique mais ce n'est pas pour autant du technolecte).



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